Pleure pas bébé

Baby chou ! / Chroniques de maman
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Vous savez, quand je dis que Martin était un bébé qui ne pleurait jamais, personne ne me croit. Au mieux, on me dit que j’ai eu de la chance, mais je vois bien que je ne convaincs personne et que la grande majorité des gens pense que je mens, pour faire croire à la terre entière que mon bébé était parfait (en toute objectivité, il l’était vraiment^^). Même au moment de sa naissance, il n’avait poussé qu’un tout petit cri, si bien que je m’étais demandée s’il respirait correctement. Les jours et les mois qui ont suivi avaient été d’une simplicité exemplaire : il ne pleurait que pour réclamer à manger ou quand il avait un peu de fièvre, c’est à dire rarement. On nous disait souvent que notre cas était exceptionnel, que c’était un hasard et que cela ne durerait pas et blablabla mais c’est un fait, notre bébé ne pleurait jamais. De notre côté, on trouvait juste ça normal et on se demandait comment faisaient les autres parents pour supporter les pleurs de leurs bébés (nous étions encore de jeunes parents naïfs).

Bref, autant dire que l’on n’avait pas vraiment eu notre baptême du nouveau-né et qu’avec mon Joli Coeur, la vie s’est bien rattrapée. Comme quoi, il y a toujours une justice, hein. Pour commencer, il a hurlé à la minute où il est sorti de mon ventre. Son visage crispé par les pleurs est d’ailleurs la première chose dont je me souviens, lorsque la sage-femme me l’a tendu à bout de bras pour le poser sur moi. Après quelques heures d’accalmie dans ma chambre de maternité, il s’est remis à pleurer pour ne jamais s’arrêter ou presque. Il a pleuré les jours, puis les semaines qui ont suivi. Il a pleuré dans mes bras, il a pleuré dans sa poussette, il a pleuré dans son berceau… Et moi j’ai pleuré de le voir tant pleurer. Ses deux premiers mois de vie auront été marqués par des pleurs quasi constants, sauf quand il dormait, ce qui était plutôt rare. Et cette fois tout semblait normal aux yeux des gens (ben oui, un nouveau-né ça pleure !) mais une petite voix me murmurait que non, il y avait quelque chose d’anormal que nous n’arrivions pas à déceler. Avait-il faim ? Avait-il mal quelque part ? Etait-il tout simplement fatigué, avait-il besoin d’être rassuré ? Cette fois je n’avais pas les clés, je ne comprenais aucun de ses pleurs !

Un nouveau-né ne pleure jamais sans raison

Il nous a fallu un bon mois pour comprendre que les fameuses coliques que nous suspections n’étaient pas des coliques mais un RGO (reflux gastro-oesophagien) comme cela est fréquent chez les nouveaux-nés. Leur système digestif n’étant pas assez mature, le contenu de l’estomac du bébé a tendance à remonter dans l’oesophage puis dans la gorge. Non seulement c’est douloureux mais en plus, cela empêche le bébé d’avaler correctement son biberon. On a longtemps cherché pourquoi Basile tétait mal. A chaque biberon, il avait l’air de s’étouffer et de se noyer complètement dans son lait. La moitié du biberon coulait plutôt dans son cou que dans sa bouche, avec lui j’ai découvert l’odeur du lait caillé et l’utilité des langes et des bavoirs qui n’avaient quasiment jamais servi pour Martin ! (Oui, parce que Martin s’enfilait des biberons d’une traite sans mettre une seule goutte à côté… quand j’y pense, je me dis que ce bébé était en fait une poupée, je ne vois pas d’autre explication :D). A part le biberon du matin que Joli Coeur avalait sans problème, au fur et à mesure de la journée les autres biberons devenaient un enfer et je redoutais ces moments de plus en plus. Il se tortillait dans tous les sens, faisait la planche à repasser, hurlait quand on lui enlevait le biberon de la bouche mais hurlait aussi quand on le lui remettait… A n’y rien comprendre ! On ne savait pas s’il avait faim, s’il avait mal… Alors quand l’épisode des biberons revient toutes les 2h, c’est difficile de garder son calme. Pour la première fois, je me suis sentie totalement impuissante face à des pleurs de bébé. Comme quoi ce n’est pas forcément une évidence même pour un deuxième enfant !

Et pourtant… Je n’ai jamais douté de moi ni de ma capacité à m’occuper de lui. Je n’ai jamais culpabilisé car je SAIS que je fais mon maximum. Je passe la totalité de mon temps à ne m’occuper que de lui, à le porter en écharpe ou à l’avoir en permanence dans les bras (mais ça j’y reviendrai dans un autre article !). Je suis juste en colère que ces fichus maux de ventre lui gâchent autant la vie, et la nôtre aussi hein, soyons clairs^^. Je suis d’accord avec Maman Louve, un deuxième bébé vous rend différente. Les choses ne sont pas forcément plus simples mais votre manière de les appréhender n’est pas la même, elle est bien plus douce et naturelle. Il y aurait d’ailleurs tant à dire sur le sujet, mais on en reparlera plus tard car après ces deux mois un peu rock’n roll que je viens de passer, je suis un peu fatiguée^^.

Depuis une petite dizaine de jours, les choses ont radicalement changé. A l’heure où je vous écris, Joli Coeur me regarde d’ailleurs depuis son transat et se marre. Il ne pleure quasiment plus, il se contente de râler quand il a besoin de quelque chose ou si j’ai le malheur de m’éloigner un peu trop longtemps de lui. Il a encore souvent besoin de mes bras mais il fait enfin des siestes dans la journée et surtout il les fait DANS SON LIT. Et ça, ça change tout mes amis ! J’ai enfin un peu de temps pour souffler et me remettre de mes émotions. Le reflux n’a pas encore complètement disparu mais notre pédiatre nous avait promis que son RGO se calmerait au fil des semaines et ce fut le cas. Mais en attendant, on aura quand même :

  • dépensé un SMIC dans l’achat de TOUTES les marques de lait en poudre du marché : du lait anti-coliques, du lait épaissi, du lait bio, du lait pas bio à l’amidon, du lait à la caroube (qui donne la diarrhée) et même du lait de riz parce qu’à un moment on s’est demandés si Basile n’était pas allergique au lait de vache.
  • essayé autant de marques de biberons que de tétines différentes : MAM, Dodie, NUK, des tétines a vitesse unique, à vitesse 1, à vitesse 2, des en silicone, des pas en silicone… Mon placard ressemble au rayon bébé d’un supermarché.
  • essayé de lui faire avaler du Gaviscon plusieurs fois sans succès. J’en ris encore quand je repense à sa tête à ce moment là 😀
  • tenté sans grand succès le gel de Polysilane, en dessert après chaque biberon. Non mais à part tâcher les vêtements en rose, ça ne sert à rien ce truc on est d’accord ?

Ce que je voulais juste dire, c’est que même si votre bébé pleure beaucoup voire tout le temps comme ce fut le cas pour Joli Coeur, que vous êtes au bout du rouleau, que vous avez l’impression d’avoir enfanté du bébé le plus mignon mais le plus relou du monde (c’est faux, il y aura toujours pire^^) sachez qu’il y a de la lumière au bout du tunnel et que l’orage finira par passer. C’est difficile à croire quand on a la tête dans le guidon mais un jour, tout va mieux et c’est un sacré soulagement !

Bon week-end à tous 🙂

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Comment choisir un cadeau de naissance ? Ma wishlist chez Les Petits Raffineurs ❤︎

Chroniques de maman / Déco / Inspiration / Shopping
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Je ne sais pas vous, mais moi j’adore faire des cadeaux de naissance. Je me réjouis toujours quand un bébé pointe le bout de son nez dans mon entourage. Et pour moi, le cadeau de naissance n’est pas un cadeau comme les autres. Je suis très attachée aux cadeaux que nous avons reçus pour la naissance de nos deux enfants. Parce que je sais que les personnes ont passé du temps à les choisir, mais aussi parce que mes enfants vont grandir au milieu de ces petites choses offertes avec amour. Que voulez-vous, je suis une sentimentale du cadeau, encore plus quand il est lié à un évènement aussi fort dans ma vie.

Ce n’est pas toujours évident d’offrir un cadeau de naissance, surtout quand on ne connait pas spécialement les goûts ni les besoins des parents et qu’ils n’ont pas créé de liste de naissance (perso j’ai horreur de ce genre de liste, ça me gâche totalement mon plaisir d’offrir… mais bon, je joue le jeu quand même s’il y en a une). Si vous mêmes vous n’avez pas encore d’enfants et pataugez un peu dans la semoule du cadeau de naissance, sachez qu’il en existe qui feront plaisir A COUP SÛR !

Le site Les Petits Raffineurs m’a proposé de vous concocter une petite liste de mes coups de coeur et en toute franchise, j’ai eu beaucoup beaucoup de mal à choisir tant toutes les peluches, jouets, et objets de déco me plaisent et sont sélectionnées avec goût !

Alors, si vous ne savez pas quoi offrir à une petit bébé fraîchement arrivé, vous ne pourrez pas vous tromper avec….

☆ Des jouets ou des objets en bois ☆

Oubliez le skectch de Florence Foresti, les jouets en bois, C’EST LE BIEN ! C’est tendance, silencieux, joli et solide, on peut les garder longtemps sans s’en lasser… Et au moins, les heureux parents n’auront pas des envies de meurtre en ouvrant votre cadeau ! Certes, les enfants adorent les jouets en plastique fluo qui font du bruit (nous-mêmes on en a plein les armoires…) mais ce n’est pas une raison pour leur en offrir^^

Puzzle convertible en mobile // mouton à bascule // lapin en bois à suspendre // duo de renard en bois 

voiture américaine en bois vernis // petit train en bois // jeu d’encastrement en bois

☆ Des doudous rigolos ☆

A moins d’offrir une poupée Chucky, vous ne pouvez pas vous tromper en offrant un joli doudou tout doux ou une peluche à la bouille rigolote ! Pour Basile, j’ai craqué sur le hérisson en laine ci-dessous mais le doudou Ricemimi de Noodoll reste l’un de mes préférés ❤︎

Hérisson en laine Sara Carr (produit offert)

Brian l’ours en laine // Singe Mr Nelson // peluche de sieste // Ricemimi Noodoll ❤︎

☆ Des grands classiques de la déco scandinave ☆

Offrir des objets de déco en guise de cadeau de naissance, c’est toujours le plus délicat à mon sens. A moins de connaître les goûts des parents voire même la chambre du bébé, on peut facilement se planter en achetant un truc dans les mauvaises couleurs ou dans un style trop éloigné de celui des parents… C’est le genre de cadeau qui peut vite se retrouver au fond du placard et c’est dommage (surtout s’il est encombrant) ! Mais il y a quand même des grands classiques qui font toujours plaisir et peuvent convenir à tous les styles de déco (ou presque) : le prénom du bébé en tricotin, une petite veilleuse mignonne, une jolie boîte à musique… Et pour être sûr de faire plaisir, on choisit du noir et blanc, c’est tendance et ça passe avec tout !

Toise black and white // prénom en tricotin // veilleuse fantôme // poupées russes Ingela Arrhenius 

Tipi d’indien // abécédaire noir et blanc 

☆ Des vêtements marrants ☆

Je n’offre jamais de vêtements aux bébés, sauf si la maman est une amie proche et que je connais parfaitement ses goûts. Sinon, c’est le ratage quasi assuré, entre les milliers de styles différents, le gabarit du bébé qu’on ne connait pas toujours, la cohérence avec les saisons… Et puis surtout, les vêtements c’est très éphémère, le bébé va les porter peu de temps. Sans compter que souvent, les parents se retrouvent ensevelis sous une montagne de fringues qu’on leur a offertes (souvent en taille 6 mois) et que bébé n’aura parfois pas le temps de porter (ça m’est arrivé pour Martin, j’avais reçu une garde-robe entière en 6 mois et il n’a pas porté la moitié de ses vêtements…). Mais je comprends que l’on puisse craquer sur de jolies pièces, les rayons fringues pour bébé sont tellement mignons ! Dans ce cas, optez pour une plus grande taille, du 12 ou du 18 mois par exemple, et choisissez des vêtements intemporels comme une marinière ou au contraire un peu fun, qu’on ne voit pas partout : un body rigolo, des chaussettes sympas ou un bavoir bandana, tellement fashion !

bavoir animaux en jersey // chaussettes à petites oreilles // bavoirs bandanas // body en coton bio

Bon week-end à tous !

(oui, cet article se termine en queue de poisson mais je suis fatiguée en ce moment !)

 

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La chambre de Basile et Martin

Déco / Notre appartement
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Comme il me tardait de pouvoir enfin rédiger cet article ! Les travaux des chambres de nos deux garçons ont duré tellement longtemps qu’à un moment j’ai cru que nous n’en verrions jamais le bout. Certes, le chantier a pris un peu de retard sur la fin (en plus j’étais enceinte jusqu’aux yeux et donc au bord de la dépression^^) mais il faut dire que le chantier était colossal et qu’il y avait énormément de travail. Nous avons voulu refaire entièrement la chambre de Martin en construisant une mezzanine pour gagner un maximum de place au sol, ainsi que créer une chambre pour Basile dans la petite pièce attenante qui servait à la fois de salle de jeux et de buanderie.

Nous avons la chance d’habiter sous les toits et d’avoir une très belle hauteur sous plafond dans tout l’appartement. Mais l’ancienne chambre de Martin et la petite buanderie étaient les deux seules pièces dont les plafonds étaient très bas. Non seulement, c’était un peu oppressant, mais cela contrastait surtout avec le reste de l’appartement qui est très aéré. Nous avions donc envie d’agrandir l’espace au maximum avec le plus de rangements possibles. Car on a jamais trop de placards dans une maison, surtout avec des enfants !

Les plans de ces deux chambres étaient tellement biscornus que très vite, nous avons compris que nous aurions besoin d’aide. Optimiser au mieux cet espace et trouver les bons artisans pour réaliser les travaux était cette fois au dessus de nos compétences. Nous avons donc appelé Hélène et Julien à la rescousse, nos deux architectes du blog Heju que l’on ne présente plus sur la toile et dont nous avions toujours adoré le style et le travail (leur rénovation de la boutique Klin d’Oeil avait achevé de me convaincre !). Je savais qu’ils réussiraient tous deux à recréer quelque chose de magnifique et c’est réellement le cas, le résultat dépasse largement nos espérances !

Hélène et Julien ont donc fait réaliser deux belles mezzanines et des magnifiques placards sur mesure de manière à rendre l’espace le plus fonctionnel possible. Nous leur avons également laissé carte blanche pour la déco. D’habitude, c’est quelque chose que j’adore faire mais j’avais envie qu’ils apportent aussi leur style. Ils ont donc choisi pour nous les couleurs des murs (peintures Farrow and Ball), les lampes et ont aussi chiné le magnifique bureau de Martin qu’on adore. Nous nous sommes occupés de choisir les autres meubles et d’apporter quelques touches de déco à notre image et voilà ! Je suis vraiment contente de vous montrer le résultat et même si j’ai déjà remercié 100 fois Hélène et Julien, j’ai encore envie de les remercier aujourd’hui pour leur superbe travail et leur gentillesse ! Ces deux là ont vraiment un talent fou et vous n’avez pas fini d’en entendre parler, c’est certain 😉

Martin adore sa nouvelle chambre et apprécie vraiment d’avoir de la place pour jouer ! Nous avons volontairement souhaité un espace très épuré avec peu de meubles et peu d’étagères pour ne pas surcharger l’espace ni le regard, et surtout pour pouvoir ranger facilement tous jouets dans les tiroirs. Entre les deux chambres, Hélène et Julien ont fait poser une porte coulissante qui permet de créer selon nos besoins un grand espace de jeu ou deux espaces séparés la nuit pour que chaque enfant puisse dormir au calme…

Je m’arrête là car je ne voudrais pas vous abreuver de détails dont vous vous fichez certainement (pour la partie plus technique, Hélène et Julien publieront très certainement un article dans les jours qui viennent) mais n’hésitez pas si vous avez des questions !

Bon début de semaine à tous !

Bureau chiné sur le Bon Coin // potence dorée oft // affiche Lion Ingela Arrhenius // Etagère Caroline Gomez // Cadre rond galaxie Silly & Billy  // Livre Animaux Sauvage de Dieter Braun // cadre montgolfière Oelwein (old) 

Coussin étoile gris numéro 74 // coussin éclair Ferm Living (old) // lampe champignon argent  Egmont Toys  

Cadre super héros Amélie Fontaine (old) // lampe mappemonde chinée à l’Ile de Ré ❤︎ 

Lampe suspension Flower Pot blanche // Paniers boule Decoclico

Lampe suspension moutarde Flowerpot // guirlande triangle multicolore Numéro 74 // Nuage Lumineux Zoé Rumeau //  lit Ikea // commode et plan à langer STOKKE // couverture bleu canard en jersey Silly & Billy // guirlande berlingot Lulu et Brindille 

Affiche Michelle Carlslund Les Petits Raffineurs 

Guirlande en bois artisanale Lulu et Brindille ❤︎ // Cadre chat 

Cadres en bois Silly & Billy 

Tour de lit en liberty et drap house La Petite Collection // coussin nuage bleu fait à la main par Lulu et Brindille // Coussin fantôme Fabelab sur Smallable // Coussin musical Milk Annabel Kern chez Les Petits Raffineurs 

Basilou et ses joues à bisous – tee-shirt Tape à l’oeil 

 

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Donner le biberon

Chroniques / Chroniques de maman
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Vous êtes assez nombreuses à me demander sur Instagram ou Facebook si j’allaite mon bébé. Certaines d’entre-vous m’ont même posé la question en privé (je trouve cette démarche très délicate et vous en remercie) et je sens bien que la question vous titille. Rassurez-vous, je ne m’en offusque pas du tout, vous savez maintenant que je n’ai aucun tabou en ce qui concerne la maternité et ma manière de voir les choses. En outre, je considère normal de chercher des conseils ou de vouloir partager son expérience quand on est une future ou une jeune maman. Dans l’ensemble, la réaction des gens lorsque je dis que « non, mon bébé est nourri au biberon », est plutôt bienveillante et compréhensive. Et quand bien même je serais fustigée parce que je n’ai pas choisi d’allaiter, cela me serait bien égal, je ne ressens absolument pas le besoin de m’excuser ni de me justifier. Je ne culpabilise pas ou plutôt je ne culpabilise plus.

Il y a 6 ans, je m’en suis beaucoup voulue de ne pas avoir allaité Martin. J’ai longtemps pensé, à tort, que le lien avait mis du temps à se créer entre nous parce qu’il était nourri au biberon. Je me disais qu’il ne recherchait pas spécialement ma compagnie parce que je n’avais pas choisi ce qu’il y avait de meilleur pour lui. Sans m’en rendre compte, je me punissais moi-même alors que je n’étais coupable de rien. Martin était tout simplement un bébé très indépendant, qui pouvait rester des heures dans son transat et n’avait pas spécialement besoin de nos bras pour se sentir bien. Et c’est toujours le cas aujourd’hui. Il gère très bien nos absences et n’a pas toujours besoin de nous pour se sentir bien et être rassuré. Depuis ses premiers mois, nous pouvons l’envoyer partout pendant plusieurs jours sans que cela ne pose aucun problème ! Le fait de ne pas l’avoir allaité ne l’a pas rendu davantage malade (bien au contraire) ou allergique ou moins intelligent que les autres^^ (j’ai lu tellement de trucs à ce sujet !).

Nourrir mes deux bébés au biberon est un choix qui s’est imposé un peu de lui-même : j’ai subi deux opérations chirurgicales du sein gauche pour des raisons médicales, allaiter était donc très compliqué. Selon les médecins, donner le sein n’était pas impossible mais on m’avait avertie que cela serait difficile et sans doute douloureux. Je l’avoue sans honte, je n’ai pas eu le courage d’essayer ni de me lancer dans cette aventure qui pour moi était perdue d’avance. Et entre nous, j’étais presque soulagée que les aléas de la vie en décident pour moi, car l’allaitement ne m’a jamais attirée. Sans ces complications médicales, le choix de ne pas donner le sein aurait sans doute été plus difficile et davantage culpabilisant. Qu’aurais-je choisi de faire ? Je n’en sais rien… Me connaissant, j’imagine que j’aurais choisi d’allaiter pour le bien de mon bébé et peut-être que j’aurais trouvé ça génial, peut-être pas. Je ne le saurai jamais !

Bref, l’état de mes nichons ne vous intéresse sûrement pas mais je voulais juste dire que si une maman n’allaite pas, ce n’est pas toujours parce que cela « la dégoûte » ou parce qu’elle a « la flemme de nourrir son bébé toute la journée » comme j’ai pu l’entendre (la fainéantise étant une notion assez vague quand on devient maman, je le rappelle^^). Cela peut être aussi pour des raisons médicales ou physiologiques. Et quand bien même ce ne le serait pas, on ne devrait pas avoir à se justifier pour ça. Allaiter son bébé, c’est fatigant, parfois douloureux, et cela demande une disponibilité permanente les premières semaines. Pour certaines d’entre-nous, cela peut être difficile à supporter quand on est déjà fatiguée par la grossesse, l’accouchement et parfois un petit baby blues qui vient clore le ballet des chamboulements hormonaux.

C’est vrai, je ne connaîtrai jamais la sensation physique d’un bébé qui tête mon sein, ni la satisfaction de le voir grandir en lui donnant mon lait. Parfois, j’ai un petit pincement au coeur en me disant que je suis peut-être passée à côté de quelque chose de merveilleux, mais je ne regrette rien. Je crois que je préfère ce sentiment à la frustration et la souffrance d’un allaitement raté, comme ce fut le cas pour certaines de mes amies.

Et quand je regarde mon amoureux donner le biberon avec les yeux dégoulinants d’amour, je me dis qu’on aura au moins eu la chance de partager ça ensemble !

 

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Mes 4 conseils pour survivre au post-partum

Chroniques / Chroniques de maman
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annouchka postpartum

Loin de moi l’idée de vous raconter que je gère parfaitement bien cette période si désagréable qu’est le post-partum, mais comme je suis en plein dedans, j’avais envie de partager certaines petites choses avec vous… histoire de me donner aussi un peu de courage au passage !

On parle assez peu de cette (courte heureusement !) étape qui suit l’accouchement, sans doute pour ne pas effrayer les femmes enceintes ou les nullipares (Coucou la rédaction de Madmoizelle, ça va tu n’es pas trop HORRIFIÉE par ce que je raconte ?). Certaines diront que c’est un mal pour un bien, histoire que l’on se focalise avant tout sur la grossesse et ses jolis moments plutôt que sur l’après, qui n’est pas toujours paillettes et coeurs dans les yeux au dessus du berceau. Là dessus, je rejoins assez l’avis de Johanna mais il est vrai qu’après la naissance de Martin, j’avais vraiment très mal vécu mon séjour à la maternité. Je me souviens que je l’emmenais prendre son bain à la pouponnière en m’agrippant au berceau roulant comme si c’était un déambulateur. Je me sentais très faible, j’avais du mal à marcher et surtout, j’avais terriblement honte d’être dans cet état. Cela me faisait culpabiliser car je ne me sentais pas assez en forme pour m’occuper correctement de mon bébé. Sans parler du retour à la maison qui avait été assez brutal puisque j’avais fondu en larmes à peine passé la porte de mon appartement, parce que mon chéri n’avait pas eu le temps de faire le ménage^^… Ah, les hormones ! Moi qui pensais être un peu soulagée après mon accouchement, je ne m’attendais pas à subir autant de dommages collatéraux. Car la liste des « petits » maux suite à un accouchement peut être longue : points de suture qui font mal (suite à une déchirure, une épisiotomie ou pire, une césarienne), contractions qui perdurent pour remettre l’utérus en place (que l’on appelle « les tranchées » et que j’ai pu expérimenter dès la première fois), hémorroïdes, mal de dos, jambes qui flageollent suite à une péridurale trop dosée… Et je ne parle même pas des fameuses montées de lait qui font mal, que l’on allaite ou pas, surtout si on n’allaite pas d’ailleurs, comme ce fut le cas pour moi (aïe aïe aïe !!). Bref, après le marathon de la grossesse, tu t’attends à être libérée délivrée mais QUE NENNI, il faut encore te coltiner plein de petits trucs bien relous, sans parler des kilos en trop et du manque de sommeil qui peuvent te faire déprimer complètement !

Oui mais… la bonne nouvelle c’est que tout cela est temporaire. Ça dure quelques jours ou quelques semaines et puis ça finit par passer. Les douleurs s’estompent, on retrouve peu à peu sa mobilité, son énergie malgré les nuits trop courtes (merci les hormones qui aident à tenir !) et on se réconcilie peu à peu avec son corps même s’il porte les vestiges d’une grossesse hédoniste… Pour ma part, j’ai encore 5 kilos de trop, un petit ventre mou et des poignées d’amour mais ça va, pour le moment je le vis bien. Je me dis que ce corps m’a donné deux beaux enfants et que même s’il n’est pas parfait, il mérite que j’en prenne soin. Et je sais que dans quelques mois, il me le rendra bien !

Actuellement, je vis beaucoup mieux ce second post-partum que le premier, parce que je savais à quoi m’en tenir et que j’ai pu m’y préparer psychologiquement, un peu comme quelqu’un qui se prépare à une épreuve sportive. Cela peut sembler bête mais ça a très bien fonctionné pour moi ! Je voulais éviter un accouchement trop médicalisé parce que je pensais que je récupérerais plus vite (même si j’ai finalement eu une péridurale à 30 minutes de pousser sur la table d’accouchement^^ EPIC FAIL). Et je pense que le fait de rester très active pendant toute ma grossesse, y compris jusqu’au bout pendant mon accouchement m’a vraiment aidée à mieux accepter les jours difficiles qui ont suivi. Car je n’ai jamais eu l’impression de subir quoi que ce soit mais plutôt d’accompagner les évènements tels qu’ils se présentaient. Cette fois, je ne suis restée que 48h à la maternité et comme j’étais un peu moins assommée par l’effet « premier bébé », j’ai réalisé que toutes les mamans avaient l’air de revenir d’une séance intensive d’équitation et qu’elles se servaient TOUTES du berceau en mode déambulateur… Je me suis sentie tellement moins seule !

J’ai conscience d’avoir eu un accouchement idéal, sans complication, mais dans le cas contraire ne voyez surtout pas cela comme un échec et soyez bienveillante avec vous-même. Encore une fois, le post-partum c’est pénible mais ça ne dure pas éternellement.

Bon, et puisque je suis moi-même en train de nager dans cette période si particulière et à la fois si merveilleuse (c’est  siiii doux de s’occuper d’un nouveau-né !) qu’est le post-partum, je me permets de partager avec vous mes 4 impératifs pour garder le cap et entrevoir l’avenir sous un jour meilleur 🙂

☆ Ne restez pas trop seule et … sortez !

Quand le congé maternité du papa se termine, rien de plus désagréable que de se retrouver toute seule à la maison avec son bébé en mode zombie, avec l’impression désagréable d’être spectatrice de la vie des autres. Je ne suis pas spécialement pour les visites à la maternité ni les jours qui suivent (on est épuisée) mais personnellement à partir de la troisième semaine j’ai ressenti le besoin de voir du monde. Même si on est totalement accaparée par son nouveau-né, c’est important de pouvoir échanger avec des adultes et de pouvoir libérer sa parole. Pour ma part, j’essaie d’organiser des petits cafés à la maison avec des amies de temps en temps et surtout de sortir au moins une fois par jour (ou tous les deux jours dans le pire des cas). Rassurez-vous je ne fais rien d’extraordinaire, je sors une petite heure pour faire quelques courses, aller à la pharmacie ou aller chercher Martin à l’école et cela me fait un bien fou. Je n’ai pas encore pris le temps de faire une vraie sortie en soirée juste pour moi (sans enfant) mais cela viendra très bientôt, le temps que nous trouvons notre rythme à la maison.

Je sais que les premières sorties avec un bébé ne sont pas forcément évidentes, surtout quand il s’agit d’un premier bébé. Préparer le bébé et ses petites affaires s’apparente parfois à une prépa marathon et c’est normal, surtout au début. Je me souviens que pour Martin, j’étais complètement flippée à l’idée de sortir, je me demandais comment j’allais faire si jamais il avait faim en pleine rue ou s’il salissait sa couche en cours de route… Ça me stressait horriblement et j’appréhendais beaucoup le regard des gens (qui s’en foutent religieusement hein…). Avec Basile, j’improvise sur le moment et je me moque bien de ce que peuvent penser les gens !

☆ Prenez soin de vous, respectez votre corps

C’est sans doute le point que j’ai moi-même le plus de mal à suivre, mais c’est vraiment important de ne pas (trop) se laisser aller. Je ne trouve pas vraiment l’énergie ni le temps de me maquiller en ce moment, je me contente donc du strict minimum : je prends une super douche le matin entre deux biberons, je me tartine de crème « raffermissante » en attendant un miracle et j’enfile mes fringues chouchous du moment (le pull bleu Des Petits Hauts que vous voyez en photo). Et roule ma poule. Je ne me sens pas encore au top et pour le moment j’ai fait une croix sur la mode, les talons et le reste, mais je sais que l’envie de m’habiller reviendra très vite.

Ce n’est pas évident d’affronter son corps post-grossesse dans le miroir mais je me force chaque jour à le regarder, et si possible avec bienveillance. Je n’aime pas voir toute cette cellulite sur mes cuisses, ce ventre mou et cette peau flétrie, mais je pense que c’est une étape nécessaire pour pouvoir avancer et commencer à se prendre en main. Il faut savoir que tant que l’on n’a pas commencé ses séances de rééducation périnéale et abdominale, le corps a du mal à retrouver ses marques et sa fermeté. Retrouver son corps d’avant prend du temps et c’est normal. En attendant, faites vous plaisir et offrez vous une nouvelle crème pour le corps, un soin visage chez l’esthéticienne… Bref, chouchoutez vous un peu ! Je rêve pour ma part d’un SPA ou même simplement de prendre un bain chez moi, j’attends donc avec impatience les 8 semaines d’interdiction réglementaire pour éviter tout risque d’infection.

☆ N’essayez pas votre jean slim d’avant grossesse le premier mois, ni même le deuxième… 

Est-ce vraiment nécessaire de vous faire un dessin ? En ce qui me concerne, j’ai rangé tous mes vêtements d’avant-grossesse dans des housses quand nous avons commencé nos travaux et je ne les ai toujours pas ressortis. Je sais que c’est tout sauf agréable de devoir remettre ses vêtements de grossesse après un accouchement et qu’on aimerait bien jeter son jean de grossesse à la poubelle. Vous n’êtes d’ailleurs pas obligée de le remettre et vous pouvez préférer les robes dans un premier temps. En ce moment, je porte un jean de grossesse qui m’était un peu trop petit quand j’étais enceinte et c’est parfait, je ne nage pas dedans et mon ventre n’est pas comprimé.

Avant l’accouchement, je me suis achetée ce legging post-grossesse Mamalicious. Je trouve que c’est une super alternative car le ventre est gainé comme il faut grâce à la taille haute (ça planque un peu les bourrelets) et cela évite de remettre ses jeans de grossesse qu’on ne peut plus voir en peinture, tout en faisant une transition vers nos jeans « d’avant ». J’essaierai de vous montrer ce que donne ce legging porté dans les jours qui viennent sur Instagram, c’est promis !

☆ Profitez A FOND de votre petit bébé ❤︎❤︎❤︎❤︎

Ça peut sembler idiot comme conseil, mais on oublie à quel point le congé maternité passe vite. J’ai eu la chance de garder Martin 9 mois avec moi avant de reprendre le travail et pourtant, j’avais l’impression de ne pas avoir vu le temps passer et j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps en le laissant à la nounou. Je sais que je n’aurai pas forcément cette chance avec Basile alors je le chouchoute et le câline autant que je peux (ça tombe bien, c’est un bébé qui a des besoins intenses de câlins <3).

C’est difficile de jongler entre les siestes du bébé et les tâches ménagères ou administratives ô combien passionnantes, alors autant remettre ça à plus tard et garder son petit bout au creux de son cou. Personnellement, je n’aime rien de plus au monde que la chaleur d’un nouveau-né posé contre moi, et je sais aussi à quel point ces moments sont éphémères et infiniment précieux. Il faut donc en profiter et se donner le droit de procrastiner et de se reposer un peu…. En tout cas, moi je n’ai jamais moins culpabilisé de ne rien faire d’autre que materner en ce moment !

PS : n’hésitez pas à me rejoindre sur Instagram où je poste quotidiennement mes aventures de maman mais pas que 🙂 

 

 

 

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Basile, mon Joli Coeur

Chroniques / Chroniques de maman
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basilejolicoeur

Seulement 3 semaines se sont écoulées depuis ta naissance mais j’ai l’impression que cela fait déjà six mois.

J’ai écrit ce dernier article en t’attendant, un peu dans la précipitation car tu es né le lendemain après-midi. Je sentais que ta naissance était imminente. Dans mon ventre, tu remuais encore plus qu’à l’accoutumée. Tu as peut-être senti que j’avais besoin d’être rassurée et tu as voulu me prévenir doucement de ton arrivée.

J’ai laissé passer la soirée, fébrile et grelotante, puis la nuit, parce que je ne voulais pas réveiller ton grand-frère qui dormait si bien. Chaque contraction me rapprochait doucement de toi alors j’ai serré les dents jusqu’au petit matin, avant de filer à la maternité.

Comme pour Martin, j’ai eu la chance de vivre un accouchement idéal et respectueux de mes choix et de mes envies. A aucun moment je n’ai eu l’impression de subir quoi que ce soit. Avec ton papa, nous avons pu profiter du joli jardin de la maternité jusqu’à la dernière minute, avant que je ne me décide à monter en salle de naissance, un peu en catastrophe. Il était temps, car tu es arrivé une heure après, nous laissant à peine le temps de réaliser que nous allions enfin voir ton visage. C’est Inès qui t’a mis au monde et je n’oublierai jamais sa voix si douce, sa présence ô combien rassurante et ses encouragements dont j’avais tellement besoin. Sache que les sage-femmes font un métier admirable et extraordinaire et que je ne les remercierai jamais assez.

Tu es né dans la même salle que ton grand-frère, baignée de soleil, à la même heure. Cette impression de « déjà vu », même heure, même endroit, six ans plus tard, était à la fois extrêmement troublante et très rassurante. Je me suis sentie comme dans une bulle protectrice même si j’ai parfois douté de moi. Pendant quelques minutes, j’ai perdu pied et pensé que je n’arriverais jamais à te mettre au monde… Et puis j’ai senti ta petite tête, ton épaule droite, puis la gauche, le cordon qui glissait le long de moi et puis enfin, j’ai vu ton visage et entendu ton premier cri.

Bienvenue au monde mon Joli Coeur.

 

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En t’attendant

Chroniques / Chroniques de maman
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Dans quelques petits jours, tu seras enfin parmi nous. Mais comme l’avait déjà fait ton grand-frère, tu as décidé toi aussi de prendre ton temps et de te faire beau pour ta première sortie.

Et moi, en t’attendant …

J’ai fait, défait et refait cent fois ma valise de maternité. Déjà un mois qu’elle nous attend sagement dans un coin de notre chambre et que je la regarde tous les jours, en me demandant « pourquoi l’ai-je préparée si tôt ? ».

J’ai monté, descendu, remonté cent fois la Butte Montmartre, de la rue Lepic jusqu’à la place du Tertre, sans oublier les escaliers menant au Sacré-Coeur, espérant que tu aurais toi aussi envie de découvrir à quel point cet endroit est joli. Je te promets plein de belles balades en famille dans ce quartier si cher à mon coeur.

J’ai lutté, parfois en vain, contre des nuits d’insomnie. Résignée, j’ai regardé les 6 saisons de la géniale série « Call the Midfwife » (SOS Sage-femmes) sur Netflix et j’ai été passionnée par cette saga qui se déroule dans un quartier populaire de Londres. J’ai adoré suivre les aventures de ces sage-femmes et nonnes aux grands coeurs et toutes ces mamans qui ont donné la vie dans les années 50, parfois dans des conditions difficiles. J’ai mesuré ma chance d’accoucher en 2017 et eu encore plus hâte de te rencontrer, en voyant tous ces petits bébés naître par centaine, même dans une série télé.

J’ai lavé, repassé, plié et rangé soigneusement tes petits vêtements. Tes gilets en laine tricotés par tes mamies, tes petits chaussons et les pyjamas portés par ton grand-frère il y a 6 ans. Comme j’ai hâte de te voir remuer dedans !

J’ai fondu en larmes quand j’ai appris que nos travaux auraient du retard et que ta chambre ne serait pas terminée à temps pour t’accueillir. J’avais tellement envie que tout soit parfait. Finalement, j’ai installé ton berceau dans notre chambre à nous et t’ai préparé un petit cocon, dans lequel tu te sentiras sûrement encore mieux.

J’ai eu le temps d’engloutir tout ce qui se trouvait dans notre placard de cuisine… Moi qui ne suis pas gourmande pour un sou, j’ai eu des envies sucrées, comme pour t’apporter un peu de douceur. Et puis toi et moi, on n’est plus à un kilo près, si ?

J’ai bichonné encore un peu plus ton grand-frère. Je sens bien qu’il t’aime déjà mais qu’il a un peu peur de toi. Et qu’il s’inquiète pour moi, aussi.

J’ai caressé tes petits pieds sur le côté droit de mon ventre en pensant que c’était peut-être la dernière fois que je ressentais tes petits coups si familiers. Tes petits coups qui m’auront souvent fait mal et pourtant, je n’ai pas envie que nos corps soient séparés. Mais j’ai déjà pleinement profité de toi et il faudra bien te partager avec ton papa et ton grand-frère. Et le monde qui t’attend désormais.

 

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Ses petits coups si familiers

Chroniques / Chroniques de maman
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Parmi les merveilleux cadeaux de la grossesse, il y a bien évidemment le plaisir de voir son ventre s’arrondir joliment au fil des mois. Je trouve cette métamorphose du corps vraiment magique et je ne m’en lasse pas ! Croyez-moi, j’aurais bien profité de ses 9 mois pour admirer mon gros bidon sous toutes ses coutures et je l’aurais caressé, chouchouté et huilé plus que de raison. Et puis, bien sûr, il y a ce plaisir immense de sentir son bébé bouger au creux de soi. Ça, c’est encore plus dingue !

Ce sont des sensations difficiles à décrire à quiconque n’a pas eu la joie de les ressentir un jour. Pour ma part, j’ai eu la chance de sentir bouger mon bébé assez tôt lors de ma première grossesse, à 17 SA (soit 3 mois et demi de grossesse) et j’en garde un très beau souvenir. Nous étions en vacances en Andalousie et je me souviens exactement à quel moment j’ai ressenti les premiers coups de pieds de Martin : nous étions en train de diner en terrasse à Grenade, avec au loin, l’Alhambra en guise de décor… Difficile de faire plus romantique non ?  Les quelques jours précédents, j’avais cru ressentir comme des petites bulles de savon qui éclataient dans mon ventre et mon intuition était la bonne… C’était bien mon tout petit bébé que je sentais bouger ! A part quelques coups de pieds un peu douloureux vers la fin de ma grossesse, rapidement soulagés par un ostéopathe (mon bassin avait probablement bougé un peu, rendant les mouvements du bébé un peu désagréables) je n’avais cessé d’adorer le sentir remuer.

Pour cette grossesse, les choses ont été légèrement différentes, surtout à partir du 6ème mois ! Si j’ai bien senti le bébé bouger encore une fois très tôt (à 2 mois et demi cette fois-ci, il paraît que c’est possible pour une 2ème grossesse) ses petits coups sont devenus parfois désagréables voire franchement douloureux vers la fin du 6ème mois. Je me souviens pourtant avoir posté cette photo sur Instagram où je disais que ce bébé me semblait calme et doux comparé à son grand-frère… Ahahahaha à ce stade là j’étais loin d’imaginer que j’hébergerais un petit boxeur pendant 9 mois ! Car il faut bien le dire, ce petit coquin m’aura pas mal secouée ! Peu avant la fin du 6ème mois, il est descendu très bas dans mon bassin tout en étant assis en siège, rendant douloureux ses moindres petits coups de pieds. J’ai commencé à ressentir comme des décharges électriques dans le pubis de jour comme de nuit, au repos ou non… en fonction des horaires de gymnastique de monsieur. Cette sensation d’avoir le bassin en permanence branché sur des électrodes n’a jamais disparu et à 17 jours du terme je les ressens toujours ! Cela aura donné lieu à des situations un peu comiques où je me suis mise à pousser des grands « ouille aïe ouille » de surprise (et de douleur) au beau milieu d’une réunion, dans le bus ou dans n’importe quel endroit avec plein de gens qui se demandaient si je n’étais pas un peu débile…

Je ne sais pas si ces douleurs sont la conséquence du gabarit de Joli Coeur (apparemment costaud et bien au dessus des courbes), de mon utérus légèrement assoupli par la première grossesse, ou tout simplement parce que je suis plus sensible que la moyenne, mais il m’est arrivé de passer des nuits blanches entières avec la sensation que mon bassin était branché sur du 220 VOLTS ! Ah, et puis qui a dit qu’une fois que le bébé s’était enfin retourné (la tête en bas droit vers la sortie) qu’il bougeait beaucoup moins faute de place ? Parce que mon petit Joli Coeur n’a que faire de cet adage, il continue à se relaxer comme bon lui semble (enfin surtout comme il le peut j’imagine^^). Bien sûr, il n’a plus la place de remettre ses fesses vers le bas mais en revanche, il change encore régulièrement de côté en poussant les murs de sa petite maison, à savoir mes côtes et mes poumons. Et ce que je trouve vraiment magique, malgré qu’il me fasse mal, c’est qu’à chacun de ses mouvements je devine ce qu’il est en train de faire. Quand il commence à remuer ses pieds et ses mains très fort, je sais qu’il va essayer de changer de côté et mettre son dos soit à gauche, soit à droite, soit contre le mien. Quand il met son dos à gauche, c’est confortable et je peux sentir ses petits pieds tous ronds remuer sous mes doigts à droite. Quand il met son dos contre le mien, vers l’arrière, mon ventre me démange et j’ai l’impression que mon nombril va se déchirer. Et enfin, quand il décide de placer son dos à droite, c’est la position la moins confortable pour moi et celle que je redoute le plus. Dès qu’il remue, il appuie sur le nerf sciatique de ma jambe gauche, me la paralysant complètement. Ça n’est pas forcément douloureux, c’est juste étrange et désagréable et ça me fait beaucoup rire car dans ce cas je ne peux plus marcher pendant plusieurs secondes !

A chaque fois, je me dit « bon sang, qu’est ce que ça remue, il y a de la vie là dedans ! » et puis je pense à Renaud et sa chanson « En cloque », je me dis « c’est un jardin, une fleur, un ruisseau », et puis je finis par en oublier que parfois les petits coups si familiers de mon bébé me font mal. Parce qu’ils me rassurent, parce que grâce à eux je me sens plus vivante et utile que je ne l’ai jamais été. Et je mesure la chance que j’ai de pouvoir vivre cette expérience un peu folle que beaucoup d’autres femmes et même des hommes m’envient. Comme pour Martin, je sais que ces sensations vont beaucoup me manquer après l’accouchement et que je ressentirai encore longtemps des petits coups fantômes…. Histoire de ne jamais oublier !

 

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Insomniaque

Chroniques
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Vous le voyez, ce lit bien moelleux sur la photo qui a l’air siiiii confortable ?? Bon, déjà je confirme que oui, il est extrêmement confortable depuis qu’on a changé le matelas et les oreillers il y a deux ans. Quand je m’endors dedans, j’ai l’impression d’être au Ritz, c’est vous dire. J’ai mieux dormi ces deux dernières années dans ce lit que durant toute ma vie entière et je ne peux que vous conseiller d’investir dans une bonne literie ET de bons oreillers. Ce n’est pas l’achat que l’on rêve de faire en premier mais je vous assure que gagner en qualité de sommeil, c’est autant de points gagnés sur votre humeur et votre créativité au quotidien.

Bref, je kiffe mon lit (et mon matelas et mon oreiller ❤︎) mais malheureusement cela fait deux mois que je ne peux plus y dormir. Mon bébé (encore bien au chaud) a décidé que le matelas était un peu trop rigide à son goût et ne supporte pas que je puisse m’allonger dessus plus de quelques minutes. Chaque nouvelle tentative de ma part donne lieu à d’épuisantes séances d’étirement dans mon ventre, au point que cela en devient douloureux et que je suis obligée de me relever. Passé un certain stade de la grossesse, il est évident que trouver une position confortable pour tout le monde devient compliqué mais je ne pensais vraiment pas être éjectée de mon lit de la sorte (quel ingrat cet enfant :D). En bonne mère, j’ai décidé de me sacrifier et d’investir le canapé du salon en mode camping, premièrement pour permettre à mon amoureux de passer des nuits reposantes (le salaud) et deuxièmement, j’avais bon espoir de retrouver un semblant de sommeil, le canapé étant moins dur que le lit. Que nenni ! Morphée semble m’avoir abandonnée à tout jamais, à presque 9 mois de grossesse je n’espère même plus faire une nuit correcte jusqu’à l’accouchement et encore moins dans l’année qui va suivre (part se cacher pour pleurer).

C’est un peu difficile pour moi car sans être forcément une grosse dormeuse et plutôt d’humeur matinale, je n’ai jamais connu de gros problèmes de sommeil. Bien sûr, en période de stress particulièrement fort, il m’arrive de vivre le fameux « réveil de 5h » si caractéristique des personnes angoissées, mais le concept de nuit blanche entière est quelque chose que j’expérimente depuis seulement 2 mois. Je découvre à quel point ne pas dormir peut vous rendre complètement maboule et que cela doit être une vraie souffrance pour celui qui le vit sur le long terme. Par exemple, je comprends enfin ma maman, qui toute sa vie s’est plaint d’être insomniaque et qui a malheureusement tout essayé, en vain, pour retrouver un sommeil acceptable. Et franchement, chers amis insomniaques, je vous plains. Dans mon cas, je sais que cela est inhérent à mon état de femme enceinte et passera sans doute avec l’accouchement, quand je pourrai à nouveau disposer de mon corps et retrouver (enfin !!) mon lit. Mais j’aurais vraiment souffert de ces nuits blanches à répétition.

Pourtant, je reconnais qu’il y a quelque chose d’assez excitant et magique à l’idée d’être debout en pleine nuit, quand tout le monde dort à poings fermés. Les bruits ambiants ne sont pas les mêmes. Le frigo bourdonne drôlement fort, le chat ronfle fort aussi (décidément) et le parquet craque tout seul (???). J’habite une rue très touristique qui fourmille à partir de 8h du matin et je n’avais jamais remarqué à quel point elle pouvait changer de visage, une fois déserte et vide de toute activité commerciale. Je me dis qu’au moins, j’aurais découvert ma rue sous un regard différent et entre-nous, je n’ai jamais été aussi créative que devant mon ordinateur à 3h du matin. Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, il m’est arrivé d’apprécier parfois ces longs moments de solitude face à moi-même, dans le silence de la nuit. Mais on ne sait jamais, si vous connaissez un remède miracle pour retrouver le sommeil à 3 semaines d’un accouchement, ne le gardez surtout pas pour vous ! MERCI.

 

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La wishlist de Joli Coeur

Chroniques / Chroniques de maman
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Il faut dire la vérité, quand on attend son deuxième bébé, on n’a plus besoin de grand chose 🙂 Quoique… Martin étant né il y a 6 ans, il y a pas mal de petits trucs que nous avons du remplacer quand même. Le mobilier (lit + commode) acheté d’occasion à l’époque était vraiment abimé par exemple ! Nous avons donc été obligés de réinvestir dans de nouveaux meubles (aïe le porte-monnaie) mais d’ici la naissance de Joli Coeur, j’ai tout de même envie de quelques petits achats « plaisir ». L’occasion de craquer pour plein de mignonneries étant beaucoup trop belle, je ne vais tout de même la laisser filer, si ?

★1 Une affiche poétique My Lovely Things – 13,50 euros // Version fille ici
★2 Un cadre To The Moon de Silly and Billy pour faire de beaux rêves – 14,00 euros
★3 Des grands langes plaids Aden + Anaïs à emporter partout – 49,90 euros
★4 Sac week-end tout doux en molleton Nobodinoz pour emmener bébé en vadrouille – 55 euros
★5 Une guirlande Super Héros Numéro 74 avec une touche de doré (forcément, elle me plaît !) – 15 euros
★6 Une jolie balançoire pour bercer bébé, à accrocher si on a la chance d’avoir des hauts plafonds ! – 69,00 euros
★7 Un adorable petit voilier en bois pour naviguer sur les flots, dans la baignoire ou à la plage – 16,00 euros
★8 Ricepuffy, le gentil petit monstre créé par Noodoll, LA marque de peluches qui me fait craquer ! – 28,00 euros
★9 Petit cheval en bois Paulette et Sacha – 14,00 euros
★10 Gel nettoyant tout doux Minois au miel et à la fleur d’oranger – 22,00 euros
★11 Panier broderie Or La Cerise sur le gâteau – 20,30 euros
★12 Un petit matelas à langer nomade à glisser partout. Je craque son design étoilé ! – 19,00 euros
★13 Une grosse baleine à suspendre made in France et fabriquée à la main – 51 euros
★14 Protège carnet de santé Galaxy April Showers – 21 euros

 

 

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9 mois, 6 ans plus tard… quand chaque grossesse est unique

Chroniques / Chroniques de maman
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crédit : Marianna pour Envie de Fraise  (top d’allaitement Fiona dispo ici)

Ça y est les amis, je suis officiellement en congé maternité depuis une semaine ! Il me tardait de pouvoir me poser un peu et de prendre enfin du temps pour ma petite personne. Car je suis bien obligée d’avouer que je me suis beaucoup négligée ces dernières semaines, à cavaler dans tous les sens pour réussir à boucler une to-do list interminable (est-ce qu’une to-do list se termine un jour ? Je me le demande). Quand je vous disais il y a quelques mois que cette grossesse n’avait rien à voir avec la première, je ne pensais pas si bien dire. On m’avait pourtant prévenue à coups de « tu verras, avec un enfant à t’occuper tu n’auras pas beaucoup le temps de souffler », mais sincèrement, je ne pensais pas que ce serait fatigant à ce point ! Et encore, Martin a 6 ans donc il sait faire beaucoup de choses tout seul, même s’il rechigne à acquérir davantage d’autonomie pour certaines petites choses. Par exemple le matin, il tient encore à ce que je l’habille alors qu’il est largement capable de le faire tout seul. Je sais qu’il fait ça pour que je m’occupe de lui et parce qu’il a peur de laisser sa place de petit garçon. De mon côté, j’avoue que c’est aussi le moyen de partager un moment tendre avec lui avant de le voir partir à l’école et de lui faire un très gros câlin au passage. Je sais qu’un jour il ne voudra plus que je rentre dans sa chambre, alors je profite de ces moments de douceur et de complicité au maximum…. ❤︎

A 8 mois de grossesse révolus, il est temps pour moi de faire un bilan de cette période si particulière qui touche bientôt à sa fin (ouf !). Entre nous, je ne suis pas mécontente que cela se termine même si j’ai davantage apprécié d’être enceinte qu’il y a 6 ans !

✺ LE PIQUANT ✺

Les (fucking) nausées de grossesse

C’est le premier point que j’ai envie d’aborder avec vous, car encore une fois ce fut le gros point noir de ma grossesse. Ces nausées m’auront donné beaucoup de fil à retordre, à 36 semaines de grossesse, elles sont malheureusement toujours présentes et me gâchent encore une bonne partie de mes journées ! Je pense avoir essayé TOUS les remèdes pour les faire partir (pour relire mon article à ce sujet, c’est ici) mais honnêtement, rien n’a vraiment été efficace à 100%. Même le Donormyl, pourtant réputé magique sur les nausées de grossesse, n’a pas réussi à faire disparaître totalement cette envie de vomir. Mon corps ne supporte tout simplement pas l’imprégnation hormonale de grossesse, c’est ainsi ! Parfois je me pense même condamnée aux nausées à vie, même si elles disparaîtront sûrement le lendemain de mon accouchement comme ce fut le cas pour Martin. Je regrette seulement que ce fusse si handicapant dans la vie de tous les jours : quand on est nauséeuse, tout devient plus difficile. Se lever le matin ou prendre sa douche relève de l’exploit et les déplacements sont compliqués, le mal des transports semblant être multiplié par 1000. J’ai failli vomir plusieurs fois dans le bus et je ne compte plus les fois où mon chéri a du arrêter la voiture en catastrophe pour me jeter sur le bord de la route… Du coup, j’ai énormément marché pendant cette grossesse et je ne suis jamais sentie aussi bien que dehors, au grand air. Bref, ces nausées ne me manqueront pas et j’ai hâte d’être libérééééée délivréééée 🎼🎤

annouchka engage ta tribu envie de fraise

La fatigue +++

S’il y a 6 ans, je me trouvais fatiguée pendant ma grossesse, celle-ci fut infiniment plus difficile. Je ne sais pas si c’est l’âge (j’ai quand même 36 ans soit 6 ans de plus au compteur) ou le fait d’avoir déjà un grand à m’occuper, mais j’aurais passé ces 9 derniers mois en mode zombie… Moi qui ai toujours été très matinale et au taquet dès 7h du matin, j’ai TRÈS mal vécu cette incapacité à me lever du bon pied. Difficile d’être de bonne humeur quand on a mal de coeur dès le réveil et qu’on traine une fatigue qui ne cesse de s’accumuler ! Heureusement, mon chéri a pris le relais et s’est beaucoup occupé de Martin le matin en l’emmenant chaque jour à l’école tandis que de mon côté j’essayais péniblement d’émerger… Cette fatigue constante et handicapante ne me manquera donc pas non plus ! Oh, je sais bien qu’un nouveau-né c’est épuisant aussi, mais je me sens prête à affronter ce nouveau rythme ! Je sais que libérée de mes nausées et de mon gros ventre encombrant, les choses seront un peu plus faciles (enfin… on en reparle dans un mois ou deux si vous le voulez bien^^).

La prise de poids

Je fais partie de ces femmes enceintes qui grossissent à l’envers. C’est à dire que je prends beaucoup de poids en début de grossesse et la balance s’affole jusqu’au 6/7 ème mois. Sur la fin, ça se stabilise un peu, je ne prends que un ou deux kilos les deux derniers mois, là où certaines en prennent parfois cinq voire plus. C’est quand même assez déroutant de prendre 8 kilos en 3 mois (et pas 8 kilos dans le ventre, si vous voyez ce que je veux dire^^) d’autant plus qu’il est recommandé de ne prendre qu’un kilo en moyenne par mois au premier trimestre de grossesse.  Mais cette fois, personne ne m’a engueulée à la maternité parce que je grossissais trop vite. Heureusement car je n’ai rien pu faire pour maîtriser les kilos accumulés au fil des mois, je ne mangeais même pas tant que ça ! Bon, c’est vrai, j’ai peut-être eu un penchant pour le gras et la junk-food et quelques grignotages pour calmer les nausées. Je crois surtout que je suis le cliché de la femme enceinte dont les hanches s’arrondissent dès le test de grossesse positif. Malgré tout, j’ai très bien vécu cette prise de poids et j’accepte volontiers les compliments quand on me dit que la grossesse me va bien. Par contre, j’évite de penser à l’après accouchement. Ça me déprime totalement et j’ai un peu l’angoisse du ventre vide (et mou).

Faire des travaux… la fausse bonne idée

Laissez-moi encore le droit de me plaindre un petit peu avant d’aborder tout ce qui fut joli. Il y a quelques mois, j’ai eu une fausse bonne idée : faire des travaux pour agrandir la chambre de Martin ainsi que la petite pièce à côté qui servait de bureau-débarras-salle-de-jeux-buanderie. Ces pièces étaient les seules dont les combles n’avaient pas été aménagées et cela faisait vraiment un contraste désagréable avec le reste de l’appartement, très haut de plafond (avec poutres apparentes ❤︎). Ces pièces étaient vraiment petites et je n’arrivais plus à rentrer dans la chambre de Martin sans me sentir oppressée par le plafond hyper bas et le manque de rangements. Un peu pris de cours par l’arrivée du bébé, nous nous sommes dit que c’était le moment où jamais de commencer ces fameux travaux dont nous parlions depuis longtemps… Sauf que je n’avais pas mesuré l’ampleur du chantier ni le temps que cela prendrait, ni la fatigue supplémentaire que cela pourrait engendrer sur mon « état » déjà pas très vif :D. J’ai conscience que nous sommes très privilégiés d’avoir pu réaliser des travaux de cette ampleur (bon, à vrai dire nos comptes en banque font un peu la tronche quand même, on ne va pas se mentir^^) mais subir un aussi gros chantier pendant la grossesse fut loin d’être évident. A l’heure où je vous écris, ces travaux ne sont pas encore terminés, il reste encore 3 grosses semaines de boulot donc autant dire que non, la chambre du bébé n’est pas prête mais l’appartement est largement assez grand pour l’accueillir et il dormira avec nous les premiers temps.

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crédit : Marianna pour Envie de Fraise  (Robe Ava dispo ici)

✿ LE JOLI ✿

Je râle, je râle mais je vais vous faire une confidence : j’ai beaucoup aimé cette grossesse quand même ! Ah, les femmes enceintes et leurs contradictions !

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crédit : Marianna pour Envie de Fraise  (Robe Mara dispo ici)

Une grossesse sans souci

Si on excepte les nausées handicapantes, quelques frayeurs en début de grossesse et deux ou trois passages aux urgences de Lariboisière (j’ai eu des petits saignements les deux premiers mois qui se sont avérés être des saignements dus à l’implantation de l’embryon. Rien de bien méchant mais cela arrive fréquemment, il faut le savoir) ma grossesse s’est déroulée jusqu’à maintenant sans aucun souci médical particulier : pas de diabète gestationnel, pas d’hypertension ni de menace d’accouchement prématuré. Bien sûr, je ne suis pas à l’abri de complications de dernière minute mais je suis vraiment contente d’avoir pu mener cette grossesse sans aucune contrainte ! J’ai pu vaquer à mes activités normalement, sortir, travailler jusqu’au bout… J’ai même pu continuer d’aller travailler à pieds (30 minutes de marche environ) jusqu’au 7ème mois de grossesse. Paradoxalement, même si je me suis sentie très fatiguée, je n’ai jamais cessé de m’activer… Inconsciemment, je me disais que c’était un peu « marche ou crève ». Je devais à tout prix me faire violence sinon j’allais passer ma grossesse à déprimer et je ne voulais absolument pas revivre ce que j’ai vécu il y a 6 ans (lire mon article sur la déprime de grossesse).

annouchka envie de fraise 5crédit : Marianna pour Envie de Fraise  (Robe Mara dispo ici)

Un petit Martin adorable

Mon petit loup était déjà adorable mais ces derniers mois, il a littéralement fait exploser mon coeur de maman. Il a été d’une gentillesse et d’une patience infinie à mon égard. Jamais il ne m’a reproché ma grossesse ni profité de mon état de faiblesse pour obtenir quelques faveurs ou me mener la vie dure . Ça me paraît tellement fou de la part d’une si petite personne ! Evidemment, certains moments ont été un peu plus difficiles que d’autres mais je crois qu’il avait surtout besoin d’être un peu rassuré sur le fait que l’arrivée de son petit-frère ne changerait rien à l’amour que ses parents lui portent. On verra bien comment ça se passera une fois que celui-ci sera vraiment là, je ne m’attends pas à ce que tout soit parfait mais néanmoins je lui fais totalement confiance : il sera un grand frère formidable, c’est tout ❤︎

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crédit : Marianna pour Envie de Fraise  

Le plaisir de s’habiller pendant la grossesse

Contrairement à ma première grossesse, j’ai pris un plaisir fou à m’habiller ces derniers mois. Je ne regrette pas d’avoir investi dans une mini garde-robe de grossesse car cela m’a vraiment facilité la vie au quotidien. Pour chaque grossesse, j’ai d’abord essayé de composer avec ma garde-robe normale afin de limiter les dépenses. Mais comme je m’habille avec des vêtements plutôt ajustés en temps normal, rien n’était vraiment adapté à une grossesse d’autant plus que j’ai pris beaucoup de poids dès les premières semaines. J’admire celles qui parviennent à porter leurs fringues habituelles assez longtemps ou qui arrivent à rester stylée toute leur grossesse. Pour ma part, j’ai apprécié ma garde-robe minimaliste (mais jolie) de grossesse, composée de 2 jeans, 3 robes et 2 pulls. La plupart de ces pièces viennent de chez Envie de Fraise, je n’ai pas trouvé mieux ailleurs en terme de rapport qualité-prix. Si j’ai hâte de retrouver mes fringues « d’avant », je ne suis pas pressée de me prendre la tête à nouveau tous les jours pour savoir comment je m’habille. Cette expérience m’a permis de réaliser que j’avais sûrement trop de vêtements et que je perdais un temps précieux à choisir ce que j’allais porter chaque matin !

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crédit : Marianna pour Envie de Fraise  (Combinaison Trisha tank dispo ici)

Les échographies ou la rencontre avec notre bébé

Pour Martin, j’avais fait mes échographies à la maternité qui me suivait à l’époque. Le matériel n’était pas très performant voire même archaïque, l’écran était minuscule et on ne voyait quasiment rien… J’avais été terriblement déçue car je n’avais pas ressenti cette magie de la rencontre dont on m’avait tant parlé ! Cette fois, pour des raisons pratiques j’ai effectué ces échographies en cabinet privé et ce fut très différent. L’échographiste était une dame très douce et très précise dans ses informations, c’était vraiment agréable. Et le must, c’est qu’elle avait son propre écran pour faire les examens tandis que moi et le papa avions droit à un écran géant en face de nous. Chaque apparition de notre bébé sur cet écran fut pour moi un torrent d’émotion (parfois un peu de stress aussi) et je me suis sentie si proche de mon bébé. C’était vraiment magique ! ❤︎

Voilà, je m’excuse auprès de toutes celles que le sujet n’intéresse pas ou peu, mais j’avais envie et besoin de partager ce petit bilan de grossesse avec vous… en attendant la suite ! Je ne vous cache que ce dernier mois s’annonce très difficile, entre lassitude et impatience de rencontrer mon petit bout. Je découvre qu’on a beau avoir accouché une fois, cela n’empêche pas de ressentir de l’appréhension à l’idée de recommencer. Je sens le stresse qui monte, qui monte… ! C’est donc vrai ce qu’on dit, chaque grossesse est unique !

Bon week-end et à très vite !

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Allez, salut 2016 !

Chroniques
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Vous commencez à me connaître, les bilans de convenance, ce n’est pas vraiment mon truc mais je crois que nous sommes nombreux à être soulagés que l’année 2016 se termine. En tout cas, moi je suis bien contente de la laisser derrière moi et d’éprouver enfin cette sensation d’envie qui m’a tant fait défaut ces derniers mois. L’envie de faire à nouveau des projets, l’envie de voyager, de rire. L’envie de profiter à nouveau des plaisirs simples de la vie, de ma famille, de mes amis que j’ai un peu laissés pour compte et qui se sont sentis délaissés. Il y a ce petit bébé qui arrive bientôt et me laisse entrevoir à quel point 2017 sera belle. 2017, l’année des paillettes, c’est comme ça qu’on dit, non ?

Sans doute avez-vous remarqué que le rythme du blog s’est considérablement ralenti cette année et plus particulièrement depuis le printemps. Car en même temps que j’apprenais ma grossesse, courant mai, mes parents m’annonçaient qu’ils se séparaient après 35 ans de vie commune. La petite fille que j’étais n’avait hélas rien vu venir et le monde s’est écroulé sous mes pieds. Alors que j’aurais du savourer le bonheur d’être enceinte une nouvelle fois, ma joie fut entachée par cette nouvelle difficile à encaisser dont je commence à peine à me remettre. Et oui, j’ai découvert que même à 35 ans on reste la petite fille de ses parents. J’ai découvert que même si l’on chérit ses souvenirs d’enfance et ses rêves de la famille idéale, rien n’est jamais gagné. Que le couple formé par ses parents auquel on tient tant, n’est pas indestructible. J’ai découvert ce que pouvaient ressentir tous ces enfants de parents séparés ou divorcés, que peu importe leur âge, on peut rarement en sortir indemne. Au mieux, on en ressort différent, sans doute plus dégourdi et mieux armé, mais avec cette certitude qu’en amour, rien n’est jamais acquis. Au milieu de tout ça, je me suis sentie perdue et envahie d’une tristesse infinie qui m’a enlevé une grande partie de ma légèreté et de ma créativité. Voilà pourquoi j’ai eu tant de mal à écrire, à faire des photos, à me sentir légère et à m’investir dans de nouveaux projets. Si j’ai réussi à maintenir le cap dans mon boulot (qui reste ma priorité) j’ai refusé quelques propositions liées au blog, j’ai même abandonné certains projets en cours et je m’en excuse auprès de mes partenaires. Et ce petit bébé qui pousse au creux de moi est sans aucun doute ce qui m’a permis de garder le sourire et d’être là pour mes proches qui avaient malgré tout besoin de moi.

Mais finalement, si je fais un bilan concret, j’ai vécu de très belles choses en 2016. Il y a eu notre voyage au Japon en Avril que je n’ai jamais réussi à vous raconter entièrement (maintenant vous savez pourquoi) mais qui reste à ce jour, mon plus beau voyage, le plus étonnant et le plus dépaysant.

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En mai, j’ai appris à ma grossesse et j’ai eu des étoiles dans les yeux. J’ai pris plaisir à vous montrer quelques looks de circonstance sur Instagram et j’ai même eu la chance de faire un chouette shooting pour la marque Envie de Fraise avec Martin 🙂

🌟🌙 Il y a quelques semaines, Marianna et Emilie de l’équipe @enviedefraise sont venues à la maison pour un shooting haut en couleurs ! Et j’ai complètement oublié de vous en parler ! 😂 L’interview Mum Story est en lien dans ma bio, je raconte des choses passionnantes sur ma vie et ma vision de la maternité 😇😉 👏 Je suis ravie et flattée d’avoir ces jolies photos souvenir avec Martin qui d’ordinaire déteste être pris en photo… merci à Marianna qui est définitivement la photographe la plus kid friendly que j’ai rencontrée ! Sachez que la marque s’engage et reverse une partie de ses bénéfices des ventes de la collection Family au Téléthon jusqu’au 31/12. Martin et moi portons le t-shirt Happy Tribu mais il y a d’autres modèles canons à découvrir pour toute la famille, notamment une marinière et un imprimé origami pour lesquels j’ai bien évidemment craqué… #engagetatribu #enviedefraise #mumtobe #babybump #family #maternitystyle

Une photo publiée par Anne Montecer (@helloannouchka) le

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En juillet il y a eu nos vacances à l’île de Ré que j’aime tant, qui ont été salvatrices et m’ont permis de prendre un bon bol d’air. Puis en août, notre road-trip au Portugal, un pays attachant pour lequel j’ai eu un vrai coup de coeur et qu’il me tarde de revoir. En septembre, nous avons relooké notre table de cuisine, avant de commencer les travaux dans les chambres pour préparer l’arrivée du bébé (ne me demandez pas si ces travaux sont terminés, ILS NE LE SONT PAS et je suis au bout du rouleau^^). En octobre, j’ai commencé à en avoir marre des nausées de grossesse, sachez qu’elles m’enquiquinent toujours aujourd’hui… J’attends ma délivrance avec une grande impatience ! Et puis il y a eu les fêtes, que j’ai eu du mal à préparer cette année. Pour faciliter le travail de tout le monde, belle-famille comprise, nous avons loué une grande maison en Bourgogne pour fêter Noël. A ce jour, c’est le Noël le plus étrange que nous avons passé, loin de nos maisons respectives mais je dois reconnaître que passer Noël dans un lieu qui n’appartient à personne enlève pas mal de pression. Pas même une bonne engueulade traditionnelle de Noël à déplorer, je recommande !

Côté blog, vous êtes toujours plus nombreux à me suivre malgré la baisse de rythme de cette année. Merci infiniment pour votre fidélité, votre bienveillance et vos nombreux commentaires qui me touchent toujours énormément. C’est un plaisir immense pour moi de pouvoir échanger avec vous, sans tabou, et rien que pour ça vous aurez du mal à vous débarrasser de moi en 2017 !

Je vous souhaite à tous, une merveilleuse année 2017 !

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Le pouvoir du sourire

Beauté / Style
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Si je me rends assez rarement aux évènements de blogueuses organisées par les agences, il y en a certains que je ne rate jamais : ce sont les soirées organisées par l’agence Kalioshka. Peu importe la marque qui se cache derrière, cette agence fait tellement bien son boulot que je sais d’avance que si je fais partie du listing des invités c’est que : 1/ le produit présenté me correspond ou est susceptible de vraiment me plaire, 2/ que le but de cette soirée de blogueuses sera de donner du sens au produit ou à la marque grâce à une storytelling (ou l’art de raconter des histoires, dans le jargon publicitaire) ultra bien ficelée. Je sais que cela ne se fait pas trop, dans le monde des blogs, de citer les agences qui organisent des évènements pour les marques, l’idée du départ étant avant tout de faire parler de la marque elle-même et de ses dernières nouveautés. Et cela fonctionne puisqu’en général, on se retrouve à snaper à tout va ou à créer des stories sur Instagram, histoire de bien montrer qu’on y était (je ne critique absolument pas, il m’arrive de faire pareil !). Mais en 9 ans de blogging, je vois encore tellement d’erreurs de jugement et reçoit tellement de mails ou d’invitations mal ciblées (ces derniers mois je reçois régulièrement des propositions pour des partenariats avec des marques d’alcool, par exemple^^) que lorsqu’une agence fait parfaitement son travail et bien j’ai envie de le dire ! Mon avis, c’est qu’il n’y a aucune honte pour les marques à mettre en avant l’excellent travail en binôme qui peut être fait avec les agences sur les campagnes de pub, plutôt que de le cacher. Voilà, fin de la parenthèse !

Il y a une petite dizaine de jours, c’est donc extrêmement flattée et intriguée que je me suis rendue au prestigieux Studio Harcourt pour découvrir la dernière des nouveautés en matière de maquillage : le stylo White Now Touch, stylo qui blanchit instantanément les dents et vous fait devenir la reine du sourire pour quelques heures. L’effet blanchisseur du stylo est malheureusement éphémère (variable en fonction de ce vous faites les heures qui suivent, si vous mangez ou pas par exemple) mais l’avantage de ce produit est qu’il est inoffensif pour vos dents et sans aucun effet abrasif.  Si vous voulez un résultat qui dure dans le temps, il faudra vous rendre chez le dentiste pour réaliser un VRAI blanchiment des dents mais personnellement, je fuis le dentiste autant que possible 😀 (sans parler du coût de ce genre de traitement).

J’imagine que le concept de ce produit vous laisse un peu sceptique mais finalement, combien sommes-nous à être complexées et ne pas oser sourire en public ? Combien sommes-nous à nous détester en photos, à vouloir nous cacher au maximum et à nous sentir gênées par nos dents plus ou moins jaunes ? Personnellement, je ne fume pas mais je bois pas mal de café et malheureusement, je ne peux pas passer ma journée à me brosser les dents. Mon email a donc jauni doucement avec le temps, pour mon plus grand malheur, alors si je peux lui redonner un petit peu d’éclat de temps en temps, même pour quelques heures, pour une soirée ou le temps d’une séance photo, pourquoi pas ?

Ce soir là, au Studio Harcourt, j’ai appris deux choses. La première, c’est que la renommée de la maison pour des portraits qui vous embellissent grâce à un sublime jeux de lumière n’est plus à démontrer : la preuve, je me trouve jolie sur la photo, ce qui est plutôt rare, bien souvent je me trouve toujours un truc qui cloche (enfin comme la plupart d’entre-nous j’imagine). La deuxième chose, c’est que l’on sous-estime le pouvoir du sourire. Car figurez-vous qu’il est prouvé scientifiquement que :

★ Sourire nous rend plus heureuse et vous met de bonne humeur. Allez allez, il suffit de se forcer !

★ Sourire nous rend belle et surtout bien plus attirante. C’est sûr que faire la gueule n’est pas vraiment séduisant !

★ Sourire nous donne l’air d’être plus jeune. Sourire dissipe les rides, c’est le meilleur lifting et en plus celui là est naturel et gratuit

★ Sourire booste notre système immunitaire

★Sourire fait baisser notre stress intérieur. L’action de sourire relâche des endorphines, les fameuses hormones du bien-être

Je vous offre donc mon plus joli sourire (et mon gros bide par la même occasion !) et vous dis à très vite !

Merci à Kalioshka, Signal et Olivia, coach du sourire et exploratrice du mieux-être pour cette leçon de bonheur 

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Joli Coeur ❤

Chroniques / Chroniques de maman
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Depuis l’annonce de ma grossesse, la plupart des gens me demandent naturellement si Martin est content de savoir qu’il va avoir un petit-frère. La réponse est oui, évidemment. Il est heureux d’être promu grand frère dans quelques semaines et rien que pour ça, je ne regrette pas d’avoir attendu qu’il ait l’âge de réaliser ce qui arrive. C’est tellement chouette de pouvoir vivre cette aventure avec lui ! Bien sûr, je m’attends à quelques couacs. Je sais qu’il y aura des moments plus difficiles que d’autres et que peut-être, nous passerons par une possible phase de régression, il paraît que c’est très courant chez les aînés. Mais je ne suis pas du tout inquiète. Martin n’a jamais (mais vraiment jamais) manifesté de sentiment de jalousie envers qui que ce soit et ne se compare jamais aux autres. Ce n’est pas dans sa nature d’envier les autres et nous veillerons de toute façon à ce qu’il ne se sente pas lésé à l’arrivée de son petit-frère. Non seulement c’est important pour lui mais ça l’est aussi pour moi. Je l’aime et j’aurai besoin de sa présence autant que celle de son petit-frère lorsque celui-ci sera parmi nous.

Je ne dis pas que mon fils est parfait hein, rassurez-vous il peut être particulièrement têtu et mettre mes nerfs à rude épreuve très souvent. Mais parfois je suis scotchée par la maturité dont il fait preuve ces derniers temps, comme s’il anticipait déjà ce qui va bientôt se passer. J’avoue que les premiers mois qui ont suivi l’annonce ont été un peu compliqués, à la rentrée nous l’avions senti un peu perdu. Sans doute avais-je sous estimé l’impact de tous ces changements en même temps. Une rentrée au CP, mon corps qui changeait brusquement et qu’il ne reconnaissait plus… D’autant plus que nous avons démarré de gros travaux à la même période et qu’il a été délogé de sa chambre, le temps que nous lui en refaisions une toute belle et pour la même occasion, de la place pour son petit-frère 🙂

Mais ces dernières semaines, il change au fur et à mesure que mon ventre grossit. Il est tellement doux et attentionné que mon coeur explose à chaque fois qu’il pose sa main toute chaude sur mon ventre pour sentir bouger le bébé. Jamais il n’oublie d’embrasser mon ventre avant de partir à l’école ou le soir, lorsque je rentre du travail. Il n’a que 6 ans mais il s’inquiète de savoir si les mites de notre placard ne vont pas grignoter les affaires du bébé que nous avons commencé à ranger. Il s’assure que j’ai bien rangé et caché le doudou lapin que j’ai ramené d’une soirée Mum-to-be pour que personne n’y touche. Il me demande si j’ai mis du maquillage ou si le noir que j’ai en dessous de mes yeux ce sont des cernes, et me dis que je dois vraiment être très fatiguée. Il est fier de montrer les brassières de nouveau-né tricotés par sa mamie à tous les copains qui viennent à la maison. Il me demande si je vois toujours mes pieds. Ça, ça le turlupine vraiment.

Le week-end dernier, je lui ai dis qu’il faudrait trouver un petit surnom pour son frère, parce que Poussin était déjà pris. Mon poussin, c’est lui. Et sans même réfléchir, il m’a répondu : « on va l’appeler Coeur. Joli Coeur ».

Cher Joli Coeur, tu n’es pas encore parmi nous mais sache que tu as déjà un grand frère qui t’a ouvert le sien, de coeur.

PS : cette photo que j’adore a été prise lors d’une journée de shooting pour la marque Envie de Fraises que vous pouvez découvrir ici dans ma Mum Story. La marque s’engage et reverse une partie de ses ventes de la collection Family au Téléthon jusqu’au 31/12. Martin et moi portons le t-shirt Happy Tribu mais il y a plein d’autres jolis modèles à découvrir par ici. 

PS 2 : n’hésitez pas à me suivre sur mon compte Instagram, j’y suis très active en ce moment ! 

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Comment survivre aux nausées de grossesse

Chroniques / Chroniques de maman
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« vieille » photo qui date d’il y a un mois, depuis j’ai l’impression que mon ventre a doublé de volume^^

Je viens d’entamer mon 7ème mois de grossesse (oh la la déjàààà !) et j’ai toujours la joie, le bonheur, l’IMMENSE PLAISIR, de voir mes journées rythmées par les va et vient incessant des nausées. Cela fait donc 5 mois entiers que j’ai envie de vomir 😀

Vous noterez que je préfère en rire qu’en pleurer, je fais tout simplement partie des femmes enceintes qui n’ont pas de chance et pour lesquelles les nausées de grossesse ne disparaissent pas comme par magie à la fin du premier trimestre, comme il est coutume de l’entendre ou de le lire un peu partout. Sachez que malgré les croyances, nous sommes assez nombreuses à passer notre grossesse entière avec l’estomac au bord des lèvres. J’ai d’ailleurs reçu pas mal de messages désespérés de lectrices qui comme moi, n’en peuvent plus et cherchent désespérément un remède miracle pour faire disparaître ces satanées nausées à la noix. Car croyez-moi, avoir envie de vomir 24h/24 (au point de ne même plus pouvoir dormir) peut vous rendre complètement maboule. Pour vous donner une idée de l’enfer que ça peut être, imaginez-vous sur un bateau en pleine tempête (pas le gros paquebot hein, la petite bicoque de tonton) avec le mal de mer et votre sac à vomi à la main. Vous n’aurez évidemment qu’une seule envie : que le bateau fasse demi-tour. Sauf que l’arrivée à terre n’est prévue que dans 9 mois et qu’en attendant, il faudra bien faire avec. Voilà, en gros ça ressemble à ça. Et aussi à un lendemain de gastro-entérite. Autant dire que c’est loin d’être rigolo tous les jours et qu’il n’y a aucune honte à exprimer à quel point c’est difficile. J’ai beaucoup pris sur moi, sans doute trop lors de ma première grossesse et je l’ai assez mal vécu (j’en ai d’ailleurs parlé dans cet article très récent consacré à la déprime de grossesse).

Quand j’étais enceinte de Martin, mes nausées ne m’ont quittée qu’après sa naissance. Je me revois encore en salle de travail à me dire que j’avais envie de vomir mais que j’étais enfin près du but, que cela allait ENFIN s’arrêter. Je garde d’ailleurs un souvenir étonnant de mon premier petit-déjeuner à la maternité : le café était sans doute imbuvable mais j’avais pris un plaisir fou à le boire et m’étais régalée des deux malheureuses biscottes qui l’accompagnaient (oué, c’est pas terrible les petits-déj de la mater’ hein… faudrait inventer la livraison systématique de croissants pour celles qui viennent d’accoucher). Pour cette grossesse j’avais donc peu d’espoir de passer entre les mailles du filet. Même si je sais que chaque grossesse est différente et qu’un bébé ne fait pas l’autre. Dans mon cas, j’ai de gros problèmes d’estomac qui ne me facilitent pas la tâche puisque je souffre d’un RGO assez important qui nécessite un traitement au long cours, et je réagis mal aux hormones en général (j’ai par exemple des nausées lorsque j’ai mes règles ou que je prends une contraception). En clair, je suis donc la parfaite candidate aux nausées de grossesse !

Pour éviter de déprimer à nouveau et apprécier malgré tout cette grossesse, j’ai pris les choses en main assez vite, lorsque les premiers symptômes sont apparus, vers la fin du premier mois de grossesse. Le premier trimestre est assez coton en terme de nausées, c’est le moment où elles sont les plus fortes – avec vomissements à la clé si vraiment vous n’avez pas de chance (pour ma part, je suis émétophobe donc capable de me retenir de vomir même dans les cas les plus extrêmes). Les nausées du premiers trimestres sont donc les plus difficiles à supporter tant sur le plan physique que moral. Toutes celles qui sont allées se cacher pour pleurer dans les toilettes du boulot se reconnaîtront sûrement !

Pour surmonter cette étape un peu difficile, j’ai bien sûr commencé par les mesures non-médicamenteuses recommandées par les médecins à savoir :

★ Fractionner les repas

Enfin… dans mon cas, c’était plutôt manger toute la journée en grosse quantité (sans fractionner, donc) ce qui explique sans doute la prise de poids très rapide que j’ai eu, à savoir 7 kilos supplémentaires en 2 mois. Certaines maigrissent au premier trimestre car elles ne peuvent rien avaler, bizarrement les nausées ne m’ont jamais empêché de manger. Au contraire, dans mon cas c’est le fait d’avoir l’estomac vide qui les aggrave. J’ai donc passé les 4 premiers mois à manger sans arrêt sans pouvoir me contrôler, ce qui était assez déroutant. Il n’y a donc pas de règle, à vous de trouver votre rythme et tant pis pour les kilos. Bien sûr, c’est toujours mieux de se jeter sur les tomates ou les concombres en cas de fringale que sur les biscuits, mais quand on ne peut pas faire autrement…

★ Ne manger QUE ce qui me faisait envie

A savoir des pâtes, des frites, des pâtes et des frites. Du sel, du GRAS. Etant plutôt branchée « cuisine healthy » et crudités en temps normal, mes collègues de boulot n’ont pas mis longtemps à deviner que j’étais enceinte. Je n’avais envie que d’aliments costauds et très rassasiants comme les féculents, les plats en sauce ou les pizzas (sic). C’est comme ça que je me suis retrouvée à manger de la quiche à la raclette au petit-déjeuner (véridique) ou de la soupe de légumes à 9h du matin. A ce jour, je pense être la seule à avoir appuyé sur le bouton « soupe à la tomate » du distributeur de café à mon travail. D’ailleurs, sachez que les « envies de femmes enceintes » sont plutôt liées à des dégoûts alimentaires que des envies réelles. Pour ma part, il y a tellement de choses qui m’écoeurent que lorsque j’ai envie de manger un truc en particulier, c’est surtout parce que je sais que cela ne me donnera pas envie de vomir. Les envies de femmes enceintes sont donc loin d’être des caprices mais plutôt des nécessités pour certaines (d’ailleurs je ne comprends pas trop cette légende autour des envies de fraises, perso la vue d’un aliment sucré au premier trimestre me faisait fuir).

★ Faire une provision de chewing-gum 

Allez savoir pourquoi, mâcher du chewing-gum à la menthe m’a aidée à supporter les nausées, surtout les 3 premiers mois où elles étaient à leur apogée. Sans doute parce qu’ils atténuent un peu le goût acide que l’on a en permanence dans la bouche ou qu’ils permettent de penser à autre chose en faisant croire à votre estomac que vous êtes en train de manger, encore. A 6 mois de grossesse révolus, je collectionne encore les paquets de chewing-gum un peu partout à la maison ou au bureau et ils me sont parfois d’un grand secours.

★ Consulter un ostéopathe

Je vous en ai déjà parlé il quelques temps, j’ai eu la chance de rencontrer un ostéo qui pratique une technique particulière : l’étiopathie. L’étiopathie ne cherche pas à soigner directement vos symptômes mais à en traiter l’origine ou la cause. Je vous invite à relire cet article si vous souhaitez en savoir plus sur cette technique qui fait des miracles sur moi et m’aide à canaliser mes angoisses. Je me rends chez mon étiopathe dès que je sens le stress me gagner à nouveau ou un dysfonctionnement physique important (mal de dos, problèmes ORL…). Cela n’a pas fait disparaître totalement mes nausées mais a énormément soulagé les douleurs d’estomac qui étaient liées et m’a permis de retrouver un sommeil à peu près correct. J’ai entendu dire que l’acupuncture est aussi très efficace mais je n’ai pas eu l’occasion de tester !

★ La phytothérapie ou avaler des gélules de gingembre

Les vertus du gingembre ne sont plus à prouver sur les problèmes de digestion et nausées. Différents laboratoires se sont penchés sur le cas des nausées de grossesse, notamment le laboratoire MATERNOV qui propose des compléments alimentaires pour les futures mamans, dont une gamme spéciale nausées. J’en ai avalé des boîtes entières pendant quelques semaines puis je suis passée à Nauzia Phyto (laboratoire Mayoly Spindler) qui est exactement la même chose mais l’avantage est qu’on le trouve plus facilement en pharmacie (il est vendu également pour soulager le mal des transports). MATERNOV ou Nauzia Phyto sont dix fois plus concentrés qu’une poudre de gingembre classique et vraiment efficaces. Là encore, ils n’ont pas fait disparaître mes nausées mais les rendent plus supportables. J’en prends d’ailleurs encore deux fois par jour en ce début du 7ème mois de grossesse et pense poursuivre le traitement jusqu’au bout. Le seul hic, les comprimés sont assez chers et pas remboursés.

★ Le Donormyl, en dernier recours

Lors de ma première grossesse, ma gynéco m’avait parlé de ce médicament que l’on prescrit parfois aux femmes enceintes qui ont des nausées récalcitrantes. Le Donormyl (Doxylamine) est un antihistaminique H1 vendu en en réalité comme un somnifère. On le prescrit aux personnes qui ont des troubles du sommeil légers et ne souhaitent pas prendre de somnifères trop forts (il est d’ailleurs vendu sans ordonnance en pharmacie). Mais son pouvoir hypnotique agit également sur les nausées, dans certains pays il est d’ailleurs le médicament de référence prescrit aux femmes enceintes, notamment au Canada (il est en revanche proposé sous un autre nom : le Diclectin). Le principal inconvénient est que ce médicament fait dormir, donc à éviter autant que possible en journée.

Je n’ai pas osé en prendre pendant ma première grossesse malgré l’accord de ma gynéco et les nombreuses études qui ont été faites depuis. Le Donormyl est d’ailleurs répertorié par le CRAT  comme un médicament plutôt sûr pendant la grossesse, sur lequel nous avons beaucoup de recul. Je ne vous cache pas que je déteste le fait de prendre ce médicament, mais au deuxième mois de grossesse, j’ai craqué. J’étais épuisée, je n’arrivais même plus à dormir tellement mes nausées étaient importantes. J’ai donc commencé à prendre 1/2 comprimé de Donormyl tous les soirs (soit largement moins que la dose autorisée puisque visiblement, on peut en prendre jusqu’à deux comprimés entiers par jour).

Je culpabilise énormément de prendre encore ce médicament aujourd’hui, au 7ème mois de grossesse. J’ai déjà essayé de l’arrêter plusieurs fois mais à chaque fois les nausées reviennent de plus belle et m’empêche de vivre. Si je ne le prends pas le soir, la journée du lendemain est un vrai calvaire et j’ai vraiment très envie de vomir, ce qui est vraiment handicapant lorsqu’on a un petit garçon qui va à l’école à gérer, un job et l’arrivée du bébé à préparer… bref, une vie. J’ai fait ce choix très personnel de prendre ce médicament pour ne plus jamais revivre une déprime de grossesse mais je ne saurais que vous recommander d’en parler d’abord à votre médecin et de ne le prendre qu’en dernier recours.

Comment je me sens aujourd’hui, au début du 7ème mois de grossesse : 

J’ai toujours des nausées, mais avec des moments d’accalmie dans la journée. C’est le matin que je me sens le plus mal (avec un pic vers 11h) et le soir à partir de 17h… Ça fait partie de ma petite routine et j’ai fini par m’y habituer. Je me dis que j’ai énormément de chance comparé à d’autres femmes qui sont parfois hospitalisées pour vomissements incoercibles (souvenez-vous, même Kate Middleton y a eu droit). Je ressens moins ce besoin de grignoter à longueur de journée depuis le début du 6ème mois et peu à peu, je retrouve l’envie de manger certaines choses que je ne pouvais même pas regarder comme le chocolat ou même un petit café au lait pas trop fort de temps en temps.

Vous l’avez compris, je prends mon mal en patience et j’essaie de garder le moral car j’ai la chance de ne pas avoir de complications graves (comme une menace d’accouchement prématuré) et de pouvoir continuer à sortir et à vivre à peu près normalement. Je sais que ces nausées ne sont pas une fatalité et qu’elles s’arrêteront bientôt avec l’accouchement… J’ai hâte et en même temps, je sais que malgré tout je serai quand même nostalgique de cette grossesse.

Si vous connaissez d’autres remèdes anti-nausées qui ont été efficaces pour vous, n’hésitez pas à les partager dans vos commentaires, nous serions toutes heureuses de les connaître !

 

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Pourquoi j’ai adoré lire « Manifeste pour une maison rangée » d’Anne-Solange Tardy ❤︎

Chroniques
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oui, j’ai succombé moi aussi à la folie piléa 🙂 Mais elle est TROP BELLE cette plante, non ?

Ça fait déjà un petit moment que j’ai très envie de vous parler de « manifeste pour une maison rangée », le dernier livre d’Anne-Solange Tardy, du blog Cachemire et Soie. Je lis le blog d’Anne-Solange depuis ses débuts (voilà qui ne nous rajeunit pas car si mes souvenirs sont bons, cela doit faire 10 ans !) et c’est d’ailleurs grâce à elle que Annouchka.fr existe. Sans même le vouloir, Anne-Solange m’a donné envie de me jeter à l’eau il y a 9 ans et d’ouvrir fébrilement ce petit espace que je chéris depuis. A l’époque, j’étais déjà admirative des ses talents d’écriture et de sa capacité à nous transporter dans son univers, un véritable océan de douceur. Anne-So possède à mon sens la plus jolie plume du web, et même si je sais qu’elle rougira sûrement en lisant ces quelques lignes, j’aimerais qu’elle sache à quel point elle fut une source d’inspiration infinie pour moi, dans tout ce qu’elle a pu entreprendre : ses livres, ses images merveilleuses et poétiques (son compte instagram est siiii doux) mais aussi ses réflexions sur la vie et le bonheur en général. Comme probablement beaucoup d’entre-vous, je partage avec Anne-Solange ce même intérêt pour ce qui se rapporte à la psychologie positive, la quête d’identité et surtout, la confiance en soi. Comme elle,  j’essaie chaque jour d’emprunter ce même chemin vers la bienveillance. Je ne crois pas me tromper en pensant que chacune de notre côté, nous avons entrepris un gros travail pour apprendre à mieux nous aimer et à être enfin bienveillante avec nous-mêmes.

Lorsque j’ai reçu « manifeste pour une maison rangée », c’est simple : je me suis jetée dessus. Je l’ai dévoré en deux petites heures à peine, entre un rendez-vous à la maternité et deux trajets en métro. Car si vous me connaissez un peu, vous savez que j’ai un petit côté perfectionniste (mais je me soigne !) qui me pousse à garder au maximum un appartement rangé, avec plus ou moins de succès, évidemment ! Ce goût pour le rangement m’est venu assez tôt (j’ai une maman un peu maniaque^^) mais je l’ai développé au fil des années, au fur et à mesure de mes déménagements. J’étais donc tout particulièrement curieuse de savoir comment Anne-Solange allait aborder la chose, elle qui se dit plutôt bordélique de nature. D’autant plus que j’avais renoncé à lire entièrement « la magie du rangement » de Marie Kondo, découragée par sa méthode radicale et un poil extrême de faire du rangement. Moi aussi, j’ai essayé de plier mes culottes et de les ranger bien alignées dans un tiroir, de remercier mes chaussures de m’avoir portée et de vider mon sac à mains entièrement chaque soir… Mais je n’ai pas tenu bien longtemps à ce rythme et pour cause : cette manière de faire ne me correspondait pas du tout. Dans son « manifeste pour une maison rangée », Anne-Solange ne vous impose rien. Elle vous aide simplement à comprendre comment vous fonctionnez, comment vous vivez et surtout, comment vous appréhendez l’espace de votre intérieur pour vous permettre d’évoluer. Loin d’être moralisateur, son livre est au contraire extrêmement déculpabilisant puisqu’elle n’hésite pas à parler de son expérience personnelle : Anne-Solange est bordélique mais a appris à vivre en harmonie chez elle, la preuve que tout est possible !

Alors bien sûr, si vous êtes très très bordélique, vous ne changerez pas du jour au lendemain, c’est une évidence ! Anne-Solange vous propose d’ailleurs d’amorcer le changement en plusieurs étapes. La première consiste à imaginer son intérieur idéal, en s’autorisant à rêver. L’idée est de cerner ce qui est important pour vous. Est-ce un intérieur blanc et lumineux ou plutôt un environnement très gai et chaleureux ? Préférez-vous les espaces très épurés ou au contraire, un peu plus habillés et cosy ? La question peut sembler évidente mais elle ne l’est pas tant que ça. Parfois, on copie bêtement ce que l’on voit chez les autres, ou alors on meuble sa maison avec ce que l’on trouve en magasin, sans vraiment réfléchir à ce qui nous plaît ou nous correspond vraiment à notre manière de vivre. C’est dommage car bien souvent, on se retrouve à vivre avec des choses qui ne nous ressemblent pas sans même en avoir conscience. Alors bien sûr, pour certains ce sera le cadet de leur souci mais pour d’autres, cela peut devenir un réel frein à leur bien-être et à leur créativité. Pour ma part, je supporte très mal quand quelque chose ne me plaît plus chez moi. Si un meuble ou un objet me sort par les yeux, il faut que j’agisse rapidement et que soit je le donne, soit je le vende, en tout cas je dois m’en séparer rapidement sinon cela finit par devenir une obsession et encombre mon esprit. Pas vous ?

Une fois que vous avez imaginé votre intérieur idéal, Anne-Solange vous propose de réaliser un tableau d’inspiration (sur Pinterest par exemple, comme ce fut le cas pour moi lorsque nous avons emménagé dans notre appartement actuel) avant de commencer le grand tri ! Là encore, il ne s’agit pas de tout jeter à la poubelle en un seul week-end comme il est écrit dans un certain livre très connu que je ne reciterai pas (suivez-mon regard un peu plus haut^^), mais de se jeter à l’eau tout en se laissant le temps de réfléchir si besoin. Car il arrive que l’on ne soit pas prêts à se séparer de certaines choses et c’est tout à fait humain.

Voilà pourquoi j’ai tant aimé ce « manifeste pour une maison rangée ». Parce que ce livre nous explique enfin comment procéder avec une totale bienveillance. J’insiste vraiment sur le mot bienveillance car c’est pour moi tout l’intérêt du livre. Parce que pour une fois, on y lit que ranger une maison n’est pas quelque chose de simple ni d’inné et que cela demande un certain travail sur soi, que chacun de nous peut entreprendre. Et surtout, que le grand tri ou même un simple rangement peuvent devenir un réel plaisir (si si) et vous ouvrir à de nouveaux horizons. Bref, j’ai vraiment adoré ces deux heures de lecture en compagnie d’Anne-Solange. J’ai souris en lisant ses anecdotes personnelles, comme ce ficus qu’elle a cruellement laissé mourir en oubliant de l’arroser pendant des années (comme quoi, je ne suis pas la seule à faire crever mes plantes) ou ces bibelots girly pourtant collectionnés avec amour dont elle a fini par se séparer.

Pour ma part, je commence à être assez « expérimentée » (si je puis dire…) en terme de rangement. Voilà quelques années que je vis dans un intérieur régulièrement en travaux (que ce soit notre appart actuel ou le précédent) et par conséquent, j’ai vite appris à trier efficacement mes effets personnels. Je ne sais pas si vous avez déjà entrepris des gros travaux chez vous, mais en général ceux-ci vous poussent un peu dans vos retranchements. Quand on est dans une maison en travaux, on peut vite se retrouver envahi par ses propres vêtements ou objets, avant de se rendre compte qu’ils sont parfaitement inutiles ou qu’ils ne nous ressemblent plus… Depuis quelques semaines, nous trions encore énormément car nous sommes de nouveau en travaux pour agrandir les chambres et accueillir notre bébé avec le maximum d’espace possible. Et même si je peste (et je stresse !) la plupart du temps, c’est quand même super agréable de se débarrasser de toutes ces choses dont nous ne nous servons plus.

J’ai beaucoup appris grâce à Anne-so dans la troisième partie de son livre, qui concerne l’aménagement de l’espace. Parce qu’on a beau trier, ranger et se désencombrer, notre intérieur ne sera jamais notre intérieur idéal s’il n’est pas adapté à notre manière de vivre ou de circuler. Encore une fois, ça semble tout bête, mais souvent on installe ses meubles d’une manière qui nous paraît logique ou juste parce que « on doit faire comme ça » (par exemple installer une télé devant le canapé… à quoi bon si vous ne regardez pas la télé… ?) sans se rendre compte que cet aménagement conventionnel ne nous ressemble pas du tout ! Merci à Anne-Solange de m’avoir permis de réfléchir à cette question cruciale que je ne m’étais jamais vraiment posée… J’ai notamment réalisé que je faisais beaucoup d’aller-retour inutiles dans mon appartement parce que les choses dont je me sers très souvent sont tout simplement rangées au mauvais endroit. Depuis, j’appréhende mon intérieur autrement et réfléchit à des solutions plus pratiques pour me permettre de gagner un peu de temps et de ne pas chercher sans arrêt mes affaires.

Vous l’avez compris, « manifeste pour une maison rangée » m’a énormément plu et je ne saurais que vous recommander ce précieux ouvrage, rempli de bienveillance et de bons conseils, pour vous aider à ne plus être cette bordélique que vous détestez ou au contraire, à l’accepter en trouvant des solutions adaptées à votre manière de vivre et de bouger. Ou à aller plus loin si vous comme moi, vous êtes déjà un peu maniaques 😉 Je vous promets que vous ne verrez pas le temps passer en lisant ce livre, moi j’ai tout simplement eu l’impression de boire un café avec une amie bienveillante (oui encore !) qui m’expliquerait avec douceur et pédagogie comment me sentir mieux chez moi et enfin vivre dans l’intérieur de mes rêves. Pas forcément la maison de 200m2 avec jardin, mais l’intérieur qui me correspond, tout simplement !

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Boy power

Chroniques / Chroniques de maman
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C’est quand même drôle, la vie. Il y a 6 ans, j’écrivais justement sur mon blog que je me voyais bien maman de plusieurs garçons… Et bien sachez que mon intuition était la bonne puisque ça y est, nous avons appris la nouvelle : notre bébé tant attendu est bien un garçon ! Le petit bonhomme ne s’est d’ailleurs pas gêné de nous montrer tous ses attributs à l’écho morpho et je vois difficilement comment nous aurions pu passer à côté. Il possède tout ce qu’il faut là où il faut, il n’y a aucun doute là dessus !

Cela fait donc trois petites semaines que nous savons que nous allons devenir parents de deux petits gars et cela nous réjouit vraiment. En toute sincérité, nous n’avions aucune préférence quant au sexe du bébé. Fille ou garçon, cela nous était bien égal, contrairement à la première fois où nous avions une (très) légère préférence pour une petite fille… Et puis Martin est arrivé et immanquablement, nous sommes tombés en amour pour sa petite personne. C’est le garçon le plus adorable de la terre, tellement doux, gentil et attentionné qu’il envoie valdinguer à lui tout seul les clichés tant redoutés sur les petits garçons (les garçons seraient pénibles, hyperactifs, bruyants et difficile à canaliser…). Heureusement, j’ai eu le temps de constater depuis que tout ceci n’était pas forcément vrai et qu’une petite fille peut faire autant de bruit qu’un petit garçon si ce n’est plus 🙂

Lorsque nous avons annoncé le sexe à notre entourage, beaucoup nous ont demandé si nous n’étions pas déçus. J’ai l’impression que le « choix du roi » reste une norme de réussite ou un modèle de la famille idéale. Pour ma part, je ne ressens aucune déception ni l’impression d’avoir raté mon tour. Ce que je vais dire est très conventionnel, mais j’avais surtout envie d’agrandir la famille et que Martin ait enfin ce petit frère ou cette petite soeur dont il avait envie. Il ne nous le demandait jamais directement (au fond, je pense qu’il avait compris que le sujet était un peu sensible) mais on ressentait parfois un manque de sa part, comme ces fois où il nous disait que ses copains avait de la chance d’avoir déjà des petits frères. Alors l’idée à fini par faire son chemin et l’année dernière nous avons enfin décidé de nous jeter à l’eau. Car contrairement aux idées reçues, faire un deuxième enfant n’est pas une évidence pour tout le monde. Certains ont besoin de temps pour se sentir à nouveau prêts. Comme vous le savez déjà, ce fut notre cas et cela nous a demandé quelques années supplémentaires. A moi, il m’a fallu du temps pour trouver mes marques entre ma vie de maman et ma vie de femme, très importante pour moi. Et finalement, je ne culpabilise pas d’avoir attendu car je savoure vraiment cette grossesse et tous les petits bonheurs qui vont avec. Je me dis aussi qu’il était temps que ce bébé arrive dans nos vies. Car cet été, il s’est passé quelque chose qui m’a énormément touchée : pendant nos vacances à trois à l’Ile de Ré, Martin se sentait seul malgré toute l’énergie que nous déployions à jouer et nous occuper de lui. Il n’était attiré que par une seule chose, la compagnie des autres enfants de son âge. J’ai le souvenir que pour la première fois, sur la plage, il était spontanément allé demander à un groupe d’enfants qui jouait au ballon, s’il pouvait se joindre à eux. L’envie de jouer avec ces enfants fut plus forte que tout et mon fils, d’ordinaire si timide, avait pris son courage à deux mains pour s’intégrer au groupe. Mais il était revenu penaud parce que ces enfants avaient refusé de l’accueillir et cela m’avait brisé le coeur, j’en ai encore les larmes aux yeux rien que d’y repenser. Et vous savez quoi ? Martin ne s’est pas laissé abattre, quelques minutes plus tard il retournait voir ces enfants qui acceptèrent finalement de jouer avec ce petit garçon un peu intrusif. Je n’ai jamais été aussi fière de lui que ce jour là ! Et surtout, je me suis sentie incroyablement soulagée de me dire qu’un petit bébé était déjà niché au creux de mon ventre et que nos prochaines vacances d’été auraient lieu à quatre.

Je n’aurai donc peut-être jamais de fille habillée en tutu avec des chaussures dorées, mais ce n’est pas grave. Je n’ai pas de deuil à faire ni l’impression d’avoir raté quoi que ce soit. J’ai un petit garçon formidable, le second le sera tout autant, et je me dis tout simplement que le « boy power » était mon destin. Je le saisis donc comme une énorme chance… Rendez-vous compte, je vais avoir trois hommes rien que pour moi à la maison, je vais être une vraie princesse ! ❤❤❤

 

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Le petit relooking de notre table de cuisine

Déco / Notre appartement
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Depuis quelques temps, on ne pouvait plus voir notre table de salle à manger en peinture. On ne l’a d’ailleurs jamais vraiment aimée, même si j’avoue qu’après 3 ans de bons et loyaux services, j’ai envie de la remercier pour son côté pratique au quotidien. Mon rêve absolu serait d’avoir une belle grande table de ferme, un peu massive et dans un beau bois un peu brut mais nous avons un « léger » problème de taille : notre porte d’entrée est très étroite et nous ne pouvons pas faire rentrer tous les meubles que nous voulons dans l’appartement (souvent ça donne lieu à des situations comiques où nous sommes obligés de démonter carrément notre porte d’entrée pour faire rentrer certains trucs, histoire de gagner quelques centimètres… le charme des vieux immeubles quoi !).

A cause de toutes ces contraintes, le choix de notre table à manger fut assez rapide lorsque nous l’avions achetée. Je voulais une table avec la possibilité d’intégrer une rallonge pour recevoir beaucoup de monde, et qui surtout puisse se démonter pour pouvoir passer la porte d’entrée. Autant dire qu’il n’y avait pas beaucoup de possibilités ! Notre choix s’était alors porté sur le modèle Germaine vendu sur AMPM (et qui se fait toujours, si cela vous intéresse). J’ai toujours détesté son plateau en bois vernis même si je reconnais qu’il est archi-résistant et facile à entretenir.

Malgré tout, j’aime bien cette table car elle reste l’un des éléments centraux de la maison. On y mange, on y fait les devoirs du soir, du dessin… Il m’arrive très souvent de travailler dessus et d’y trier mes papiers. Mon côté sentimental m’a donc poussée à la garder tout en lui offrant une nouvelle jeunesse, en repeignant tout simplement son plateau. Nous n’avons même pas hésité sur la couleur, notre coup de foudre fut assez immédiat pour la teinte Studio Green de Farrow & Ball, un vert très foncé presque noir, qui contraste très bien avec le blanc de l’appartement. Selon le vendeur, pas besoin de vernis protecteur donc nous n’en avons pas encore mis, nous verrons bien à l’usage si une couche de vernis mat s’impose. En tout cas, je ne regrette pas du tout ce choix et suis vraiment contente du résultat, j’avais vraiment envie de changement ces derniers temps ! Ça vous plaît ?

Prochaine étape : les travaux des chambres côté enfants, un gros gros chantier qui risque de me rendre dingue ces prochaines semaines… Affaire à suivre !

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Pourquoi il faut oser parler de la déprime de grossesse

Chroniques / Chroniques de maman
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J’ai vraiment (mais vraiment) hésité à publier cet article car je ne voulais pas qu’il y ait de malentendu et que vous me pensiez déprimée alors que ce n’est pas du tout le cas. Pour tout vous dire, je suis assez fatiguée depuis la rentrée, mais en revanche, ce dont je suis sûre, c’est que je ne pensais pas que cette seconde grossesse me rendrait si heureuse. Cette grossesse n’a rien, mais alors RIEN à voir avec la première qui m’avait laissé un goût amer, au point d’avoir attendu 6 ans pour me lancer à nouveau dans l’aventure de la maternité.

J’ai donc failli laisser tomber cet article que j’avais commencé à rédiger, je n’avais pas envie de remuer des mauvais souvenirs ni de parler de choses négatives. Souvenez-vous, j’avais dit que je n’allais certainement pas me priver d’être heureuse durant ces 9 mois (ni ceux qui suivent d’ailleurs !). Mais ces derniers jours, j’ai à nouveau entendu certaines de ces petites phrases assassines qui m’avaient tant blessée il y a 6 ans. Sachez Mesdames, que si vous êtes enceintes et que votre grossesse se passe bien sur le plan médical, que votre bébé n’a pas d’anomalie, se développe bien et que ni sa santé ni la vôtre ne sont en jeu : vous n’avez pas le droit de vous plaindre. Quel que soit votre état de fatigue, votre niveau d’anxiété, même s’il est très élevé, vos douleurs, vos nausées incessantes… Vous n’avez pas le droit de vous plaindre parce qu’il y aura toujours quelqu’un pour vous rappeler la chance que vous avez d’être enceinte, alors qu’autour de vous tant de femmes ont des difficultés à procréer et donneraient n’importe quoi pour être à votre place. Alors pardonnez-moi, je vais être un peu abrupte et très directe avec vous : dire cela n’améliore malheureusement pas la fertilité des femmes et ne sert absolument à rien, si ce n’est à faire culpabiliser davantage la femme enceinte qui gère comme elle le peut ses propres angoisses. Pour autant, je sais ce que le désir d’enfant représente quand il n’est pas comblé. Je sais combien ce manque peut vous grignoter au point que certaines n’en guérissent jamais vraiment. Pour l’avoir observé dans ma famille très proche, je connais hélas trop bien les dégâts que cela peut causer, y compris sur l’entourage. C’est juste que pour moi, le désir d’enfant et le fait de devenir mère, le chemin pour y arriver – à savoir la grossesse et l’après-accouchement – sont deux choses totalement différentes qu’aucune femme ne peut réellement anticiper.

Samedi dernier, tandis que j’avais invité des amis à diner et que l’on parlait justement de nos enfants, ma grossesse fit l’objet de toutes les attentions. Et sans que je ne dise quoi que ce soit pour introduire le sujet, mon amie m’a dit texto : « Quand j’étais enceinte d’A, j’ai vécu 9 mois d’angoisse parce que j’avais peur de ne pas l’aimer ». Vous ne pouvez pas savoir comme cela m’a soulagée. Encore plus quand elle m’a confié que le lien avec son fils avait mis du temps à se construire. Ça m’a vraiment motivée à venir développer davantage la question ici.

D’autant plus que vous êtes assez nombreuses à m’avoir demandé de m’exprimer un peu plus sur la déprime de grossesse que j’ai vécu lorsque j’étais enceinte de Martin, et que j’ai évoqué à demi-mot récemment sur Instagram. Sur les blogs ou ailleurs, je vois quelques commentaires passer et je sens que la question intéresse et que les langues se délient enfin. A l’époque, je n’en avais pas trop parlé sur le blog parce que je n’avais pas réellement conscience de ce qui se passait. La plupart des billets que j’ai écrits à cette période étaient d’ailleurs positifs (et même peu niais^^) la preuve qu’une part de moi était quand même contente de tout ce qui arrivait. Je ne mentais pas en disant que j’étais heureuse à l’idée de devenir maman, cette perspective me réjouissait vraiment. En revanche, je m’étais assez vite rendu compte que quelque chose clochait et que je ressentais un mal-être sur lequel je ne parvenais pas à mettre de mot. Un mal-être qui allait au delà de l’état imputable à celui de la femme enceinte, qui de base, est un peu chamboulée et se pose beaucoup de questions. C’est seulement 3 ans après la naissance de Martin, après un début chaotique dans mon apprentissage de la maternité, que j’ai compris que j’avais finalement fait une vraie déprime de grossesse. Je le réalise d’autant plus maintenant que je suis à nouveau enceinte et que les choses sont radicalement différentes.

On entend souvent parler de la dépression post-partum (c’est à dire après la naissance du bébé) puisqu’elle est aujourd’hui reconnue et beaucoup moins tabou que par le passé. Elle reste malheureusement encore un truc un peu honteux dont on n’aime pas trop parler, même si j’ai l’impression que la société est un peu plus clémente avec celles qui font une dépression après l’accouchement. Et je ne parle pas du simple baby-blues « qui donne envie de te pendre dans la douche », mais d’une vraie dépression post-partum, celle qui t’empêche de t’occuper de ton bébé correctement et de te connecter à la vie réelle. Oui, c’est une souffrance terrible et c’est pour ça qu’il faut en parler. En revanche, on parle rarement, voire quasiment jamais de la dépression de grossesse. Si une future maman se sent mal dans ses pompes, c’est forcément à cause de ses hormones ! Si le bébé est désiré et attendu, jamais il ne viendrait à l’idée qu’une femme enceinte puisse être déprimée (et parfois même de manière inconsciente, comme ce fut le cas pour moi). La femme enceinte a le droit d’être chamboulée par ce qui lui arrive, d’avoir des coups de mou mais c’est tout. Elle est forcément heureuse puisqu’elle s’apprête à jouer le plus beau rôle de sa vie : celui de maman (sortez les violons… si vous saviez comme je déteste ce genre de phrase hyper bateau et tellement réductrice). Mais soyons honnête, la grossesse est un petit tsunami auquel on est rarement préparées.

Pourquoi c’est important d’en parler ?

Tout simplement parce qu’une déprime de grossesse mal prise en charge voire pas du tout est une véritable petite bombe à retardement. Elle peut facilement vous faire perdre pied, surtout si comme moi, vous êtes anxieuse de nature et manquez cruellement de confiance en vous. Elle peut être dévastatrice et gâcher totalement vos premiers moments avec votre bébé. J’ai envie de pleurer rien que de vous l’écrire, mais cela fut le cas pour moi. Le fait d’avoir mal vécu ma grossesse m’a empêché de me sentir légitime en tant que mère pendant très longtemps. J’avais beau être la maman d’un merveilleux petit garçon, une part de moi était convaincue qu’elle ne méritait pas d’être aimée par son fils. La suite, vous la connaissez : j’ai longtemps pensé, à tort, que j’étais une piètre maman et que mon fils ne m’aimait pas. J’ai énormément souffert de m’être infligée toute cette culpabilité et grâce à une longue thérapie, j’ai découvert que je souffrais d’un mal bien connu que je n’avais pas du tout soupçonné : les angoisses de séparation .

Pourquoi j’ai fait une déprime de grossesse ?

Avec le temps et beaucoup de recul, j’ai réussi à mettre le doigt sur tout ce qui avait pu déclencher chez moi une déprime de grossesse et dont voici les principaux symptômes :

  • une très forte anxiété surtout à partir du 2ème trimestre
  • des difficultés à me projeter dans « l’après », à préparer l’arrivée du bébé sur le plan matériel
  • une tristesse inexplicable, permanente
  • une culpabilité permanente (lié au fait de ne pas être heureuse alors que j’étais enceinte)
  • le repli sur moi-même, un sentiment de solitude
  • l’impression d’être déconnectée de la réalité

Quant aux causes de tous ces symptômes, elles ont été pour ma part :

✮ L’isolement, le manque de vie sociale 

Quand j’ai appris que j’étais enceinte, il y a 6 ans, nous travaillions encore à notre compte et avions un bureau dans Paris. A l’époque nous étions indépendants et je pouvais travailler de chez moi si j’en avais envie, bien que je le faisais rarement (je préfère travailler en équipe). Lorsque les nausées ont débarqué, au début du 2ème mois, j’ai préféré rester à la maison pour bosser et me reposer au cas où j’en ressentais le besoin. Cela m’évitait de prendre les transports en commun avec l’estomac au bord des lèvres. Qui a envie d’aller au bureau avec une envie de vomir ? Personne. Je me disais que je retournerai au bureau une fois que je me sentirai mieux, malheureusement les nausées n’ont jamais disparu et ce fut le début du cercle infernal : je ne suis jamais retournée au bureau et j’ai travaillé de chez moi pendant toute ma grossesse, seule avec mon chat. Bien sûr, il m’arrivait de sortir avec des copines, mais ces sorties furent de plus en plus rares. Pour certaines personnes, cette solitude temporaire n’aurait eu que peu de conséquences, pour moi elle n’a fait que renforcer mon repli sur moi-même et mon mal-être.

✮ L’incompréhension et l’impuissance de l’entourage

Je me sentais clairement en décalage avec le bonheur qui aurait du m’envahir et le bonheur réel que je ressentais. Pour ne rien arranger, il y avait un énorme fossé entre l’enthousiasme de mon entourage face à l’arrivée du bébé, et le mien, beaucoup plus mesuré. On croit souvent que la future maman est naturellement prête puisqu’elle porte son bébé mais il n’en est rien. C’est paradoxal, mais parfois elle est celle qui a le plus besoin d’être aidée. Moi par exemple, j’étais vraiment à la ramasse concernant la maternité et pas du tout calée en matière de puériculture. Je ne comprenais RIEN quand on me parlait de « Trio nacelle », « d’ écharpe de portage », de « liniment » et cie…  Je me sentais assommée par cette question purement matérielle et toute cette liste de choses nécessaires à l’arrivée d’un bébé. Sans compter l’entourage et la famille qui dès l’annonce de votre grossesse, croit bien faire en vous refilant le matos bébé qui a déjà servi aux frères-soeurs-cousins et ne fait qu’apporter encore un peu plus de confusion. Pour moi, ce fut beaucoup « trop » d’un coup et n’a fait que générer du stress supplémentaire.

✮ Les nausées qui ont duré 9 mois

Comme je le disais, mes nausées ont duré jusqu’à l’accouchement. Bien sûr, j’ai survécu mais j’ai regretté la prise en charge totalement nulle à ce niveau. Le corps médical se contentant bien souvent d’un « c’est normal madame, ça finira peut-être par passer (ou pas) », « accrochez-vous, c’est désagréable mais c’est pour la bonne cause, « c’est une bonne maladie » etc etc… Je ne leur en veux pas forcément, d’autant plus que souvent les traitements médicaux pour calmer les nausées de grossesse restent inefficaces. Et surtout, je crois qu’on ne peut pas comprendre ce que c’est réellement que d’avoir envie de vomir 9 mois non-stop sans l’avoir vécu. Ni à quel point ça peut rendre fou.

✮ La peur de devenir maman 

Cette peur peut prendre des proportions considérables quand on est une personne exigeante, perfectionniste et qui manque de confiance en soi. Cette peur « de mal faire » a duré très longtemps chez moi, environ jusqu’aux 3 ans de mon fils. Je ne parle pas d’une simple peur de ne pas savoir changer une couche ou de donner un biberon, mais bien de la peur de ne pas aimer son enfant comme on le devrait, de savoir le protéger comme on le devrait. Si seulement on cessait de nous dire que l’instinct maternel est inné, que vous allez ressentir un flot d’amour à la naissance de votre bébé etc etc… Ce n’est pas toujours vrai et le lien avec votre enfant peut mettre du temps à se construire.

✮ La peur d’aimer trop fort, de la séparation et de la mort 

C’est justement là que ça devient intéressant, car paradoxalement, la peur de devenir maman et de ne pas aimer son enfant peut être liée à des angoisses de séparation : on a peur de s’attacher parce que l’amour fait mal. On a peur d’aimer son enfant parce que s’il venait à lui arriver quelque chose, on n’y survivrait pas. Garder ses distances, même de manière inconsciente, est parfois un réflexe de protection pour ne pas souffrir.

✮ Le futur papa qui se sent impuissant 

Vous remarquerez que j’ai assez peu parlé de mon amoureux dans ce billet, c’est dire à quel point cette déprime de grossesse fut une source de solitude pour moi. Pourtant, je crois que s’il m’avait fallu encore une preuve de son amour, elle m’a été donnée à ce moment précis. Mon amoureux m’a énormément protégée, a géré l’arrivée du bébé comme un chef (c’est d’ailleurs lui qui avait installé la chambre du bébé lorsque j’en étais incapable). Il fut tout de suite un papa merveilleux et je ne le remercierai jamais assez de m’avoir autant épaulée sans jamais me juger. Car je sais que ce fut difficile pour lui de ne pas me sentir tout à fait heureuse ni sereine. Rappelez-vous toujours ceci : votre conjoint peut vous aider, vous écouter, vous entourer de sa présence, mais il n’est ni médecin ni psychologue. N’hésitez jamais à parler à un professionnel de vos angoisses si vous en ressentez le besoin. Je pense que ce qui a limité les dégâts, pour ma part, c’est d’avoir consulté un psychologue à la maternité à partir du 6ème mois. Pouvoir confier ses doutes et ses craintes à un professionnel bienveillant sans me sentir jugée fut vraiment salvateur pour moi. Je vous recommande donc vraiment de le faire si vous en ressentez le besoin, que vous soyez enceinte ou non d’ailleurs…

Je ne regrette pas d’avoir attendu 6 ans pour accueillir un nouveau bébé, c’est le temps qu’il m’a fallu pour me sentir prête à une nouvelle grossesse et tant pis pour l’écart d’âge qu’auront nos enfants. Ce n’est pas important. Ce qui compte c’est que je suis une maman comblée qui regarde son ventre pousser avec des étoiles dans les yeux. Et ce qui est merveilleux, c’est de pouvoir partager ces moments avec mon fils (et le papa bien sûr !). Si vous saviez comme nous l’aimons déjà, ce petit bébé, et à quel point nous avons hâte de le rencontrer.

 

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Le complexe du travail en entreprise

Chroniques
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Source : Stadshem.se

Ce midi, je déjeunais avec une amie et inévitablement, la question de nos boulots respectifs et de la confiance en soi est venue sur le tapis. J’ai remarqué que le sujet est quasi systématiquement évoqué chez les trentenaires (35 ans bien tassés pour ma part) d’ailleurs, beaucoup de mes amis ont l’impression d’être dans le creux de la vague professionnellement parlant. Bien sûr, chacun sait qu’en matière d’emploi, les temps sont durs (le taux de chômage reste trop élevé) et plus personne ne s’étonne de la précarité des uns et des autres… J’ai des amis de plus de 30 ans qui enchaînent encore les piges, les CDD ou les contrats en intérim depuis la fin de leur études (soit 10 ans pour certains !) alors que la logique voudrait que leur situation soit enfin stable, après tant d’années de galère. Malheureusement, ce n’est pas le cas pour certains qui ont vraiment du mal à joindre les deux bouts. Pour ma part, je mesure ma chance d’être en CDI dans une grande entreprise qui crée sans cesse de nouveaux projets et évolue constamment. Cela m’a sans doute aidée à construire ma vie de famille, ce dont je suis sûre c’est que j’ai gagné en sérénité. Un salaire fixe qui tombe tous les mois, c’est quelque chose de très précieux de nos jours, surtout avec un enfant (bientôt 2 !) à charge, et j’avoue que pour l’instant cette situation me convient. Cela peut surprendre quand on sait que j’ai connu les joies de l’entrepreneuriat il y a quelques années, avec mon amoureux. Ce fut une expérience inoubliable et enrichissante, qui par chance a cimenté notre couple plutôt que de le briser (cela arrive fréquemment chez les couples d’entrepreneurs). Malgré tout, certains moments furent très difficiles à vivre et l’aventure, aussi belle et excitante fut-elle, ne fut pas de tout repos.

Ce que mon amie disait ce midi à notre pause déj, c’est qu’elle se sentait un peu coincée entre deux générations, pas tout à fait la génération X et pas tout à fait la génération Y non plus. Avec cette impression, peut-être, de manquer de repères et de devoir sans cesse se remettre en question sur le plan professionnel. Ces derniers temps, c’est l’entrepreneuriat qui est mis en avant  (surtout sur le web) et érigé comme un modèle de liberté professionnelle ou de choix de vie, tout simplement. Dans les faits, je suis d’accord pour dire que se lancer dans la création d’une entreprise à 30 ans (ou même à 25 ans comme c’est de plus en plus le cas) est une source d’inspiration incroyable pour tous ceux qui, jeunes ou moins jeunes, ne s’épanouissent pas forcément en entreprise ou se sentent bridés dans leur créativité. Car il est vrai qu’à part quelques exceptions, à moins de travailler en agence, dans la pub ou tout autre métier purement créatif, travailler en entreprise inhibe la créativité. Ce que l’on vous demande, bien souvent, c’est d’exécuter une ou plusieurs tâches, remplir vos objectifs tout en obéissant aux règles fixées par l’entreprise ou votre manager. Bref, rien de très excitant à première vue, c’est une évidence. Et personnellement, je suis bluffée de constater le nombre ahurissants de très jeunes diplômés, ou pas d’ailleurs, se lancer dans la création d’entreprise ou en free lance avec autant d’assurance. Je me sens effectivement coincée entre cette génération hyper audacieuse et celle de mes parents, plus « plan plan » (ce qui n’est pas péjoratif) dont le plan de carrière était bien souvent de garder son travail toute sa vie pour offrir une qualité de vie honorable à sa famille. Concernant nos parents, en tout cas les miens, l’épanouissement professionnel n’a jamais été au premier rang de leurs priorités. De nos jours, cela peut sembler triste, mais pourtant je n’ai jamais vu les miens en souffrir. Mes parents se sont tout simplement accomplis en dehors de leur travail, auprès de leurs enfants principalement. Le travail était tout simplement le moteur pour les accompagner dans leur vie et leur offrir la liberté de profiter de leur famille.

Je le redis, je trouve ça formidable de quitter le monde de l’entreprise pour créer la sienne et inventer son propre métier, comme l’a fait Noémi, par exemple. Ceux qui entreprennent me laissent admirative et je ne sais toujours pas si j’aurai à nouveau le courage d’oser, dans un futur proche. Là où je tique un petit peu, c’est que je lis souvent que devenir freelance ou lancer son activité est synonyme de liberté. Comme si l’entreprise était une prison et qu’on ne pouvait pas s’y sentir libre. Hors, je pense que la notion de liberté est très subjective. Pour certains, la liberté c’est de pouvoir organiser son emploi du temps à l’envi, pour d’autres, ce sera la sécurité de l’emploi et l’assurance de protéger les siens sur le plan financier. Pour moi, par exemple, c’est un métier « qui ne m’empêche pas de penser à ce que j’aime », peu m’ importe l’environnement et le cadre. Le jour où mon job ne m’inspirera plus et que je ne me sentirai plus libre de créer, de rêver, d’entreprendre des projets, alors je me poserai la question de partir. Mais l’argument que j’entends le plus souvent, c’est « tout le monde peut monter sa boîte, il suffit de le vouloir ». Je pense que c’est en partie vrai, on n’obtient rien sans faire d’effort et heureusement. Mais je vois autour de moi trop de personnes complexées voire déprimées parce qu’elles sont dans la même entreprise depuis cinq ou dix ans, perdent confiance en elles, comme s’il fallait absolument changer de job le plus souvent possible pour montrer qu’on est capable de gagner en compétences et d’évoluer. Il y a peut-être une part de vérité, ou pas. Chaque parcours professionnel est différent, il n’y a pas qu’un seul modèle de réussite professionnelle et surtout, personnelle.

Là où j’aimerais en venir, c’est que je trouve dommage de douter de soi et se remettre constamment en question si « par malheur » on travaille en entreprise, parce que la norme actuelle est de créer sa boîte. Si vous avez envie de changement et que vous vous sentez prêts à tout plaquer, faites-le, c’est une aventure grisante que vous ne regretterez probablement pas et vous en apprendrez beaucoup sur vous-même. Mais ne vous forcez pas, n’ayez pas honte de ne pas oser et ne faites pas un complexe de l’entreprise, surtout si ce modèle vous convient. Vous croiserez toujours des gens qui ont « eu le courage, eux » de se lancer (et tant mieux pour eux) mais votre travail ou votre personne n’en ont pas moins de valeur. Ne doutez pas de vous ou de vos compétences, soyez convaincus que votre choix est le bon. Et si vous ne l’êtes pas tout à fait, pesez le pour et le contre en regardant autour de vous : est-ce que je suis heureux ? Est-ce que mon bonheur dépend de mon travail uniquement ? Est-ce que je ne pourrais pas proposer des projets sympas à mon boss pour m’épanouir un peu plus ? (il faut tenter, tous les patrons ne sont pas des tyrans), est-ce que je me sentirais vraiment plus libre si je travaillais à mon compte, avec tous les avantages mais aussi les difficultés que cela incombe (saurais-je tenir le rythme et ne pas baisser les bras ?). Vous êtes les seuls à savoir ce qu’est vraiment, pour vous, la notion de liberté.

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Un road trip au Portugal, de Lisbonne à Porto

Voyages
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J’essaie d’écrire ce billet depuis au moins 15 jours mais le marathon de la rentrée ne m’a laissé aucun répit ! Martin vient de rentrer au CP et pour ne rien vous cacher, je me suis pris la violence du passage école maternelle => primaire en pleine figure, entre le cartable à vérifier tous les soirs et les devoirs (=> hier soir à 22h, « les devoirs, meeeeeerde on a oublié les devoirs !!! » ahahah) je sens qu’on ne va pas s’ennuyer cette année ! Sans compter le marathon des inscriptions à la cantoche, au centre de loisirs, à la gym, au foot, la course chez le docteur pour obtenir un certificat médical ou encore, faire des photos d’identité dans un Photomaton absolument pas conçu pour les enfants (dites les fabricants, ça vous dérangerait de prévoir un tabouret réglable à la hauteur d’un enfant ?? sans déconner !).

Bref, je trouve enfin le temps de vous raconter mes vacances du mois d’août au Portugal. Pour commencer, je reconnais que je suis totalement folle : organiser un road-trip en plein mois d’août à 3 mois de grossesse, quand on passe le clair de son temps à se retenir de vomir, ce n’est pas l’idée du siècle. Je ne sais pas ce qui m’a pris, à croire que j’avais soif d’aventures et de toute façon, je ne sais voyager que comme ça. Un voyage, pour moi, ça doit être synonyme de découvertes et cela passe forcément par une certaine itinérance.  Rassurez-vous, finalement ce ne fut pas si compliqué que cela : le Portugal est un petit pays qui se visite facilement, les distances sont très courtes avec de belles autoroutes qui m’ont permis de ne pas dégobiller à chaque virage 😀

☆★ NOTRE ROAD-TRIP // ITINÉRAIRE ★☆ 

J’ai réservé nos billets d’avion une semaine avant le départ, autant dire à la dernière minute. J’ai trouvé des billets à un tarif « raisonnable » étant donné la date très proche et la haute-saison (300 euros / personne sur Easyjet). Nous avions choisir d’atterrir à Lisbonne et de repartir de Porto, afin de pouvoir effectuer une boucle. Sur place, nous avons loué une voiture pour une petite semaine, puisque nous n’en avions pas besoin à Lisbonne ni Porto. Notre itinéraire se découpe comme suit :

3 nuits à Lisbonne

 Je n’ai pas eu le coup de coeur attendu pour Lisbonne… En même temps, je n’avais pas fait attention que notre arrivée correspondait pile au week-end du 15 août. Il y avait donc énormément de monde et surtout il a fait exceptionnellement chaud ces jours là (40° à l’ombre). J’ai donc passé l’essentiel de mes journées à me plaindre que j’avais trop chauuuuuuud, j’ai même découvert que l’on pouvait transpirer des seins (merci le bonnet C offert par la grossesse^^). Plus sérieusement, mon état de femme enceinte m’a empêché, je pense, d’apprécier les charmes de la ville, qui monte (beaucoup !) redescend puis remonte encore de plus belle… Au bout de 48h j’étais complètement HS et ne voulais même plus sortir de l’hôtel^^. J’ai tout de même adoré le bairro alto et bien évidemment l’Alfama, que j’aurais adoré découvrir en soirée car il paraît que c’est le soir ou même la nuit que Lisbonne se dévoile vraiment… Bref, EPIC FAIL, Lisboa je t’apprécierai sûrement mieux une prochaine fois !
Notre hôtel : le LX Boutique Hôtel, extrêmement bien placé dans le Bairro Alto mais que je vous déconseille : bruyant et beaucoup trop cher. OK la déco est jolie mais pour le calme et l’accueil on repassera ! 

3 nuits dans les environs d’Obidos


Après Lisbonne, nous avons dormi un peu plus au nord, sur la côte, à Praia Del Rey, minuscule station connue pour son magnifique golf. Cela nous a permis de rayonner et de visiter Obidos, Nazaré et les petits villages aux alentours. C’est l’une des étapes de notre parcours que j’ai préféré. Avant de rejoindre notre hôtel à Praïa Del Rey, nous nous sommes arrêtés à Sintra et ses châteaux de princesse. Une superbe étape mais là encore, trop de monde, des difficultés pour nous garer, mais de belles visites à la clé quand même. J’ai donc particulièrement apprécié le charme et la quiétude d’Obidos la médiévale, l’un de mes coups de coeur de ce voyage ! Nous avons également ADORÉ la station balnéaire de Nazaré et son ambiance très populaire et désuète. A Nazaré, on dirait que le temps s’est arrêté, les grand-mères portugaises sont encore habillées en tenue traditionnelle, le linge sèche aux fenêtre et ça sent le poisson grillé partout. La plage est tout simplement magnifique et connue pour ses énormes vagues en hiver. Apparemment, c’est l’un des plus gros spots de surf au monde mais nous, nous avions eu droit à une jolie mer d’huile 😉 Par contre l’eau est GELÉE, à moins d’être breton n’espérez même pas vous baigner (ahahaha).
Notre hôtel : le Marriott Praia del Rey. J’ai eu la chance de trouver une super promo 3 jours avant le départ… Hôtel magnifique au milieu d’un golf  et donnant sur une très belle plage.

Une nuit à Aguiera sur la route de Coïmbra…

au bord de l’eau dans la jolie Quinta de La Conchada. Une étape reposante, au calme et qui m’a laissé un super souvenir ! J’ai adoré notre chambre avec vue sur la rivière et c’est sans doute la meilleure nuit que j’ai passé (et la moins chère aussi, comme quoi !). Notre prochaine étape de visite était Coïmbra qui ne nous a pas spécialement charmés. L’université est néanmoins à voir, ainsi que sa somptueuse bibliothèque ancienne mais hormis cela, la ville se parcourt rapidement.

3 nuits dans la Vallée du Douro

C’est Cristina qui m’avait conseillé cette région qu’elle connait bien. Elle m’avait dit « tu verras, la lumière y est démente ! » et elle ne s’était pas trompée : j’ai adoré cette région loin DE TOUT. La vallée du Douro est classée au patrimoine mondiale de l’UNESCO. La vallée est constituée principalement de vignobles où l’on fabrique notamment le Porto et autres vins spiritueux (que je n’ai pas pu goûter hélas, vous vous en doutez). A part la visite des vignobles, il n’y a pas grand chose à faire dans cette vallée si ce n’est PROFITER du paysage spectaculaire et se reposer dans une Quinta. Nous avons dormi à la Quinta Do Silval, à quelques kilomètres de Pinhao, qui nous a laissé un très bon souvenir.

3 nuits à Porto


Ahhhh Porto… comment vous la décrire… Porto et moi ce fut tout de suite le coup de foudre et je n’arrive toujours pas à l’expliquer. Elle n’a pas forcément tout pour plaire, la circulation est un bordel sans nom, ses vieux immeubles sont noircis par le temps mais elle a « ce je ne sais quoi » qui m’a tant plu et fait oublier la déception que j’avais eu à Lisbonne. J’ai vraiment adoré cette ville, l’ambiance dans le quartier de la Ribeira le soir (c’est de la folie !), son côté festif… On dirait que Porto est une ville heureuse, qu’elle sourit, en tout cas elle m’a rendue heureuse pendant  3 jours et ce n’était pas gagné étant donné mon état (de plus en plus pitoyable au fur et à mesure du séjour, la fatigue s’accumulant). Je ne m’attendais vraiment pas à une telle claque, je pensais que Lisbonne me taperait dans l’oeil mais finalement, c’est de Porto dont je suis tombée amoureuse 🙂 Je vous conseille vraiment cette ville pour un petit week-end en amoureux ! Et malgré son côté très populaire et vieillot, Porto regorge de bonnes adresses, de bons restaurants et de petits bars à la déco hyper branchée. C’est fou, hein ?

J’ai vraiment adoré ce voyage malgré les conditions parfois difficiles (la chaleur, le monde – surtout à Lisbonne, les nausées…). Le Portugal est un pays extrêmement attachant et dont la gentillesse de ses habitants m’a beaucoup émue. Côté cuisine, j’ai particulièrement apprécié la simplicité des plats locaux : beaucoup de légumes, poissons, fruits de mer… je m’attendais à une cuisine aussi grasse qu’en Espagne (mon pire cauchemar côté bouffe !) mais il n’en est rien. La cuisine portugaise est sans chichi mais savoureuse, vous pouvez facilement déjeuner partout pour 5/7 euros par personne (un peu plus le soir) les plats du jour sont toujours excellents et cuisinés maison. Je me suis rendue compte à quel point en France, nous avions une approche de la cuisine totalement mondaine et pompeuse. J’aimerais, par exemple, qu’à Paris on puisse trouver « la sopa do dia » (soupe du jour) dans n’importe quelle brasserie pour…  2 euros !!! Mais je rêve, je le sais !

Je vous laisse avec ces quelques photos de notre périple, dans ce pays qui m’a beaucoup touchée <3 Vive le Portugal !

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Un nouveau départ

Chroniques de maman
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Si vous me suivez sur Instagram, vous connaissez sans doute déjà la raison de mon absence sur ce blog, ces deux derniers mois. Comme vous pouvez le voir, un petit baby est en train de faire son nid et par la même occasion, de me vider d’une bonne partie de mon énergie 🙂 Du coup, je suis presque un peu gênée de revenir par ici, j’ai l’impression de me retrouver face à une vieille tante que je n’ai pas vu depuis 10 ans et de ne pas savoir quoi dire… Vous devinerez sans peine que j’ai passé ces deux derniers mois à dormir (et à me plaindre) et entre-nous, heureusement que ce premier trimestre de grossesse est tombé en été, au moins j’ai pu poser quelques semaines de vacances pour mieux gérer les multiples maux de grossesse : nausées, malaises, fatigue extrême… j’y reviendrai sûrement car j’ai encore beaucoup de choses à dire sur le sujet (on dit qu’aucune grossesse ne se ressemble, c’est en partie vrai mais on échappe rarement aux nausées de grossesse une 2ème fois, sachez-le^^).

Bref, me voilà enfin de retour après un été qui me laissera malgré tout de très beaux souvenirs. Car même si cette grossesse a commencé de manière aussi chaotique que pour Martin il y a 6 ans, cette fois il y a quelque chose qui la rend unique : je n’ai plus peur de ce qui nous attend en février lorsque le bébé va naître. Je suis beaucoup plus sereine (du moins pour l’instant^^) et j’imagine déjà tous les moments merveilleux que nous allons vivre ensemble, avec Martin cette fois.  Je sais déjà que je ne ferai pas une déprime de grossesse comme ce fut le cas il y a 6 ans (j’y consacrerai sûrement un billet car je crois qu’il pourrait parler à beaucoup de femmes) et j’ai bien l’intention de profiter à fond de ces prochains mois malgré tous les petits maux qui viendront me gâcher la vie. Car on ne va pas se mentir, la grossesse est loin d’être un fleuve tranquille. Et en même temps, c’est une période tellement particulière, où on l’on se sent malgré tout privilégiée, que je ne vais certainement pas me priver d’être heureuse !

Merci infiniment pour tous vos messages adorables suite à cette annonce sur Instagram ! Vos réactions m’ont beaucoup touchée et donné l’envie de revenir me confier un peu à vous, chose que j’avais un peu cessé de faire ces derniers temps… J’aurai sans doute beaucoup de choses à vous raconter ces prochains mois, alors merci d’être là, vraiment ! <3

Bon dimanche à tous !

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Parisienne

Chroniques
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Je ne sais pas s’il est possible de vivre autre chose qu’un amour passionnel avec Paris. De celui qui vous bouscule et vous pousse dans vos retranchements, au point que parfois vous avez envie de fuir le plus loin possible. Pour mieux revenir… ou pas ? D’ailleurs, peut-on vivre toute sa vie à Paris ? Combien sommes-nous de parisiens à songer « à l’après » et à nous projeter ailleurs, dans un futur plus ou moins proche, à la recherche d’un paradis qui n’existe peut-être que dans nos rêves ? Le paradis étant souvent pour nos autres parisiens, le package maison + jardin au bord de la mer. De quoi faire rire nos amis provinciaux, qui se demandent sûrement quel plaisir nous trouvons à s’entasser dans des logements minuscules et souvent bruyants, puis s’entasser encore dans le métro… Certains diront que nous sommes masos, mais franchement, croyez-vous que nous supporterions tout cela si Paris ne nous apportait rien en échange ?

Ce qu’on oublie souvent de dire, c’est qu’une grande ville s’apprivoise. Il faut du temps pour apprendre à s’y repérer, connaître d’abord ses quartiers puis les noms de ses rues. Et enfin, LE signe que vous êtes devenu un vrai parisien : quand vous connaissez par coeur les raccourcis dans les couloirs du métro. Paris n’est pas qu’une capitale, elle est une ville comme une autre, dans laquelle on peut mener une vie « normale » et où les rêves sont aussi autorisés. Plus étonnant encore, on peut même y être heureux. Mais pour le découvrir, il faut évidemment y venir plus d’un week-end, dépasser ses préjugés et affronter ses peurs. C’est seulement en ayant franchi toutes ces étapes que vous pourrez savoir si oui ou non, Paris est faite pour vous.

Comme vous le savez, j’ai grandi dans le Cotentin, sur une côte hyper sauvage et quasi désertique à 3 kilomètres de la mer. En bonne campagnarde, je suis allée à Paris pour la première fois à 17 ans le temps d’un week-end, car mes parents avaient des amis qui habitaient en banlieue. Avant mes 17 ans, je n’avais jamais vu la Tour Eiffel et j’étais loin d’imaginer que vivrais à Paris quelques années plus tard. En général, quand on a grandi en Province on a tendance à éviter la capitale. C’est l’endroit où l’on ne veut surtout pas aller pour faire ses études ou travailler. Mais en ce qui me concerne, le destin en a voulu autrement. Car c’est à Paris que mon dossier a été accepté en 2003, lorsque j’ai entamé le dernier cursus de mes études de tourisme. Je suis donc arrivée ici dans un but précis, celui de terminer mes études et d’obtenir mon diplôme, en espérant que ces deux années passent vite pour que je puisse rentrer chez moi. Evidemment, je ne suis jamais repartie. Rester était devenu une évidence et je ne ressentais plus l’envie de retourner vivre dans ma région. Ce n’était d’ailleurs plus chez moi. Sans m’en rendre compte, en deux ans à peine, je m’étais profondément attachée à Paris. Paris m’avait ouvert l’esprit et m’avait fait grandir. J’avais rencontré un nombre infini de personnes de tous les milieux et de toutes les origines (la mixité dans le Cotentin, c’est pas trop ça…) et je m’étais fait plein d’amis que je ne voulais pas quitter. Paris m’avait enveloppée de toute sa chaleur humaine et il me semblait inimaginable de la quitter.

La vie a suivi son cours, j’ai rencontré mon amoureux et ensemble nous avons accompli de belles choses, fondé une petite entreprise, une famille… Le temps a passé à une vitesse folle sans que jamais l’idée d’aller habiter ailleurs ne me vienne à l’esprit, ou alors dans un avenir plutôt lointain. Et puis il y a eu Charlie le 7 janvier 2015, puis les attentats abjects du 13 novembre qui nous ont traumatisés, dont personnellement je peine un peu à me remettre. Les apéros en terrasse ne sont plus aussi légers et le « Attentifs ensemble » que je lis depuis 13 ans dans le métro a maintenant une réelle signification. Ça me fait mal de l’écrire, ça me fait mal de l’avouer, mais je ne me sens plus en sécurité dans ma ville d’adoption, au point d’avoir souvent envie de la fuir. Mais pour aller où ? Ma vie est ici depuis presque 14 ans et mon coeur aussi. Quand on décide de tout quitter, c’est autant que possible l’envie qui doit nous guider et non pas la peur. Et paradoxalement, cette peur qui fait désormais partie de moi me fait aimer ma ville chaque jour un peu plus.

PS : n’hésitez pas à partager vos expériences avec moi et me dire comment vous vivez et ressentez toute cette tension actuelle, très forte à Paris mais sans doute aussi ailleurs… Je crois que ça me ferait beaucoup de bien d’échanger avec vous !

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Une journée à Takayama, dans les Alpes japonaises

Voyages
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Après 5 jours à Tokyo et deux jours à Kanazawa, nous sommes allés passés une nuit à Takayama, dans les Alpes Japonaises. Pour y aller, il faut prendre un autocar. Le trajet dure environ 2 heures mais nous avions choisi de nous arrêter d’abord dans le joli village de Shirakawa-go, classé au patrimoine mondial de l’ UNESCO (que je vous montrerai une autre fois car je n’ai pas encore trié toutes mes photos, c’est siiiiiii long !).

J’ai adoré Takayama, j’ai trouvé la ville très authentique et hyper bien conservée, même si elle était malheureusement envahie de touristes (surtout des touristes chinois qui débarquent par groupes de 100 personnes et passent leur vie à se prendre en photo tous les 2 mètres…. Grrrrr). Ça ne se voit pas sur mes photos car nous avions rapidement quitté les allées ultra commerçantes pour d’autres rues plus calmes et hyper charmantes. D’ailleurs, nous sommes tombés par hasard sur une rue où plusieurs brocantes étaient alignées. J’ai pu m’acheter un joli kimono vintage pour à peine 10 euros, que j’espère pouvoir porter dans les prochains jours, si le soleil veut bien revenir !

Takayama est traversée par une rivière, elle-même bordée de maisons traditionnelles en bois. C’est vraiment charmant, surtout le soir quand le soleil se couche sur la rivière et que la lumière orangée fait ressortir la jolie couleur du bois des maisons… Cette promenade en fin de journée est l’un de mes meilleurs souvenirs de ce voyage !

PS : nous avons dormi au Ryokan Hijanoya Kachoan. Ce fut la nuit la plus chère de notre séjour mais aussi la plus luxueuse. Les Ryokan sont des hébergements traditionnels (on dort sur un futon) au service irréprochable (d’où le prix élevé). Le diner est inclus dans le tarif et la cuisine que l’on vous sert est une cuisine raffinée et haut de gamme. C’est le meilleur moyen de découvrir toutes les merveilles de la cuisine japonaise ! Si vous envisagez un voyage au Japon, prévoyez absolument une nuit dans un ryokan, vous n’oublierez jamais cette expérience…  (*soupir*)

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8 blogs de mode à suivre cet été

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Ça fait un petit moment qu’il n’y a pas eu de look par ici, mais la météo en dent de scie ne m’inspire pas du tout. Je n’ai d’ailleurs toujours pas quitté mon jean ni mon trench et tous les matins, en ouvrant mon placard, je regarde d’un oeil désespéré mes 2 ou 3 robes achetées pour cet été. Je désespère de pouvoir les porter un jour… En attendant, je prends mon mal en patience en m’inspirant des blogueuses mode qui visiblement n’ont pas froid, ELLES. Héééé oui, les blogs de mode sont déjà passés à l’heure d’été, ce qui peut sembler légèrement décalage avec la météo qu’il fait réellement à Paris (c’est à dire des températures qui plafonnent à 17 degrés^^) mais c’est un moyen de garder le moral et de piocher des idées de looks pour cet été !

J’entends souvent dire que la blogosphère tourne en rond, qu’on voit toujours les mêmes blogueuses en tête d’affiche mais c’est totalement faux. Je n’ai jamais cessé de le dire, les blogs vont et viennent comme la marée, avec parfois des vagues exceptionnelles. Ces derniers mois, on a vu émerger plein de nouveaux jolis blogs de mode aux styles très différents. La grande nouveauté, c’est que ces nouveaux blogs débarquent tout de suite avec des looks hyper travaillés et des photos hyper pros. Ce qui confirme mon idée qu’il n’y a plus beaucoup de place pour l’amateurisme sur les blogs. Mais j’essaierai d’y revenir,  je dois d’abord tout remettre au clair dans ma tête car le sujet est plutôt touchy 🙂

En attendant, je vous ai fait une petite sélection de 8 blogueuses mode à suivre absolument cet été. Elles ont chacune des styles très différents mais toutes ont une « patte » et un univers qui leur ressemble. Je suis sûre que nous entendrons beaucoup parler d’elles dans les mois à venir (pour certaines c’est même déjà fait).

Bon début de semaine à toutes et n’hésitez pas à partager vos « coups de coeur blogs » avec moi (mode ou pas d’ailleurs !)

Jack and Mari’s

Marie vit à Paris (même si elle est amoureuse de Sydney) et adore les sneakers. C’est d’ailleurs en suivant le projet de La Bande en Sneakers que j’ai découvert son blog. Son style vestimentaire est à des années lumières du mien, mais Marie s’amuse avec la mode et rend portables (et jolis !) des looks aprioris improbables. Perso, j’ai un style très classique et un peu attendu, du coup j’aime bien quand d’autres cassent complètement les codes, mélangent les couleurs et tentent de nouvelles compositions.

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Crédits : jack and mari’s 

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C’est la petite belge qui monte, qui monte… En ce moment on voit Claire un peu partout mais j’en suis ravie car j’aime beaucoup son style : chic et casual à la fois. Quand je pense qu’elle n’a que 22 ans… (*soupir* … pour savoir comment elle gère les multiples propositions de partenariats qu’elle reçoit, je vous invite à lire son article qui explique très bien comment fonctionne la rémunération des blogs).

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Crédits : milkywaysblueyes 

Minouderie

Encore une petite belge à suivre (décidément, la Belgique est un fabuleux viviers de chouettes blogs). Je vous mets au défi de ne pas craquer pour le minois adorable de Lindsay et de Yuki, son petit chat trognon. Lindsay est amoureuse du Japon et fan de mode japonaise, cela se ressent beaucoup dans ses looks, assez minimalistes et intemporels.

1Crédits : minouderie

Méryl Denis 

Méryl, c’est la grande blonde au corps parfait qui rendrait jalouse n’importe laquelle d’entre-nous. Mais son histoire est touchante, car Méryl est atteinte d’une maladie assez handicapante (la maladie de Crohn) qui l’a obligée à se remettre en question l’année dernière sur son parcours pro. Avec son chéri, elle a décidé il y a quelques semaines de partir pour un long voyage aux Etats-Unis durant lequel elle n’oublie pas de shooter ses looks, dans des décors somptueux : Los Angeles, Chicago et maintenant New York… Alors oui, cela peut sembler énervant quand on travaille sous la grisaille parisienne mais moi je trouve plutôt agréable de rêver un peu et de s’inspirer des magnifiques images postées par Méryl. En ce moment elle est à New York, n’hésitez pas à la suivre sur son compte Instagram.

meryldenisCrédits : Méryl Denis

The Deets One

Elizabeth (27 ans) a créé son blog en février dernier. Il est donc assez récent mais mon petit doigt me dit qu’il devrait faire un joli bout de chemin. La raison ? Elizabeth possède un sens de la mode assez inné et un donc pour mélanger les pièces « cool » tout en restant chic et stylée. J’aime énormément son côté un peu grunge, très urbain, dans lequel je ne me reconnais pas spécialement mais qui m’emmène dans d’autres univers… (c’est ce que j’attends des blogs de mode).

Untitled designCrédits : The Deets One 

Carole’s Diary

J’avais repéré le blog de Carole il y a plus d’un an, lorsqu’elle habitait encore en Australie (j’avais flashé sur ses looks shootés à la plage). Depuis, Carole est rentrée à Paris mais continue de poster ses looks et c’est toujours aussi agréable de la suivre. Son style est plutôt glam rock et très féminin, totalement à l’image de la parisienne d’aujourd’hui.

Untitled design (1)Crédits : Carole’s Diary 

Teva Sartori 

Vous auriez du voir ma tête lorsque j’ai su que Teva n’avait que 18 ans… Elle possède déjà un grand sens de la mode, sa seconde passion (avec les sneakers) après les Arts Appliqués qu’elle étudie. Son style est assez basique, très urbain et un poil masculin, j’aime beaucoup sa façon d’apprivoiser des tendances fortes comme la résille ou le lamé. La preuve que la valeur n’attend pas le nombre des années 😉

tevasartoriCrédits : Teva Sartori 

Alias Louise 

Louise est une jolie blonde ostéopathe qui vit à Lille. Son crédo ? La mode éthique et éco-friendly. Ses looks sont donc principalement composés au maximum de pièces vegan ou éthiques (comme quoi c’est possible !) et son style est très doux et romantique. C’est justement cette douceur qu’elle dégage et son approche de la mode un peu différente (et très en vogue, il faut le dire) qui me persuade que le blog de Louise va décoller ces prochains mois.

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Crédits : Alias Louise 

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Kanazawa ou la rencontre avec les geishas

Voyages
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Après 6 jours à Tokyo, nous avons pris le Shinkansen pour nous rendre à Kanazawa, une ville magnifique qui se situe au bord de la mer, dans les alpes japonaises. Je n’avais jamais entendu parler de Kanazawa avant de tomber complètement par hasard sur ce chouette article dans l’Express. Kanazawa commence à s’ouvrir doucement au tourisme depuis que le TGV la relie à Tokyo en 3 heures (la ligne rapide existe depuis 2015, c’est donc tout récent !). Le fait que son patrimoine soit encore très préservé m’a vraiment donné envie de la découvrir et bien m’en a pris, ce fut l’une de mes étapes préférée au Japon avec Takayama.

Kanazawa est vraiment une petite perle du Japon, j’ai eu un coup de coeur immense pour cette ville un peu plus à l’échelle humaine que Tokyo (450 000 habitants quand même^^). Le contraste était vraiment saisissant et après 6 jours de pure folie à Tokyo, j’étais contente de découvrir un autre visage du japon, plus « nature » et reposant. Pour vous donner une idée, ça fait un peu le même effet que de passer de Paris à Bordeaux ahahah^^.

Nous avons passé deux jours à Kanazawa, ce qui suffit largement car les principaux sites touristiques sont tous réunis dans un petit périmètre. On y trouve l’un des 3 plus beaux jardins du Japon (le jardin Kenrokuen) le quartier des geishas (Higashi), et un ancien quartier de samouraïs (Nagamachi) superbement conservé (et aussi un magnifique château, tant qu’on y est). D’ordinaire, je ne visite jamais les musées (sauf quand il pleut !) mais j’ai adoré le musée d’art contemporain de Kanazawa. Son architecture est renversante et le maître d’oeuvre n’est autre que l’agence qui a réalisé le musée du Louvre-Lens… c’est fou non ?

Mais le clou de notre séjour à Kanazawa, c’est le spectacle des geishas auquel nous avons assisté le soir de notre arrivée. Il existe tout un mythe autour des geishas, beaucoup d’entre-nous se demandent qui elles sont vraiment. Les pauvres ont malheureusement la réputation d’être des prostituées (moi-même j’ai longtemps eu cette image) mais il n’en est rien. Les geishas sont des femmes de compagnie qui consacrent leur vie à l’apprentissage des arts et de la musique, dans le seul et unique but de divertir les clients auxquels elles sont présentées. Elles sont très cultivées et dotées d’une élégance rare qui m’a littéralement scotchée. Nous avons eu la chance de les voir à l’oeuvre car chaque année, les maisons de thé dans lesquelles elles officient ouvrent exceptionnellement leurs portes quelques soirs, pendant 2 semaines. Ces quelques représentations, spécialement dédiées aux touristes étrangers, sont la seule et unique occasion de les voir pratiquer leur art. Sinon, vous pouvez espérer les croiser à la nuit tombée dans le vieux quartier de Kyoto mais leurs apparitions sont toujours très brèves et furtives (souvent, elles ont rendez-vous avec un client et sont donc assez pressées). Nous avons croisé 3 geishas à Kyoto et à chaque fois, je me suis demandée si elles étaient bien réelles… C’est difficile à expliquer mais leur tenue (maquillage et coiffure hallucinants) leur manière de bouger et notamment la finesse de leurs gestes, donnent l’impression qu’elles ne font pas partie de ce monde !! Je comprends maintenant toute la magie qu’il y a derrière la simple évocation du mot « geisha » et pourquoi elles sont aussi respectées et recherchées. Ces femmes sont tout simplement exceptionnelles. Il n’en resterait que 200 au Japon, dont la grande majorité à Kyoto. A Kanazawa, il reste une quinzaine de geishas. Elles ont le droit de se marier pourvu qu’elles entretiennent le mystère aux clients et taisent leur situation familiale. En revanche, à Kyoto la tradition est respectée à la lettre et une geisha ne peut pas se marier. Si elle le souhaite, elle doit malheureusement abandonner l’institution…

Je suis encore très émue de cette rencontre avec ces 2 geishas de Kanazawa car je n’avais jamais imaginé que cela arriverait un jour. Ça m’a d’ailleurs donné envie de lire des livres sur le sujet et de m’intéresser davantage à cette tradition qui perdure toujours aujourd’hui. On nous a dit au Japon qu’il y avait un regain d’intérêt auprès des jeunes filles et que les apprenties geishas (qu’on appelle les « maikos ») étaient de plus en plus nombreuses.

Voilà, j’espère ne pas avoir trop ennuyés avec ces histoires de geishas et vous souhaite une belle semaine !

PS : nous avons dormi au Ryokan Yamamuro (disponible sur booking). D’extérieur il ne paie pas de mine et c’est un tout petit hôtel traditionnel très charmant situé en plein centre des sites touristiques. Le ryokan Yamamuro est tenu par une mère et son fils très gentils tous les deux et prêts à vous aider dans l’organisation de vos visites sur place. Une très chouette expérience que je vous recommande si vos pas vous mènent à Kanazawa 😉

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Un petit coup de Bordeaux ?

Voyages
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Je ne sais pas ce qui m’arrive, mais ces derniers mois j’ai envie de voyager tout le temps. Vous me direz sûrement que passer sa vie en vadrouille est un peu le rêve de tout le monde, mais détrompez-vous : je fais partie de ceux qui adorent passer du temps enfermés à double tour chez eux. Je suis devenue très casanière avec les années, très solitaire aussi. Ça ne me dérange absolument pas de passer deux jours chez moi sans mettre le nez dehors, à ranger, faire du tri, bouquiner… Quant à mon besoin de solitude, je n’arrive pas vraiment à l’expliquer mais je crois qu’il a toujours fait partie de moi. Mon côté introverti est parfois mal perçu, je sais que parfois je donne l’impression aux gens de les fuir ou de ne pas les trouver intéressants. C’est difficile de faire comprendre aux autres que vous avez besoin d’être seuls la plupart du temps, surtout quand vos amis fonctionnent différemment et sont plutôt extravertis. Bref, je pourrais écrire un roman sur la question de l’introversion et de cette nécessaire solitude qui pour moi est tout simplement synonyme de liberté, mais je garde cela pour une prochaine fois (et si le sujet vous intéresse n’hésitez pas à en débattre avec moi).

D’ailleurs, les voyages m’angoissent toujours un peu. La peur de ce que je ne connais pas, sans doute. Et puis sortir de sa zone de confort n’est jamais très agréable au départ, j’imagine que comme moi, il vous faut toujours un peu de temps pour vous adapter à un nouvel environnement, non ?

Le week-end dernier, nous sommes allés découvrir Bordeaux en famille avec Martin. Croyez le ou non mais je n’avais jamais mis les pieds dans cette jolie ville, c’est fou hein ?! J’avais toujours entendu du bien de Bordeaux et de sa région, je ne connais personne qui n’aime pas cette ville et maintenant je comprends pourquoi. Non seulement Bordeaux est une ville magnifique (et propre^^) mais en plus il y fait vraiment bon vivre, surtout avec des enfants. On avait emporté la trottinette de Martin et c’était vraiment pratique, quasiment tout le centre-ville est piéton ou alors les trottoirs sont hyper larges, c’est vraiment agréable de s’y promener avec des kids. Evidemment, j’ai adoré Darwin, quartier branché par excellence construit dans une ancienne caserne militaire en friche, sans compter que l’endroit est largement respirable y compris le samedi. Prenez la même chose à Paris (allez, au hasard la Recyclerie) ce genre d’endroit sympa et un peu alternatif est TOUJOURS bondé, il est impossible de s’Y assoir pour manger ou boire un verre. Ou alors il faut attendre des plombes qu’une place se libère… Ah, la douceur de vivre de la province, ça me fait tellement rêver ! (je ne pensais pas dire ça un jour mais que voulez-vous, les gens changent…).

Je vous laisse avec ces quelques photos shootées pendant mon week-end. Elles sont malheureusement floues mais j’ai décidé de les publier quand même, parce que j’ai adoré notre week-end et que je les trouve assez représentatives de la douceur de vivre de Bordeaux (et puis vous avez vu la jolie maison de nos amis… ? pffffiou).

Bon week-end les copains !

PS : nous avons passé 4 nuits au Mama Shelter, je recommande cet hôtel parfait pour les familles. Son emplacement est parfait, dans le quartier Saint-Pierre, bordé d’une tonne de boutiques et de restaus sympas.  Le petit-déjeuner est super copieux et la terrasse du rooftop est canon (un peu envahie le week-end par les jeunes bordelais mais on leur pardonne de vouloir squatter un bar aussi sympa). 

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Mon voyage au Japon et mon coup de coeur pour Tokyo ❤︎

Voyages
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KONICHIWA !

Voilà déjà deux semaines que je suis rentrée du Japon et vous avez été nombreux à me demander mes impressions sur mon voyage voire même à me réclamer les premiers articles, héhé 🙂 J’avoue qu’après 3 semaines loin de mon quotidien, j’ai eu un peu de mal à revenir à la réalité et le retour au bureau (à Gennevilliers, soyons précis^^) a été quelque peu… rude. De tous mes voyages, celui-ci fut pour le moi le plus dépaysant. Mes repères ont été totalement bouleversés par cette culture japonaise si différente, pour ne pas dire à l’opposé de la nôtre ! Je me souviendrai toujours de nos premiers pas à Tokyo quand nous avons découvert le quartier où nous allions séjourner, puis notre hôtel. Je n’avais pas ressenti cette sensation d’exotisme depuis bien longtemps et ce dépaysement total m’a fait un bien FOU.

Il m’a fallu un peu de temps pour me réadapter à la vie parisienne et revenir vous raconter tout ça sur le blog. En fait, je crois que je ne réalise toujours pas. J’ai passé 17 jours au Japon, visité Tokyo, Kyoto et même les alpes japonaises, et pourtant j’ai l’impression que c’était un rêve. Quand je marchais dans les rues de Tokyo je me disais même « ce n’est pas possible, je ne suis pas vraiment ici, je suis en train de dormir et je vais bientôt me réveiller… ». Les jours se sont succédés avec cette sensation de vivre un rêve éveillé et même encore aujourd’hui je me demande si tout ceci était réel. C’est un sentiment très étrange que je n’avais jamais ressenti auparavant et je pense que cela était dû au fait que je découvrais l’Asie pour la première fois. Je sais maintenant que ce ne sera pas la dernière.

Il y avait quelque chose de magique dans le fait de découvrir sur place un Japon qui correspondait exactement au Japon que j’avais imaginé dans mes rêves. On grandit tous en se faisant une image plus ou moins précise du Japon (parfois ce sont de simples photos dans des livres de géo) et il s’avère que toutes ces images existent réellement. Les femmes habillées en kimono, les ombrelles, les maisons en bois, la cérémonie du thé, les somptueux jardins… tout cela existe vraiment et parfois exactement comme dans vos rêves ou votre imagination. C’est sans doute ce qui m’a le plus frappée dans la découverte du Japon. Ce pays est une carte postale géante que vous regardez avec de grands yeux émerveillés.

J’aimerais pouvoir tout vous dire, vous raconter tout ce que nous avons fait, ce que nous avons vu, senti, ressenti et partagé avec les locaux. La politesse des japonais, leur capacité à rester zen en toutes circonstances, la propreté des transports en commun, le respect d’autrui, le patrimoine historique, la cuisine (les sushis, OMG les sushis qui fondent dans la bouche…), les « salarymen » en costard-cravate et ivres dès 18h, les distributeurs de boissons bizarres tous les 30 mètres dans la rue, le look minimaliste chic des japonaises (sans doute les seules à pouvoir porter la jupe-culotte Uniqlo avec élégance)… Mais je sais que je ne trouverai jamais les mots justes et à la hauteur de ce merveilleux voyage. Je vais bien sûr vous donner quelques conseils mais sachez qu’il y a autant de façons de découvrir le Japon qu’il y a de personnes, tout dépend de vos envies et de vos attentes. Vous pouvez moduler à votre guise le séjour et choisir de passer plus de temps à découvrir les grandes villes ou au contraire, fuir la ville pour vous aventurer dans les villages de campagne. Ce pays est tellement riche de tout, de sites à visiter, de patrimoine historique et culturel, qu’il est impossible d’en faire le tour en un seul voyage. Ce qui est bien sûr très frustrant mais je me console en me disant qu’il me reste encore des milliers de choses à découvrir lors d’un prochain voyage ! Et puis sachez que le simple fait d’observer les japonais mener leur train-train quotidien est un spectacle à part entière, quel que soit l’endroit où vous vous trouvez.

La préparation de notre voyage et l’achat des billets sur Japan Airlines :

Nous avons réservé nos billets d’avion fin janvier pour un voyage mi-avril. C’est un peu tard mais nous avons eu un tarif très intéressant : 900 euros par personne pour un aller/retour Paris-Tokyo avec Japan Airlines, en vol direct. Au retour nous étions en classe Premium car il n’y avait plus de places en éco, mais sachez que même la classe économique est top : les sièges sont hyper spacieux, il y a de la place pour les jambes et le personnel et les repas servis à bord sont japonais. Le dépaysement commence donc dans l’avion ! Le seul inconvénient c’est le choix assez limité de films disponibles en français à bord mais on ne prend pas l’avion pour regarder des films, n’est-ce pas ? Je garde un excellent souvenir de ce voyage avec Japan Airlines malgré les 2 heures de retard au retour pour un souci de climatisation (les japonais ne s’énervent jamais pour ce genre d’incident et leur zénitude est totalement contagieuse).

Notre parcours au Japon (17 jours) + le vol sur Japan Airlines 

Dans l’idéal, je voulais partir 3 semaines mais c’était compliqué de me libérer si longtemps. D’autant plus que nous n’avons pas emmené notre fils (ingrats que nous sommes) et que nous ne pouvions pas le laisser indéfiniment à ses grand-parents. Mais 17 jours – voyage en avion compris – vous donnent déjà une très belle première approche du Japon. J’ai eu énormément de mal à définir le parcours car j’avais envie d’en visiter le maximum. Finalement, j’ai préféré me concentrer sur Tokyo et la région de Kanto, puis les alpes japonaises (super beau !) et enfin la ville de Kyoto. Depuis Tokyo et même Kyoto, il est très facile de rayonner pour faire des excursions à la journée et visiter d’autres sites majeurs. Les réseaux de transport sont extrêmement bien desservis. Je ne regrette vraiment pas ce choix car malgré le peu d’étapes de notre parcours, nous avons quand même passé beaucoup de temps dans les transports, que ce soit le shinkansen (TGV japonais) le métro ou encore le bus.

Pour organiser mon séjour, le site Kanpai m’a énormément aidée, j’y ai trouvé une mine d’informations et de conseils !

Les bonnes adresses restau & co

Je n’ai pas vraiment de bonnes adresses à vous recommander, je vous conseille de vous fier à votre instinct car ça marche à tous les coups ! On mange hyper bien au Japon et en général quand il y a du monde dans le restau ET à l’entrée, c’est bon signe 🙂 Les adresses données dans les city-guides sont parfois introuvables car certaines rues sont si petites qu’elles n’apparaissent pas sur les plans. Sans compter que les pancartes affichent les noms des restaurants en JAPONAIS… autant vous dire qu’entre la barrière de la langue, les limites de google maps et le fait que beaucoup d’adresses citées dans les guides se situent à la verticale dans les immeubles, accrochez-vous pour vous repérer… Bref, le pifomètre c’est très bien aussi, nous n’avons jamais été déçus ! Parfois les restaurants affichent des cartes avec les menus en anglais et des photos, quand ce ne sont pas carrément des faux plats de nouilles ou des faux sushis en plastique posés sur des tables à l’entrée. C’est kitsch mais on ne peut plus efficace !

Vous ne pouvez pas avoir faim au Japon, il y a des stands de street food partout. Je vous conseille de goûter à TOUT comme nous l’avons fait, que ce soit du sucré ou du salé (voire les deux mélangés^^). Vous trouverez des vendeurs de mocchis ou de petits gâteaux fourrés au haricot rouge à tous les coins de rue, sans compter toutes les gourmandises kawaï  en forme d’ourson ou de panda auxquelles il est impossible de résister !

Le Japan Rail Pass, précieux sésame : 

Nous avons pris un Japan Rail Pass  pour une durée de 14 jours à 340 euros qui s’est avéré très rentable car nous avons énormément bougé. Le Japan Rail Pass vous permet de voyager en train (Shinkansen) dans tout le Japon de manière illimitée et ce pendant toute la durée de sa validité. Normalement, il est déjà rentable au bout de 2 trajets (par exemple un aller-retour Kyoto/Tokyo suffit à l’amortir). Ce pass nous a énormément servi puisque nous sommes allés à Kanazawa, Nikko, Takayama, Kyoto et même Nara.

Attention, le Japan Rail Pass doit impérativement être réservé depuis la France avant votre départ. Vous devez l’activer une fois sur place, à partir du jour où vous souhaitez commencer à vous en servir. J’ai acheté les nôtres à Paris via le site Vivre le Japon et suis allée les retirer directement à l’agence, dans le quartier japonais (rue Sainte-Anne). Au Japon, l’utilisation du Japan Rail Pass est très simple, il suffit de vous rendre dans les guichets dédiés qui se trouvent dans les gares et de réserver vos places pour les trajets que vous voulez effectuer, aux horaires de votre choix (les agents parlent la plupart du temps anglais). Je vous recommande de réserver vos trajets même s’il existe des wagons « non réservés ». Cela vous enlèvera pas mal de stress et vous permettra de mieux organiser votre temps sur place. C’est d’autant plus simple que les japonais sont les rois de l’anticipation !

Notre quartier à Tokyo : Asakusa 

A Tokyo, nous avons passé 6 nuits au Gate Hotel, dans le quartier d’ASAKUSA qui se situe au nord est de la ville. C’est l’un des quartier préférés des touristes qui apprécient son calme et son côté un peu plus traditionnel que Shinjuku ou encore Shibuya. Ici, pas de gratte-ciel mais des immeubles ou des maisons basses, beaucoup de petits restaurants typiques et des petites échoppes où l’on trouve de tout. C’est aussi là que se trouve le temple Senso-Ji, l’un des plus visités du Japon, notre hôtel était d’ailleurs situé juste en face. J’ai eu un énorme coup de coeur pour Asakusa, c’est d’ailleurs mon quartier préféré à Tokyo. Je me suis promenée des heures dans ses petites rues, amoureux de la cuisine c’est ici que vous trouverez de la jolie vaisselle japonaise et plein d’autres trésors à prix très abordables. Contrairement à ce qu’on lit souvent, Asakusa est bien desservi par le métro car il se trouve à 2 stations de Ueno. De Ueno, il est facile de prendre la ligne Yamanote (la ligne circulaire) pour circuler dans Tokyo ou même le Shinkansen pour rejoindre d’autres villes et faire des excursions à la journée.

Quelques photos d’Asakusa, ses rues et son petit parc d’attraction hyper mignon, le parc Hanayashiki (il se trouve juste derrière le temple Senso-ji mais pas facile à trouver ! Il est un peu vieillot et tout rouillé mais les japonais y sont très attachés).

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Shinjuku, la crise d’épilepsie 

Et puis les autres quartiers de Tokyo… Shinjuku le quartier de « Lost in Translation » qui m’a rendue complètement épileptique en quelques minutes !!  Le bruit, les néons qui clignotent, l’agitation permanente et les milliers de gens qui traversent en même temps, je n’avais jamais vu ça de ma vie ! Même Time Square à New York semble calme à côté de la violence de Shinjuku ! J’ai adoré y passer une soirée, c’est aussi là que j’ai découvert les salles de Pachinko (la passion des japonais, une sorte de casino très enfumé avec des centaines de machines à sous qui font beaucoup de bruit… impossible de comprendre les règles du jeu, je crois qu’il faut faire tomber des billes dans un petit trou). On trouve également dans ce quartier des tonnes de restaus, un cinéma géant, des Maid cafés (des bars à hôtesse japonaises habillées en domestiques, tout va bien^^) des milliers de gratte-ciel… Un énorme coup de coeur pour Shinjuku et son joli parc Shinjuku Gyoen, le spot parfait pour prendre une bouffée d’air et admirer les cerisiers en fleurs ! (et un gros dodo après !)

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Shibuya, son célèbre carrefour et le temple Meiji-Jingu 

Shibuja est LE quartier de Tokyo à ne pas manquer, c’est l’un des plus connus, notamment pour son célèbre carrefour et son passage piéton impressionnant où tout le monde traverse en même temps sans jamais se bousculer (je n’imagine pas le bordel à Paris avec un passage piéton de cette taille ahahah :D). Shibuya c’est l’endroit où vous pourrez faire du shopping avec les ados japonaises et leur look « manga », notamment à Takeshita Dori, petite rue qui grouille, qui grouille…. Je n’ai d’ailleurs pas pu prendre de photo tellement il y avait foule mais c’est vraiment à voir !

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Nous sommes tombés sur un mariage traditionnel au temple de Meiji-Jingu (il y en a beaucoup le dimanche). C’était chouette de regarder le défilés des invités dans des tenues magnifiques (surtout les femmes) même si on ne peut pas dire que les mariés débordent de joie (hého souriez, c’est votre mariage !).

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Ginza et le quartier du Palais Impérial :

Le Palais Impérial ne se visite pas mais on peut se promener dans le parc attenant (qui n’est pas dingue). J’ai beaucoup aimé le quartier de Ginza, juste à côté, qui m’a rappelé la City de Londres ou le quartier des affaires à New York avec ses grandes avenues toutes propres et ses gratte-ciel à l’architecture hyper moderne. C’est vraiment une balade agréable à faire. A Ginza, on trouve aussi un Muji géant sur 3 étages (avec un rayon fringues immenses !) et plein d’autres boutiques canons. Bref, un super spot de shopping qui change un peu de Shibuya.

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J’ai vraiment eu un gros coup de coeur pour la ville de Tokyo, je ne m’y suis pas du tout ennuyée tellement il y a de choses à faire ou à voir. Nous n’avons même pas exploré tous les quartiers, c’est dire ! En tout, nous sommes restés 6 jours mais vous pouvez facilement y passer la semaine, d’autant plus qu’il faut compter un ou jour ou deux avant de comprendre le plan de la ville et de commencer à se repérer pour bien en profiter. Entre temps, nous sommes allés passer une journée à Nikko (site classé au patrimoine de l’UNESCO) depuis Tokyo mais je pense que j’y reviendrai dans un autre article !

Je m’arrête là car je ne veux pas vous abreuver de photos ! On se retrouve bientôt avec une autre étape et plein d’autres photos 😉

 

 

 

 

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Marie-Chantal

Mode
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Jean Sézane // sneakers Sézane // Veste Promod // Foulard Mango // Marinière Petit-Bateau

Hello les amis ! Me voilà de retour du Japon après un voyage merveilleux de deux semaines et demi… Et comme j’ai eu un petit choc thermique en atterrissant à Roissy (il faisait 24 degrés à Tokyo mercredi^^) je me suis dit qu’il n’était peut-être pas trop tard pour vous montrer mon look shooté juste avant de sauter dans l’avion !

J’ai trouvé cette jolie petite veste façon blazer camel chez Promod le week-end avant mon départ et je me suis dit qu’elle serait parfaite pour le printemps, surtout avec une marinière. J’aime beaucoup son aspect très souple qui lui donne un petit côté froissé très naturel et surtout, hyper léger. Sinon, je tiens à m’excuser auprès de toutes les Marie-Chantal qui passeraient sur ce blog (je pense qu’elles ne courent pas les rues quand même^^) mais j’y peux rien, je trouve que le foulard noué (Mango) donne un petit côté BCBG pas forcément facile à assumer… vous aimez ?

Sinon, le petit truc chouette c’est que j’ai ENFIN réussi à mettre la main sur les jolies baskets Jack de Sézane que je convoitais depuis de longues semaines… Elles sont quasi toujours en rupture de stock mais grâce à Instagram, j’ai pu mettre la main sur le graal ! Pour la petite anecdote, je les ai rachetées à une jeune femme à laquelle j’avais déjà revendu en mains propres mes escarpins Django quelques mois auparavant via le Bon Coin. On a beaucoup ri quand on s’est revues et reconnues 🙂 Ah, le monde est petit, surtout celui des fans inconditionnelles de Sézane !

PS : Gniiiii apparemment les sneakers Sézane seraient de retour aujourd’hui à 13h !!! 

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Adoptez mon look 🙂 

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Pink parachute

Mode / Style
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Coucou les p’tits clous !

Alors oui, je vous écris depuis ma chambre d’hôtel à Tokyo (il est 23h) mais je ne résiste pas à vous montrer mon dernier achat modesque que j’ai pris le temps de shooter juste avant mon départ.

Il y a deux semaines, je me suis mise à la recherche d’un manteau mi-saison qui soit imperméable et suffisamment chaud pour que je puisse le porter dès le mois d’avril. Je ne pouvais plus voir ma grosse parka d’hiver en peinture mais je n’avais pas envie d’attraper froid non plus. Et puis vous connaissez le dicton : « en avril ne te découvre pas d’un fil »… surtout à Paris ai-je envie de dire, où le temps est toujours un peu capricieux en cette saison.

J’ai trouvé mon bonheur chez COS avec cette jolie parka que j’ai tendrement rebaptisée « le manteau parachute » et dont j’ai tout de suite adoré la coupe loose. Il est bien évidemment imperméable, ce qui n’est pas de trop entre deux épisodes de pluie ou de giboulées et j’aime beaucoup sa couleur un peu spéciale, entre le nude et le rose tendre et le camel (par contre il taille hyyyyyyper grand, j’ai pris une taille 34 au lieu de 36-38 habituellement, je préfère vous le dire !).

Et puis le week-end dernier, j’ai craqué pour ce joli petit sac à la couleur bleu ciel chez Mango. En général je n’aime pas trop les sacs un peu cheap mais je refuse de mettre des sommes folles dans un sac qui ne soit pas un classique à la couleur indémodable. Et honnêtement, celui-ci fait très bien la blague, vous ne trouvez pas ? Quant aux baskets, je ne quitte plus mes Reebook Face Stockholm dorées que je vous avais déjà montrées ici. Je les ai même emportées dans ma valise pour les vacances !

On se retrouve très vite avec un deuxième look shooté la veille de mon départ. A très bientôt !

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manteau COS 1Jean Sézane
Parka COS
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Reebook Face Stockholm chez ASOS 

Sac Mango
Foulard Mango
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Adoptez mon look 🙂

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Quand il n’est pas là

Chroniques / Chroniques de maman
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Quand il n’est pas là, j’erre dans la maison à sa recherche, en imaginant qu’il s’est caché quelque part ou qu’il est encore aux toilettes. On devrait calculer le temps que passe un enfant sur le trône, je pense qu’on aurait de drôles de surprises.

Quand il n’est pas là, je mange n’importe quoi. Tenez, par exemple, je viens de manger les deux cheesecakes de la boite Picard en regardant The Voice et je le regrette. Mais on est d’accord qu’ils sont minuscules, non ? (en vrai, j’ai super mal au ventre et je me demande pourquoi j’ai cru que mon estomac serait capable de digérer DEUX cheesecakes… stupid girl).

Quand il n’est pas là, j’ai tout le temps un pincement au coeur quand je passe dans sa chambre. Parfois, je m’allonge sur son lit juste pour voir ce que ça fait. J’ai l’impression d’être lui et de voir le monde avec ses yeux (allo Martin, je suis ta maman et je suis FOLLE).

Quand il n’est pas là, je m’octroie des après-midi entières de shopping et je dépense plein de sous parce que vous comprenez : « ça n’arrivera plus avant longtemps » (oui je sais, on peut commander sur internet… mais chuuuut^^)

Quand il n’est pas là, je trie ses jouets et je jette les cadeaux moches du Mac Do ou du Quick en cachette. Avouez, vous le faites aussi, non ?

Quand il n’est pas là, je prends un bain avec une tonne de mousse et j’allume des bougies dans la salle de bain (tellement cliché :D). J’ai toujours cette impression qu’il va débarquer en hurlant « mamaaaaaan » alors je n’y reste jamais très longtemps.

Quand il n’est pas là, je ne sais pas ce qui me prend mais je fais tout un tas de corvées : aller chez le coiffeur (je déteste ça donc oui, pour moi c’est une corvée) déposer des chèques à la banque ou des colis à La Poste… Alors que je pourrais très bien boire des Mojitos avec les copines si elles n’étaient pas occupées avec leurs gosses, ELLES.

Quand il n’est pas là, je ne sais plus vraiment qui je suis ni à quoi je sers.

Quand il n’est pas là, je finis ses Kinder en loucedé.

Quand il n’est pas là, je me lève à 7h quand même parce que le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. Et qu’on finit par s’habituer à ne plus faire la grasse-matinée, finalement.

Quand il n’est pas là, je me dis que j’aimerais qu’il soit là. S’il y a quelques années, je me réjouissais parfois de son départ chez ses grands-parents tellement j’étais épuisée, ce n’est plus du tout le cas aujourd’hui. Je suis toujours aussi fatiguée mais j’éprouve beaucoup plus de difficulté à le laisser partir.

Quand il n’est pas là, je me promets que je serai plus cool à son retour. Je fais déjà beaucoup d’efforts pour être moins control freak au quotidien. Mais j’ai encore pas mal de progrès à faire pour être cette maman douce et zen qu’il rêve probablement d’avoir 🙂

Quand il n’est pas là, le chat se colle à moi. Est-ce qu’il lui manque à elle aussi ?

A l’heure qu’il est, mon fils est probablement en train de regarder The Voice avec sa cousine. Je l’ai honteusement envoyé en vacances chez ses grands-parents parce que dans 2 jours je m’envole pour… Tokyo ! J’ai tellement hâte d’y être ! On se retrouve sur Instagram ? Je partagerai mes plus jolies photos avec vous tous les jours. A très vite !

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La chemise blanche parfaite

Mode / Style
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annouchka uniqlo chemise .jpg4Crédits : Nicolas Rivière

Les amis, je crois que je vieillis. Depuis 2 ans, j’ai commencé une petite collection de chemises unies ou imprimées sans même m’en rendre compte. Je crois que ça y est, en terme de vêtements je suis enfin devenue adulte 😀 Car entre-nous, à mon âââââge je ne me sens plus très à l’aise en t-shirt. Enfin, disons que ça dépend des t-shirts mais s’ils sont mal coupés ou que le coton fait un peu cheap, j’ai vraiment l’impression de sortir de chez moi en pyjama (et les auréoles jaunes sous les aisselles des t-shirts blancs, mon pire cauchemar en été). Au moins, la chemise a l’avantage d’avoir un col qui structure à lui tout seul toute la tenue, pour moi c’est la meilleure alliée quand je veux avoir l’air un peu habillée sans trop en faire.

Alors bien sûr, j’évite au max de porter mes chemisiers avec des jupes crayons ou des tenues trop féminines car c’est un style dans lequel je ne me reconnais pas du tout (de toute manière je n’ai pas de jupe crayon dans mon placard). J’adore et j’admire le côté glamour et ultra-féminin de certaines filles mais j’assume totalement mon côté boyish masculin-féminin. J’ai d’ailleurs l’impression que plus les années passent et moins je mets de robes ou de jupes… Oui, c’est un peu dommage mais en ce moment je me sens bien comme ça ! Et entre-nous, ce genre de tenues n’est absolument pas compatibles avec mon style de vie, je marche énormément dans la journée (je vais au boulot à pieds) donc bye bye les talons et autres attributs très féminins.

Je vous montre donc un look shooté le week-end dernier en plein vent par temps humide, du coup on va éviter de parler de mes cheveux (mousseux) si vous le voulez bien. Ma chemise blanche est un modèle basique de chez Uniqlo, je crois que c’est l’un de leur best-seller. Elle est très très bien coupée et a l’avantage de ne pas du tout se chiffonner car elle est conçue dans un tissu spécial au toucher soie, ce qui est quand même le must quand on est allergique au fer à repasser (comme moi).

Voilà, je ne sais pas trop quoi vous dire d’autre à part qu’on devrait toutes avoir une chemise blanche parfaite dans notre placard.

Sur ce, je vous laisse, j’ai une valise à préparer (c’est qui qui part en vacances bientôt ? C’est mouuuuuuaaaaa hiiiiiiiii^^).

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Chemise toucher soie Uniqlo // Jean Maje (old) // Shoes Anthology (old) // Chanel Bag vintage // Perfecto Claudie Pierlot (similaire) // Manteau & Other Stories

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C’est quand le printemps ?

Mode / Style
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des petits hauts

Je n’aime pas trop les mi-saisons pour la simple et bonne raison que je ne sais jamais comment m’habiller. De toute façon, à Paris, il fait encore beaucoup trop froid pour quitter nos manteaux et nos vêtements d’hiver. Personnellement, j’ai beaucoup de mal à me projeter ou à m’intéresser aux nouvelles collections d’été tant qu’il ne fait pas encore suffisamment chaud. Quand j’achète une robe par exemple, j’aime bien pouvoir la porter tout de suite plutôt que de la regarder tous les jours dans mon dressing  en attendant de pouvoir la mettre. Pas vous ? Je n’achète donc jamais trop à l’avance et tant pis si les pièces que j’avais repérées ne sont plus disponibles au moment voulu, je me dis que ça devait être le destin et qu’elles n’étaient pas faites pour moi !

Pour casser un peu la monotonie du dressing d’hiver et passer en mode « printemps » avec douceur, il y a des pièces que je ressors systématiquement dès le début du printemps, qu’il fasse beau ou non. La marinière par exemple, pour moi c’est très symbolique et annonciateur des beaux jours à venir. C’est le vêtement de mi-saison par excellence, ni trop chaud ni trop froid et suffisamment lumineux pour patienter jusqu’à des jours meilleurs. En plus c’est hyper facile à porter, c’est vraiment le basique que vous pouvez associer avec n’importe quoi pourvu que vous enfilez un gros gilet par dessus pour ne pas attraper froid (il ne fait que 10 degrés, n’oubliez pas !).

Et vous, des astuces pour faire venir le printemps plus vite sans vous enrhumer ?

Crédits : Nicolas Rivière 

annouchka petit bateau

chloe susanna

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annouchka COS

chloe susanna 2

gilet des petits hauts

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Marinière petit bateau – gilet des petits hauts  – Boots Chloé – Sac petite mendigote (similaire) – Boucles d’oreilles COS 

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Camaïeu X Annouchka : la robe patineuse

Mode / Style
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Hello les amis, j’espère que vous avez passé un chouette week-end de Pâques ! A Paris, la météo a été plus que changeante ces trois derniers jours, mais cela ne nous a pas empêchés de chasser les oeufs dehors (sur notre balcon, oui oui !) et au Musée de Montmartre qui organisait une chasse aux oeufs pour les enfants hier et aujourd’hui. Ça en fait des kilos de chocolat à manger ces prochains jours ! J’ose espérer qu’une petite voix m’empêchera de me jeter systématiquement sur le panier à oeufs Kinder à chaque fois que je passe une tête dans la cuisine… L’idéal serait que je sois dégoûtée par tout ce chocolat autour de moi, mais honnêtement je pense que cela ne m’arrivera jamais 🙂

Je passe en coup de vent pour vous souhaiter une bonne reprise demain, mais aussi pour vous rappeler qu’en ce moment vous pouvez découvrir nos nouveaux looks en vitrine de tous les magasins Camaïeu. Après le tregging il y a un mois, c’est au tour de la robe patineuse, modèle phare de la collection printemps-été d’être mise à l’honneur. Ce modèle très simple est un best-seller de la marque car il a l’avantage de convenir à toutes les morphologies. La robe existe évidemment en noir mais plusieurs imprimés sont disponibles  : vichy noir et blanc, à pois ou à fleurs (en rouge ou en noir). Ces imprimés restent des grands classiques faciles à porter et qui changent un peu de la traditionnelle robe noire. Car si la robe noire est essentielle à notre garde-robe, personnellement j’aime bien varier un peu en été et porter davantage de couleurs ou des imprimés sobres.

Je vous laisse jeter un oeil aux looks que nous avons composés pour le shooting. Vous verrez que toutes les combinaisons sont possibles ! Moi, j’ai choisi de porter la robe de manière assez habillée et ceinturée pour marquer la taille (je la verrais bien avec un blazer pour un mariage ou une cérémonie par exemple) mais elle se porte tout aussi bien avec des baskets et un tee-shirt comme Marie, un trench comme Anne-Cécile ou des jolies ballerines comme Elsa.

J’espère que nos tenues vous inspireront pour vos futures looks de printemps !

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Se lever tôt ou ce que je pense du « Miracle Morning »

Chroniques
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Vous le savez sans doute déjà, en ce moment la grande tendance est de se lever (très, trop ?) tôt pour faire de la méditation, du running, du yoga, manger du porridge BIO (fait-maison, of course) ou n’importe quoi d’autre qui vous permettrait visiblement « d’obtenir la vie dont vous rêvez », pour reprendre les termes exacts du best-seller « Miracle Morning ». Si vous avez manqué l’info, sachez que c’est tout simplement LE livre qui fait fureur depuis sa sortie en France il y a une semaine. Et dans lequel on vous explique, en gros, qu’en vous levant 2 heures avant votre horaire habituel, vous vous donnez toutes les chances d’être heureux dans la vie.

Bon, alors je vais être directe avec vous, cette nouvelle mode de mettre son réveil à 5 heures du matin pour changer le monde me laisse perplexe. Mais avant d’oser vous donner mon avis sur le sujet, j’ai quand même pris le temps d’interroger mon entourage (collègues journalistes, amis, mamans qui travaillent, mamans au foyer, freelance etc etc… bref, des profils extrêmement variés) et nous étions tous à peu près d’accord : pourquoi faire tout un plat d’un truc qui paraît évident ? Parce qu’entre nous, il est logique que si tu mets ton réveil à 5 heures du matin au lieu de 7 heures, en considérant que tu te couches peu ou prou à la même heure le soir, tu auras le temps de faire plein de choses puisque tu seras debout 2 heures de plus par jour  (je le mets en gras et en souligné au cas où ce ne serait pas assez clair^^). Je sais que beaucoup ont lu le livre que je cite plus haut – moi-même je l’ai survolé, il se trouve d’ailleurs actuellement sur mon bureau – et sont admiratifs du parcours de son auteur qui a une histoire particulière : après un grave accident de voiture et plusieurs mois dans le coma, il s’est mis à aller courir très tôt le matin. Bénéficier de ce temps supplémentaire l’aurait aidé à voir la vie d’une autre manière et à se sentir maître de son destin (je résume mais voici l’idée de base).

Entendons-nous bien, je ne porte aucun jugement et ne ressens aucun mépris pour les adeptes du « Miracle Morning », qui enfilent leur tenue de yoga ou leur maillot de bain pour aller à la piscine aux aurores (les fous !^^). Je suis moi-même une lève-tôt : pour moi, dormir c’est un peu mourir alors qu’il y a tant d’autres choses plus intéressantes à faire. D’ailleurs, j’ai toujours détesté faire la grasse-matinée, il faut vraiment que je sois malade pour trainer au lit jusqu’à 10h ou plus. Même adolescente ou quand j’avais l’âge de sortir la nuit, j’étais debout à 9h au plus tard le lendemain. Bon, il faut dire que ma mère adorait passer l’aspirateur le dimanche matin, avec le recul je me demande si ce n’était pas fait exprès pour nous réveiller, allez savoir. Et bien avant mon adolescence, à l’époque où l’on habitait encore dans le Nord, ma mère travaillait de nuit à l’hôpital et mon père commençait parfois très tôt à l’usine, vers 5 ou 6 heures du matin. Je n’avais que 5 ans, mais malheureusement mes parents étaient obligés de me réveiller vers 4h30/5h pour me déposer chez la nounou (oui, c’était une nounou en or) et j’étais au taquet, je ne voulais pas y aller en pyjama et j’exigeais que ma mère m’habille. Du coup, je ne sais pas si ça vient de là mais j’ai toujours adoré me lever tôt. Je me couche donc assez tôt (en toute logique) puisque hélas je ne suis pas surhumaine. Ça a toujours beaucoup fait rigoler mes copains avec qui j’ai toujours été en léger décalage, une fois je m’étais même endormie sur un canapé en boîte de nuit 😀

Ça fait des siècles qu’on nous répète que « l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt », voilà pourquoi cette soudaine mode du « early morning » me fait un peu sourire. Comme si on découvrait en 2016 l’équation « temps passé à ne pas dormir = temps qui permet de rester debout à faire des choses ». On pourrait même en rigoler si notre génération ne manquait pas cruellement de sommeil (j’ai lu récemment les résultats terrifiants d’une étude sur le sommeil des ados, qui ne dorment quasiment plus la nuit à cause de leurs téléphones portables) et si nous n’étions pas déjà complètement débordés par nos emplois du temps surchargés. Le fait qu’on en soit arrivé à devoir se lever 2 heures plus tôt pour pratiquer des activités sportives ou autres, ça ne vous inquiète pas ? Est-ce que ce ne serait pas le mal du siècle de vouloir toujours en faire plus, quitte à frôler l’épuisement ? (tenez, puisqu’on en parle, je vous balance le lien d’un article édifiant sur notre génération du « toujours plus »… qui serait à la limite du burn-out !).

Je n’ai rien contre le « Miracle Morning », chacun fait ce qu’il veut, mais j’en ai un peu marre de lire ce discours ultra-culpabilisant à coups de « prenez votre avenir en main », « devenez plus créatif », « tout le monde peut y arriver », qui donne justement l’impression d’être un looser si toi-même tu n’y arrives pas. On a également beaucoup mis en avant (pour ne pas dire encensé) les grands patrons, par exemple Tim Cook (CEO d’Apple) qui se lèverait à 3H45 tous les jours. Si je reconnais sans aucun problème que ces personnes travaillent énormément et ont besoin de temps pour se recentrer sur eux-même, faire courir l’idée que se lever en pleine nuit serait l’un des secret de la réussite me gène profondément. Et les gens qui se lèvent à 3H30 pour aller à l’usine alors ? Eux ne seront jamais millionnaires (à moins de gagner au loto) et pourtant ils font du early-morning malgré eux. Je serais curieuse de savoir ce qu’ils pensent de tout cela d’ailleurs…

Et pour finir, le dernier point qui me gène dans cette histoire c’est le côté encore une fois extrême de l’idée, poussée à son paroxysme. Pourquoi ne pas se lever une demi-heure (voire 3/4 d’heure) plus tôt, au lieu de s’infliger une telle routine difficilement tenable sur la durée ? J’ai d’ailleurs beaucoup aimé cet article « j’ai testé : me réveiller une 1H30 plus tôt pendant 3 semaines, et ça me manque » d’une journaliste qui montre bien la violence de ce rituel et explique pourquoi il est nécessaire de trouver un juste milieu. C’est à dire de trouver le bon rythme, celui qui convient à soi.

En ce qui me concerne, je pense avoir trouvé le bon rythme. Depuis quelques mois, je me lève à 6H30 tous les matins (au lieu de 7h15 auparavant) juste pour le plaisir d’être seule dans la cuisine à préparer le café et de profiter du silence, avant que tout le monde ne se lève. Pour moi c’est super important de démarrer ma journée SEULE et en SILENCE (autant dire qu’il vaut mieux éviter de me raconter vos histoires au réveil hihihi). Ces 45 minutes me permettent aussi d’être prête quand mon fils se lève le matin et de pouvoir me consacrer à lui à 100%. Cela me fait gagner un temps considérable et m’évite pas mal de stress parce qu’il prend trop son temps pour s’habiller ou manger ses tartines (le truc qui peut vite me rendre folle). Ensuite, je file au bureau pendant que son père le dépose à l’école. La grande nouveauté grâce à ce réveil un peu anticipé, c’est que je ne prends quasiment plus le métro. Mon trajet sur la ligne 13 au quotidien était devenu un enfer (ceux qui savent, savent…) j’ai donc décidé d’aller travailler à pieds. Cela me prend environ 45 minutes et me convient parfaitement (je fais la dernière partie du trajet en métro quand même pour m’éviter de traverser le périph’ à pied).

J’avoue que le fait d’avancer un peu mon réveil le matin a beaucoup amélioré ma qualité de vie (le fait de marcher, c’est une sensation de liberté indéniable) mais je ne vais pas non plus m’autoflageller les matins où j’ai un peu de mal à me lever ou m’infliger une routine hyper stricte sous prétexte que c’est la grande mode. Ce qui est important c’est de ne pas se forcer et de faire comme on veut et surtout comme on peut. Voilà où je voulais tout simplement en venir.

N’oubliez pas : soyez  bienveillant avec vous-mêmes.

Bon début de semaine à tous !

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Gold for ever

Mode / Style
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Pendant mes vacances au ski, j’ai lu avec attention cet article d’Eléonore Bridge, qui parlait de l’importance de trouver sa signature en matière de look et de style. Elle y  expliquait à quel point sa vie avait changé depuis qu’elle arbore des cheveux roux et une frange. Si vous ne l’avez pas lu, je vous conseille évidemment de le faire car le sujet donne à réfléchir sur la quête d’identité (une question qui me passionne, pour ne rien vous cacher) et montre l’importance de se trouver un signe distinctif pour gagner en confiance en soi. Suite à cela, je me suis demandée quelle était la mienne, de signature, en pensant que je n’en avais pas. Ce qui en soi, n’aurait pas été dramatique non plus. Après tout, je ne bosse pas dans la pub et vouloir se démarquer ne devrait pas être un but dans la vie. C’est juste que je vois dans ce concept de « signature », un moyen de se sentir bien et en accord avec soi-même plutôt qu’une vraie volonté de ne pas faire comme tout le monde (même si soyons honnête, on est quand même contente quand les gens nous remarquent ou se souviennent de nous grâce à un signe distinctif).

C’est en discutant de ce sujet (et de l’article d’Eléonore Bridge) avec ma collègue que j’ai eu le déclic. Elle me disait qu’elle trouvait mon style parisien, « un brin arty » (pour reprendre ses mots) et que si elle voyait des derbies dorées quelque part elle penserait à moi direct… C’est vrai, je ne sais même pas pourquoi je n’y avais pas pensé sur le coup mais je l’avais ma signature : les chaussures dorées.

J’ai compté, quasiment la moitié de mes chaussures sont en total look doré, les autres ont pour la plupart un petit détail doré (une boucle ou un motif doré…). C’est tellement naturel pour moi que je ne m’en étais même pas aperçue. D’ailleurs, je ne me souviens même pas comment ça a commencé, cette passion pour le doré. Je n’ai jamais porté de bijou en argent (ou très rarement) et en boutique mes yeux son systématiquement attirés par tout ce qui brille, que ce soit des fringues, des bijoux ou des chaussures. Je ne cherche pas à me démarquer ni quoi que ce soit, j’aime le doré, je trouve ça beau, ça va avec tout, c’est chic. Pour moi, ajouter une pointe de doré à ses fringues, c’est se permettre d’être chic en toutes circonstances, y compris quand vous portez un look hyper casual.

Sans surprise, donc, un nouveau look avec des Reebook couleur GOLD. Mon sang n’a fait qu’un tour quand je les ai vues au corner du Printemps, en plus je voulais alterner avec mes Veja dorées qui commencent à montrer quelques signes de fatigue. J’ai su après les avoir achetées (je suis faible) qu’il s’agissait de la nouvelle collec en collaboration avec la marque de cosmétiques FACE Stockholm (dont l’égérie n’est autre que la blogueuse Sincerely Jules) qui fait fureur en ce moment. Les autres coloris sont à tomber par terre, d’ailleurs pour être honnête avec vous, je voulais d’abord le modèle en argent, histoire de changer un peu, mais il n’y avait plus ma pointure… Le destin s’est donc chargé de me remettre dans le droit chemin du bling bling doré.

Crédits : Nicolas Rivière 

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Shoes Reebook Face Stockholm // Jean Sézane // Blazer The Kooples (outlet) // Chemise The Kooples 

 

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Mon cake préféré : le banana bread au sucre muscovado

Chroniques culinaires
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J’ai beau essayer de faire hyper attention à ce que je mange (notamment les sucreries car pour ce qui est du gras, c’est un autre combat^^) il y a un gâteau qui me rend boulimique : le banana bread ou le cake à la banane.

Dimanche dernier, encore, je l’avais à peine sorti du four que je mangeais déjà la moitié du gâteau à moi toute seule (et je n’exagère pas). Ce cake est terriblement addictif au point que je le fais systématiquement tous les dimanche, ou presque, depuis plusieurs mois. J’adore varier la recette pour le préparer et je m’amuse à tester différentes sortes de farines (blé, épautre…). En revanche, j’ai une ou plutôt deux règles : je ne mets jamais de farine blanche, toujours de la farine complète (type 110) voire intégrale et du sucre Muscovado. Ma vie a complètement changé depuis que j’ai découvert ce sucre très foncé en magasin bio. Le sucre muscovado (ou mascobado) est un sucre complet et non-raffiné (d’où sa couleur très brune) qui nous vient de l’Ile Maurice. Il possède un goût assez particulier (un peu comme la réglisse mais cela reste léger) du à sa forte teneur en mélasse. C’est vraiment mon sucre préféré et je cuisine désormais la plupart de mes gâteaux avec ce sucre. En revanche, je divise toujours la quantité de sucre par deux car je le trouve très sucré au goût et surtout, je trouve que globalement les recettes de pâtisserie sont toujours trop sucrées. C’est évidemment impossible à faire lorsqu’on réalise des recettes de pâtisserie très techniques puisque changer les quantités modifie la texture et peut vous faire complètement rater vos recettes. En revanche, je trouve que pour les cakes, diminuer la quantité de beurre ou de sucre par deux est souvent sans dommage sur le résultat, en tout cas pour moi !

Mais revenons-en à mon banana bread adoré… J’ai testé de nombreuses recettes par ci par là (piquées sur les blogs ou les sites de cuisine) et ma préférée reste celle du blog « C’est ma fournée », elle-même adaptée d’une recette de Christophe Michalak. Par contre, j’ai complètement repris la recette à ma sauce puisque je mets un peu moins de beurre et surtout beaucoup moins de sucre (200g de muscovado, ça me semble énorme, les bananes mûres étant déjà très sucrées !). Et je ne respecte pas non plus les quantités à la lettre et au gramme près de Monsieur Michalak (peut-être parce que j’ai toujours eu horreur des chiffres).

Dans le cake que vous voyez en photo, j’ai ajouté des pépites de chocolat BIO car j’avais une moitié de tablette à terminer, mais j’avoue que je préfère la recette à la banane nature ou éventuellement avec des noix !

A faire le dimanche pour le goûter et faites comme moi, gardez en pour vos petits-déj de la semaine. Ça change des tartines de pain, c’est sain et tellement plus gourmand…

★ Recette de banana bread au sucre Muscovado ★

120 grammes de beurre

100 grammes de sucre muscovado

2 oeufs

1 sachet de sucre vanillé

1 sachet de levure

250 grammes de farine complète (type 55 ou 110). Pour ma part je mélange farine complète et farine d’épautre à 50/50

4 cuillère à soupe de rhum

3 ou 4 bananes bien mûres

Des pépites de chocolat ou des noix, en fonction de vos goûts (ou rien, c’est très bon aussi nature !)

Fouettez le beurre pommade avec le sucre muscovado et le sachet de sucre vanillé pendant au moins 2 minutes au robot à vitesse maximum (possible aussi à la main, ça vous fera des muscles).

Ajoutez un oeuf, fouettez à nouveau. Puis ajoutez le deuxième oeuf et fouettez encore pendant une minute. Vous obtenez une pâte marron clair un peu grumeleuse comme ici 

Mélangez le sachet de levure et la farine puis ajoutez le mélange dans la pâte. Fouettez

Ecrasez les bananes et les ajouter à la pâte. Fouettez encore quelques minutes et ajoutez le rhum (doser à votre goût), les pépites de chocolat ou les cerneaux de noix.

Enfournez 45 minutes à 160/180 degrés à chaleur tournante. Attention à bien surveiller la cuisson car les miens ont une fâcheuse tendance à trop cuire sur le dessus et je suis parfois obligée de le protéger avec du papier d’alu.

Voilà, régalez-vous et mangez de la soupe au repas suivant :d

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Châtel ou Les Portes du Soleil sans soleil

Voyages
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Hello les amis ! J’ai un peu négligé cet espace ces derniers temps, je n’avais plus tellement l’énergie pour m’en occuper vraiment. Je me pose d’ailleurs beaucoup de questions quant à l’avenir de mon blog et la manière dont j’ai envie de le faire évoluer, ou pas justement. Mais ce n’est pas le sujet du jour (pour l’instant je suis encore là hein !) car je voulais surtout vous raconter ma semaine de vacances à la montagne !

Ces quelques jours au grand air m’ont fait le plus grand bien, comme vous pouvez vous en douter. J’étais vraiment épuisée par la tension accumulée de ces derniers mois, le stress des attentats et cette angoisse qui me colle à la peau sans me laisser de répit. Je ne me sens plus en sécurité à Paris. Pas uniquement à cause des attentats d’ailleurs, mais je me sens vraiment oppressée par le côté « grande ville » où tout peut arriver, le meilleur comme le pire. Et pour l’avoir exprimé autour de moi, je sais que ce sentiment est partagé par de nombreux parisiens. Il est évident que la capitale est sous tension permanente et même si nous sommes habitués à toujours être sur nos gardes, à long terme cela en devient épuisant…

Voilà pourquoi j’ai autant apprécié mes vacances aux sports d’hiver malgré une météo plus que maussade, pour ne pas dire complètement pourrie ! Si vous avez suivi mes aventures sur Instagram, vous savez maintenant que cela faisait 20 ans que je n’étais pas retournée à la montagne en hiver et surtout, que je n’avais pas fait de ski. Autant vous dire que les conditions pour m’y remettre n’étaient pas idéales ! Mais comme on dit, le ski c’est comme le vélo, ça ne se perd pas  🙂 J’ai en effet pu le vérifier dès le premier jour puisque j’ai réussi à descendre des pistes bleues (ok, elles sont faciles !) sans aucune chute. Evidemment, je n’en menais pas large et cela m’a donné envie de prendre quelques cours particuliers quand même l’année prochaine, au moins pour gagner un peu en assurance et ne pas skier toute la journée la peur au ventre.

Nous avons logé à Châtel, une station pleine de charme en Haute-Savoie, située dans le domaine skiable des Portes du Soleil. A côté de Châtel, se trouve Avoriaz, bien connue des parisiens et un peu plus en altitude. Nous y sommes allés passer la journée pour skier avec des amis qui connaissent bien le domaine et avons adoré l’ambiance d’Avoriaz et le côté « ski aux pieds » (ou « pied des pistes) ce qui n’est pas le cas du village de Châtel duquel il faut prendre une navette ou la voiture pour se rendre aux télésièges. J’avais volontairement choisi Châtel pour son côté authentique car c’est un vrai village dans lequel vivent les locaux à l’année (contrairement à Avoriaz qui est une station dédiée au tourisme) et surtout, pour son côté pratique car j’ai trouvé une location tout près du club des Piou Piou. Nous n’avions donc que quelques mètres à faire pour déposer Martin à l’école de ski le matin, pratique !

En tout cas, si j’ai passé ma semaine à me plaindre de la météo, je dois avouer que j’ai adoré contempler les paysages enneigés de Châtel depuis le balcon de notre location… Ce blanc immaculé, CE SILENCE, c’est vraiment magique et j’avais oublié à quel point c’était beau ! Je reste néanmoins un peu sur ma faim, j’aurais aimé skier davantage, en tout cas sous le soleil. Je me suis forcée à skier plusieurs demi-journée malgré les conditions vraiment mauvaises et une visibilité quasi nulle en haut des pistes. J’ai d’ailleurs appris le terme « jour blanc », qu’on donne aux pistes quand le brouillard se mélange avec la neige et qu’on ne distingue plus les reliefs et les bosses. La citadine qui est en moi a vraiment souffert, je ne regrette pas de m’être super bien équipée avant de partir (je recommande vraiment la marque North Face qui est top pour les vestes de ski, pantalons de ski et moufles, excellent rapport qualité-prix en soldes – pour les vêtements techniques du type t-shirt, collants… nous nous sommes fournis chez Décathlon et Uniqlo, tout simplement).

Une belle semaine en famille que nous espérons réitérer l’année prochaine, en espérant que la météo sera cette fois de notre côté ! En tout cas, Martin a déjà demandé si nous pouvions revenir à Châtel dans la même école de Ski… Voilà qui me console vraiment du temps pourri que nous avons eu 😉

Bon dimanche à tous ! (et bonne reprise à tous ceux qui retravaillent demain… c’est mon cas !)

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Maman, nom féminin

Chroniques de maman
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Ça fait longtemps que je ne vous ai pas parlé de Martin.

Pourtant, lui et moi on n’a jamais été aussi proches. Même s’il nous a fallu 5 ans pour réussir à nous comprendre.

Je me souviens qu’il y a deux ans, je vous confiais avoir mis du temps (quasiment 3 ans) à me sentir légitime en tant que mère. Je ne sais pas pourquoi mais je n’arrivais pas à dire « je suis la maman de Martin » sans avoir l’impression de mentir ou que les mots ne sonnent faux dans ma bouche. Autant je trouvais tout à fait naturel le fait de m’occuper de lui (et de l’aimer) autant j’avais l’impression d’être une escroc de la maternité aux yeux de la société. Y compris ceux de mon entourage, notamment mes parents, qui m’ayant élevée pendant 20 ans de dur labeur^^, connaissaient mon manque d’intérêt total pour la cause maternelle et les enfants en général. Et qui ont du trouver un peu étrange que je devienne maman à mon tour. Je me disais « fais gaffe Anne, pour l’instant tu arrives à faire illusion mais bientôt les gens verront que tout ceci n’est qu’une vaste blague »… La blague étant que j’étais la pire maman du monde, bien sûr, voire même de l’univers. Maintenant, j’ai compris que le plus difficile fut de laisser partir la petite fille que j’étais. Accepter que mes parents ne soient plus que mes parents, mais qu’ils deviennent grand-parents. Accepter de vieillir. Accepter de mourir un jour. Accepter d’être heureuse.

Ce manque de bienveillance envers moi-même me laisse aujourd’hui sans voix. Car heureusement, je vois les choses désormais sous un autre angle, beaucoup plus indulgent. On dit souvent que le temps apaise les esprits, c’est vrai, en tout cas il m’a permis de prendre beaucoup de recul. J’ignore encore ce qui m’a pris d’être aussi injuste alors que pour tant de gens, le fait que je sois la maman de Martin était non seulement normal mais totalement indiscutable. Le jour où vous donnez naissance à un nouveau-né, vous êtes sa maman, point barre. Personne ne peut remettre votre situation en cause. Mais la suite, c’est votre problème. Que vous vous en sentiez légitime ou pas, c’est une autre histoire que personne ne peut régler à votre place.

Si je prends mon courage à deux mains pour vous en (re)parler aujourd’hui, c’est parce que je suis encore pleine de regrets. Aucune mère ne devrait s’infliger cela, la société se charge déjà très bien de nous faire culpabiliser (l’allaitement VS le biberon, l’accouchement « naturel » VS la péridurale …). C’est déjà tellement compliqué de trouver sa place qu’un peu d’indulgence envers soi-même n’a jamais fait de mal de mal à personne… non ?

En soi, mon aventure de maman n’avait pas spécialement bien commencé (en écrivant cette phrase je me dis « mais Aaaaaaaanne, mais arrête d’être si dure… ») mais c’était sans compter un autre « petit » problème : j’avais l’impression que mon fils ne m’aimait pas. Oui je sais, c’est horrible, d’ailleurs si j’arrive à l’écrire aujourd’hui, c’est parce que je sais que ce n’était pas vrai et que oui, mon fils m’aimait (et m’aime toujours) mais que j’étais tellement persuadée du contraire, que cela m’a rendue aveugle et surtout trop CONNE pour que je puisse m’en rendre compte.

Et puis il y a quelques semaines, Martin m’a offert le plus beau des dessins. Et sur ce dessin, j’ai vu tout ce que j’avais refusé de voir pendant 5 putain d’années.

Aujourd’hui, je sais qu’il s’agissait d’un problème de confiance en moi que je n’avais pas réglé et dont j’ai payé (un peu) les conséquences dans ce qui aurait du être mon plus beau rôle, celui de maman. Je m’en veux beaucoup d’avoir laissé cela gâcher mes premières années avec mon fils. Mais en même temps, je sais que si nous avons maintenant ce lien si spécial, c’est « grâce » à ce mauvais démarrage que nous avons surmonté lui et moi.

Ce qui m’amène à aborder un autre point hyper tabou dont les mamans parlent peu en général : la préférence pour l’autre parent. Car mon fils a longtemps montré une nette préférence pour son père, peut-être même dès les premières semaines, du moins le pensais-je (j’ai su par la suite qu’un nouveau-né de cet âge n’éprouve rien de spécial – il peine déjà à reconnaître les visages … – mais qu’il a surtout des besoins : besoin d’être nourri, changé, câliné). Simplement, j’étais tellement terrifiée et persuadée d’être une bad mother que je me suis naturellement effacée, comme je sais si bien le faire quand je doute de ma personne, c’est à dire à peu près tout le temps. Ne croyez pas que j’ai baissé les bras trop vite, j’ai toujours pris mon rôle à coeur. J’ai même gardé mon fils à la maison pendant 9 mois avant de reprendre le travail… 9 mois ! Ce qui est plutôt pas mal pour une mère qui ne se sent pas légitime dans son rôle de mère… (esprit de contradiction, où es-tu ?). Vous savez, même si j’ai parfois été un peu jalouse de la complicité entre Martin et son père, je m’en suis toujours réjouie. Mon seul regret, c’est d’avoir été trop longtemps spectatrice de milliers de petits bonheurs auxquels je n’ai pas forcément pris part, parce que je me suis laissée ronger par la culpabilité et l’angoisse.

Alors jeunes mamans ou futures mamans, ne soyez pas trop dures avec vous-mêmes (déjà, essayez d’être plus sympas avec vous que je ne l’ai été avec moi, ce qui ne devrait pas être trop difficile…). Et surtout, si vous sentez que vous perdez pied dans votre rôle de mère, n’hésitez pas à en parler à une personne de confiance, cela peut être un professionnel ou tout simplement une amie bienveillante… C’est important de savoir exprimer sa souffrance au bon moment.

Je vous embrasse !

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Tregging (Camaieu x Annouchka)

Style
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Ça y est, je peux enfin vous parler d’un chouette projet auquel j’ai participé début décembre avec la marque Camaïeu !

Souvenez-vous, j’avais organisé un petit concours sur mon blog et mon compte Instagram afin que 3 de mes lectrices ou abonnées puissent participer avec moi à une très belle journée de shooting mode pour la marque. Le but de ce shooting ? Montrer qu’avec des vêtements basiques, on peut imaginer des dizaines de looks différents, quelles que soient sa morphologie ou sa personnalité. Comme nous étions 3 blogueuses + 3 de leur lectrices à participer, cela a donné lieu à une multitude de combinaisons et de looks variés. Entre nous, j’ai vraiment été très surprise par le champs des possibles, je n’imaginais pas tant de looks aussi différents et surtout, personnalisés. Croyez-moi, l’excuse du « j’ai rien à ne mettre » n’est pas du tout valable^^… il y a toujours moyen de s’habiller différemment avec ses fringues, même un bête tee-shirt !

Mais la grande nouvelle, c’est que tous nos looks qui ont été shootés (dans le froid hivernal !) sont affichés en vitrine dans tous les magasins Camaïeu depuis le lundi 8 février jusqu’au mois de mai prochain. N’hésitez pas à aller y jeter un oeil, pas seulement pour m’admirer (ahahaha) mais parce que suis certaine que vous réussirez à vous projeter dans quelques uns de ces looks.

Cette démarche collective et créative est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles j’ai accepté de faire partie de l’aventure. Je trouvais intéressant de montrer autre chose que des looks de blogueuses mode. Déjà, parce que la très grande majorité des femmes n’ont malheureusement pas la chance de posséder un dressing de blogueuse avec des pièces hyper stylées ou de luxe. Et qu’il est assez facile de s’approprier les vêtements d’une marque de proximité comme Camaïeu (+ de 650 magasins en France) qui propose non seulement les basiques que vous verrez ci-dessous ainsi que dans mes prochains articles (un tregging, un t-shirt et une robe) mais également des pièces « coup de coeur » un peu plus fortes qui suivent les tendances du moment et permettent de suivre la mode sans dépenser des sommes folles. Se sentir bien dans ses fringues tout en étant un peu stylée ET sans se ruiner, c’est un peu ce que l’on recherche toutes, non ?

Mais vous me connaissez, je suis une grande sensible. Alors je sais que vous me croirez si je vous dis que ce qui m’a vraiment marquée dans cette histoire, c’est l’aspect humain de l’aventure. Car j’ai pu rencontrer 3 filles qui m’ont chacune touchée à leur manière, parce qu’elles sont magnifiques à l’intérieur comme à l’extérieur. Merci à Marie (@pcdmarie), Anne-Cécile (@annece.rw) et Elsa (@violette_et_constance) pour tout. A commencer pour leur disponibilité car avant le grand jour du shooting, nous avons passé une journée entière de fiting à choisir ensemble nos tenues pour la vitrine. Nous ne nous étions jamais vues mais c’était comme si nous étions amies depuis longtemps. Les vêtements ont ce pouvoir de connecter les gens entre-eux même s’ils viennent de plusieurs univers complètement différents. Et à bien y réfléchir, je pense que c’est aussi pour ça que j’aime autant la mode. Elle rapproche les gens et vous fait parfois rencontrer de très belles personnes.

Bref, je m’égare un peu mais je tenais vraiment à faire cet aparté avant que vous ne voyiez les looks en vitrine, car ils sont le fruit d’un très bel esprit de groupe. Ça change un peu du côté individualiste que l’on peut voir sur les blogs ou des mannequins (très beaux certes) auxquels on peine à s’identifier.

J’espère que nos looks vous plairont ! Je vous laisse donc découvrir les 3 tenues que Marie, Elsa, Anne-Cécile et moi avons imaginées autour de ces 3 basiques : un tregging, un t-shirt et une robe. L’ensemble des pièces que vous pouvez voir sur ces photos (y compris les vestes, blouses, trenchs…) font partie de la nouvelle collection printemps-été 2016 disponible dans les boutiques et sur le site Camaïeu à des prix tout doux (le tregging 19,99 euros – la robe 29,99 euros et le tee-shirt 12,99 euros).

On se retrouve en avril avec de nouveaux looks !

N’hésitez pas à aller découvrir tous nos looks sur le site Camaïeu, vous y retrouverez également Margot de YoumakefashionViolaine et leurs adorables lectrices 😉

Toutes les photos ont été réalisées par la talentueuse Noémi Michau (du blog Trendy Mood)

Article en collaboration avec la marque Camaïeu 

Tregging HD-5

J’ai choisi un look minimaliste dans les tons gris, rehaussé par une blouse blanche toute simple et un joli sac seau

Tregging HD-6

L’élégance par Anne-Cécile qui porte le tregging avec un trench « so french » et une paire d’escarpins « so chic » 🙂 

Tregging HD-8 (3)

Le look vitaminé (et quel sourire !) de Marie qui ose la couleur tendance de la saison : le orange !

Tregging HD-7

Une certaine idée du « cool » par Elsa, qui assortit son tregging avec un pull tout simple et des sandales léopard. Graou ! 

camaieu backstage8h du matin sur les bords du Canal Saint-Martin… (oui, j’ai froid !)

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Notre nouveau fauteuil Diamond inspiré de Harry Bertoia

Déco / Notre appartement
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Bon, rassurez-vous, même si le tapis est ENCORE sur les photos, ce n’est pas de lui dont j’avais envie de vous parler aujourd’hui. D’ailleurs, puisqu’on en parle (ahahaha) le tapis Azilal a fini par rejoindre la chambre de Martin et je crois que finalement, c’est là qu’il aurait du être depuis le début. Ça rend super bien dans une chambre d’enfant ! Je vous posterai une photo sur Instagram quand il y aura un peu de soleil (le week-end  a été très pluvieux à Paris !).

Je voulais surtout vous montrer notre nouvelle fauteuil blanc en métal, parfaite réplique de la mythique Diamond Chair du célèbre designer Harry Bertoia, acheté sur le site meubles et design. Alors oui, je sais, c’est moche d’acheter des copies mais le modèle original vaut 1000 euros (vendu neuf) et il est rare de trouver des modèles d’occasion en bon état sur le web, surtout en blanc. Nous avons donc opté pour cette solution en attendant d’en trouver un vrai qui réponde à nos attentes (c’est à dire blanc, pas trop abimé mais un peu patiné quand même et surtout, pas loin de Paris pour que nous puissions aller le chercher).

Je ne me lasse pas de son design hyper minimaliste et très aérien, il est naturellement venu remplacer notre GROS fauteuil rose de chez Made que nous avions depuis 3 ans. Je l’adorais, on était super bien assis dedans mais il prenait beaucoup trop de place à notre goût. Et surtout, il cachait une bonne partie de la bibliothèque qui se trouvait derrière. Un jeune couple est venu le chercher cette semaine via le Bon Coin et depuis, notre chat fait une dépression ^^

Je n’ai pas encore trouvé les bons coussins ou le tapis au bon format pour mettre ce fauteuil en valeur mais je suis déjà très satisfaite de la place qu’il nous a fait gagner à la maison. On respire mieux !

Diamond Chair (inspiration Bertoia) Meubles et Design // Tapis Rock The Kilim (vu ici) // Coussins LAB Boutique 

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Blue & boyish

Mode / Style
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portrait annouchka montmartre

Crédits : Nicolas Rivière

Je ne voudrais pas faire ma vieille mémé qui parle de la météo mais quand même, il a fait super froid à Paris la semaine dernière, non ? Enfin, disons qu’il a fait un vrai temps d’hiver et qu’on n’était plus du tout habitués à des températures en dessous de zéro. D’ailleurs, hier, il y avait un débat à la cantine avec mes collègues pour savoir si on préfèrerait mourir de chaud ou mourir de froid et on n’était pas vraiment d’accord. En ce qui me concerne, je ne supporte pas du tout la chaleur mais je crois que j’exècre encore plus le froid. Cette année je pars au ski et je n’ai qu’une seule crainte : me geler les fesses sur les pistes… du coup je suis preneuse de vos conseils pour bien s’équiper (y compris pour les enfants !).

J’ai vraiment failli perdre mes doigts pour pouvoir vous montrer ce manteau que je porte depuis plusieurs semaines, acheté au début de l’automne chez & Other Stories. J’ai toujours aimé les manteaux longs sur les autres mais je me disais que ce n’était pas pour moi. Et puis il a fallu que je tombe sur ce modèle, le dernier en boutique (à ma taille… le destin quoi !) pour me convaincre de changer d’avis. Sa coupe est terriblement masculine, d’autant plus qu’il ne possède pas de ceinture, mais je l’adore. Je me sens vraiment différente quand je le porte, j’ai l’impression qu’il me donne un peu plus d’assurance et beaucoup d’allure (oh ça va, on a le droit de rigoler nan ? ^^). Et vous n’imaginez pas le bonheur que c’est d’avoir chaud jusqu’aux genoux avec une maxi longueur comme celle-ci !

Plus sérieusement, à mon âge j’ai décidé que je me fichais pas mal du regard des autres et que c’était le moment ou jamais de m’amuser un peu avec mes fringues et de me faire plaisir. Et ce manteau fait partie des pièces de mon dressing qui ne font pas l’unanimité mais vous savez quoi ? Ça m’est bien égaaaaaal !

Manteau long & Other Stories // Sac Minelli // blouse Des Petits Hauts // Gilet Des Petits Hauts // Jean Sézane // Shoes Patricia Blanchet // Bonnet et écharpe Monoprix // Collier Poisson Plume 

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Notre nouveau tapis Azilal Rock the Kilim

Déco / Inspiration
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Vous  voyez ce beau tapis ? Ça fait trois fois qu’il change de place ! A la maison, on l’aime tellement qu’on aimerait pouvoir le multiplier comme les petits pains pour pouvoir en installer un dans toutes les pièces… Même le chat (qui oh miracle n’est pas sur la photo !) n’ est pas franchement disposé à partager SON nouveau tapis. Madame a décidé qu’il s’agissait du sien au point qu’elle s’est laissée trainer dessus à chaque fois qu’on a voulu le changer d’endroit… j’aurais du vous faire une vidéo, c’était vraiment drôle !

Ce nouveau tapis est notre nouveau coup de coeur, signé Rock The Kilim, une marque fondée par Nadia dont le papa est d’origine marocain. Avant, Nadia travaillait dans la mode mais elle a décidé de se consacrer à sa passion : les tapis !

Nadia part régulièrement à la recherche des plus beaux tapis dans tout le Maroc et sélectionne les plus belles pièces qu’elle revend sur son site. Elle propose des tapis Kilim, Boucharouette ou Azilal, qu’on trouve difficilement sur le marché (ou alors des pas très très jolis… on a mis un temps fou à en trouver un qui nous plaisait !).

Celui que nous avons choisi est un Azizal et il est en laine. Voilà pourquoi le chat l’adore, il tient super chaud ! Il s’agit d’une pièce unique originaire du Haut-Atlas marocain, ce qui fait tout son charme. Nous sommes allés l’acheter à la boutique éphémère qui fermera ses portes le 30 janvier, donc ne tardez pas trop si cela vous intéresse. La boutique se situe au 3 bis rue Marcadet dans le 18ème arrondissement. Vous trouverez plus d’infos sur le compte instagram de Rock The Kilim avec un aperçu des pièces magnifiques qui sont disponibles. Il existe à peu près tous les formats mais il me semble que le nôtre est l’un des plus petits. Honnêtement, je me retiens d’en acheter un second car mon appart a beau être grand, il n’est pas extensible mais OMG OMG…. comme ils sont beaux !

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Croire en ses rêves (mon avis sur le spectacle de Marion Mézadorian)

Chroniques
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Parmi les petites choses magiques qui font le charme de la vie à Paris, c’est que le destin met sur ton chemin des personnes que tu n’aurais sans doute jamais rencontrées ailleurs.

Par exemple ma baby-sitter, qui n’est décidément pas comme les autres. Elle est sans doute la meilleure baby-sitter de la terre au point que tous mes copains du quartier se battent pour qu’elle vienne garder leurs mouflets (mais c’est quand même chez nous qu’elle vient tous les jours, et toc !). Je pense qu’elle concentre à elle seule toutes les qualités que l’on peut exiger d’une baby-sitter : elle aime les enfants (riez… vous n’imaginez pas toutes celles qui font semblant) elle est ponctuelle, prévenante, bienveillante et débrouillarde. Mais son petit truc en plus, cette qualité précieuse qui fait que l’on se bat pour l’avoir à nos côtés, c’est qu’elle est lumineuse. Ma baby-sitter est ce que j’appelle une personne « solaire », une fille drôle et généreuse qui sème la bonne humeur partout où elle passe.

Ma baby-sitter est comédienne et a un talent fou.

Pendant 2 ans, je l’ai observée mener à bien son projet, de l’écriture (au café d’en bas où elle aimait prendre ses quartiers avant d’aller chercher mon fils à l’école) à la rencontre avec son metteur en scène, Francis Magnin, puis le montage du spectacle. Je la voyais construire son avenir doucement mais sûrement, avec un optimisme inébranlable et cette petite étincelle dans les yeux, toujours présente. Je me disais que quand même, il fallait vraiment aimer le théâtre et le cinéma pour accepter une vie aussi bohème que précaire, peuplée de petits boulots entre deux rôles sur les planches. Mais il en aurait fallu bien plus pour décourager Marion (c’est son prénom) pour qui la comédie est plus qu’une passion : c’est une vocation. Après avoir grandi nourrie aux spectacles du regretté Mr Elie Kakou et de Gad Elmaleh, c’est à son tour de présenter son spectacle et cela me touche. Et pas seulement parce que Marion fait désormais un peu partie de ma famille. Mais parce que je trouve ça beau, un rêve qui se réalise, surtout quand on s’est donné les moyens d’y parvenir. Je l’ai déjà dit dans cet article, je ne crois pas beaucoup au facteur « chance » mais surtout au talent et au travail. Et parce que l’on vit dans une société où les gens ont tendance à vous décourager quand vous entreprenez de grandes choses, qui leur paraissent inaccessibles. Parce que cela agit comme un miroir de leurs propres échecs ou parce qu’ils n’ont tout simplement pas le courage d’oser, au risque de se planter… mais aussi parfois de réussir (c’est généralement le même moment où l’on vous dit que vous avez eu de la « chance »….).

Alors bien sûr, je vous recommande chaudement d’aller voir Marion Mézadorian sur scène. Vous direz sûrement que je manque d’objectivité mais en toute franchise, non. Marion possède un don inné pour la comédie et saura vous embarquer dans son univers. Son spectacle n’est pas  qu’une succession de blagues destinées à faire rire l’assemblée (c’est ce que je reproche parfois aux spectacles comiques qui manquent de finesse). On hurle de rire, bien sûr, mais on se surprend aussi à être ému quand Marion croque les portraits des gens qu’elle aime ou qui ont croisé sa route. Son spectacle est réussi parce qu’il est écrit avec le coeur et tourné vers les autres. A son image finalement.

Je compte sur vous pour filer à la Comédie des 3 Bornes, les lundis soir à 21H30 jusqu’au 28 mars… merci ! Pour réserver c’est par ici ! (et pour voir un extrait du spectacle, c’est ici

« Pépites, ce sont les définitions inattendues de mon père marseillais, mes aventures de célibataire volontaire, mes conversations avec ma grand-mère arménienne. Pépites, c’est le petit garçon de 4 ans qui a plus de répartie que toi, la personne qui doit lancer ta carrière de comédienne mais parle à peine français, le SDF que tu croises tous les jours en bas de chez toi sans t’arrêter. Pépites, c’est tout ça et encore plus ».

 

 

 

 

 

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Les crayons à paupières Long Lasting Stick de KIKO ♥︎

Beauté / Style
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Pendant mes vacances en Italie cet été, j’ai acheté un crayon à paupières chez KIKO qui était en solde. Je me souviens que l’on errait dans le « centre-ville » de Lecco sur les bords du lac de Côme, à la recherche d’une bonne glace. Mais la boutique KIKO était la seule qui était ouverte à l’heure du déjeuner. Ne me demandez pas comment tous les marchands de glaces peuvent être fermés en ITALIE à 13h, je crois qu’ils étaient tous en train de faire la sieste. De toute façon il n’y a pas grand chose d’autre à faire dans cette ville qui est un peu déprimante, si vous voulez mon avis. Fin de l’aparté.

Depuis le mois d’août, j’ai donc eu largement le temps de tester mon crayon Long Lasting Stick, qui est en fait une ombre à paupières à la texture crémeuse et lumineuse. Elle est hyper pratique à utiliser grâce à son format crayon et surtout, elle tient vraiment très bien (la promesse est de 8h, promesse tenue !) à condition de poudrer un peu le contour de l’oeil et la paupière avec une poudre fine avant l’application. Honnêtement, ce petit bâton est une petite révolution dans ma trousse de maquillage. Depuis que je l’ai adopté je ne mets quasiment plus de fard à paupières. Mon âge avançant (hum hum) mes paupières commencent à être légèrement tombantes (oh mon dieu ça me fait tellement mal d’écrire ça) et le fard en poudre appliqué sur toute la paupière, surtout les couleurs foncées, me vieillit énormément. De toute façon, je n’aime pas trop le rendu du fard à paupières sur moi, je trouve qu’il me durcit le regard et me donne un air fatigué. D’ailleurs j’ai remarqué que mettre juste un peu de mascara me donne bien meilleure mine que de mettre du fard, alors pourquoi a t’on inventé le smoky eyes, je me le demande !

J’aime tellement ces petits bâtonnets KIKO que j’ai envie de les collectionner. Leur prix est vraiment canon (6,90 euros – en ce moment ils sont même en soldes). Dernièrement, j’en ai même racheté un gris que je mets de temps en temps et qui fait l’oeil un peu charbonneux, sans donner l’impression que tu t’es pris un lampadaire dans la tronche. Je porte le marron quasi quotidiennement, la couleur va avec tout et il possède un effet enlumineur grâce à ses reflets nacrés, parfait pour réveiller un regard fatigué. Si vous avez les yeux marrons, je vous le conseille vraiment !

Mon conseil d’utilisation : j’applique le crayon au ras des cils comme un eye liner et j’estompe un peu au doigt pour un effet un peu fumé (et éviter que la texture n’aille se coller sur l’arcade sourcillière^^). Vous pouvez également le mettre sur toute la paupière mobile mais je ne sais pas si cela tient aussi bien !

PS : je n’ai fait aucune réaction allergique à ce produit, c’est toujours ma crainte quand je teste une nouvelle marque sur mon visage et tout particulièrement mes paupières qui sont hyper sensibles (j’ai déjà eu les paupières brûlées à cause d’une marque de luxe que je ne citerai pas…).

PS 2 : sur les photos, je porte le mascara KIKO Longeyes Plus Active qui est top ! Il ne fait aucun paquet, tient super bien, ne coule pas et coûte 7,90 euros, que demande le peuple ? (je vous le demande…).

Crayon ombre à paupières Long Lasting Stick  en vente sur le site KIKO : 6,90 euros

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Ce joli pull vient de chez Des Petits Hauts <3 

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Déconnexion

Chroniques
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Ça fait déjà quelques semaines que je ne me connecte plus beaucoup aux réseaux sociaux, Twitter tout particulièrement. Je ne vais plus beaucoup me promener sur Facebook non plus, qui est pourtant le réseau social de mes amis « de la vraie vie » et de ma famille par excellence.

Pendant des années, au moins 6 ou 7 ans si mes calculs sont bons, mon premier réflexe au réveil fut de checker mon fil Twitter, les yeux à peine ouverts. J’étais donc connectée à partir de 6h45 jusqu’à environ minuit, heure à laquelle j’éteignais généralement ma lumière en même temps que je mettais mon iPhone en mode avion. Sans être en permanence les yeux rivés sur mon téléphone, j’interrompais régulièrement mon travail pour jeter un oeil aux actualités de la journée. Pour rien au monde je n’aurais manqué une actu, quelle qu’elle soit, ou une quelconque conversation (souvent futile) avec mes copinautes. Pendant des années, je me suis sentie « remplie » de plein d’informations, avec cette impression (complètement fausse, je m’en apercevrai plus tard) d’être connectée au monde dans lequel je vis. Perdre un temps infiniment précieux sur les réseaux m’a toujours semblé parfaitement normal pour de nombreuses raisons, la principale étant celle liée à mon travail. Puis dans un second temps, au fait que je sois blogueuse et que j’utilise Twitter, facebook et Instagram pour partager les articles de mon blog auprès de mes abonnés.

Mais depuis le 13 novembre, tout a changé. Les attentats de Paris m’ont secouée et fait l’ effet d’un électrochoc dont je commence seulement à prendre la mesure. Je n’étais pas en terrasse au Carillon ce soir là, ni au Bataclan, ni même ailleurs dans le 11 ème arrondissement. Pourtant, les jours qui ont suivi les évènements, je ne pouvais plus me connecter à Twitter sans me sentir fébrile ni avoir les mains qui tremblent. L’horreur, la cruauté et l’extrême injustice avait envahi mon réseau social fétiche. Quant à ces visages, ces noms des victimes dont les photos se sont affichées des centaines de fois sous nos yeux, je ne pourrai jamais les oublier. De trop nombreuses informations non vérifiées ont circulé à cette période, avec des prétendus coups de feu tirés à droite à gauche, des explosions entendues à tel endroit… La plupart des infos naissent sur Twitter, du moins c’est là qu’elles circulent souvent en premier. Y compris quand elles sont fausses. Pour moi, ce fut un peu la goutte d’eau en trop et j’ai ressenti pour la première fois un vrai besoin de m’éloigner de tout cela, pour me préserver. Nous sommes encore en état d’urgence et les sirènes que l’on entend à longueur de journée à Paris me suffisent amplement, merci.

Je ne suis pas si naïve, j’ai bien conscience que nous vivons dans un monde difficile et que des évènements tristes se déroulent malheureusement tous les jours dans le monde. Je ne suis pas celle qui se réveille un matin en se disant « oh mon dieu, on vit vraiment dans un monde de merde » parce que la violence traverse les frontières et que désormais nous ne sommes plus à l’abri de nous faire fusiller froidement, en bas de chez nous. Mais je crois juste que j’en ai assez de lire des mauvaises nouvelles à longueur de journée. J’en ai assez de lire les uns et les autres déverser leur fiel sur les réseaux sociaux sous couvert d’anonymat. J’en ai assez de la bien pensance, de la morale à deux balles dont certains semblent avoir fait leur seule raison de vivre sur Twitter. Ce chouette réseau qui était pour moi un endroit où l’on pouvait débattre avec intelligence, est devenu pour moi l’ apporteur des mauvaises nouvelles et le réseau de la mauvaise humeur.

Je me suis éloignée de Twitter par nécessité, parce que cela générait chez moi davantage d’angoisse (« Au secours, quelle mauvaise nouvelle vais-je encore lire ?? ») que d’excitation positive. Et j’avoue que cela m’a fait le plus grand bien. Je n’ai pas du tout la sensation de rater une info capitale, d’autant plus que j’écoute la radio dans ma voiture tous les matins et le soir en faisant la cuisine. Bien sûr, je me connecte encore sur Twitter une ou deux fois dans la journée, mais rarement plus de quelques minutes. Je ne me sens pas « en retard » sur l’information… D’ailleurs, cette course à l’info générée par les réseaux sociaux, n’est-elle pas épuisante ? Finalement, je ne me sens pas moins connectée ou moins informée qu’avant. Quant à Instagram, j’y poste moins d’images mais c’est davantage à cause du manque de lumière en cette saison que du manque d’envie en général. Car même si sur ce réseau, les images finissent par toutes se ressembler, au moins je n’y vois que des belles choses 🙂

Mon idée n’est absolument pas de me placer au dessus du lot ni de cracher dans la soupe… Mais simplement de prendre un peu de recul. Je me rends compte que j’ai passé beaucoup trop de temps sur les réseaux sociaux au détriment de plein d’autres petits plaisirs de la vie : lire, par exemple. Je redécouvre le bonheur de la lecture, celui de lire un vrai livre en papier, chose que je ne ne faisais même plus. Téléphoner davantage à mes amis, leur écrire pour prendre de leurs nouvelles. Parce qu’un téléphone, ça sert aussi à téléphoner et pas uniquement à tweeter ou à poster des photos. Cuisiner, faire des puzzles avec mon petit M, allumer un feu de cheminée à la maison, prendre le temps de ranger mon armoire par couleur. Regarder des vieux films, des séries ou même la télé (!!) sans avoir le réflexe de checker ce qu’il se passe en live sur Twitter. Prendre le temps de vivre le moment présent, tout simplement, le téléphone déchargé à 0% au fond du sac à mains.

 

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Les grands classiques déco en soldes chez Smallable

Déco / Inspiration
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Smallable 2

1 – Trophée cerf vu ici // 2 – gobelet à fleurs Rice // 3 – Cornette à pince Tsé & Tsé Associés, similaire ici // 4 – Lampe Chantilly, petit modèle Constance Guisset // 5 – Coussin LAB Boutique, similaire ici // 6 – Tabouret en jonc beige, similaire ici //  7 – chaise enfant Little Suzie, similaire ici // 8 – panier de rangement à pois Deuz // 9 – lampe Leitmotiv, vue ici // 10 – coussin Ferm Living, vu ici ou  ici 

Je passe en coup de vent (avant de revenir avec un vrai article, promis !) pour vous dire que Smallable propose de belles réductions sur nos articles chouchous en déco. J’ai sélectionné pour vous quelques grands classiques dont personnellement je ne me lasserai jamais, je possède d’ailleurs quelques unes de ces pièces à la maison. Je vous ai même glissé quelques liens des objets en action dans notre appartement… Avec bien sûr, plusieurs lampes puisque vous savez à quel point j’aime ça (#passionlampes) et me suis retenue de mettre plein de coussins, ma deuxième passion. Alors, craquera, craquera pas ?

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Les blogs lifestyle à suivre en 2016

Chroniques
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Crédits : Days Of Camille – Leanna Earle – Lisebery

Cela faisait longtemps que je n’avais pas partagé avec vous ma liste des blogs Lifestyle à suivre absolument ! Je me souviens que vous aviez beaucoup aimé cet article rédigé il y a un déjà un bout de temps. Je profite donc de cette nouvelle année pour vous faire découvrir (ou redécouvrir) les blogs qui m’on tapé dans l’oeil ces derniers mois et dont on risque d’entendre beaucoup parler en 2016. Entendons nous bien, il n’est pas question de faire un pari sur l’avenir ou le succès de ces blogs en 2016 (d’autant plus que certains sont déjà assez connus) mais mon petit doigt me dit qu’ils devraient vous plaire 😉

Je pense faire de même très vite avec les blogs de mode. Bonne (re)découverte !

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Crédits : Days of Camille 

Camille a 24 ans et elle est photographe. J’ai tout de suite adoré la douceur qui se dégage de ses photos et de ses textes et pas seulement parce qu’elle habite en Provence, région si chère à mon coeur… Sa ligne éditoriale ressemble quelque peu à la mienne puisque Camille partage avec nous son penchant pour la déco (elle a beaucoup de goût), la mode, les voyages et les facéties de son chat Réglisse sur son compte Instagram. Un univers reposant, esthétique et inspirant…Bravo Camille ! (Camille possède également une page hellocoton).

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Crédits : Mary Devinat

La jolie Mary habite Paris, elle est étudiante en histoire de l’Art à la Sorbonne. Elle baigne donc dans un milieu très créatif et cela se ressent beaucoup au travers de ses billets. Elle partage avec nous ses coups de coeur culturels (expos, visites à Paris ou ailleurs) mais aussi ses recettes de cuisine, une thématique qui la passionne. Mon coup de coeur pour son blog s’explique notamment par la simplicité de ses articles : une ou deux (belles) photos, rarement plus et une écriture très soignée et vraiment agréable à lire. Mary possède également un très joli coup de crayon, vous pouvez d’ailleurs découvrir quelques unes de ses illustrations sur son joli compte Instagram.

mary devinat

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Crédits : By Louise SK

Louise vit en France mais elle est d’origine danoise et vit désormais à Paris (elle a beaucoup transité entre Copenhague et Londres). Sur son blog By Louise SK  Elle propose des recettes healthy et sans gluten qui m’inspirent énormément pour leur légèreté. Je ne suis pas intolérante au gluten mais j’aime beaucoup l’approche de Louise sur la question, pas du tout moralisatrice ni extrême. On voit qu’elle ne cherche pas à suivre une tendance mais qu’elle a fait du « no glu » un vrai mode de vie et que la découverte de son intolérance au gluten a boosté sa créativité et donné un nouvel élan à son blog (qui existe depuis 2011). Louise ne se revendique pas vegan ni veggie à 100% mais la voir prendre autant de plaisir à cuisiner des recettes gourmandes ET saines montre que les deux sont compatibles. Son blog et ses superbes photos alléchantes sont une grande source d’inspiration pour moi et je ne doute pas que ce sera le cas pour vous aussi. Vous pouvez également suivre Louise sur son compte Instagram ou sur sa page hellocoton.

bylouise sk

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Crédits : Lisebery

Ça fait déjà longtemps que je lis le blog d’Elise de Lisebery. Elle vient de s’installer à Paris mais c’est des montagnes et de la nature en général dont elle est amoureuse (elle a vécu 3 ans à Grenoble pour ses études de développement territorial). Elise ne rate jamais une occasion de partir à l’aventure. Autant vous dire qu’avec sa soif de grands espaces et son talent de photographe, son blog est un véritable lieu d’évasion sur lequel il est agréable de se perdre, encore plus quand on est une parisienne en mal de verdure comme moi… Les futurs articles de Lisebery seront sans doute plus citadins mais ce dont je suis certaine, c’est que je prendrai toujours autant de plaisir à suivre les aventures d’Elise, tant je trouve ses photos et ses histoires inspirantes. Vous pouvez également suivre Elise sur son compte Instagram ou sur sa page hellocoton. 

LISEBERY

Leanna earle blog

leanna earle

Crédits : Leanna Earle

Charlène (Leanna Earle, chouette anagramme de son prénom) est une jeune dijonnaise de 22 ans. Etudiante en graphisme et web design, son blog est naturellement l’expression de l’univers créatif dans lequel elle baigne. Pourtant elle voulait être prof mais sa créativité a fini par la démanger, comme quoi il n’est jamais trop tard pour changer de voie pendant ses études. Charlène est fan de papeterie et propose chaque mois des jolis calendriers à télécharger et à imprimer (oui je sais, c’est la grande mode) mais aussi des chouettes DIY très féminins. Même si tout ne correspond pas forcément à mon style, j’aime bien découvrir chacun de ses nouveaux articles et particulièrement ses billets d’évasion, comme celui-ci, avec de magnifiques photos du Tréport. Charlène a également un très beau compte Instagram ainsi qu’une page hellocoton.

Leanna earle

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Crédits : Lili in wonderland 

C’est d’abord sur le compte Instagram de Lili In wonderland que j’ai flashé avant de découvrir son blog associé. Une véritable source d’inspiration pour moi puisque Lili et moi partageons la même passion pour la déco ainsi que dénicher les bonnes adresses déco (Green Factory par exemple) à Paris ou ailleurs. Par contre elle est plus douée que moi de ses mains (ce qui n’est pas trop difficile) et propose régulièrement des très jolis DIY comme cette superbe couronne de fleurs ou ces photophores en céramique archi tendances. Son blog est un enchantement pour les yeux, je ne rate aucun de ses billets ! Parfois Lili voyage et revient avec de magnifiques photos

Lili in wonderland

J’espère avoir pu vous faire découvrir de jolis univers et vous souhaite un excellent week-end ! #TGIF

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Un nouveau rouge pour commencer l’année

Style
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Annouchka Dolce Gabanna

Chemise en flanelle Uniqlo – Gilet Des Petits hauts – pin’s (de traviole^^) Titlee

Coucou les amis ! Je suis contente de vous retrouver après ces quelques petits jours de break (et d’orgie alimentaire mais ne parlons pas de choses qui fâchent^^) et j’espère que vous avez passé de jolies fêtes de fin d’années. Nous sommes allés passer quelques jours en Provence pour retrouver la famille et j’avoue que cette petite semaine au vert m’a fait le plus grand bien ! Je ne veux pas revenir sur l’année 2015 et de bilan sur ce blog il n’y aura point. Mon année a été tourmentée, j’ai vécu un très gros chagrin familial et pour la première fois, j’ai connu la peur, la vraie, celle qui te ronge et ne te quitte pas du matin au soir… J’ai envie de penser que 2016 sera plus douce pour chacun de nous, mais comment en être certain ? En attendant, vivons chaque jour comme si c’était le dernier, aimons nous, soyons heureux et arrêtons de culpabiliser pour tout et n’importe quoi…

Pour ce premier billet de l’année, j’avais juste envie de vous parler de mon dernier coup de coeur : le rouge à lèvres Dolce Matte Lipstick de Dolce & Gabbana. Je l’ai reçu en cadeau il y a quelques jours pour mon anniversaire et j’ai été complètement bluffée par sa tenue ! J’ai testé quantité de rouges à lèvres et peu tiennent aussi longtemps (quelques heures sans retouche pour celui-ci). En général, les textures mates ont une fâcheuse tendance à assécher les lèvres mais ce n’est absolument pas le cas pour le Dolce Matte. Pensez juste à mettre un peu de baume à lèvres le matin quelques minutes avant de vous maquiller pour préparer vos lèvres, surtout avec ce grand froid ! Une astuce de maquilleuse pro qui fonctionne super bien aussi : mettre un peu d’Homéoplasmine, surtout si vos lèvres sont abimés par le froid de l’hiver (attention à ne pas en abuser car vos lèvres risqueraient de s’habituer et se dessécher encore plus).

Si la couleur de mon rouge à lèvres vous plaît, il s’agit de la teinte 611, un très beau rouge flamboyant (qui ne tire ni sur le orange ni sur le rose, bref le rouge rouge parfait^^).

dolce matte lipstick dolce gabbana

 

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Tutu and paillettes

Mode / Style
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AnneLook

Jupe Maje – escarpins Patricia Blanchet (ancienne collec, similaires ici) – top Promod – perfecto Claudie Pierlot (ancienne collec)  – bijoux Anne Thomas chez Poisson Plume* – 

Vous avez vu comme j’ai été super productive sur le blog ces derniers temps ? A vrai dire, je n’en reviens pas moi-même… Je sais que le rythme de mes publications est un peu aléatoire mais en ce moment je me sens bien par ici, alors j’en profite. Mais je pense (sans en être sûre) que cet article sera le dernier avant les fêtes, car j’ai mille et une chose à faire avant Noël et je doute de trouver le temps d’écrire. Et puis ça ne me ferait pas de mal de déconnecter un peu pendant quelques jours et prendre le temps de faire autre chose, comme lire un livre par exemple, ou regarder un film. Ça fait des mois que je n’ai pas ouvert un bouquin, il est temps de me rattraper !

Mais avant cela, je tenais à vous montrer ma deuxième tenue de fête (shootée à Montmartre le week-end dernier) et qui est un peu plus girly que la précédente. Je porte encore une fois des jolis bijoux de la boutique Poisson Plume qui ne propose décidément QUE des jolis bijoux élégants et plein de finesse, et surtout choisis avec soin par Nathalie. J’ai eu un énorme coup de coeur pour toute la collection de la créatrice Anne Thomas, dont vous pouvez apercevoir le bracelet à mon poignet ainsi qu’une jolie bague qui a eu un succès de dingue auprès de mes amies. Le pendentif que j’ai autour du cou fait partie de la collection Origami de Poisson Plume, en ce moment je le porte tous les jours tellement j’aime son côté poétique. Ça vous plaît ?

J’espère que ce look un peu-festif-mais-pas-trop vous plaira malgré tout… Je déteste être mal à l’aise dans mes vêtements donc j’ai mis le paquet sur la jupe tutu (dont je rêvais depuis des années) et je l’ai assagie avec un t-shirt basique mais lumineux. Finalement je me sens bien comme ça, chic mais point trop n’en faut 🙂

Bon week-end à tous, et à très vite !

(Les produits mentionnés par une * m’ont été offerts)

PS : jusqu’au 20/12, la livraison est offerte chez Poisson Plume, profitez-en ! (en plus Nathalie vous prépare des jolis boîtes cadeaux faites avec amour… Merci Nathalie <3) 

Crédits : Nicolas Rivière
AnneLook

BO « Paris 1920 » Anne Thomas*

AnneLook

 

Bracelet Emma rose, Anne Thomas* – bague rose Grazia Anne Thomas* – pochette Des Petits Hauts (old)

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AnneLook

Collier Aimi, Poisson Plume*

AnneLook

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AnneLook

AnneLook

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AnneLook

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Un anniversaire Star Wars – 5 ans ★

Chroniques de maman / Déco / Inspiration
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anniversaire star wars déco

C’est un jour spécial aujourd’hui, puisque mon petit coeur a déjà 5 ans !

Mais cette année, impossible de trouver les mots justes pour vous dire à quel point j’ai aimé le voir grandir ces derniers mois. Je ne ressens pas du tout de nostalgie par rapport au passé, la peur et l’inquiétude qui me rongent depuis plus d’ un mois ont chassé toute forme de sentiment de ce genre. Dorénavant, mon seul souhait est de pouvoir rendre mon fils heureux et de le protéger autant que possible, tout en essayant de ne pas lui transmettre mes angoisses. Je sais qu’il ne faut pas penser au pire, mais j’avoue que j’ai du mal à sortir de cet état de torpeur dans lequel je me trouve depuis le 13 novembre. Pour beaucoup d’entre-nous, la vie a repris son cours et les terrasses des cafés sont à nouveau pleines. Mais il n’y a pas un seul matin où je me réveille sans penser que cela pourrait arriver à nouveau… « et si… ? »

Je me rends compte que je vous raconte un truc hyper triste alors qu’en fait, je voulais juste vous donner une astuce pour réussir un gâteau Dark Vador. Car hier, Martin a fêté son anniversaire avec tous ses copains, et autant vous dire qu’avec la sortie du Réveil de la Force au cinoche, le thème de la fête était déjà tout trouvé… Même les plus jeunes ont été contaminés par la folie Star Wars et n’ont eu que ces mots à la bouche depuis plusieurs semaines. Remarquez, ça change de Cars et de la Reine des Neiges dont j’avais personnellement un peu trop soupé 🙂

Pour la déco, je me suis complètement inspirée du blog d’Eve et de l’anniversaire qu’elle avait organisé pour Marius. D’ailleurs, j’en profite pour la remercier car ses idées sont vraiment géniales. J’ai fait un peu à ma sauce et avec les moyens du bord car je n’ai pas eu beaucoup de temps pour les préparatifs. J’avais acheté quelques pailles noires et blanches ainsi que des boules alvéolées en papier noires chez Sostere Grene (Aéroville) et cette semaine, je suis tombée par chance sur un paquet de ballons Star Wars dans un magasin de fêtes spécialisé (5 euros le sachet de 6 ballons, j’envisage depuis hier de monter un business de produits dérivés… NANS MAIS SANS DÉCONNER). Hubert avait commandé une boîte de 8 sabres laser gonflables sur Amazon, énorme succès auprès des 8 apprentis jedis comme vous pouvez vous en douter (ils sont d’ailleurs repartis avec).

Pour le gâteau, j’ai carrément assuré ! J’ai réussi le gâteau Dark Vador parfait, à la couleur noire inimitable et brûlé juste comme il faut. La recette est simple : préparez un moelleux tout simple au chocolat et foirez la préparation (pour cela, attendez le premier jour de vos règles, ça marche à tous les coups). Mettez le gâteau au four, constatez que celui-ci ne gonfle pas et que la pâte fait des grumeaux. Sans le faire exprès, verrouillez le four en mode « sécurité », comme ça vous ne pourrez plus sortir votre gâteau avant une bonne demi-heure au moins et il continuera de brûler tranquillement. Et voilà, votre gâteau obscur est prêt ! N’oubliez pas d’ouvrir la fenêtre pour faire sortir la fumée. Plus sérieusement, c’est là qu’intervient notre ami Picard, toujours prêt à nous sortir des pires situations. On ne le dira jamais assez mais vive Picard. J’ai d’ailleurs pris une décision pour  l’année prochaine et tous les anniversaires à venir : plus jamais je ne me lance dans la préparation d’un gâteau à la dernière minute, même avec une recette archi-simple.

Sur ces sages paroles, bonne journée à tous !

Et joyeux anniversaire à mon poussin d’amour <3 

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Le gâteau Picard et ses bougies sabres laser

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Le gâteau en hommage à Dark Vador^^ (rassurez-vous, je ne l’ai pas servi aux enfants)

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All i want for christmas is gold

Mode / Style
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AnneLook

Short Mango – Shoes Bocage – Pull Maje (old) – Bague Anne Thomas chez Poisson Plume 

Histoire de maintenir l’esprit de Noël sur le blog, cette semaine je vous propose de découvrir non pas une, mais DEUX tenues de fête ! Et oui, figurez-vous que j’hésitais entre une tenue de fête vraiment girly et une autre un peu plus « casual », mais impossible pour moi de choisir alors j’ai décidé de vous montrer les deux ! J’espère donc que vous serez au prochain rendez-vous !

Il ne vous aura guère échappé que je suis une fan absolue de tout ce qui brille. Je pourrais vendre ma mère pour du doré, du lamé ou des paillettes. Je me suis rendue compte récemment à quel point c’était pathologique, quand j’ai perdu tout contrôle devant ma nouvelle coque pour iPhone dorée ET à paillettes (le combo parfait). La moindre petite touche de gold me rend hystérique et je ne sais pas pourquoi, d’ailleurs, il suffit d’ouvrir mon placard de fringues ou de chaussures pour constater l’étendue du désastre : la moitié des mes godasses sont dorées ou avec des paillettes, y compris les baskets #toutvabienjemesoigne

Si vous voulez mon avis, la vie est déjà bien assez merdique pour qu’on n’en fasse pas une fête perpétuelle. Alors moi je dis oui aux paillettes et aux sequins, même pour sortir cherchez le pain. Essayez, vous verrez !

Autant vous dire que la période des fêtes est du pain béni pour moi, j’adore regarder les collections éphémères de Noël en boutique même si au final je n’achète jamais rien à cette période. Oui, vous avez compris : j’achète donc du doré toute l’année sauf  à Noël, dans mon cas on peut vraiment parler de désordre psychique. J’ai quand même craqué pour une jolie pochette dorée assortie à mes chaussures, parce qu’il manquait tout de même un petit sac à paillettes à ma collection !

Crédits : Nicolas Rivière 

AnneLook

Bague Anne Thomas chez Poisson Plume – pochette Mango

AnneLook

AnneLook

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AnneLook

Boucles d’oreilles Aurélie Bidermann 

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Une envolée de ballons

Adresses / Paris
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Pour la première fois de ma vie, je n’ai pas du tout ressenti cette excitation habituelle que je ressens chaque année à l’approche de Noël. Pour plein de raisons différentes, je sais déjà que Noël n’aura pas la même saveur que d’habitude. Je refuse de me plaindre sur ce blog mais ces six derniers mois m’ont vraiment épuisée et je me sens complètement vidée. Peut-être qu’un jour, je trouverai les mots justes pour vous expliquer pourquoi j’ai été autant secouée, mais pour le moment j’ai juste envie de me concentrer sur toutes les jolies choses du quotidien. Et sans même m’en rendre compte, je me suis laissée emportée par la magie de Noël. Les rues de Montmartre et leurs boutiques se sont parées de leur habits de lumière, et j’avoue que l’agitation des touristes et des habitants du quartier à la recherche des cadeaux qu’ils glisseront sous le sapin, m’amuse plutôt. C’est une vision un peu consumériste des choses, je vous l’accorde, mais il n’empêche que le bal des achats de Noël et les illuminations de Noël de mon quartier m’ont vraiment aidée à me mettre dans l’ambiance.

Mais le déclic et la magie de Noël a vraiment eu lieu hier, lorsque je suis allée jeter un oeil sous la coupole des Galeries Lafayette avec ma maman.  Tous les ans, je ne déroge pas à la règle et je vais toujours admirer le magnifique sapin érigé sous la coupole pour les fêtes. A chaque fois c’est le même cirque, il faut jouer des coudes et se frayer un chemin parmi la foule compacte (qui a eu la même idée que nous, évidemment) mais le jeu en vaut la chandelle. Cette année, le sapin est encore plus beau que l’année dernière ! Impossible de ne pas avoir les yeux qui brillent devant un aussi beau spectacle : une envolée de ballons qui s’élèvent vers la coupole, avec au centre, un sapin majestueux orné de boules nacrées ou dorées. Le tout entouré de plusieurs cascades de guirlandes lumineuses qui projettent vers le sol telles des rivières de diamants… Je n’ai pas les mots tellement ce décor est merveilleux. Magique, tout simplement !

Je sais que les Galeries Lafayette est le dernier endroit où certains ont envie d’aller en ce moment, mais si vous en avez l’occasion, allez y. Vraiment.

Bon début de semaine à tous.

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Ces blogs de cuisine qui racontent des histoires

Chroniques
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Avec une photo pareille c’est sûr que je ne risque pas de me reconvertir comme styliste culinaire… (soyez indulgents, c’est une photo prise à l’iPhone un jour de pluie et destinée uniquement à mon Instagram^^). Sachez que ces cookies aux flocons d’avoine sont une tuerie et qu’il s’agit d’une recette d’Eryn : inratable avec un effet waouh ! Essayez, vous verrez ! 

Ah, la cuisine, la bouffe, le bon manger… Un sujet dont on ne parle pas beaucoup sur ce blog et pour cause : je ne suis pas très douée pour bien nourrir ma famille. Comme beaucoup de mamans pressées, Picard et ses sachets de légumes surgelés sont mes amis ! Le pire étant que j’adore cuisiner, je crois même que c’est l’activité qui me détend le plus avec la gym et le shopping. Mais malheureusement, je ne rentre jamais avant 19h le soir et je n’ai pas beaucoup de temps à passer derrière les fourneaux. Et même si je découvre tous les jours des recettes alléchantes sur les blogs de cuisine, parfois une recette à l’intitulé compliqué ou avec des ingrédients bizarres ou introuvables (du moins au supermarché du coin – oui je sais, j’habite à Paris et si je ne trouve pas de chou Kale dans ma rue c’est que vraiment j’y mets de la mauvaise volonté mais chuuuuuuut).

Bref, je ne suis pas vraiment un cordon bleu mais je persévère… Je ne prépare que des plats simples ou qui mijotent longtemps (plats indiens, tajines, lasagnes…) car je déteste les chichis en cuisine et les recettes trop sophistiquées avec des montages comme dans les restaurants. Autant vous dire que les deux derniers Noël où j’ai du m’occuper du dîner de fête furent un supplice pour moi.

Comme beaucoup d’entre-vous (s’il y a bien un truc qui met tout le monde d’accord, c’est la bouffe) j’adore lire les blogs de cuisine, du moins les regarder. Certains me font même rêver, surtout quand il s’agit de pâtisserie. Les blogs de cuisine ont atteint un niveau de créativité et d’esthétisme qui frôle la perfection. Beaucoup de blogueuses sont d’ailleurs stylistes culinaires dans la vraie vie, j’ai même vu qu’il existait désormais des formations spéciales pour exercer ce métier, dont une licence de stylisme culinaire.

Un constat m’a cependant sauté aux yeux : j’adore regarder les blogs de cuisine, je ne pourrais pas m’en passer et ils sont pour moi une source d’inspiration essentielle au quotidien. MAIS je reproduis quasiment jamais leurs recettes. Tout est tellement beau que cela en devient presque inaccessible, les seules recettes que je reproduis de temps en temps ce sont les salades ou les recettes de granola (oui j’ai succombé à la tendance healthy, manque plus que le chou Kale mais comme c’est impossible à trouver…). Les années passants, il n’y a que deux blogs de cuisine auxquels je voue un réel attachement, une fidélité et une confiance sans borne : le premier, c’est celui de Christelle is Flabbergasting. Parce que sa vision de la cuisine est la mienne, c’est à dire familiale et conviviale. Son merveilleux livre de recettes Ensemble n’aurait pas pu s’appeler autrement tant il est un trésor de convivialité à converser toute sa vie dans sa cuisine. J’ai toujours aimé testé les recettes de Christelle, qui transpirent ce qu’elle est dans la vie : une fille généreuse qui aime manger avant toute chose. Le côté esthétique est important bien sûr (puisqu’elle est aussi styliste culinaire) mais chaque article qu’elle publie sur son blog est une merveille parce que sa recette raconte une histoire. Des histoires de rencontres, des souvenirs d’enfance… Une cuisine qui a une âme, tout simplement.

Le deuxième blog, qui est ma bible de recettes depuis de longues années, c’est celui d’ Eryn et sa Folle Cuisine. Les blogueuses « anciennes » connaissent toutes Eryn. Elle était l’une des stars de la blogosphère il y a quelques années, avec une communauté de lectrices très engagées qui testaient toutes ses recettes. Mais la pub, les cadeaux et les partenariats n’ont jamais intéressé Eryn qui bloguait avant tout pour partager sa passion : manger, se faire plaisir et faire plaisir aux gens qu’elle aimait. En 2010, Eryn a arrêté son blog du jour au lendemain sans que l’on ne sache vraiment pourquoi. Le manque de temps sans doute, la lassitude ou trop de sollicitations commerciales qui ne l’intéressaient guère… Peu importe, son blog existe toujours et ses recettes sont toujours autant partagées sur la toile. Le gâteau invisible, c’est elle qui l’a inventé en 2008… dingue hein ? J’ai commencé à imprimer petit à petit ses recettes pour les ranger soigneusement dans un classeur car je n’ai qu’une hantise : que son blog soit fermé un jour ou l’autre. Je pense qu’elle ne verra sans doute jamais ce message mais je la remercie de laisser son blog ouvert pour ses lectrices. Pourquoi son blog est-il si important pour moi alors qu’il est à des lustres de ce que l’on voit actuellement sur le plan esthétique ? Et bien tout simplement parce qu’il est une mine d’or avec des VRAIS conseils, des astuces pour réussir ses plats et plein de détails techniques qui sont très importants pour les filles lambdas comme moi qui ne maîtrisent pas forcément tout. Je n’ai pas l’impression d’assister à un concours de stylisme mais plutôt à un vrai cours de cuisine. J’ai enfin l’impression que quelqu’un me dit « mais si, toi aussi tu peux arriver à faire ce gâteau à 3 étages et je vais t’aider à le réaliser ! ».

Voilà ce qui pour moi manque un peu aux blogs de cuisine aujourd’hui, même si encore une fois je suis admirative de leur travail.

Enfin, voici en vrac quelques blogs de cuisine simples et généreux qui vous donneront envie de cuisiner : Rose and Cook, C’est ma fournée, Un déjeuner de soleil. Merci à elles de partager avec nous leurs secrets et de nous aider à prendre un peu confiance en nous !

Et pour rêver, baver, admirer, pousser des « oooh » et des « aaah » d’admiration, c’est par ici : Qui a volé les tartes, Carnets Parisiens, Fraise Basilic, Ophelie’s Kitchen bookLilie Bakery et tous ceux qui sont dans ma blogroll !

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Peindre son parquet en blanc : le bilan 2 ans plus tard

Déco
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peindre son parquet en blanc Annouchka blog

Depuis que j’ai rédigé un billet sur comment peindre son parquet en blanc, vous êtes nombreux à me demander par mail ou dans vos commentaires, si je le regrette ou si le parquet vieillit bien ou mal. Alors je me suis dis qu’un petit bilan rapide serait peut-être le bienvenu !

Pour ceux qui n’ont pas suivi, nous avons donc repeint notre parquet en blanc il y a deux ans. Je le redis encore une fois, même si j’adore le résultat, je ne suis pas forcément pour. En effet, je trouve qu’il n’y a rien de plus joli qu’un vrai beau parquet en chêne parisien (si par chance vous avez un parquet d’origine à chevrons, sachez que c’est mon rêve absolu…). Bref, pour moi un beau parquet c’est avant tout un parquet en bois naturel. Je ne conseillerai donc jamais de repeindre un parquet en blanc, sauf si celui-ci est très abimé ou qu’il n’a pas le charme de l’ancien (par exemple s’il s’agit d’un parquet neuf posé il y a quelques années et qui a mal vieilli…). Notre parquet à nous n’était pas un parquet d’origine. Non seulement, il était en mauvais état et très terne, mais surtout sa couleur était très foncée et assombrissait énormément notre appartement. Voilà pourquoi nous avons fait ce choix de le repeindre… Et tant qu’à vouloir éclaircir l’appartement, autant le repeindre en blanc !

Encore une fois, le parquet blanc est un vrai parti pris, mais il ne faut pas avoir peur de se lancer. 2 ans plus tard, nous ne le regrettons absolument pas et nous le referions sans hésitation et de la même manière ! Bien sûr, cela ne se fait pas sans un minimum de préparation, il faut vraiment mettre le parquet à nu avant de le repeindre. Personnellement, je ne crois pas aux miracles ni aux peintures magiques qui s’appliquent directement sur le bois, sans ponçage ni sous couche. Pour moi c’est tout bêtement un argument de vente (les magasins de bricolage ont bien compris que la plupart des gens veulent faire le moins d’effort possible…) qui ne marche pas. Ça ne fonctionne déjà pas quand on repeint un simple meuble (le tanin finit par remonter et le meuble jaunit… classe !) alors vous imaginez sur un parquet ? Bref, repeindre son parquet en blanc, je dis oui, mais pas n’importe comment ! Je ne vous redonne pas le mode d’emploi, il se trouve déjà dans ce billet rédigé il y a deux ans.

Beaucoup de nos amis qui viennent souvent à la maison sont étonnés de voir combien le parquet se patine joliment (après nous avoir dit quand même que nous étions fous ahahaha). 2 ans après, il est vrai qu’on trouve quelques éclats par ci par là, surtout dans la cuisine qui est une pièce de grand passage (aïe, les verres qui tombent sur le sol !). Il y a aussi quelques rayures mais qui ne se voient pas plus que ça, du moins pas plus que s’il s’agissait d’un parquet en chêne. Je peux comparer puisque notre ancien appartement était pourvu d’un parquet d’origine en chêne que je regrette encore (soupir).

Ce qu’il faut retenir, c’est que le parquet blanc se patine comme les autres parquets, ni plus, ni moins. Nous n’avons aucune tâche à déplorer car nous avions choisi un peinture vitrifiée, d’aspect légèrement brillant. C’est sûrement moins joli qu’une peinture mate mais cela permet aussi de protéger le parquet et de le faire durer dans le temps. Le côté brillant ne se voit absolument pas, sauf parfois à contrejour devant la fenêtre mais c’est tout à fait normal.

J’ai toutefois deux conseils importants à donner :

★ Protégez bien les pieds de vos meubles en y fixant des patins solides pour limiter aux maximum les frottements sur le sol. Evitez les patins autocollants vendus en commerce qui se décollent sans arrêt (surtout sur les chaises) et choisissez des patins en plastique, qui se fixent mieux.

★ Attention aux tapis ! Pensez à glisser un tapis anti-dérapant sous toute la surface de vos tapis (la Redoute en vend au mètre par exemple). Car si la doublure sous votre tapis est colorée, cela peut tâcher le parquet, surtout si celui-ci se trouve devant une fenêtre. Notre tapis bleu du salon possède une doublure marron foncée sous le dessous qui a malheureusement fait jaunir le parquet, parce que je n’avais pas pensé à mettre un tapis de protection avant ! (cela ne se voit pas mais le jour où nous enlèverons le tapis, il faudra probablement remettre une couche de blanc).

Concernant l’entretien, il n’y a rien de plus à faire qu’avec un parquet en bois naturel. Je passe l’aspirateur et la serpillère normalement avec des produits BIO pas trop agressifs. Sur un parquet blanc, il est inutile de cirer ou faire briller le parquet avec des produits spéciaux.

J’espère que ces conseils vous auront aidés ou convaincus de faire le grand saut ! Et bien sûr, si vous avez des questions n’hésitez pas, j’y répondrai dans la mesure du possible (de mes compétences techniques surtout^^).

 

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Paperdolls

Adresses / Montmartre
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Après la boutique Etoilée, laissez-moi vous présenter Paperdolls, une autre de mes boutiques préférées à Montmartre ! Impossible de ne pas pousser la porte de Paperdolls quand on passe devant. La vitrine donne envie à elle seule de s’engouffrer à l’intérieur et de découvrir cette jolie boutique conçue comme un petit appartement girly et hyper inspirante (et là je me rends compte que j’ai oublié de prendre la vitrine en photo, sotte comme je suis !!). En tout cas, je m’y arrête à chaque fois que mes promenades me mènent dans la rue Houdon, à deux pas de la rue des Martyrs.

Je pense qu’il n’est pas nécessaire de vous dire à quel point il est difficile de résister à la tentation une fois que l’on rentre chez Paperdolls… Tout est si joli ! De nombreux créateurs de bijoux ou textiles y sont exposés, dont Virginie Mahé et ses bijoux de style Art Déco, ma créatrice favorite. Le tout au milieu d’une déco rétro et girly de très très bon goût entièrement pensée par Candy, la gérante de la boutique. Mes photos ne rendent malheureusement pas justice à ce magnifique endroit, véritable lieu de perdition truffé de petits détails rigolos, dont des abats-jour accrochés au plafond. Si j’avais su, je serais venue faire un shooting cet été (pour la lumière) mais je dois avouer que la déco de Noël actuellement en vitrine me plaît encore davantage ! Vous avez reconnu le calendrier de l’Avent « village » de ?

Un grand merci à Candy pour son accueil adorable, n’hésitez pas à passer lui dire bonjour si vous passez dans le coin… Elle saura vous conseiller pour vos petits cadeaux de Noël et bien d’autres choses encore !

Paperdolls, 5 rue Houdon 75 018 PARIS (métro Pigalle ou Abbesses) 

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Le coeur qui pleure

Chroniques
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J+12 après les attentats de Paris. Je n’ai pas vécu l’horreur en plein visage et pourtant une partie de moi s’est envolée il y a 12 jours.

Au même titre que je me souviens parfaitement de l’endroit où j’étais le 11 septembre 2001, je n’oublierai jamais ce soir du vendredi 13. Nous rentrions de la gymnastique, Hubert, Martin, ma maman et moi. Tous les 3 étaient venus observer mes exploits sportifs. Je leur avais demandé de ne pas trop se moquer de moi, ce qui n’a pas empêché Hubert de faire des vidéos avec un sourire en coin. On riait, je me sentais bien. Je me sentais en sécurité dans ce gymnase qui est devenu ma nouvelle maison. En sortant, peu avant 22h, l’air était doux et humide.  J’étais pensive. Je m’imaginais déjà vous raconter à quel point j’étais heureuse d’avoir renoué avec le sport de mon enfance, même si je me sens un peu trop vieille pour remonter sur des barres asymétriques. Je voulais vous raconter que l’âge n’a pas d’importance quand il s’agit de faire ce que l’on aime. Sur la butte Montmartre, l’ambiance était comme d’habitude à la fête. Les terrasses des cafés étaient pleines de monde et il y avait cette effervescence d’un vendredi soir parisien que j’aime tant. Du bruit, des amis qui trinquent et de la fumée de cigarette dans l’air.

Et puis d’un seul coup, l’atmosphère s’est assombrie. Une amie du quartier nous envoie un SMS pour s’assurer que nous sommes bien à la maison, parce qu’il y a des fusillades dans Paris, nous dit-elle. Nous décidons de presser le pas pour rentrer plus vite même si Martin ne comprend pas vraiment pourquoi on court. Je lui dis qu’on va chercher les pizzas, commandées quelques minutes avant. Je cours en serrant fort la main de mon fils et me retourne pour vérifier que ma mère et Hubert font bien de même.  Je cours mais mes jambes flageolent. Parce que je SAIS déjà ce qui est en train de se produire. Cela fait des mois qu’on en parle entre parisiens. Depuis Charlie, on sait que la menace d’attentat est permanente, même si on fait tous un peu semblant de ne pas y penser. Moi en tout cas, j’y pensais tous les jours.

Nous arrivons enfin à la maison. Hubert descend quand même chercher les pizzas, parce qu’il faut bien honorer la commande. Je tremble comme une feuille. J’envoie Martin au lit comme si de rien n’était, m’assoie sur le canapé et ouvre enfin mon feed Twitter. Je découvre l’horreur au fur et à mesure que mes doigts scrollent l’écran. Mes mains tremblent tellement que j’ai du mal à tenir mon iPhone correctement. Puis le drame du Bataclan, le nombre de victimes qui ne cesse de s’alourdir… La suite, vous la connaissez. Comme vous tous ou presque, je n’ai pas réussi à trouver le sommeil cette nuit là. Les autres nuits non plus, d’ailleurs.

Depuis 12 jours, mon coeur de parisienne est meurtri, je n’arrête pas de penser à toutes ces familles qui ont perdu un proche. Toutes ces familles endeuillées auraient pu être la mienne. Comme tous les parisiens, je connais des amis qui ont perdu un proche, je connais même deux personnes (anciens collègues) qui étaient au Bataclan ce soir là et ont heureusement survécu.

Dites moi comment vivre normalement après ça. Comment être capable de se promener en toute quiétude quand on sait que la barbarie peut frapper n’importe où, parfois en bas de chez soi ? Dites moi comment vivre sans avoir peur. Parce que moi, je n’y arrive pas. Je crois que je n’y arriverai plus jamais.

Depuis 12 jours, je me sens vide. Plus rien n’a la même couleur ni la même saveur. Paris me semble triste, on dirait qu’elle pleure.

Même Montmartre s’est vidée de ses touristes. Les badauds ne prennent plus le Moulin Rouge en photo, ni le Café d’Amélie. Dire qu’il n’y a pas si longtemps, je me moquais d’eux parce que je trouvais ça un peu ridicule de photographier un café. Je donnerais n’importe quoi pour que tous ces gens reviennent faire leur photo, avec le coeur aussi léger qu’il y a deux semaines.

 

 

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Le chemisier imprimé (concours)

Mode / Style
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Vous commencez un peu à connaître mon style qui n’est pas très sophistiqué. L’essentiel de ma garde-robe est composé de basiques, avec quelques pièces un peu plus « fortes » que je porte au gré de mes humeurs. Ce qui est important pour moi c’est surtout le confort car je passe mes journées à jongler entre l’école, le bureau, la maison et le supermarché (hélàs oui, je fais mes courses comme tout le monde). En revanche, j’ai remarqué que je commençais à avoir une jolie collection de chemisiers imprimés. C’est même devenu mon basique préféré depuis quelques temps et pour cause : vous pouvez mettre n’importe quoi en bas (un jean, une jupe) le chemisier fait toujours son petit effet et vous donne une allure chic sans trop d’efforts.

D’ailleurs, j’adorerais savoir comment vous portez le chemisier imprimé et votre façon de le mixer avec les autres pièces de votre garde-robe ! Je vous propose donc de participer à un chouette concours que j’organise en partenariat avec la marque Camaïeu, qui souffle ses 30 bougies cette année et s’est beaucoup renouvelée dans ces dernières collections (+ de 100 nouveautés par semaine, c’est fou non ?). Pour l’occasion, la marque organise un grand shooting où trois d’entre-vous prendront la pose avec moi (promis, je suis aussi très gentille dans la vraie vie ahahah). Les photos seront bien sûr réalisées par un photographe professionnel et affichées en vitrine dans les 800 magasins Camaïeu de France et dans le monde. N’ayez pas peur de jouer le jeu, cela me ferait vraiment plaisir d’avoir la chance de vous rencontrer enfin ! Une journée de rencontre pour choisir les tenues est prévue à Paris (avec conseils mode) avant le grand shooting et les gagnantes remporteront également un bon d’achat de 100 euros.

Comment participer ? 

Postez sur votre compte Instagram une photo de vous en pied avec votre version du chemisier imprimé. N’oubliez pas de taguer votre photo avec le hashtag du concours #CamaieuxAnnouchka

Vous avez jusqu’au 15 novembre pour participer ! (le réglement du concours est ici

A vos selfies et on se retrouve sur Instagram !

Article sponsorisé pour la marque Camaïeu

 

 

 

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De rouille et d’or

Mode / Style
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Non mais vous avez vu le temps de foliiiiie qu’il a fait ce week-end ? Encore un peu et on ressortait presque les maillots de bain ! Trêve de plaisanterie, c’est vrai qu’il a fait exceptionnellement doux à Paris ces derniers jours mais je ne peux pas m’empêcher de trouver cela bizarre. Rassurez-vous, je ne vais pas faire ma rabat-joie mais cette douceur inattendue en cette saison m’a un peu perturbée. C’est à dire que j’étais déjà passée en mode automne avancé, avec gros pull en laine et t-shirt Uniqlo anti-froid et tout le tralala ! Autant vous dire que je ne m’attendais pas à déjeuner en famille dans les jardins du Palais Royal aujourd’hui…

Ce matin, on s’est tous levés aux aurores et avons filé aux Tuileries pour profiter du parc avant la cohue dominicale. J’étais un peu triste de voir que toutes les feuilles étaient déjà tombées des arbres et j’ai regretté de ne pas être venue plus tôt… MAIS, j’en ai profité pour vous shooter mon look du jour, aux couleurs de la saison. La semaine dernière, j’ai enfin craqué sur ce pull que je regardais depuis des semaines en vitrine chez Leon & Harper. Il existe aussi en beige mais je le trouve mille fois plus lumineux dans cette couleur (Karité, qu’ils l’appellent, c’est joli non ?) surtout avec une touche de gold aux pieds !

J’espère que ça vous plait !

Passez une chouette semaine !

Pull Leon & Harper – Short Karl Marc John (old – similar here) – shoes Bocage – Chemise en soie Sézane – chapeau Mango – Boucles d’oreille Aurélie Bidermann – Bague Yolaine Giret – sac Chanel vintage

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5 minutes dans ma tête

Chroniques / Chroniques du quotidien
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– Est-ce qu’il y VRAIMENT des filles qui trouvent ça sexy, les mecs avec une barbe de hipster ?

– Doit-on vraiment adopter la tendance col roulé cet hiver ? Et celle de la robe pull en laine MOULANTE ?  C’est à dire que je viens à peine de m’acheter un chapeau, laissez-moi être tendance au moins une saison, s’il vous plait.

– Pourquoi toutes les blogueuses mode parisiennes font-elles leurs photos au même endroit ? (les colonnes de Buren are the new Rue Crémieux)

– D’ailleurs, est-ce que lire les blogs de mode avec délectation fait de nous des personnes superficielles ? (c’est une vraie question)

– Est-ce grave de regarder #TPMP et de rire de bon coeur aux blagues pourries de Cyril Hanouna ?

– Doit-on encore regarder la télévision en 2015 quand on sait que Netflix existe ?

– Pourquoi les provinciaux plaignent-ils toujours les parisiens et les parisiens, les provinciaux ?

– Est-ce qu’on a raté sa vie si on habite à Paris ? Est-ce qu’avoir une maison avec un jardin, un chien et une balançoire, ça doit forcément être le rêve de tout le monde ?

– Est-ce qu’on est ringard si on ne porte pas de Stan Smith ?

– Est-ce que c’est pathétique de porter des Nike fluo quand on ne fait pas de running ?

– Est-ce qu’on a encore le droit de manger les baguettes « tradi » pleines de gluten de la boulangerie ?

– Est-ce qu’on a encore le droit de faire de la gymnastique en justaucorps à 35 ans ?

– Et de remonter sur une poutre 15 ans plus tard et trouver ça trop cool ?

– Est-ce qu’on a encore le droit de poster des photos faites avec un smartphone sur Instagram ?

– Est-ce qu’on a encore le droit de penser autrement ? Est-ce qu’on a encore le droit de pouvoir s’exprimer sans être jugé ?

– Est-ce qu’aimer, c’est forcément souffrir un jour ?

– Est-ce que cet article est intéressant ? Je ne crois pas, mais voici la liste de toutes les questions que je me suis posée ces derniers jours…

 

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& Other Stories

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Je le confesse, je n’ai pas su résister à la tendance du chapeau. On en voyait déjà partout depuis un an ou deux mais cette saison, je trouve que la tendance s’est vraiment accélérée. Il n’y pas une seule marque qui ne propose pas des chapeaux au rayons accessoires des nouvelles collections. Attention cependant, malgré le choix affolant des modèles cette saison, c’est quand même hyper difficile de trouver le BON. A savoir le chapeau adapté à la taille de notre tête et qui ne va pas s’envoler au moindre coup de vent. Celui avec la bonne forme qui ira à notre visage et surtout… un chapeau pas trop ramollo qui se tient bien, car la tenue, ça change vraiment tout !

Je ne sais pas si celui que je porte me va bien, mais peu importe, j’ai eu un énorme coup de coeur chez & Other Stories il y a quelques semaines. J’aime beaucoup sa couleur (un bordeaux très très foncé, presque noir) qui passe à peu près avec tout et surtout sa tenue irréprochable qui n’a rien à envier aux chapeaux de grandes marques. Je suis toujours contente de le mettre le matin pour aller au bureau, ça me garde la tête bien au chaud et parfois je reçois même des gentils compliments de jeunes femmes dans la rue qui me demandent où je l’ai acheté.

Quant au reste de la tenue, je pense qu’on peut difficilement faire plus simple et minimaliste : je porte un jean Sézane, un top COS qui fait très couture et une paire de boots BOCAGE (couleur marsala) qui a sorti une merveilleuse collection cette année… Mais j’y reviendrai !

Bon dimanche à tous !

Chapeau & Other Stories – Jean Sézane – Top COS – Boots Bocage – Manteau boyfriend Etam – BO Virgine Mahé – Sac Marc by Marc Jacobs

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De la bienveillance envers les autres

Chroniques du quotidien
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Avez-vous remarqué comme souvent on se trompe à propos des gens que l’on rencontre dans notre vie ?

Il est de bon ton de dire qu’il ne faut pas juger les gens sur leur apparence. Prendre le temps de creuser un peu, de les aborder, de leur parler pour pouvoir enfin se faire une première opinion d’ eux. De mon côté, j’ai toujours beaucoup prononcé les proverbes tels que « l’habit ne fait pas le moine » ou « la première impression est souvent la bonne »… Des phrases qui ne veulent pas dire grand chose, finalement. Il est évident que si les vêtements ne font pas les hommes, parfois ils trahissent leur âge et révèlent leurs origines sociales et culturelles. Parfois, mais pas toujours. Ce qui peut être extrêmement trompeur. Non, la manière dont les gens sont habillés ne signifie pas qu’ils appartiennent à une classe sociale précise ou à une communauté et que l’on va bien s’entendre avec eux ou pas. J’ai grandi dans un petit village paumé où les gens passaient leur temps à se jauger en fonction de la taille de leur voiture ou de leur maison, de leurs fringues de marques ou pas, de leur métier… Les rumeurs, les on-dit, j’ai connu tout cela quand j’étais encore ado. Déjà à l’époque, je trouvais détestable d’entendre les adultes déblatérer des horreurs sur des gens qu’ils ne connaissaient même pas, à qui ils n’avaient jamais pris la peine de parler.

Au-delà des vêtements et de l’apparence matérielle, il y a les expressions des visages des gens ou leur manière de se comporter, seuls ou en public. Là aussi, on se trompe souvent. Parfois, il suffit de briser la glace pour voir un visage triste ou sévère s’illuminer. Une personne qui semble triste peut être tout à fait heureuse (certains ont des visages qui ne respirent pas forcément le bonheur, c’est comme ça) et inversement.

Depuis trois ans, ma vie sociale s’est intensifiée. Grâce à notre démémagement d’abord, puis la rentrée de mon Martin à l’école. Beaucoup de nouvelles personnes ont croisé mon chemin, dans ma vie perso et et tout particulièrement dans mon quartier (qui est un vrai petit village, il faudrait vraiment que je vous en reparle). Mais aussi dans mon boulot. Cette année, j’ai eu la chance de travailler avec les gens du papier (des journalistes print) alors que je pensais cela impossible quand on est un pur produit digital comme moi. Bref, il m’a fallu composer avec des personnes qui n’avaient ni la même formation, ni les mêmes techniques de travail et pourtant nous avons tous avancé vers le même objectif de manière passionnée et tout à fait naturelle. Sans aprioris.

Mais ce n’est pas de ça dont j’ai envie de vous parler. J’ai plutôt envie de demander pardon à tous ces gens, amis proches ou connaissances plus lointaines, que j’ai jugés à l’emporte-pièce mais que  j’aime profondément aujourd’hui. Car soyons honnête : combien d’entre-nous peuvent se vanter d’être purs et de posséder cette extrême bonté qui fait que jamais on ne juge une personne sur son apparence physique, sa classe sociale, sa religion ou son attitude ? Combien d’entre-nous peuvent se vanter de n’avoir jamais « bitché » lors d’un diner entre potes ou un déjeuner pro ? Et je ne parle même pas des réseaux sociaux, on pourrait écrire un livre sur le sujet tellement ils sont devenus une plaie béante, une porte ouverte au jugement d’autrui, à la méchanceté et à l’intolérance (heureusement, on peut aussi faire de belles rencontres sur le web et elles ne sont pas si rares).

Je crois qu’à l’aube de mes 35 ans, je suis devenue extrêmement lucide en ce qui concerne mes relations sociales. Et surtout, j’ai fait un constat assez étonnant : les personnes que j’ai jugées (oui, c’est moche de juger) le plus durement au départ sont devenues soit des amis proches, soit des personnes avec qui j’ai des échanges extrêmement constructifs et passionnants.

Pourquoi ce constat ? Je ne l’explique pas vraiment. Je me rends compte que j’aime être entourée de gens qui ne me ressemblent pas. Alors que mon caractère introverti, casanier et hyper angoissé aurait naturellement du me pousser vers des personnes plutôt calmes et assez solitaires. Et je me demande si finalement, ce ne serait pas ça, la définition de la sagesse quand on est adulte : être capable de tolérer que les gens puissent être différents de soi et surtout, de les aimer.

A vous tous, que j’ai dévisagés, observés et malheureusement critiqués parfois aussi, sans connaître grand chose de votre histoire : je m’en veux d’avoir pensé que nous nous entendrions pas. Dieu merci, j’ai encore cette petit voix qui me chuchote à l’oreille de laisser une chance à tout le monde…

– A cette fille que j’ai jugée, dont j’ai pu dire qu’elle était (entre autre) raciste et intolérante alors que son coeur est plus grand que celui de la plupart des gens. Nous nous étions simplement mal comprises. Notre amitié est aujourd’hui la preuve même qu’il faut ne jamais se braquer et prendre le temps d’écouter ce que les autres ont à dire.

– A cette blogueuse que je rencontrais parfois dans des soirées et que je trouvais hautaine et désagréable. Et qui aujourd’hui prend souvent le temps de m’envoyer un petit mot gentil et bienveillant sur Twitter. Il a suffit d’une journée passée ensemble dans un SPA (trop dure la vie de blogueuse) pour briser la glace et nouer des liens, même virtuels.

– A cette maman un peu folle que je croisais souvent au parc et qui criait tout le temps sur ses gamins. Elle me cassait un peu les oreilles (et pas que les miennes d’ailleurs), je la trouvais hystérique. Je la trouve toujours hystérique mais elle est devenue mon amie <3 Elle est ce que j’appelle une personne « solaire ». Positive et dégageant une énergie folle. Sans doute la fille la plus généreuse que je connaisse.

– A ma voisine, qui est toujours en retard et un peu bordélique. Vous n’imaginez pas comme sa présence est apaisante. On peut être perfectionniste et totalement self-control mais aimer des gens qui représentent nos pires angoisses…

Des exemples comme ceux-ci, je pourrais vous en citer plein d’autres et j’en ai un peu honte. Je regrette d’avoir jugé tous ces gens qui sont devenus chers à mes yeux et pourtant ce n’est pas pour autant qu’il ne m’arrive pas de recommencer. Beaucoup moins qu’avant il est vrai, mais quand même, j’émets souvent un avis un peu trop hâtif après de nouvelles rencontres.

Ce que je veux dire, c’est qu’on a beau nous marteler de messages utopiques qui prônent la tolérance à coups de « aimez vous les uns les autres », ce n’est pas si facile. On a tous (oui tous) une part sombre de nous-même qui nous pousse à juger les autres au premier abord, ou du moins se faire une opinion souvent fausse de leur personne. Et que c’est bien normal car il s’agit là d’ un réflexe naturel d’auto-protection.  Au fond, nous sommes tous un peu égoïstes et ce n’est pas facile d’être toujours gentil (de manière gratuite, j’entends), généreux, bienveillant, à l’écoute des autres… Cela demande des efforts considérables et une bonne dose d’altruisme. Mais parfois, cela en vaut vraiment la peine.

Bon début de semaine à tous 🙂

 

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« Inspirations Scandinaves », le nouveau livre pour les fans de déco nordique

Déco / Inspiration
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Il y a un an et demi, Anne-So et Carine du blog Hellø Blogzine étaient venues à la maison faire un reportage déco. J’étais hyper contente de les rencontrer et de voir enfin les visages de celles qui tenaient ce blog génial que je lisais assidument… Depuis, on peut dire que les deux amies ont fait du chemin puisque leur blog est devenue THE référence sur la blogo en matière de déco. Normal, il fourmille d’idées, de belles images et d’inspirations shopping (pas bon pour la carte bleue mais on s’en fiche !).

J’adore découvrir les Home Tours qu’Anne-So et Carine réalisent régulièrement. Etre une petite souris et pouvoir regarder quelle déco ont les gens chez eux a toujours été mon rêve… un rêve en partie exaucé par le fabuleux travail d’Anne-So et Carine. Car croyez-moi, c’est un vrai travail de fourmi qu’elles font là : il faut d’abord repérer les personnes qui aiment la déco sur la toile, les contacter, prendre rendez-vous, aller chez eux (parfois loin de Paris), réaliser le reportage et les dizaines de photos, les retoucher, et enfin, rédiger l’article que nous aurons alors la chance de découvrir sur leur blog. Je sais que vous le savez, mais ça me paraît quand même important de rappeler que derrière les billets de qualité, il y a un travail titanesque qui est réalisé en amont et dont les internautes ne se rendent pas toujours compte !

Bref, je suis vraiment ravie d’avoir eu la chance de recevoir Anne-So et Carine à l’occasion d’un reportage à la maison et d’avoir pu vous montrer ma déco au travers leurs magnifiques photos (le reportage est à découvrir ici sur leur blog). Et comme si ça ne suffisait pas, les filles viennent de publier un très bel ouvrage aux Editions Eyrolles, « Inspirations Scandinaves » dans lequel on retrouve les fameux Home Tours des copinautes Poligöm,  J’aurai pu m’appeler Marcel et bien d’autres… Avec quelques photos inédites mais surtout de nombreux DIY et des conseils précieux pour réussir votre déco scandinave. Un livre qui sera votre meilleur allié si vous envisagez de refaire votre déco dans le style nordique ou simplement pour le plaisir des yeux.

Je ne vous cache pas ma joie ni ma surprise quand Carine et Anne-So m’ont annoncé que mon appart ferait la couverture du livre… Une petite fierté pour moi quand même car mine de rien, j’y vois la récompense de ces deux années de travaux et de bricolage et je me dis que ça en valait la peine ! Pas pour la couverture du livre, mais parce que se sentir bien chez soi et qui plus est, dans un environnement pensé pour coller à sa personnalité, c’est un luxe qui n’a pas de prix et que je vous souhaite à tous de posséder un jour.

Petit bonus : avec Anne-So et Carine nous avons tourné une jolie vidéo il y a quelques semaines à la maison, je vous laisse la découvrir !

Encore un grand merci et un immense bravo à Carine et Anne-So pour leur parcours leur nouveau bébé 

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Fall (in love) with Sézane

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Helloooooooo !

Je sais que je vous ai abandonnés à mon dernier article, sans même répondre à vos nombreux et adorables commentaires et je m’en excuse : j’ai un souci avec ma base de données qui m’empêche de répondre à vos commentaires (pour faire court, les pages ne se rechargent pas, il me faudrait environ 24h pour vous répondre à chacun…). Promis, je tente de régler ça cette semaine !

En tout cas, je ne sais pas comment vous remercier pour votre soutien et votre fidélité. Je connais la blogosphère par coeur et à l’heure où les blogs « humeurs » ont tendance à se perdre dans les méandres du système (malgré le fait qu’ils soient énormément lus !) j’avoue que ça fait du bien de constater que les mots ont encore leur importance et que les billets un peu persos permettent encore d’échanger sur de nombreux sujets qui pour moi sont aussi essentiels que nos fringues, notre dernier make-up ou notre manière de nous laver les cheveux (ce qui ne va pas dire que ça ne m’intéresse pas non plus, bien au contraire !). Bref, merci !

Du coup, pour appuyer mes propos, je reviens avec un sujet aussi superficiel que la mode ahahah^^. Samedi, entre deux rendez-vous j’ai demandé à monsieur H de shooter mon look du jour, avec pour consigne que cela ne nous prenne pas plus de dix minutes car c’était à peu près le temps dont je disposais pour aller récupérer Martin à l’anniversaire de son copain et le déposer à son cours de gym à 15 bonnes minutes de marche. Autant vous dire qu’on n’avait pas trop de temps à perdre pour les moderies et je l’ai regretté quand j’ai vu la qualité de nos photos en rentrant à la maison… Moi qui déteste ne pas faire les choses bien, j’ai failli ne jamais les publier mais après tout je ne suis pas blogueuse mode, mon mec n’est pas un photographe professionnel et on fera mieux la prochaine fois.

Voici donc en quelques images (totalement dépareillées !) mon look préféré du moment, à savoir plutôt simple hyper pratique au quotidien : un jean hyper bien coupé (je n’ai pas trouvé mieux que Sézane !) un petit chemisier en soie dont je suis rapidement tombée en émoi, mon perf’ et une petite touche de camel pour égayer tout ça ! Sinon, est-ce qu’on peut parler des collections de Sézane toujours plus belles ??? Je ne compte plus le nombre de pièces Sézane acquises depuis quelques années, d’ailleurs j’ai fait un constat assez fou ce week-end en faisant du tri dans mon placard : tous mes jeans sauf un sont des Sézane (détendez-vous je n’en possède que 3) et la plupart des vêtements que je porte sans me poser de questions (et qui récoltent toujours des compliments) sont des Sézane… Tout est tellement joli, chic, intemporel et confortable…. Ah, si j’étais riche !

Je ne suis pas très fan des inter-saisons, j’ai toujours un mal fou à m’habiller et à faire dans la demi-mesure… Je rêve déjà de porter mes gros pulls en laine, c’est vous dire !

Et vous, c’est quoi votre tenue favorite du moment ?

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Jean 001 Sézane – chemise en soie Tomboy Sézane (imprimé oiseaux) – perfecto Claudie Pierlot – Boots Clarks – Sac Lancaster (aucun des liens n’est sponsorisé).

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Dans la vie faut pas s’en faire

Chroniques du quotidien
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J’entends souvent mon fils dire à ses copains « c’est pas grave », « ma maman elle dit que c’est pas grave ». Pour n’importe qui, cette phrase serait sans doute anodine, mais pour moi c’est une petite victoire.

Depuis que Martin est né (il y a presque 5 ans) je pense que j’ai parfois un peu foiré dans mon rôle de maman. J’ai mis du temps à l’apprivoiser et à sentir  que mes sentiments prenaient le dessus sur mes angoisses (dont la plus terrible était à l’époque de ne pas me sentir légitime et surtout, de faire moins bien que les autres). Je n’ai pas très envie de revenir là dessus, je ne ressens plus le besoin de me justifier. La culpabilité s’est peu à peu envolée au fur et à mesure que mon fils a grandi (et mon coeur aussi).

Mais il y a une chose à laquelle je fais très attention tous les jours : celle de ne pas lui transmettre mes angoisses.

Vous commencez à bien me connaître, j’ai un côté très perfectionniste qui génère chez moi beaucoup d’anxiété (mais je vais bien, merci^^). L’anxiété, c’est une plaie au quotidien. On vit avec la peur constante d’un danger imminent, comme si quelque chose de grave allait nous tomber sur le coin du nez. C’est aussi l’anxiété (parfois sournoise) qui génère les phobies (souvent, la phobie née d’une angoisse de mort inconsciente qui vient se fixer sur un objet ou un élément – par exemple les araignées). Heureusement, il existe des moyens de canaliser l’anxiété (et je ne parle pas des médicaments) mais cela s’apprend, il faut faire un très long travail sur soi-même. Un travail qui commence par accepter de se confronter à ses peurs et à se remettre en question. C’est à dire arrêter de croire que la terre entière est responsable de nos malheurs.

Moi, je crois que je commence peu à peu à m’en sortir. Je n’ai pas honte d’en parler, je sais que chacun de nous porte sa croix et se bat contre ses propres démons. Je le sais parce que j’aime enfoncer des portes ouvertes et que très souvent, j’ose aborder des questions aussi personnelles et intimes que celles du stress, des angoisses et parfois même de la dépression (j’y suis très sensible et repère assez vite les signes). Ces derniers temps, j’ai remarqué qu’il y avait moins de tabou autour de ces sujets. Sans doute parce que le « burn-out » est le fléau de notre époque et que malheureusement, ce genre de discussion est devenu tristement banal. On n’hésite plus à en parler aussi bien avec nos proches qu’avec des inconnus. D’ailleurs, en ce moment, avec mes amies, on parle beaucoup de la pression que l’on subit au quotidien, nous les femmes. Vous avez bien lu, j’ai dit « nous les femmes ». Je ne dis pas que les hommes ne sont pas concernés (je connais peu de monde, hommes ou femmes qui ne se sentent pas sous pression aujourd’hui) mais je crois quand même que la société est un peu plus exigeante avec nous. Les femmes n’ont pas le droit à l’erreur, on les attend au tournant sur tous les tableaux. Je n’ai pas pour intention de développer le sujet davantage mais je vous invite à (re)lire cet excellent article du Figaro Madame qui a beaucoup circulé sur la toile ces dernières semaines.

Pendant longtemps, je n’ai pas osé dire que je ne me sentais pas assez forte pour faire ceci ou cela. Avouer ses faiblesses, reconnaître qu’on ne se sent pas toujours bien dans ses pompes, c’est un peu donner le bâton pour se faire battre. Certains peuvent en profiter pour vous juger, vous blesser, vous manipuler… Mais ça, vous voyez, je n’en suis plus si sûre. Je crois que quand même, les choses commencent à changer et qu’aujourd’hui on craint moins d’être jugé parce qu’on a osé exprimer ses doutes, ses angoisses ou son mal être. Et je m’en réjouis car je suis persuadée que le fait d’en parler à coeur ouvert, c’est déjà un premier pas pour se sentir mieux soi-même et pouvoir commencer à aider les autres.

Je ne sais plus trop où je voulais en venir, comme à chaque fois, je finis par m’égarer (je crois qu’il va falloir que je revienne un peu plus souvent sur ce blog). Ah si, ça me revient : Je mets un point d’honneur à protéger mon fils de tous ces trucs qui me bouffent de l’intérieur et je crois que je m’en sors pas trop mal. Disons que quand je le vois rire, se donner à fond dans tout ce qu’il entreprend et surtout, être capable d’apaiser ses camarades à grands coups de « c’est pas grave », je me dis qu’au moins j’aurais réussi quelque chose (je suis le positivisme né^^).

Je ne sais pas pour vous, mais moi, j’ai tellement bataillé contre mes principes et mon désir de perfection (avec plus ou moins de succès, mais certaines choses restent fortement ancrées en nous) que je ne supporte plus que l’on fasse un flan pour pas grand-chose. Je ne supporte plus que l’on puisse avoir des principes (ça ne sert à rien les principes, ça pourrit l’existence) la maniaquerie, les conflits… Ne pensez pas que je suis en train de vous faire une leçon de savoir-vivre. Je ne suis pas sereine pour autant, je pense que je ne le serai jamais. Entre nous, comment rester zen face à l’avenir, quand des milliers d’opprimés sont prêts à se noyer tous les jours pour sauver leur peau et celle de leur famille ? Si je n’ai pas attendu ce drame pour commencer à relativiser de mes tracas au quotidien, moi petite française privilégiée, j’aime à penser qu’en dehors de la santé (la nôtre et celle de nos proches), la violence, la guerre, la misère et tout ce qu’il y a de plus horrible ou nous rapproche de la mort : il n’y a rien de grave.

Si Maurice Chevalier était encore de ce monde il chanterait : « dans la vie faut pas s’en faire, moi je ne m’en fais pas. Ces petites misères seront passagères, ça s’arrangera… » 🎶🎤🎶 »

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Fille perdue, cheveux gras

Beauté / Style
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Moi et mes cheveux, on n’a jamais vraiment été amis. Je ne les aime pas beaucoup, pour ne pas dire pas du tout. Je n’ai pas grand chose sur le caillou, mes cheveux sont hyper fins et comme la plupart des cheveux fins, ils ont tendance à regraisser trop vite. Un véritable cauchemar pour moi qui suis une hystérique du cheveu gras !

J’ai mis longtemps à m’en sortir, mais aujourd’hui je peux dire que j’ai gagné la bataille du cheveu gras, à force de persévérance et en changeant complètement ma routine capillaire. La vérité, c’est que je suis tombée très jeune dans un cercle vicieux. Quand j’étais au lycée (l’époque de tous les complexes… mon dieu mais que c’est horrible d’avoir 17 ans, nan ?) je me lavais les cheveux tous les jours parce que c’était pour moi le seul moyen d’être à peu près bien coiffée, avec du volume. Je me faisais un brushing presque tous les jours aussi, du moins j’utilisais le sèche-cheveux quotidiennement. Autant vous dire que j’ai longtemps malmené mon cuir chevelu, sans parler des hormones adolescentes qui s’en donnaient à coeur joie en produisant encore plus de sébum… Bref, L’ENFER.

J’ai continué à me laver les cheveux tous les jours pendant des années, jusqu’à mes 28 ans environ. Les coiffeurs avaient beau m’expliquer que plus on lave ses cheveux, plus ils regraissent vite (votre cuir chevelu étant fragilisé, il se met à produire du sébum en plus grande quantité pour se protéger, ce qui donne les cheveux gras) je n’arrivais pas à m’en sortir. Je ne me sentais bien qu’avec les cheveux totalement propres, à savoir lavés une fois par jour. Avec le recul, je sais que mes cheveux étaient loin d’être sales, ou pire, gras, mais vous savez comment c’est, les complexes…

Un matin, j’en ai eu marre de passer par la case shampooing tous les jours. Ca me faisait perdre un temps fou et mes cheveux étaient de plus en plus fins et électriques, sans volume. Ils étaient tellement abimés qu’ils ne poussaient même plus. J’ai décidé de sauter une journée et de me laver les cheveux un jour sur deux seulement.  Au bout de quelques mois, mes cheveux ont commencé à se sentir mieux et à être moins cassants, mais je ne me sentais pas particulièrement au top, j’avais toujours cette impression de ne pas être totalement nickel du cuir chevelu. J’ai mis du temps à comprendre pourquoi ça ne marchait pas : je n’avais pas changé de shampooing.

J’ai commencé par utiliser le shampooing pour cheveux gras BIO de la marque CATTIER. Une véritable horreur (et encore je pèse mes mots) je n’avais jamais eu les cheveux plus gras qu’avec ce shampooing pourtant anti cheveux gras. Un comble ! J’ai pas mal tatonné, en essayant d’éviter les produits bourrés de silicone et ça a fini par payer.

L’année dernière, toute la famille est passée au shampooing BIO et notamment la marque COSLYS. Nous avons un flacon d’un litre pour cheveux normaux dans la salle de bain. Tout le monde utilise, y compris nos invités quand ils dorment à la maison. Difficile de faire plus économique, mais surtout ce shampooing tout bête m’a réconciliée avec mes cheveux.

Ce shampooing a changé ma vie.

Le problème des shampooings BIO c’est qu’ils ont tendance à dessécher un peu les cheveux car ils ne contiennent pas de silicone, qui gaine et nourrit le cheveu mais en même temps, l’étouffe et l’empêche de respirer. C’est pour ça qu’il vaut mieux l’éviter (indépendamment de l’aspect écolo)

Je suis donc obligée d’appliquer un après-shampooing (un conditionner) pour éviter que mes cheveux ne ressemblent à de la paille et réussir à les démêler. Ça fait un an que j’utilise le conditionneur Volume de Phyto, dont je suis absolument RA-VIE. C’est le seul après-shampooing que j’ai trouvé qui n’alourdit pas les cheveux fins et ne les fait pas regraisser au bout d’une journée… Je vous le jure ! Une petite noisette suffit largement si comme moi vous n’avez pas beaucoup de cheveux. Il m’arrive parfois de l’oublier quand je pars en week-end, et je vois tout de suite la différence dès que j’utilise un autre conditionneur que celui-ci. Mes cheveux deviennent plats et très vite lourds.

Et pour cause : l’après-shampooing Phyto ne contient pas de silicone.

Voilà le secret, tout simplement. Je m’adresse à toutes celles qui vivent l’enfer du cheveu gras et peinent à s’en sortir : virez les silicones de votre salle de bain et passez au shampooings BIO. Vous me remercierez !

Sur la photo vous pourrez voir mon Sérum Fibre Architecte de Kérastase. Il contient pas mal de saloperies, dont du Silicone mais je l’utilise de temps en temps car il est très performant pour réparer les cheveux abimés ou cassants. Je l’applique une fois par semaine sur cheveux mouillés, ça ne les alourdit pas du tout et mes cheveux sont tous doux !

Aujourd’hui, je ne me lave plus les cheveux que 2 fois par semaine ! Pour moi c’est une vraie victoire, après des années de lutte et de chouinage parce que les cheveux-gras-c’est-la-plaie. Mon autre « truc » qui marche super bien, c’est le shampooing sec. J’utilise régulièrement le shampooing sec en spray Batiste (j’en ai toujours un flacon d’avance dans la salle de bain) notamment la veille de mon « vrai » shampooing histoire de garder le cheveu propre quand même. Cette astuce m’a fait petit à petit gagner une journée sans passer par la case shampooing, et ça, c’est vraiment génial ! Ça m’embête un peu car le shampooing sec en spray n’est pas naturel (ça pue, c’est super chimique) mais bon, il faut bien faire des concessions… Et en plus, ça permet de gainer le cheveux, c’est top quand on veut faire une tresse ou un chignon car ça empêche les cheveux de glisser.

Voilà, désolée pour ce pavé, mais je suis tellement contente de pouvoir partager cette petite victoire du cheveu avec vous ! Je ne vais pas conclure en vous disant que maintenant j’aime mes cheveux, je ne les aime toujours pas mais j’ai enfin un peu de bienveillance envers eux.

A 34 ans, il était temps !

PS : notez que je n’ai pas abordé la question du « no poo » (pour les non-initiées, le « no poo » consiste à bannir le shampooing de sa salle de bain en le remplaçant par d’autres alternatives, il paraît que ça marche) car je n’ai pas essayé cette technique. J’y songe, peut-être que ce sera la prochaine étape. Si toutefois vous avez envie d’en débattre, d’apporter vos conseils et d’échanger sur le sujet, n’hésitez pas !

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Le dernier week-end

Chroniques de maman
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Le dernier week-end avant la rentrée des classes a une saveur bien particulière, encore plus quand on le regarde s’écouler avec nos yeux de parents. Je crois que pour la première fois, je me sens envahie de sentiments pour le moins étranges : de la nostalgie, parce que bon sang, qu’est ce que c’était bien ces vacances… Des regrets, aussi. Cette idée que chaque année, on n’en profite pas assez. Cette douloureuse impression de ne pas avoir passé autant de temps avec mon Martin que je ne l’aurais souhaité, mais… est-on jamais vraiment repus dans nos envies de parents ?

De l’excitation liée à la rentrée, je n’en ressens pas vraiment. Pour tout vous dire, j’appréhende un peu le rythme qui nous attend à nouveau. Et puis je crois que je viens de mettre le doigt sur ce qui, au fond, me dérange tellement : c’est la dernière année de maternelle pour Martin. Et autant de petits bouts de son insouciance qui s’en iront dans les mois à venir…

Ce week-end, nous étions à Oye-Plage, une petite bourgade dans laquelle vivent mes parents, à mi-chemin entre Calais et Boulogne. La région n’est pas très jolie mais elle a ce petit quelque chose qui fait que l’on s’y attache quand même. Déjà, parce qu’on ne peut pas détester un endroit où vivent les ch’tis. Mais surtout, parce que les plages du Nord ont quand même un charme bien à elles et qu’on ne retrouve que là-bas. Je ne saurais pas expliquer pourquoi, peut-être parce que l’eau est tellement froide qu’à défaut de s’y baigner, on peut passer de longues heures à contempler sa beauté.

Et puis si vous voyiez comme le sable est fin… c’est assez dingue, il faut vraiment le voir pour le croire. Il n’y manque peut-être que le soleil, qui peine souvent à percer au travers des nuages. Mais que voulez-vous, c’est le Noooooord !

Bonne rentrée à tous vos kids !

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What Else ? Balade autour du lac de Côme en Italie

Voyages
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la jolie ville de Bellagio 

Après Milan et son Expo Universelle, nous avons mis le cap encore plus au nord, vers les grands lacs d’Italie. Nous avons fait l’impasse sur le lac Majeur… Oui, je sais, c’est magnifique aussi mais il a fallu choisir ! Et puis le lac de Côme est réputé pour ses paysages magnifiques qui ont servi à de nombreux tournages de films célèbres (James Bond, entre autre). Pour être honnête avec vous, la destination ne m’emballait pas particulièrement car je m’attendais à un endroit plutôt vieillot et un peu bling bling. En arrivant sur place ben…. il s’est avéré que ça ressemblait effectivement à ce que j’avais imaginé, à savoir un lac splendide flanqué entre les montagnes, mais avec une ambiance toute particulière et pour le moins désuète 🙂

Ne vous méprenez pas, j’ai adoré cet endroit, je suis contente d’y être allée mais je ne pense pas que j’y retournerai. D’autant plus que les hôtels coûtent une blinde et que manger y coûte bien plus cher qu’ailleurs. Nous avons dormi à Lecco, l’une des deux villes principales qui se situent à l’est du lac. Lecco n’a pas vraiment de charme, je n’ai pas adoré y séjourner mais heureusement, nous avons logé dans un hôtel hyper sympa : la casa sull’ albero (la maison sous l’arbre) qui s’est avéré être une merveille posé au milieu de la nature et qui a rendu notre séjour bien plus agréable !

En tout cas, c’était assez une escapade assez chouette… J’ai beaucoup aimé visiter la Villa Carlotta, à l’Ouest du lac (il paraît que George (What else ?) y aurait une villa dans le coin) et la petite bourgade de Bellagio. On a bien rigolé en voyant tous ces couples en lune de miel qui roulaient en Porsche décapotable. Beaucoup de (belles) femmes portaient des robes moulantes et des talons aiguilles, maquillées et coiffées au poil. Drôle de tenue pour faire du tourisme mais après tout pourquoi pas ?? On va dire que ça fait partie du charme tout particulier de l’endroit !

Notre hôtel, la Casa sull’ albero à Lecco

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Autour du lac, à Bellagio 

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La villa Carlotta située à Tremezzo

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Ambiance euh…. on va dire CONTEMPLATIVE :d

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La Villa Mezzi et ses magnifiques jardins, à Bellagio 

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Midi royal

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Le week-end dernier il faisait encore beau, avant le grand déluge de ce début de semaine…Histoire de bien nous rappeler que ça y est, il est temps de songer une bonne fois pour toute à la rentrée. Je n’ai aucune envie de ranger ma garde-robe d’été, j’ai l’impression d’en avoir à peine profité ! Pourquoi les étés sont-ils toujours trop courts à Paris ? Pas pressée non plus de devoir remettre des collants ni des chaussures fermées. Encore moins un jean slim d’ailleurs, sans compter qu’après deux mois d’été à boire du rosé et manger des tomates mozza, on n’est pas certaine de pouvoir le fermer, notre slim. D’ailleurs j’ai une question, pourquoi la mozzarella fait-elle grossir ? C’est vraiment injuste…

Voici donc mon look de samedi (ou dimanche, je ne sais plus !) shootée avec mon objectif à focale fixe dont je me sers rarement, et c’est bien dommage car j’ai été assez bluffée par ses capacités (ouverture mais pas que). Bref, de toute façon mettre sérieusement à la photo fait partie de mes objectifs pour cette année, parce que j’aime vraiment ça et que j’ai énormément de lacunes !

Je porte une jupe midi nude achetée en Italie de la marque Amelia dont j’ai beaucoup aimé la collection et je suis contente de savoir qu’on peut aussi acheter en ligne car les prix sont vraiment abordables et il n’y a que des choses que j’aime : des matières fluides et des couleurs douces. Pour le reste, tout est indiqué dans les liens ci-dessous.

il paraît qu’il va faire beau aujourd’hui, profitons en ! Et joyeux mercredi à tous !

 

Jupe Amelia – Top Petit-Bateau (collec été) – Chaussures La Redoute (vieille collec) – Chanel bag vintage – bracelet Yolaine Giret – Boucles d’ oreilles Aurelie Bidermann

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Fête des Tuileries et prémices de rentrée

Adresses / Paris
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Je ne sais pas vous, mais moi je n’ai pas vu l’été passer.

Pourtant, on ne peut pas dire que j’ai manqué de vacances puisque j’ai eu la chance de partir deux fois ! (vive l’île de Ré et l’Italie). Mais je n’aurais pas craché sur quelques jours « cool » supplémentaires… D’habitude, je suis pressée d’être à la rentrée, quand j’étais ado je passais des heures à choisir mon nouvel agenda et mes nouveaux stylos pour l’école. Mes parents hurlaient quand ils voyaient que j’avais rempli le chariot avec des cahiers Chipie, Fido Dido ou Lee Cooper (parce que bon, avoir un cahier Auchan dans mon collège c’était un peu la honte quoi). En général, maman était quand même OK pour m’acheter un nouvel ensemble ou des nouvelles chaussures, parce qu’entre-temps j’avais encore un peu grandi. Et c’est parée de mes habits tous neufs et de mon nouvel agenda tout neuf que je repartais en sifflant sur le chemin de l’école… Et vous ?

Même adulte, j’ai longtemps ressenti cette douce excitation à l’approche de la rentrée. Je suis une hyper active et j’ai beaucoup de mal à supporter quand le rythme ralentit, ça me donne l’impression de mourir à petit feu. Je ne sais pas me reposer et je crois que je n’y arriverai jamais !

C’est la première fois que je ressens un petit (gros) stress à l’approche de la rentrée. Je ne suis pas particulièrement pressée que mon Martin retourne à l’école. Je déteste le voir fatigué quand il rentre le soir, je n’aime pas devoir le réveiller le matin alors qu’il est épuisé et qu’il dort encore comme un bébé… Mon petit bébé.

Qu’à cela ne tienne, il me reste encore une semaine pour commencer une cure de sommeil, reprendre petit à petit le rythme et m’acheter un nouvel agenda !!

Je saute un peu du coq à l’âne mais hier nous étions aux Tuileries, c’était le dernier week-end de la fête foraine. Il faisait très chaud et il n’y avait pas grand monde, mais je me suis promis d’y retourner l’année prochaine avec mon Martin, qui est encore en vacances chez ses grands-parents (snif) (mais la fête à Neuneu arrive bientôt !!)

Bon dimanche à tous !

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Milan et l’ Exposition Universelle – Expo Milano 2015

Voyages
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Qui aurait cru que 2015 serait pour moi placée sous le signe de l’Italie ? Pas moi en tout cas…

Notre périple en voiture pour rejoindre Rome il y a quelques mois ne nous a guère échaudés, bien au contraire, puisque nous avons décidé Monsieur H et moi de reprendre la route… direction Milan ! Une destination choisie par la force des choses, étant donné que Monsieur n’avait toujours pas ses papiers d’identité pour pouvoir prendre l’avion (un cas de divorce je vous dis !). Moi qui rêvais d’un petit séjour tranquillou dans les Cyclades (ou n’importe où ailleurs pourvu qu’il y ait LA MER et du SOLEIL) j’étais loin de de me douter que mes pieds fouleraient les pavés de Milan et non pas le sable fin des plages grecques.

Il a suffit que Monsieur H me parle de l’ Exposition Universelle, en me disant que quand même, ce serait dommage de rater une si belle occasion d’y aller (la prochaine aura lieu à Dubaï, autant dire qu’elle sera inaccessible pour la plupart d’entre-nous) pour que j’accepte de revoir mes plans. Ces deux mots magiques ayant fait leur petit effet, je me suis rapidement conditionnée à ne pas bronzer / bouquiner sur la plage et réserver en dernière minute 3 nuits d’hôtel à Milan, puis quelques jours autour du lac de Côme et enfin le Lac de Garde. Je reviendrai sûrement sur la suite de notre périple (bien que je n’ai pas pris beaucoup de photos) mais en attendant, je voulais juste vous partager mes impressions sur l’ Exposition Universelle.

Pour moi, l’ Exposition Universelle a toujours signifié un truc grandiose. Peut-être parce qu’elle se déroule uniquement tous les 5 ans, ce qui lui donne un caractère exceptionnel. Elle se déroule souvent loin de chez nous dans le monde et a donné lieu à de magnifiques réalisations, bien que très anciennes (souvenez-vous, la Tour Eiffel !).  Cette année, le thème de l’expo est particulièrement intéressant : « nourrir la planète, énergie pour la vie ». Deux questions plus que jamais d’actualité et qui nous taraudent tous, pour peu que l’on s’intéresse un peu à l’environnement et à l’avenir de notre planète. Comment nourrir tous les individus de la Terre avec de moins en moins de ressources naturelles ? Quelle énergies produire pour notre survie tout en préservant celle de notre planète ?

L’expo a donc réuni 140 pays autour de ces questions universelles, auxquelles chacun d’entre-eux est venu apporter à sa manière un semblant de réponse, de manière plus ou moins créative (voire carrément loufoques pour certains qui se se sont un peu emballés^^).

L’Expo s’organise sous forme de pavillons (un pays = un pavillon) que l’on visite les uns après les autres. Autant vous le dire tout de suite, c’est IMMENSE et en une journée nous n’avons évidemment pas pu tout visiter. De loin, ça ressemble un peu à un concours d’architecture international : les pavillons sont tous plus beaux les uns que les autres et le design de certains est vraiment ultra-réussi. Inutile de préciser que c’est aussi une publicité géante pour le tourisme. Certains pays ont mis le paquet pour donner aussi envie aux visiteurs de voyager chez eux. Ça ne m’a pas dérangée, il est évident que tout le monde en profite pour faire sa pub, que ce soit les pays, les marques, les sponsors… En revanche j’ai été un peu déçue par le contenu de l’Expo en lui-même qui manquait clairement de consistance. Je m’attendais à quelque chose de plus sérieux et davantage axé sur le développement durable. Et surtout, avec des idées plus réalistes et beaucoup moins utopiques.

Peut-être n’avais-je pas bien saisi le concept de l’Expo ? Ce qui est sûr en revanche, c’est que je ne regrette absolument pas d’y être allée. J’ai adoré l’ambiance toute particulière et vraiment unique qu’il y a sur place. Je dirais que c’est un mélange de Disneyland mélangée à un village olympique. C’est familial (beaucoup d’enfants !) on fait la queue pour rentrer dans certains pavillons comme chez Mickey, il y a de la bouffe du monde entier dans tous les coins, de la musique, des gens qui rient, des cultures mélangées par centaines… et oh, surprise, tout cela dans une ambiance festive et sereine, où tout le monde se respecte. Je suis peut-être naïve mais j’ai trouvé assez chouette toute cette mixité et ces populations étrangères mélangées dans une ambiance aussi pacifiste (oui, bon OK, je suis vraiment naïve).

★ Mon top 4 des pavillons à ne pas manquer : 

Il y a 4 pavillons qui m’ont vraiment marquée sur les 15 que j’ai pu visiter : Le Brésil et son entrée complètement dingue façon jungle amazonienne, le Japon qui propose un diner virtuel dans un restaurant avec une présentation des plats typiques que l’on peut trouver là bas (sushis bien sûr mais pas que), la Corée du Sud qui joue la carte du minimalisme noir et blanc (voir photos) et enfin, le pavillon des Emirats Arabes Unis qui reste de loin mon préféré. Pourtant il s’agissait d’un simple film  mettant en scène une petite fille née à Dubaï, qui fait un voyage dans le passé et découvre la vie de ses grands-parents. On nous rappelle que bien avant que ne poussent les gratte-ciel à Dubaï, il n’y avait rien d’autre qu’un immense désert. Et que l’eau et la nourriture se faisaient bien rare. Le film met aussi l’accent sur la technologie (la petite fille pianote sur son Ipad) et les valeurs de la famille. Bref, l’eau, la technologie et l’amour pour son prochain, voici donc la définition de « nourrir la planète, énergie pour la vie » des Emirats Arabes Unis. Ça peut sembler utopique et un peu niais mais j’ai trouvé le film très fort, émouvant et finalement très actuel car il fait passer les bons messages : pourquoi diaboliser les nouvelles technologies et le progrès si cela nous permet d’avancer et peut-être de sauver la planète ?

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Le joli pavillon des Emirats dont les parois couleurs sable font écho au désert 

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Le pavillon du Népal 

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La Malaysie

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Le Brésil et son pavillon complètement dingue, ambiance jungle 

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La Corée et son pavillon minimaliste, ambiance robots et haute-technologie

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La Thaïlande qui a diffusé un film carrément honteux à base de « vive le roi, merci au roi de faire pousser des rizières et de faire tomber la pluie » (en gros) avec des photos du roi dans les champs, dans les usines. Pas une seule image du peuple qui travaille dans les champs pour nourrir les gens du village.

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Israël (pas pu voir l’intérieur, il y avait trop de queue) 

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Le Royaume-Uni qui a fait un joli pavillon tout en métal 

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Le pavillon du Japon, sans doute le préféré de tous les visiteurs 

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★ Une organisation sans faille 

J’ai été complètement bluffée par l’organisation quasi parfaite de l’ Expo. Vous allez me dire que c’est un peu normal pour un évènement de cette envergure mais il n’empêche que cela reste très agréable. Le site dédié est clair et archi fonctionnel, j’y ai trouvé quasiment toutes les infos que je cherchais et j’ai pu acheter mes billets en ligne sans aucun problème (35 euros / personne la journée). De Milan centre, c’est assez facile de s’y rendre, il suffit de prendre le métro… Comptez 20 à 30 minutes en fonction de l’endroit où vous séjournez. Sur place, quasiment pas d’attente à l’entrée du site (peut-être parce que nous étions en plein mois d’août) et seulement un peu de queue pour visiter certains pavillons très prisés (le Brésil, le Japon et les Emirats) mais les parents avec des enfants en bas âge sont prioritaires,  c’est donc assez facile de visiter l’Expo en famille.

Le seul hic et pas des moindres, c’est que nous avons eu des températures caniculaires. A peu près 40 degrés toute la journée, à minuit il faisait encore 35 degrés et pas le moindre souffle d’air. Je crois que je n’ai jamais autant transpiré de ma vie qu’à cette expo ! Heureusement le site est en grande partie ombragé et des fontaines d’eau se trouvent un peu partout pour vous permettre de vous ré-hydrater sans dépenser un centime. Bon à savoir !

★ Le Cirque du Soleil – ALLAVITA (Expo 2015 Milano)

En plus du ticket d’entrée pour l’Expo, on peut également acheter un billet pour le Cirque du Soleil qui se déroule tous les soirs (jusqu’au 30 août seulement). Le spectacle ALLAVITA est unique puisqu’il a été créé spécialement pour l’Expo. Il a lieu en plein air et franchement si vous êtes sûr place, je vous le recommande vraiment ! (entre 25 et 35 euros).

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★ Notre hôtel : le NHOW Milano (je n’ai pas pris de photo mais il y en a 

Nous avons dormi 3 nuits à l’hôtel NHOW Milano, un hôtel de la chaîne NH qui se situe au sud ouest de la ville. Je n’étais pas particulièrement fan de sa déco archi-design. J’ai trouvé ça terriblement froid et pas du tout accueillant, sans parler du mur rouge dans la chambre, on a vu plus relaxant pour dormir ! En revanche les adeptes du design milanais et des couleurs pop seront ravis. J’ai obtenu un tarif imbattable pour 3 nuits avec un copieux petit-déjeuner (320 euros) je pense que cela est du à sa position un peu excentrée par rapport au coeur névralgique de Milan. Mais l’hôtel est situé à dix minutes à pieds de la station de métro Porta Genova, qui vous mènera dans le centre en 15 minutes à peine.

Ciao Milano, à bientôt !

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Montmartre caché (et look du dimanche)

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Ce week-end, pendant que la plupart d’entre-vous étiez en train de vous prélasser sur une plage de sable fin ou siroter un cocktail au bord de la piscine (et vous avez bien raison) moi j’en ai profité pour me promener dans mon quartier préféré… le mien ! Comme à l’accoutumée à cette période, la butte Montmartre s’est vidée de ses habitants pour laisser place à 99% de touristes mais étrangement, il y a quand même moins de monde que les autres périodes de l’année.

J’ai pris le temps de découvrir les endroits cachés du quartier dont tout le monde parle dans le coin, à savoir le musée Montmartre qui vient d’ouvrir assez récemment, et son jardin magnifique. J’ai tellement aimé cet endroit que j’ai d’ailleurs pris un abonnement pour pouvoir y revenir de temps en temps en famille, d’autant plus que c’est gratuit pour les enfants. Nous avons terminé l’après-midi Mr H et moi à l’hôtel Particulier pour prendre un verre dans son magnifique jardin…. L’endroit est tellement bien planqué qu’il est difficile à trouver. L’entrée se fait via l’Avenue Junot, à côté du café Marcel, mais chuuuuuuuut !!! Pour le reste, je vous laisse découvrir par vous-même… Un petit paradis niché sur la Butte, très rare à Paris.

Je vous laisse également découvrir mon look de ce dimanche, plutôt minimaliste comme à mon habitude. Dire que j’avais hésité à acheter cette combi, finalement je ne regrette pas du tout tellement je l’ai portée l’année dernière et cet été. Y compris l’hiver avec des collants et un gros gilet. Bref, un achat comme on en fait rarement : un peu déraisonné mais tellement raisonnable.

Combishort Claudie Pierlot (ancienne collec) – chaussures achetées à Rome – pochette Des Petits Hauts – Bracelet Sézane 

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toits montmartre musée

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musée montmartre

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Des plaisirs simples

Chroniques / Chroniques du quotidien
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Merci à Trendy Mood et Juliette de m’avoir inspiré cette petite liste… 

♥ Le petit café Starbucks du matin, juste avant de sauter dans le métro. Je commande toujours un Grande Latte écrémé. JE SAIS, ça coûte un bras et le lait de vache c’est du poison. Mais c’est mon petit luxe quotidien à moi.

♥ Le sourire de mes collègues quand j’arrive au bureau. Travailler avec des gens qui aiment leur métier, ça n’a pas de prix. Ça rend la vie beaucoup plus douce. Je me méfie toujours de l’effet de groupe un peu négatif, vous savez, quand une personne « dit que » ou « pense que » et puis tout le monde se met à penser la même chose pour éviter de se sentir écarté… Ne vous laissez jamais happer par des ondes négatives et choisissez le camp des optimistes ! Bref, je n’aime pas quand les gens se plaignent au travail, sachez le si un jour vous envisagez de vous travailler avec moi^^ (ou alors changez de métier, mais s’il vous plaît ne venez pas répandre votre mauvaise humeur communicative…)

♥ La joie dans le regard de mon fils quand je lui sers son dessert préféré du moment : des quartiers de pastèque. Il en faut peu pour rendre un gamin heureux.

♥ Regarder le soleil se coucher par la fenêtre de la voiture, sur l’autoroute du retour des vacances ♥ ♥♥

♥ Le petit carré de chocolat du soir (ok, parfois 2…) devant Orange is The New Black. Je pense avoir essayé toutes les marques du rayon chocolat mais seul le chocolat Côte d’Or ne m’a jamais déçue.

♥ Le petit verre de vin rouge en rentrant du bureau, surtout quand j’ai eu une journée longue et difficile. En ce moment, toutes mes journées sont difficiles, je vous laisse imaginer le tableau… *hips*

♥ Remplir une grille de mots fléchés avant de m’endormir (Femme Actuelle Jeux, of course) Je ne sais pas pourquoi je vous dis ça, je pense même que ça devrait être interdit avant l’âge de 80 ans au moins mais je n’y peux rien, j’adore les mots fléchés. Ça me donne l’impression de maîtriser la langue française (même si je n’ai jamais réussi à remplir une grille Force 3, mes compétences s’arrêtant bien avant) et surtout, cela me permet de DÉCONNECTER complètement avant d’éteindre ma lumière. Depuis le début de l’été, je me force à ne plus toucher mon téléphone le soir (sauf en cas d’appel de ma maman, évidemment) et cela me fait un bien fou. Je vous invite d’ailleurs à lire l’excellent billet d’Eléonore Bridge, cela en dit long sur notre addiction au smartphone !

♥ Me balader sur la Butte Montmartre, encore et toujours. Je ne m’en lasserai jamais et j’ai la sensation d’avoir encore plein de recoins cachés à découvrir… Si on m’avait dit qu’un jour je vivrai là, je ne l’aurais pas cru. Comme quoi, il ne faut jamais sous-estimer le potentiel de réalisation de nos rêves. Certains se réalisent un jour, c’est plutôt chouette, non ?

♥ Porter mes nouvelles chaussures. Aujourd’hui je porte des méduses (DES MÉDUSES !!!!) Mellow Yellow A TALONS, achetées pour une bouchée de pain (tu m’étonnes, personne n’en voulait ! (un jour il faudra que j’écrive un billet sur mon addiction aux chaussures dont personne ne veut même quand elles sont soldées à -70%). D’ailleurs sachez que j’ai une devise : en mode il ne faut jamais dire « jamais je ne porterai un truc aussi moche ». Vous pouvez être sûre de tomber dans le panneau deux ans plus tard #jesuisunpeuinfluençable.

♥ Les SMS de maman, qui me touchent, me font rire et me réconfortent. Et  parce que j’adorerais papoter avec ma maman autour d’un café mais que vivre à 3h de route ne nous le permet pas. Merci maman, un jour je t’offrirai un téléphone portable digne de son nom.

 

 

 

 

 

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(Ré)ver d’une île

Voyages
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Je fais partie de ces gens qui ne retournent jamais au même endroit en vacances. La peur d’être déçue, sans doute, m’amène à choisir une destination différente chaque été. Je ne suis donc jamais allée deux fois dans le même hôtel et je n’ai jamais loué la même maison. Oui, c’est un peu bête, je le reconnais. Mais en faisant ça, j’ai l’impression de conserver intacts mes souvenirs, qui ne risquent pas d’être entachés par une seconde expérience qui serait mauvaise. J’imagine que c’est encore mon côté exigeant et perfectionniste qui me pousse à faire ces choix, probablement trop rigides pour certains d’entre-vous.

Pourtant, cette année j’ai fait une exception pour L’ile de Ré. Nous l’avions découverte pour la première fois quand Martin avait 6 mois, ce furent nos premières vacances avec notre bébé. Des vacances inoubliables donc. J’avais gardé un souvenir tout doux de cette île magnifique sur laquelle nous nous étions sentis très bien.  Cet endroit est un bonheur pour les enfants, il y a très peu de voiture, des plages magnifiques et de très belles balades à vélo à faire en famille… Croyez-moi, le mot « paradis » n’est pas de trop pour définir cet endroit au charme tout particulier. Quiconque y pose ses valises un jour aura probablement envie d’y revenir souvent.

Bref, cette année nous avons laissé nos habitudes de côté (celle de ne pas aller deux fois au même endroit) et bien nous en a pris, je ne regrette absolument pas. Nous avons emmené ma maman avec nous, qui en avait bien besoin. Ces derniers mois n’ont pas été roses pour elle, pour mes parents (la vie est parfois moche, je ne vous apprends rien) mais il faut croire que la magie de l’île de Ré a opéré sitôt posé le pied à La Flotte. Pendant quelques jours, nous avons presque (et c’est déjà beaucoup) oublié notre tristesse et profité des petits bonheurs des vacances à la mer :

– Ramasser des coquillages sur la plage

– Manger des glaces à la Martinière et tester les diffférents parfums, à la Flotte ou à Saint-Martin.  Mon préféré ? La vanille ! Il paraît que c’est à la vanille qu’on reconnaît un bon glacier. Je vous conseille de goûter les macarons glacés de l’Atelier (Saint-Martin) et la tarte Ré, au caramel à la fleur de sel. Ça change un peu des glaces, c’est fin et délicieux.

– Arpenter l’ile à vélo et découvrir à quel point les paysages sont variés. On peut passer d’un champs de blé qui s’étend à perte de vue à une forêt de pin, tout en  longeant la mer et en en prenant plein les yeux. Mes deux promenades préférées : les marais salants de Loix (la route du sel) et les pistes cyclables très sauvages au bout de l’île, du côté des Portes-en-Ré. Ahhhh, l’odeur des pins, le bruit des oiseaux… Je veux y retourner !

Faites au moins une balade sur TOUTES les pistes cyclables sans exception si vous en avez le temps… Elles sont toutes merveilleuses, c’est impossible de choisir (coup de coeur pour la réserve naturelle du fier à Ars avec ses nombeuses espèces d’oiseaux).

– Jouer dans les vagues de la plage du Gros-Jonc à marée haute… Magique. L’une des plus belles plages que j’ai pu voir dans ma vie. Je sais, la Méditerranée est magnifique aussi, mais ce n’est pas pareil. Les grandes marées, ça change tout.

– Se gaver d’huîtres locales… A condition d’aimer ça, bien sûr… Elles ne sont pas données mais hyper fraîches ! Yummy !

– Se ridiculiser en portant une marinière, avec plusieurs variantes : le débardeur marinière, la marinière manches longues, les espadrilles marinières… Ou faites comme moi, achetez une combishort marinière qui vous suivra toutes les vacances. So cliché ! #leridiculenetuepas

– Faire des châteaux de sable sur la plage de l’Arnérault, à la Flotte. Puis se promener sur le port juste à côté (et acheter une glace, voir point n°1)

Ce qui est chouette à l’île de Ré, c’est que tu fais tellement de vélo en 2 semaines que tu peux craquer sans culpabiliser toutes les douceurs qui se trouvent à ta portée, comme les glaces, les sablés au beurre, le petit rosé local et même les gauffres bien grasses de la fête foraine de Bois-Plage.

Tiens, en parlant de la fête foraine de Bois-Plage avec vos enfants : inutile d’acheter 20 tickets pour le manège de Marie (pas la peine de vous dire qui est Marie, vous la reconnaîtrez assez vite^^). Un seul ticket suffit, le tour dure un 1/4 d’heure et Marie distribue autant de pompons qu’il y a de gosses dans le manège… Ce qui veut dire qu’avec un seul ticket, prévoyez de rester une heure le cul sur une chaise à regarder le manège tourner… La prochaine fois, je viens à la fête foraine avec ma bouteille de rosé !

Car oui, il y aura une prochaine fois à l’île de Ré, c’est certain. J’envie les chanceux qui viennent sur cette île depuis leur enfance et qui en connaissent ses moindres recoins. J’envie ceux qui y possèdent une maison de vacances, une maison de famille, une attache dans laquelle se réfugier quand le quotidien devient trop difficile à Paris. Ça devait arriver, je l’avais déjà écrit il y a 4 ans, moi aussi je rêve d’avoir un petit bout de chez moi sur cette île un jour.

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Autour du Canal Saint-Martin, le coin des hipsters

Adresses / Paris
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Ça faisait longtemps que je n’étais pas allée me promener autour du Canal Saint-Martin. J’ai eu un sacré choc, je ne pensais pas que le quartier s’était autant développé au point de devenir un véritable repère à « bobos ». Ne voyez aucune insulte de ma part quand je parle des bobos ou des hipsters, puisque je pense que tout bon parisien entre 20 et 40 ans est susceptible d’en faire partie (dans une certaine mesure hein, faut pas non plus déconner^^).

Je me souviens, il y a quelques années j’habitais pas très loin du Canal Saint-Martin, et je n’aimais pas vraiment ce coin. Certains y voyait déjà le futur QG des bobos branchés, mais pas moi, je n’avais pas du tout envie de m’y promener.  C’était vraiment glauque, un peu mal famé et surtout hyper triste. Il n’y avait que des bars sinistres et des restaurants sans intérêt.

Alors autant vous dire que j’ai eu un sacré choc ce week-end quand je suis allée m’y promener toute seule, surtout dans le quartier de la rue Beaurepaire, la rue des Vinaigriers ou Lucien Sampaix. J’avais lu avec attention de le billet d’Aurélie et ses magnifiques photos qui m’avait fait voir le quartier d’un autre oeil. Et puis ça fait quand même un bail que j’entends parler du café Poutch, de Hollybelly et autres coffee-shops aux allures nordiques, tant par la déco que par l’esprit « à la cool » qu’ils évoquent. Et je suis bien obligée d’avouer que ma balade fut très agréable, un vent de Scandinavie souffle sur le 10ème arrondissement et ce n’est pas pour me déplaire.

J’ai passé l’après-midi à tester les cafés Latte du coin : il n’est pas très bon chez Hollybelly et il coûte la bagatelle de 4 euros. Et oué. Un poil moins cher chez Poutch il me semble, mais l’accueil y est vraiment adorable et souriant. C’est un point qui m’a frappée d’ailleurs, j’ai été super bien reçue dans tous les commerces du quartier, ça change des habituels serveurs aigris des bistros parisiens classiques.

Pour finir, il y a plein de boutiques archi-sympas dans la rue Beaurepaire, les chaussures Patricia Blanchet bien sûr, mais aussi plein d’autres marques pas encore trop vues et vraiment innovantes… Je pense notamment à la boutique Marie Sixtine (filiale des Petits Hauts) dans laquelle je n’ai rien acheté mais qui m’a vraiment séduite.

Voilà, ça fait plaisir de voir certains quartiers parisiens devenir aussi intéressants, ça me réconcilie doucement avec la capitale.

Hollybelly – 19 rue Lucien Sampaix 75010 PARIS

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HOLLYBELLY

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Atelier Green Factory 17 rue Lucien Sampaix – 75010 PARIS

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Le café POUTCH – 13 rue Lucien Sampaix 

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Boulangerie LIBERTÉ 39 rue des vinaigriers 75010 PARIS 

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LES VINAIGRIERS

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Un week-end au vert dans les Yvelines

Paris
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Coucou les amis, le week-end dernier j’ai passé deux jours vraiment super dans les Yvelines ! Deux jours au vert qui ont parfaitement rempli leur rôle, à savoir nous apporter un dépaysement total à 1h de Paris. J’ai un peu honte de ne pas connaître tous les atouts de ma région alors qu’il suffit de prendre la voiture et de rouler une petite heure pour se retrouver en pleine nature. Mais depuis quelques temps, j’ai un rythme de boulot infernal, alors le week-end je n’ai pas vraiment envie de faire ma valise et encore moins d’affronter les bouchons pour aller CAMPER (oui, j’ai campé…) comme ce fut le cas ce week-end !

Alors merci à Yvelines Tourisme de nous avoir permis de vivre cette belle expérience avec d’autres blogueurs vraiment chouettes (coucou Sandra, Papa Cube et Mamanonbouge !). C’était vraiment sympa cette ambiance « colo en famille », pile ce dont j’avais besoin après ces dernières semaines très dures (et pas qu’au boulot d’ailleurs). L’équipe nous avait préparé un super programme, avec la visite du parc animalier de Thoiry, une nuit au très beau camping Huttopia de Rambouillet, une matinée dans la forêt, et l’après-midi de dimanche à la Bergerie Nationale de Rambouillet, un lieu hyper pédagogique pour les enfants que j’ai moi-même adoré ! Allez zou, un petit tour en images !

☆ Le château de Thoiry 

Notre week-end a commencé sous un soleil magnifique au domaine de Thoiry. C’est une princesse qui nous a fait visité les lieux^^. Mon fils n’en revenait pas, encore moins quand on lui a proposé de se déguiser pour se promener dans le château. Bravo à au personnel de proposer cette visite hyper ludique pour les enfants (sympathique aussi pour nous autres parents qui ne sommes pas abreuvés de détails historiques soporifiques).

 

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☆ Le parc de Thoiry – le Zoo et la réserve africaine

On a ensuite enchainé visite la partie pédestre du Zoo de Thoiry, avec ses nombreux animaux. Nous avons particulièrement aimé le tunnel des tigres, qui permet de les approcher de près sans risquer le moindre danger. Si vos enfants sont intéressés par les dinosaures, ne manquez pas l’exposition temporaire DinoZoore qui a lieu tout l’été dans le parc. Vous pourrez y découvrir des reconstitutions à taille réelle de dinosaures, c’est assez impressionnant de se dire que des créatures aussi flippantes aient pu exister un jour. Je suis bien contente de vivre en 2015 tiens !

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Nous avons enchainé avec la visite de la réserve africaine de Thoiry qui se fait en voiture (elle se situe à la sortie du Parc à pieds) Le principe ? Vous circulez sur un parcours bien défini, entièrement sécurisé à condition de ne pas ouvrir vos fenêtres et de vous promener sur les chemins. De toute façon il est interdit de sortir de votre voiture, et vu la taille des bisons (entre autres) ça ne me serait même pas venu à l’idée mais apparemment il y a quand même des gens un peu idiots pour le faire, dixit la responsable du Zoo qui nous a accueillis avant la visite.

Une fois dans votre voiture, il ne vous reste qu’à ouvrir grand vos yeux pour observer les animaux qui se trouvent sur votre chemin. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre et honnêtement, j’avais un peu les jetons. Je me demandais si un bison n’allait pas nous attaquer mais à part deux zèbres qui nous ont barré la route, tout s’est bien passé, ouf ! On a aussi vu des ours et leurs bébés (gniiiiii) et des dizaines d’antilopes on traversé la route devant nous… Superbe !

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tunnel tigre

 

☆ Le camping Huttopia à Rambouillet 

On a dormi au camping Huttopia à Rambouillet, dans un superbe environnement… Pour être tout à fait honnête avec vous, j’ai horreur camping mais j’ai beaucoup aimé ce site qui m’a fait penser aux paysages grandioses du Canada (il y a d’ailleurs un Huttopia là bas). Je ne vais pas vous mentir en vous disant que j’ai hyyyyper bien dormi, d’ailleurs je crois que seuls nos enfants ont vraiment dormi sur leurs deux oreilles… Papa Cube et Sandra avaient peur des araignées dans la tente, moi je n’avais qu’une seule obsession : réussir à trouver le chemin des toilettes la nuit et y aller sans réveiller tout le camping (aaah le fameux « zzzziiiiiiiip » de la fermeture de la tente qu’on ouvre et qu’on referme… un vrai bonheur^^)

Bref, je n’ai quasiment pas fermé l’oeil mais ce n’est pas grave, je n’y allais pas pour ça. Comme beaucoup d’entre-nous, le camping est une madeleine de Proust chargée de souvenirs d’enfance et de colonies de vacances, de week-end entre copains à l’adolescence… Des moments gravés dans ma mémoire qui font partie du passé mais que j’aime me remémorer parfois pour l’innocence qu’ils représentent, et que j’ai perdue à tout jamais. J’ai adoré sentir l’odeur de l’herbe et du bois humide le soir quand je suis allée me coucher dans ma tente… Ces odeurs faisaient partie de ma vie d’avant, quand je vivais encore à la campagne. Depuis que je vis à Paris, j’avais oublié que la nature sentait si bon… (nostalgie).

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Camping Huttopia

 

☆ L’Odyssée Verte et L’espace Rambouillet

Après un copieux petit-déj’ avalé au camping, nous avons filé à l‘Espace Rambouillet pour découvrir l’Odyssée Verte. L’espace Rambouillet est un parc animalier situé en pleine forêt et divisé en 3 parties : la forêt des aigles, la forêt des cerfs et la forêt sauvage. On a beaucoup aimé la forêt des aigles et ses rapaces vraiment impressionnant, malheureusement nous n’avons pas vu le spectacle (génial apparemment) puisque pendant ce temps là nous étions en train de parcourir l’Odyssée Verte et ses nombreux ponts suspendus dans les arbres. Un chouette moment en famille super ludique et accessible à partir de 4 ans, à ne pas manquer si vous habitez en Ile-de-France !

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☆ La Bergerie Nationale de Rambouillet 

C’est la visite que j’ai préférée dans notre week-end, même si le programme était génial. C’est très bizarre car l’univers de la ferme et ses animaux ne m’attirent pas spécialement mais j’ai adoré la Bergerie Nationale. Je pense que l’accueil qui nous a été réservé sur place par un passionné qui y travaille depuis 17 ans a beaucoup joué. Il n’y a rien de mieux que de partager un moment avec quelqu’un qui adore son métier, et franchement nous avons adoré nos deux heures passées au milieu des animaux. On a pu découvrir le mode de vie des moutons, des vaches, des chevaux… On a fait des câlins à des bébés chèvres, donné du foin aux vaches et respiré à pleins poumons leur crottin… J’ai l’impression d’avoir appris plein de trucs, je vous recommande vraiment cette visite avec vos enfants ! Renseignez-vous car la Bergerie organise de nombreux ateliers pédagogiques.

(gniiiiii trop mignon) 

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Un grand merci à Elodie de Yvelines Tourisme pour son accueil adorable et sa disponibilité ! 


 

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Les petites étagères de cuisine

Déco / Notre appartement
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Tous ceux qui vivent dans un vieil appart ou une maison d’époque le savent : dans de l’ancien, il y a TOUJOURS quelque chose à faire. Une prise électrique à changer, des joints à refaire, des fissures à réparer, quand ce n’est pas la plomberie qui lâche (loi de l’emmerdement maximum, surtout quand ton voisin d’en dessous vient frapper à ta porte – hum hum vécu déjà plusieurs fois). Bref, depuis qu’on a emménagé il y a deux ans dans notre appartement, on ne peut pas dire qu’on se soit ennuyés !

Ces dernières semaines, nous avons voulu refaire la cuisine. Pas des gros travaux pour autant, mais j’avais envie de quelques aménagements pour optimiser l’espace et gagner en rangements. Et puis surtout, Hubert et moi ne supportions plus nos meubles hauts (cuisine IKEA) qui n’étaient au final pas si pratique. Ouvrir et fermer les portes à chaque fois qu’on a besoin d’un verre ou d’une tasse à café, c’est un peu pénible à la longue. Je le faisais sans y penser, jusqu’au jour où j’ai commencé à faire tomber des verres par terre (ma maladresse légendaire) et j’ai décidé que ça commençait à bien faire, qu’on allait les installer, ces étagères !

Adieu les meubles hauts à portes vitrées moches, bonjour petites étagères mignonnes et toutes blanches. Les assiettes et les verres sont désormais rangées dans les grands tiroirs des meubles bas (IKEA) si bien que Martin peut désormais se servir et mettre la table tout seul. Evidemment, pour que tout puisse rentrer dans ma cuisine, j’ai fait un énorme tri dans ma vaisselle et mes ustensiles. Je n’ai vraiment gardé que l’essentiel et uniquement ce que j’utilise très souvent. Finalement, on s’aperçoit vite qu’on n’a pas besoin de grand chose : 2 ou 3 poêles de bonne qualité (Le Creuset pour ma part, elles sont GÉNIALES) des casseroles de différents format (2 ou 3 suffisent) quelques saladiers, et quelques plats de service et deux ou trois moules à gâteaux…

Quant à la vaisselle, là encore j’ai gardé l’essentiel : des assiettes blanches, quelques assiettes vintages, et quelques verres à eau. Dans le placard du salon sont rangés les verres en cristal et les coupes à champagne qu’on sort de temps en temps. Et c’est tout ! Et croyez-moi, je ne manque de rien !

Perso, je ne supporte plus d’être encombrée de trop de choses, je passe mon temps à trier, donner, et même jeter quand vraiment je pense que l’objet ne mérite plus de vivre (si si ça arrive…). J’appliquais un peu sans le savoir la fameuse méthode KonMari  ! Dernièrement, j’ai également rangé toute la bibliothèque du salon, j’ai l’impression de respirer ! Je vous montrerai peut-être tout ça prochainement…

En attendant, je vous laisse avec quelques images de ma nouvelle cuisine… Je me rends compte qu’en fait, vous n’aviez vu que l’espace salle à manger mais pas celui où j’aime passer du temps pour préparer des bons petits plats. C’est donc chose faite ! Vous verrez donc que les étagères sont assez minimalistes et que les livres de cuisine qui étaient dans le salon ont trouvé place dans la cuisine. Une chose est sûre, c’est que je me suis tellement habituée à tout avoir à portée de mains, que je ne veux plus jamais de meubles en hauteur avec des portes dans ma cuisine !

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cuisine vintage

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Tous les chemins mènent à Rome (surtout quand on perd son passeport)

Voyages
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La semaine dernière, Hubert et moi sommes allés passer quelques jours à Rome en amoureux. J’ai quand même failli le tuer, quand la veille du départ, monsieur m’annonce à demi-mot qu’il ne retrouve pas ses papiers d’identité, ni sa carte d’identité ni son passeport. Bizarre, on est allés à Barcelone il y a 2 mois, ces fichus papiers doivent bien se trouver quelque part.

On se met donc à la recherche du précieux sésame, on retourne toute la maison jusqu’à deux heures du matin, mais point de passeport. En revanche, à force de remuer tous les tiroirs, je retrouve enfin ma carte vitale que je cherchais depuis des mois. C’est toujours ça de gagné.

On se couche la mort dans l’âme, pour ma part un peu fâchée après mon amoureux qui aurait pu ranger ses papiers un peu mieux que ça. Mais je me tais, parce que d’habitude c’est toujours moi qui perd mes affaires.

Je ne fais donc pas ma valise, je me dis tant pis, on ira à Rome une autre fois. Bon, c’est quand même emmerdant de perdre de l’argent. L’hôtel va sûrement me prendre des frais d’annulation de dernière minute.

Et puis le lendemain matin, Hubert a une idée un peu folle : et si on y allait en voiture ? Ce n’est jamais qu’à 1400 km, soit 14h de route. En roulant bien, on peut être à Rome ce soir à minuit. Et puis je me dis pourquoi pas, après tout, c’est ça où on reste à Paris et moi je ne veux pas rester à Paris ! Je veux être à Rome ce soir et puis c’est tout. J’ai tellement attendu ce voyage.

Je fais ma valise en 10 minutes (d’habitude il me fait deux heures…), nous chargeons la voiture et roule ma poule, direction Rome et son colisée !

Bon, ça paraît un peu idyllique vu comme ça, mais la route Paris-Rome est loin d’être un fleuve tranquille, surtout à partir de Turin où la route devient sinueuse, étroite et envahie par les camions. Avec une bonne vingtaine d’énormes tunnels à traverser, au moins jusqu’à Gênes… Bref, on était bien contents d’arriver à l’hôtel à 2h du matin !

De toute façon, l’avion c’est surfait ! Et puis j’ai tellement la trouille de le prendre maintenant…

Et sinon le séjour ?

Bah que vous dire, Rome c’est un peu le cliché de la Dolce Vita, donc forcément, on a adoré nos 5 jours passés là bas… Partout où tu poses ton regard à Rome, c’est beau. Le centre historique vaut les 14h de route à lui tout seul, soyez en sûrs !

On a visité les principaux sites touristiques, le Colisée, le Forum, et pas mal d’églises, qui sont toutes magnifiques. Et puis le Vatican, la Chapelle Sixtine dans laquelle j’ai volé une photo, la Basilique Saint-Pierre impressionnante par ses dimensions (la plus grande église au monde… hallucinant !). Je ne regrette pas d’avoir acheté mes billets sur internet la veille au soir. Ça m’a coûté un peu plus cher – la bagatelle de 120 euros pour 2 quand même (il se font plaiz’ au Vatican hein !) mais avec l’entrée pour tous les sites, visite guidée comprise. L’avantage d’acheter sur le web, c’est que vous ne faites pas la queue pour entrer. Car dans le meilleur des cas, vous attendrez au moins deux heures avant de pouvoir entrer dans le Vatican, il se murmure que cela peut être bien plus en fonction de la saison… Bref, ça coûte un bras mais ça vaut vraiment le coup.

Evidemment, on a trop bien mangé. Evitez de manger des pizzas à Rome, prenez plutôt des pâtes, elles sont délicieuses partout pour une somme modique… Ne vous privez pas des fameuses glaces maison des Gelateria qu’on trouve PARTOUT à chaque coin de rue, Mama mia qu’elles sont bonnes !!! (au rythme de deux glaces par jour comme nous l’avons fait, vos fesses vous remercieront…)

Voilà, je suis rentrée depuis quelques jours, et la Piazza Spagna me manque déjà. Je veux retrouver le soleil et boire un Spritz en terrasse, au doux son des conversations en italiens de nos amis romains. Je veux retourner m’acheter des chaussures (le cuir n’est vraiment pas cher à Rome !) remonter la Via del Corso dans les deux sens… J’aimerais être propulsée tout de suite dans le Trastevere, le quartier que j’ai préféré à Rome. Si charmant et pittoresque avec ses petites ruelles pavées et son linge qui sèche aux fenêtres.

Te amo Roma !

rome façade

Rome fleurs

rome colisée

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rome fontaine