Author

Anne

Tout ce que le congé parental m’a appris

posted by Anne 12 septembre 2017 38 Comments

Voilà plusieurs semaines que ce billet mûrit doucement dans ma tête et pourtant, j’ai eu un mal fou à m’installer devant cet ordinateur pour l’écrire. Cette fois, les mots ne me viennent pas facilement. Pire, j’ai un mal fou à mettre de l’ordre dans mes idées, comme si mon cerveau n’était plus capable de fonctionner autrement qu’en mode « maman » totalement dévouée à sa progéniture. Ces derniers mois de maternage intensif m’ont mis la tête à l’envers, ils ont profondément modifié ma manière de penser et d’appréhender le monde qui m’entoure. Ils m’ont poussée dans mes retranchements. Maintenant je peux vous le dire, je suis passée à deux doigts du burn-out parental. Je l’ai vu me guetter d’un peu trop près, sournois et silencieux, attendre la moindre faille de ma part pour me tomber dessus. Et c’est avec un soulagement certain que j’ai repris le chemin du travail et en quelque sorte, ma liberté de femme.

Ne vous méprenez pas, je ne suis pas « tombée de haut ». Après la naissance de Basile en février dernier, j’ai choisi en toute connaissance de cause de prendre quelques mois de congé parental, comme je l’avais fait il y a 6 ans pour Martin. Je l’avais déjà vécu une fois, je savais que ce serait difficile, avec des hauts et des bas comme le veut l’histoire de la vie. Pour autant, je suis convaincue d’avoir fait le bon choix et je ne regrette rien. Je considère que pouvoir me consacrer à mon bébé les six premiers mois de sa vie fut une énorme chance pour moi. Je dis bien « pour moi », car je ne sais pas dans quelle mesure la présence en continu de la maman peut influer sur le développement ou le bien-être de son bébé. D’autant plus que j’ai fait le choix de ne pas allaiter. Je n’ai aucune connaissance scientifique en la matière et ne m’aventurerai certainement pas à tirer des conclusions sur la nécessité de rester auprès de son bébé en sachant que ce n’est pas toujours possible. Un bébé a besoin il me semble d’être rassuré, nourri, changé, protégé, mais j’ai bien conscience que n’importe quelle personne bienveillante aurait pu se substituer à ma présence.

Je l’ai déjà écrit ici, ces parenthèses dans nos vies sont des moments précieux qu’il faut chérir et je suis heureuse d’avoir pu être là à chaque étape marquante de la vie de Basile : ses premiers sourires, sa première dent, ses premiers chagrins, son premier rhume. Je l’ai porté, câliné plus que de raison, je me suis tellement shootée à son odeur que le sevrage en est douloureux. J’étais là aussi pour l’année de CP de Martin, la fameuse, celle où tout change. J’étais là à 16h30 devant la grille de l’école avec ma poussette, me demandant parfois si tout cela était réel, tant cette image de maman sur tous les fronts ne m’avait jamais ressemblée. J’étais là pour suivre ses devoirs et l’écouter me raconter ses histoires. J’étais là aussi pour les sorties scolaires. Pendant 6 mois, j’ai été cette maman presque parfaite et archi-présente mais mon dieu, comme ce fut épuisant…

Je vais être honnête avec vous, malgré mon état d’épuisement actuel cela reste très difficile pour moi de tourner cette page de la maternité. Une petite voix me dit que ce congé parental était sans doute le dernier. Oh, je sais bien qu’il ne faut jamais dire jamais, je vous entends déjà me dire « allez Anne, un petit troisième ! ». D’ailleurs, à l’heure où je vous écris, je suis bien incapable d’affirmer quoi que ce soit avec certitude. Faire naître mes enfants est ce qui m’est arrivé de plus beau et de plus dingue dans ma vie. Et si je devais faire un bilan de ce probable dernier congé parental de mon existence, voici ce que ces longs mois de totale abnégation* m’ont appris :

petit rappel de la définition du mot abnégation ^^ : sacrifice total au bénéfice d’autrui de ce qui est pour soi l’essentiel 

Dormir, c’est pour les faibles

D’ailleurs je ne dors plus, c’est plus simple ! Plus sérieusement, bébé oblige j’ai donc renoué avec les nuits TRÈS hâchées, couplées avec des journées sans sieste. Inutile de vous faire un dessin de ma tronche, d’ailleurs vous avez sans doute remarqué que je ne me montre plus trop ici ni sur Instagram. J’avais oublié à quel point le manque de sommeil peut diminuer nos capacités intellectuelles ou physiques et être destructeur dans nos vies. La fatigue, surtout lorsqu’elle est intense et prolongée sur la durée peut vous mener tout droit au burn-out. Vous avez beau puiser dans vos réserves, tenter de vous maintenir en forme par tous les moyens (en buvant des litres de café comme je le fais) en faisant du sport (comme je ne le fais pas) en gobant des tonnes de vitamines et autres compléments alimentaires, rien ne remplacera JAMAIS un bon sommeil. Vous devez vous dire que je n’ai pas inventé l’eau chaude, que c’est une évidence et pourtant… Combien d’entre-vous qui lisez cet article rafraîchissent encore leur feed Instagram ou Facebook à minuit passé ou au beau milieu de la nuit ? Ne laissez pas votre corps ni votre cerveau s’épuiser pour rien, si vous n’avez pas de bébé à consoler ou à nourrir la nuit, DORMEZ. Oubliez tout ce qui est dit sur le Miracle Morning, si vous suivez ce blog depuis longtemps vous savez déjà ce que j’en pense (ne cherchez pas l’article, j’ai fini par l’effacer à force de me faire insulter)

La patience, mère de toutes les vertus

Ahhhh la patience… Une qualité qui ne me caractérise pas du tout et pourtant … Il m’a fallu affronter mes démons pour supporter les sollicitations continues des mes enfants. Des biberons à donner toutes les deux heures, des couches à changer par dizaines, des pleurs à consoler (parfois sans succès), des « mamaaaaaans » à tout bout de champ. Des tâches considérées comme peu gratifiantes, qui pour moi ont été un plaisir puis ont fini par me lasser un petit peu ces derniers temps, faute d’avoir su trouver le bon équilibre (mais j’y reviendrai plus bas). Ces six derniers mois ont passés vite et m’ont semblé une éternité à la fois, tant les journées ont été répétitives. Avec Basile, j’ai réalisé à quel point il était facile à l’époque de ne m’occuper que d’un seul enfant (et dire que je me trouvais débordée…) et combien le passage à deux enfants pouvait venir chambouler un équilibre familial si durement acquis. La patience n’est pas mon fort mais j’ai appris à renoncer à une foule de petites choses qui ne sont pas vitales à l’instant T, comme boire mon café chaud, feuilleter un magazine, écouter de la musique ou tout simplement ne penser à rien, du moins ne plus penser au panier à linge qui déborde de vêtements de bébé, tâchés de purée de carottes. Avoir des enfants autour de soi, c’est remettre à plus tard certaines de nos envies et certains de nos besoins. C’est se sacrifier pour autrui (la fameuse abnégation). C’est l’apprentissage de la patience, particulièrement quand les enfants sont en bas-âge, particulièrement quand on les a 24h/24 avec soi (et ce point change tout). Se dire qu’il reviendra, ce jour où l’on pourra siroter un verre avec des copines en terrasse, nos enfants assis sagement à côté de nous, le nez dans leur bouquin ou plutôt dans leur téléphone. C’est long, mais il y a de la lumière au bout du tunnel, je le vois rien qu’avec Martin qui a enfin atteint l’âge de raison. La patience est mère de toutes les vertus… en attendant, il faut serrer les dents.

La solitude, un besoin essentiel

Je suis une personne très introvertie qui a un besoin vital d’être seule. Il n’y a que par la solitude que je parviens à me reposer et à me ressourcer. Ces moments sont essentiels pour moi au point que si je ne parviens pas à me réfugier dans cette solitude, je me fatigue très vite et je deviens irritable. Je ne supporte jamais très longtemps les moments en groupe, les soirées bruyantes où tout le monde parle en même temps… Je suis sensible au bruit et au mouvement. Je suis chiante, en gros. Il n’y a qu’avec mes enfants que je suis capable d’aller au delà de mes limites. Vous me direz que j’ai choisi de les avoir et qu’ il est de mon devoir de les supporter. J’en conviens, l’évidence est qu’ils ont besoin de moi, je ne peux donc pas me barrer à la plage quand ça me chante. Et surtout je les aime, je ferai toujours mon maximum pour répondre à leurs besoins. Mais disons le clairement, ça me demande parfois de gros efforts. Pendant mon congé parental, j’aurais payé très cher pour être seule ne serait-ce que deux heures, sans enfant accroché à mes basques. A ce stade, même regarder une mouche voler dans le silence m’aurait fait plaisir.

Cet été, alors que je culpabilisais encore de ce besoin d’être seule, quitte à même le faire passer avant des moments en couple, j’ai lu cet article très juste qui m’a fait un bien fou. En tant que mamans, on nous (se) met déjà une énorme pression. Mais quand on peut enfin se débarrasser de nos enfants quelques heures en les confiant à une baby-sitter, il faudrait obligatoirement se consacrer à son chéri et sortir dîner en amoureux… Pour ma part, je ne fonctionne pas dans cet ordre. J’ai ce besoin d’être seule pour recharger mes batteries et enfin être disponible pour l’autre. Ce n’est pas un manque d’amour, ce n’est pas un désintérêt pour l’autre, c’est juste une incapacité de ma part d’être disponible pour l’autre si je suis très fatiguée. Et c’est tout simplement humain. Voilà pourquoi je regrette de ne pas avoir su trouvé le bon équilibre pendant cette demi-année en tant que mère au foyer.

Se faire aider ne fait pas de nous une mauvaise mère

Je dirais même l’inverse, se faire aider fait de vous une maman plus reposée et donc disponible et épanouie. Ne me demandez pas pourquoi j’ai refusé toute l’aide que m’ont offert mes amis car je n’en sais rien. J’ai des copines adorables qui se sont proposées de garder Basile quelques heures mais j’ai toujours décliné. J’aurais eu l’impression de manquer à mon devoir et de renoncer. Mon côté perfectionniste m’a sans doute empêché d’avouer que oui, j’avais besoin de souffler un peu. Au delà de ça, il y avait sans doute cette fierté très inconsciente d’être la seule à pouvoir comprendre et consoler Basile, dont les premiers mois de vie ont été ponctués de pleurs et de douleurs. Bref, une petite voix m’a laissé croire que je n’avais pas le droit de « l’abandonner » à quelqu’un d’autre, que je devais être avec lui coûte que coûte. Et ce besoin incontrôlable, viscéral que j’avais de l’avoir avec moi. Ça m’a surtout coûté un épuisement maternel. Avec le recul, je regrette de ne pas avoir confié Basile à une baby-sitter quelques heures de temps en temps, même en journée, pour m’octroyer un peu de liberté et m’adonner à d’autres activités futiles comme le shopping, le cinéma, ou aller voir cette expo qui me faisait envie depuis des mois. J’aurais de toute évidence été moins fatiguée et surtout plus patiente avec Martin, qui a lui aussi un peu souffert de tout ça et ne méritait pas une maman aussi fatiguée et peu disponible pour lui.

Plus que jamais pendant un congé parental, il est important de s’octroyer des moments pour soi. On a beau le dire, le répéter encore et encore, quand on a la tête dans le guidon ce n’est pas facile de s’organiser. Si c’était à refaire, je laisserais ma culpabilité de côté pour m’offrir davantage de moments pour moi. Tant pis si Basile pleure pendant deux heures, tant pis si la baby-sitter galère un peu. Je sais maintenant à quel point cet équilibre m’est essentiel et que je ne peux pas m’épanouir à 100% dans la maternité.

L’existence sociale par le travail

J’ai toujours clamé haut et fort mon admiration pour les mamans au foyer. Je savais déjà à quel point élever ses enfants et tenir une maison à plein temps demandait une énergie folle. J’ai d’ailleurs eu tout le loisir de le redécouvrir et dans mes pires moments de lassitude, après avoir rempli le lave-vaisselle pour la deuxième fois de la journée, la seule chose qui me faisait tenir était que je savais que je reprendrai le travail à une date précise. Cette échéance était mon issue de secours, la date de ma libération. Le fait d’en connaître son existence m’a permis de rester sereine et de profiter pleinement des moments présents avec mes enfants.

J’ai pu constater ces derniers mois à quel point notre place dans la société était liée au travail. A quel point le statut de « mère au foyer » peut inspirer du mépris à certaines personnes ou pire, une totale ignorance. Durant mes 6 mois de congé parental, il m’est arrivé de rencontrer des gens qui ont stoppé net toute conversation en apprenant que je ne travaillais plus (même momentanément) pour m’occuper de mes enfants. J’imagine aisément quels ont été leur aprioris, sans doute ont-ils pensé que je n’avais rien d’autre à raconter que le contenu des couches de mon bébé. Comme si je n’avais jamais rien fait d’autre dans ma vie ou que je n’avais pas d’autres centres intérêts. Excusez-moi mais nous sommes toutes des femmes, mamans ou non, avec des connaissances, des idées, des projets, des besoins, des envies, des rêves… qui ne sont pas toujours en lien avec nos enfants ! Peu de gens manifestent de l’intérêt pour les mamans au foyer exceptées les mamans au foyer elles-mêmes, du moins dans le milieu dans lequel j’évolue, à savoir le petit monde parisien. J’ai réalisé combien ces femmes pouvaient parfois se sentir seules et exclues. A vous, les mères au foyer, j’ai envie de vous dire à quel point vous êtes admirables. Ce que vous faites est noble et très difficile, ne laissez jamais personne vous faire croire que vous n’êtes rien sous prétexte que vous ne travaillez pas !

Difficile pour moi de conclure cet article sans vous dire à quel point cette nouvelle expérience de la maternité m’a chamboulée, j’ai sans doute appris plus en 6 mois que ces dernières années. Bien sûr, la naissance de Martin avait déjà fait de moi une mère mais celle de Basile, par les difficultés que j’ai rencontrées, m’ont prouvé une fois de plus que l’on ne cesse jamais d’apprendre dans la vie, quels que soient les chemins que nous prenons. Et que surtout nous disposons de ressources insoupçonnées !

Je vous laisse méditer là dessus et m’en vais de ce pas écrire le prochain billet 🙂

Rendez-vous sur Hellocoton !
Tweet about this on TwitterShare on FacebookPin on PinterestShare on Google+

La parenthèse

posted by Anne 21 août 2017 25 Comments

Mon Joli Coeur, il y a tellement de choses que j’aimerais te dire aujourd’hui. Oh bien sûr, je pourrais te parler à voix haute de toutes ces émotions que je ressens depuis quelques jours. Peut-être même que tu comprendrais tellement tu es vif d’esprit. Tant d’autres moments que j’aimerais partager encore avec toi. Rien que toi et moi.

Oui mais voilà, dans quelques jours il faudra prendre chacun de nouveaux chemins. Toi, celui de la crèche à deux pas de la maison et moi celui du bureau. Tu vas te faire des nouveaux copains tandis que je retrouverai mon équipe, et quand j’imagine d’autres personnes s’occuper de toi et te prendre dans leurs bras, mon coeur se serre. Mon coeur se serre de savoir qu’il va falloir te partager un peu. Te laisser désormais voler de tes propres ailes, parce que c’est essentiel à ton bien-être et à ton apprentissage.

Et pourtant… J’aurais tellement souffert de te voir pleurer des heures et des heures sans réussir à te consoler. Et tant douté de ne pas savoir te comprendre parfois. Il m’a semblé ressentir cet instinct maternel avec toi, peut-être qu’il existe un peu, finalement. Ou peut-être que j’ai enfin pris confiance en moi. Cette fichue culpabilité  que j’avais longtemps ressentie avec ton grand frère n’a jamais réussi à m’envahir. Cette fois j’ai réussi à m’en préserver. Il faut simplement se dire « je fais de mon mieux », voilà tout.

Il m’est arrivé si souvent d’être épuisée par tes besoins intenses. Ce besoin continu que tu avais d’être dans mes bras et d’être porté contre moi, nos deux coeurs battants à l’unisson. Et puis je me suis souvenue de cette si belle grossesse et de ce lien si spécial que nous avions créé ensemble, avant même ta naissance.

Ces 6 mois avec toi, ce fut si dur et si doux à la fois.

Dans quelques jours, je reprendrai un peu ma vie où je l’avais laissée. A la fois vidée mais remplie de ton odeur, de ta peau si douce, de ta voix, de tes câlins… de toi tout entier. Et du haut de tes six mois à peine, j’ai de nouveau envie de te dire merci. Merci de m’avoir poussée dans mes retranchements et de m’avoir offert cette si jolie parenthèse dans ma vie. Une parenthèse avec juste mes enfants dedans, c’était sans doute ce qui pouvait m’arriver de mieux. Car c’est une évidence : je n’ai jamais été aussi fatiguée et pourtant grâce à vous je me sens capable de déplacer des montagnes.

 

 

Rendez-vous sur Hellocoton !
Tweet about this on TwitterShare on FacebookPin on PinterestShare on Google+

La fin du CP

posted by Anne 3 juillet 2017 9 Comments

A la fin de cette semaine, on videra ensemble ton cartable et on mettra les cahiers dans le grand carton à souvenirs. Je nettoierai sans doute un peu le cartable, qui en a bien besoin après toutes les épreuves que tu lui as fait subir. Et puis on le rangera dans un placard, en attendant le mois de septembre.

Ton papa et moi, on ira rencontrer une dernière fois ta maîtresse pour faire le bilan de ton année. Cette maîtresse que tu as tant aimée et qui t’aura donné le goût de la lecture et de l’écriture. Cette maîtresse qui t’aura parfois grondé mais qui t’aura materné aussi, très souvent. Chaque fois que j’ai eu l’occasion de vous observer, toi et toute ta classe de CP, je voyais encore en vous ces enfants de maternelle pas tout à fait grands, qui avaient besoin d’être un peu cajolés. Je vous voyais rester sagement auprès de votre maîtresse et la regarder avec des étoiles dans les yeux. Et puis je la voyais elle, s’adresser à vous avec ces mêmes étoiles et je me disais que cette maitresse, elle aimait vraiment son métier mais ses élèves, encore plus.

Cette admiration que j’ai toujours eue pour les enseignants a pris sens une nouvelle fois cette année. Une année de CP dont on dit qu’elle est si importante dans l’apprentissage de nos enfants. Je ne sais même pas comment remercier ta maîtresse d’avoir si bien pris soin de toi. Parce qu’enseigner, ce n’est pas « juste son travail » et qu’elle n’est pas « juste payée pour ça ». Quand un enseignant travaille avec son coeur, ça donne des papillons dans le ventre aux élèves et ça réchauffe le coeur des parents. Ça rend quand même tout le monde bien plus heureux à la maison.

A la fin de cette semaine, je t’expliquerai une dernière fois pourquoi je n’ai pas pu être autant à tes côtés que je ne l’aurais souhaité. Je te demanderai sans doute à nouveau de me pardonner, pour me rassurer, mais tu ne me répondras rien. Tu feras comme si je n’avais rien dit et tu me demanderas sûrement de te lire une nouvelle histoire. Comme pour me dire « c’est bon maman, c’est pas grave, passons à autre chose ».

Et puis on préparera nos valises, tu me rappelleras de ne pas oublier ton maillot de bain et enfin, on pourra mettre les voiles direction la mer.

 

Rendez-vous sur Hellocoton !
Tweet about this on TwitterShare on FacebookPin on PinterestShare on Google+

5 bonnes raisons d’aimer Instagram malgré le nouvel algorithme

posted by Anne 26 juin 2017 17 Comments

Il y a quelques semaines, le réseau social Instagram a annoncé avec fierté qu’il rassemblait désormais 700 000 millions d’utilisateurs. 700 millions ! Vous vous rendez compte ? Sur le moment, j’en suis restée sans voix tellement ce chiffre m’a semblé énorme, mais en y réfléchissant bien, quoi d’étonnant à cela ? Ce réseau brille par sa simplicité d’utilisation, il est devenu tellement accessible que même la plupart de mes amis, qui ne sont pas spécialement digital addicts, ont un compte Instagram.

Je me souviens très bien de la première photo que j’ai postée il y a 6 ans sur Instagram. Nous étions fin août et c’était une photo de la dernière glace de mes vacances, juste avant la rentrée. D’ailleurs, elle n’était pas belle cette photo. Elle était floue, la lumière laissait à désirer et le cadrage… mon dieu le cadrage. Pourtant, je n’ai pas honte de l’avoir publiée, elle correspond à un instant T que j’ai vécu et apprécié. Un petit bout de ma vie que j’avais eu envie de partager à ce moment précis avec les quelques personnes qui me suivaient. C’était encore l’époque où l’esthétisme des images n’était pas une priorité pour moi. Ni pour une grande majorité d’entre-nous d’ailleurs, exceptés les pros de la photo, évidemment, et ceux qui sortaient déjà du lot dans ce domaine. Nous avions surtout envie de partager de manière très immédiate avec nos followers, des moments vécus. Et pour ma part, la quasi totalité des photos que je postais sur Instagram étaient prises avec mon smartphone.

Comme vous le savez, au fil des années le réseau social a beaucoup évolué et il est devenu un espace de plus en plus commercial, avec notamment l’arrivée des publicités. Aujourd’hui, la plupart des marques ont un compte Instagram. Ce formidable outil est un nouveau levier pertinent qui leur permet de créer de l’engagement auprès de leurs fans et d’attirer de nouveaux clients potentiels. Beaucoup d’entre-nous se sont plaints des apparitions grandissantes des photos publicitaires dans nos flux, mais personnellement cela ne me gêne pas. Je les trouve généralement très bien ciblées et agréables à regarder. Il m’arrive même souvent de « liker » une pub de manière automatique parce que je trouve la photo jolie et inspirante.

Ce qui me gêne un peu plus, c’est le fameux nouvel algorithme dont tout le monde parle et qui peut à première vue sembler décourageant, je l’admets. Cela fait quelques mois maintenant que les photos des comptes que nous suivons ne s’affichent plus de manière chronologique mais selon des calculs savants dont seul Instagram a le secret (et il est bien gardé). Je regrette davantage la perte des interactions avec beaucoup de mes abonnées plutôt que le nombre de likes sur mes photos. Et je suis sincère. Si j’accepte tout à fait de ne plus recevoir autant de « j’aime » que dans le passé sous mes images, je suis triste de ne plus voir apparaître les photos de tous ces comptes inspirants auxquels je m’étais abonnée. Ces derniers mois, Instagram ne me montre que des photos de bébés sous toutes leurs coutures (très mignons au demeurant). C’est logique puisque les mamans sont celles avec lesquelles j’interagis le plus. Mais je ne serais pas contre un peu plus de diversité ! Je suis abonnée à des comptes variés dans différents domaines tels que le voyage, la mode, la déco… et je regrette d’être obligée d’aller moi-même chercher les belles images qui m’inspirent. M’enfin c’est le jeu, ma pauv’ Lucette. Car malgré tous ces inconvénients, Instagram reste le réseau social sur lequel je passe le plus de temps pour ces 5 raisons :

★ INSTRAGRAM EST INSPIRANT

Comme je l’ai évoqué quelques lignes au dessus, Instagram est inspirant. Pouvoir faire défiler des belles images sur un petit objet qui tient dans votre main, vous ne trouvez pas ça génial ? J’ai beau utiliser cette appli tous les jours, cela me bluffe, par exemple, de pouvoir voyager aux 4 coins du monde grâce à des photos. Je suis abonnée à des comptes aux univers très différents, parfois à l’opposé du mien et pourtant tous ces comptes m’inspirent. Soit parce que les photos sont sublimes, soit parce qu’elles sont drôles, créatives ou touchantes. Parce qu’elles provoquent en nous toute une palette d’émotions et que les émotions sont essentielles pour se sentir vivant. N’ayez pas peur de perdre du temps sur Instagram, car ce temps que vous passez à faire défiler des images est un formidable booster de créativité. Sans même vous en apercevoir, de nouvelles idées vont germer dans votre petite tête, peut-être même des nouvelles envies ou de nouveaux rêves à accomplir. Le temps passé sur Instagram n’est jamais du temps de perdu.

Le temps passé sur Instagram n’est jamais du temps de perdu

★ INSTAGRAM EST RASSURANT 

Ce qui revient le plus souvent quand on évoque Instagram, ce sont les complexes que ce réseau social peut développer en nous. Voire même une certaine forme de jalousie comme j’ai pu le lire parfois. Ce n’est pas le cas pour moi. Non pas que je me sente très bien dans ma peau, comme tout le monde je ne suis pas parfaite et j’ai moi aussi des complexes. Mais parce que je commence à connaître l’envers du décor, et je sais que sur cette photo de ce magnifique appartement tout blanc et bien rangé, la corbeille de linge sale et les jouets qui traînent sont bien cachés, hors du cadre. Il n’y a rien de honteux à vouloir se montrer sous son meilleur jour, c’est un réflexe normal. Si Instagram provoque vraiment quelque chose de désagréable en vous, je vous invite à lire absolument cet article d’Anne-So qui remet vraiment les choses à leur place.

Si vous vous contentez de liker des images sur Instagram sans jamais interagir avec qui que ce soit, alors oui, il y a de fortes chances pour que ce réseau vous complexe et que vous vous sentiez nulle, moche, pauvre, mauvaise mère, voire tout ça à la fois. Mais si vous prenez la peine de devenir acteur et de commenter, de dialoguer, de vous livrer un peu, vous verrez que même ceux que vous admirez et qui vous donnent tant de complexes ont aussi des failles, des doutes et des imperfections, remettent souvent en cause leur travail… Moi je trouve ça rassurant ! En ce sens, je suis d’ailleurs très contente d’avoir vu apparaître les Stories il y a quelques mois, qui cassent vraiment le côté trop parfait et trop lisse d’Instagram qui nous complexait tant.

★ INSTAGRAM VOUS CONNECTE À DES GENS QUI VOUS RESSEMBLE

Si je regrette le manque de diversité dans le flux de mes abonnements à cause du nouvel algorithme, je suis bien obligée de reconnaître qu’Instagram nous connecte à des gens qui nous ressemblent. Sur ce point, la mission est totalement accomplie puisque j’interagis avec de nombreuses mamans, qui sont dans la même situation que moi : des jeunes mamans avec des tous petits bébés et qui sont parfois en congé parental, comme c’est le cas actuellement pour moi. Etonnant non ? C’est tout à fait logique puisque je n’ai jamais caché ma grossesse à Instagram et que depuis quelques mois je poste essentiellement des photos qui tournent autour de mes enfants et de la maternité, avec des hashtags associés. Non pas que j’ai envie de faire évoluer mon univers autour de cette thématique, mais parce qu’il s’agit tout simplement ma vie d’aujourd’hui. Et ça, Instagram l’a bien compris ! Il me montre donc essentiellement des photos de personnes s’intéressant aux mêmes choses que moi ou ayant le même univers que moi, à savoir celui d’une jeune maman totalement gaga de ses enfants (ou d’une jeune maman qui a hâte de reprendre le boulot, ça dépend des jours^^).

Ce manque de diversité dans les interactions est un peu dommage, mais finalement j’ai fait de très belles rencontres sur Instagram. Vous n’imaginez pas le nombre de messages privés que je peux échanger avec des jeunes mamans comme moi au fil de la journée. Et on se raconte quoi ? Nos vies, tout simplement. Parfois on se rassure, on vient chercher des conseils, on demande l’avis de celles qui sont plus expérimentées… Bref, on papote parce que l’on a des intérêts communs. Et en ce qui me concerne, certains échanges virtuels ont donné naissance à de très belles rencontres « dans la vraie vie » ces dernières semaines et j’en suis ravie.

Merci à Instagram de connecter les gens d’une manière aussi efficace.

★ INSTAGRAM VOUS FAIT VOIR LE BEAU AUTOUR DE VOUS 

Si par bonheur vous avez attrapé le virus Instagram, vous aurez forcément envie d’avoir une jolie galerie Instagram, avec de belles images qui vous ressemblent. Sans même vous en rendre compte, vous chercherez autour de vous ce qui pourrait être joli en photo, vous aurez envie de sublimer un détail qui vous plaît, capturer une lumière fugace ou un instant de plénitude absolu. Attention à ne pas tomber dans l’obsession de tout photographier, cela n’a aucun intérêt. Mais on peut tout à fait profiter d’un instant de bonheur entre amis ou en famille ou de quelques minutes de liberté pour capturer une belle image. Ce qui est fou c’est de constater à quel point cette démarche vous fera regarder votre quotidien autrement, oui oui, celui là même que vous ne pouvez parfois plus voir en peinture. Il y a du beau dans chacun de nos vies à tous, à nous de savoir l’explorer si le coeur nous en dit.

Je n’ai jamais été très créative, je suis plutôt du genre perfectionniste et à voir le verre à moitié vide tout le temps, mais Instagram m’aide chaque jour à me poser et à voir le joli autour de moi, que ce soit à la maison, au bureau, dans la rue… La créativité en photo n’a pas de limite ! Ce qui m’amène inévitablement au dernier point que je voulais aborder : Instagram vous fera progresser en photographie.

★ INSTAGRAM FAIT PROGRESSER EN PHOTOGRAPHIE

Qu’on se le dise, je n’ai aucun talent en photographie, mais vraiment aucun. Un appareil photo est un outil dont il suffit de maîtriser les principaux aspects techniques pour réussir à prendre une bonne photo. J’entends par là une image qui ne soit pas floue et correctement cadrée, sans milliers de petits détails qui viennent brouiller votre image (par exemple la poubelle en arrière-plan, sauf si l’objet de la photo est la poubelle, bien entendu. Après tout, vous avez le droit de photographier votre poubelle si ça vous chante). Ce que je veux dire, c’est que tout le monde est capable de faire une bonne photo en maîtrisant quelques bases. Sans compter que les appareils photos des smartphones sont désormais très performants, même avec un simple téléphone vous pouvez déjà faire de très belles images.

Instagram vous fera progresser en photographie car à force de vous gaver de belles images au quotidien, vous aiguiserez sans même vous en rendre compte votre oeil de photographe. Vous aurez envie de reproduire un style ou une image qui vous plaît, à votre manière. Et c’est comme ça que l’on progresse, en s’inspirant et en essayant de nouvelles choses. Comme je vous le disais plus haut, mes photos d’il y a 6 ans ne ressemblent plus aux photos que je poste aujourd’hui. Il ne s’agit plus pour moi de capturer un instant précis mais de capturer un instant ET le rendre esthétique ou poétique. C’est un énorme progrès en ce qui me concerne car je n’ai jamais eu beaucoup de patience et je baisse facilement les bras quand je n’arrive pas à faire quelque chose.

Mon blog, tout d’abord, puis Instagram ont été les deux outils principaux qui m’ont aidée à m’améliorer en photographie et à me prouver que je pouvais être créative à ma manière. Ils m’ont permis de gagner un peu de confiance en moi. Ils ont changé ma vie.

Je pense qu’il y a du talent et une part de créativité en chacun de nous et qui ne demandent qu’à s’exprimer, et Instagram peut-être un excellent outil pour démarrer et trouver nos centres d’intérêts.

Si vous aimez ce blog, n’hésitez pas à me suivre sur mon compte Instagram ou je suis un peu plus active ! Vous y êtes désormais plus de 10 000 à me suivre, alors merci encore !

 

Rendez-vous sur Hellocoton !
Tweet about this on TwitterShare on FacebookPin on PinterestShare on Google+