
Voilà au bas mots trois semaines que je suis rentrée d’Espagne, et chaque jour qui passe je me dis qu’il va bien falloir que je me décide à poster mes photos sur ce blog. Mais parler de ses vacances, ça paraît simple mais lorsqu’il faut coucher tout ça par écrit, c’est beaucoup plus compliqué ! La tête encore pleine de souvenirs, on ne sait jamais vraiment par où commencer, ni quels points aborder, si on doit faire des thèmes, parler de chaque ville-étape qu’on a traversée…
Je crois que je vais simplement me limiter à vous faire part de mes impressions globales sur ce voyage, et surtout, de ce que j’ai aimé.
Parce que oui, je l’ai aimé, cette Andalousie. Pourtant, j’ai hésité à partir, à trois mois de grossesse passés, j’avais toujours des nausées 24h/24 (faut quand même avoir sacrément la poisse) et je me voyais donc mal vadrouiller à travers les montagnes andalouses avec notre voiture de location !
Finalement, j’ai pris mon courage à deux mains et nous avons maintenu notre voyage, et puis ça faisait quand même 6 mois que toutes nos étapes et hôtels étaient réservés donc j’aurais eu bien mal au coeur de devoir tout annuler !
L’amoureux, mes nausées et moi, sommes donc partis pour un périple de 18 jours sur les routes andalouses, avec pour principales étapes : Séville (4 jours), Cordoue (2 jours), Sierra de Cazorla (3 jours – un parc naturel protégé dans les montagnes), Grenade (2 jours), Malaga (2 jours), Ronda (2 jours) et Cadix (3 jours). – Vols sur Transavia (Paris/séville/Paris) + location de voiture -
Quelques mots sur Séville tout de même, qui fut la première et principale étape de notre voyage, et sans doute une des plus belles. Son immense cathédrale est vraiment impressionnante, on peut monter jusqu’à la Giralda (qui est en fait un minaret) avec de là haut, un magnifique panorama sur toute la ville. Bon évidemment je ne suis pas montée hein ! 100 mètres de marches à grimper, avec mon estomac barbouillé de femme enceinte et sous 40 degrés, no way ! (donc merci à Hubert pour la photo souvenir, pendant que de mon côté je tentais vainement de ne pas m’endormir sur un des bancs de l’église tellement il faisait chaud).

Notre hôtel, que j’avais choisi par sa situation centrale – en plein dans le barrio de Santa Cruz, quartier hautement touristique de la ville – était un hôtel d’architecture andalouse traditionnelle, qui nous a rappelé notre riad à Marrackech. Un patio central avec une fontaine, des chambres tout autour sur deux ou trois étages et de la mosaïque en céramique artisanale sur les murs intérieurs, qu’on appelle là bas des “azulejos”, le tout surmonté d’une jolie terrasse de laquelle on apercevait la cathédrale.

Beaucoup d’hôtels centraux en Andalousie sont construits de cette façon, et la plupart du temps, fort bien tenus. La déco est parfois un peu kitsch mais globalement ces hôtels typiques sont relativement bon marché pour un pays européen, surtout si l’on prend le temps de bien chercher, et de s’aider du fameux Guide du Routard (je ne voyage jamais sans lui).
Ce que j’ai surtout aimé à Séville, et qu’on retrouve dans presque toutes les villes andalouses, c’est cette omniprésence de verdure et de jardins absolument splendides ! Chaque quartier possède son parc, et c’est vraiment agréable de s’y balader et y faire des pauses à l’ombre sous les arbres. Les habitants passent eux-même énormément de temps dans ces jardins, il y passent en vélo, s’embrassent sur les bancs, y promènent leur chiens ou prennent leur déjeuner. C’est vraiment ce que je regrette le plus à Paris, qu’on ne puisse pas profiter de davantage de verdure, et surtout, de ce style de vie méditerranéen que j’adore.


J’ai particulièrement aimé les jardins de l’Alcazar (palais fortifié construit par les Omeyyades d’Espagne à partir de 884 et inscrit au patrimoine mondial de l’humanité) vraiment magnifiques, d’ailleurs sans vouloir en faire des tonnes je ne crois pas avoir déjà vu des jardins aussi beaux que ceux-là dans une autre ville. Bon, il est vrai que je n’ai pas fait le tour du monde non plus mais c’est un fait, ces jardins sont majestueux : une végétation exotique, des fontaines cachées un peu partout, de jolis bancs en mosaïques…


J’ai eu un gros coup de coeur aussi pour l’architecture arabo-andalouse de la ville, d’un blanc étincelant mais très colorée à la fois, avec ses fleurs partout aux fenêtres et des bougainvilliers à rendre jaloux celui qui se trouve sur mon appui de fenêtre parisien (si si, c’est possible de faire pousser un bougainvilliers à Paris !)



Ma seule vraie déception, ce fut la place d’Espagne que j’avais très envie de voir mais qui était en travaux. Heureusement elle n’était pas complètement fermée au public donc nous avons quand même pu nous y promener et faire quelques photos, mais c’est vraiment dommage qu’on n’ait pu l’admirer dans toute sa splendeur car elle reste vraiment un des joyaux de Séville.

Parmi les autres balade à faire à Séville, il y a celle qui longe le fleuve Guadalquivir et de ses ponts qui mènent tout droit au quartier de Triana, quartier ouvrier populaire de la ville où paraît-il, on peut écouter du flamenco toute la nuit. Selon le Routard c’est un truc à faire absolument mais pour cela il faut être couche-tard, ce qui est loin d’être mon cas ! D’ailleurs à ce propos, j’ai eu beaucoup de mal à me faire au rythme de vie andalou, il m’a fallu au moins une semaine pour réguler mon estomac de crève-la-dalle française sur leurs horaires de repas, à savoir 14h voire 15h pour le déjeuner et 22h pour le dîner, si bien qu’au départ nous étions souvent les seuls ploucs à commander à manger. Mais comment font-ils ?! Le fait d’être enceinte et nauséeuse ne m’a clairement pas aidée, c’est sûr mais tout de même, qu’est ce qu’ils mangent tard ces espagnols !

Bon et pour finir ce billet un peu longuet, c’est vrai que je n’ai pas abordé la question cruciale du shopping, mais sachez que Séville reste quand même une grande ville avec son lot de Zara, Mango et cie, et plein d’autres marques branchées avec des prix un poil plus bas qu’en France, surtout en ce qui concerne les chaussures. Pour les fringues, j’ai presque envie de dire que c’est kif-kif , j’avais pourtant ouï dire que Zara en Espagne était moins cher qu’en France mais honnêtement, je n’ai pas remarqué de réelle différence (peut-être faut-il attendre les soldes ?).
Mais ce que je retiens surtout de la ville, c’est une vraie douceur de vivre, et très peu de circulation (essentiellement des vélos, scooters et les traditionnelles calèches touristiques !), d’innombrables jardins, et pour moi Séville reste vraiment une ville idéale pour un week-end à deux si on veut profiter tranquillement du soleil et de tous les charmes de la vie andalouse !
Notre hôtel à Séville : Casas de Santa Cruz // 210 euros les 3 nuits avec petit-déj (pas donné donné mais correct pour la prestation et situation géographique impeccable – quartier historique)
Suite au prochain épisode… (dans lequel on parlera de Cordoue, de Grenade, de tapas et de flamenco !)
