Browse Category

Baby chou !

Pleure pas bébé

posted by Anne 12 mai 2017 34 Comments

Vous savez, quand je dis que Martin était un bébé qui ne pleurait jamais, personne ne me croit. Au mieux, on me dit que j’ai eu de la chance, mais je vois bien que je ne convaincs personne et que la grande majorité des gens pense que je mens, pour faire croire à la terre entière que mon bébé était parfait (en toute objectivité, il l’était vraiment^^). Même au moment de sa naissance, il n’avait poussé qu’un tout petit cri, si bien que je m’étais demandée s’il respirait correctement. Les jours et les mois qui ont suivi avaient été d’une simplicité exemplaire : il ne pleurait que pour réclamer à manger ou quand il avait un peu de fièvre, c’est à dire rarement. On nous disait souvent que notre cas était exceptionnel, que c’était un hasard et que cela ne durerait pas et blablabla mais c’est un fait, notre bébé ne pleurait jamais. De notre côté, on trouvait juste ça normal et on se demandait comment faisaient les autres parents pour supporter les pleurs de leurs bébés (nous étions encore de jeunes parents naïfs).

Bref, autant dire que l’on n’avait pas vraiment eu notre baptême du nouveau-né et qu’avec mon Joli Coeur, la vie s’est bien rattrapée. Comme quoi, il y a toujours une justice, hein. Pour commencer, il a hurlé à la minute où il est sorti de mon ventre. Son visage crispé par les pleurs est d’ailleurs la première chose dont je me souviens, lorsque la sage-femme me l’a tendu à bout de bras pour le poser sur moi. Après quelques heures d’accalmie dans ma chambre de maternité, il s’est remis à pleurer pour ne jamais s’arrêter ou presque. Il a pleuré les jours, puis les semaines qui ont suivi. Il a pleuré dans mes bras, il a pleuré dans sa poussette, il a pleuré dans son berceau… Et moi j’ai pleuré de le voir tant pleurer. Ses deux premiers mois de vie auront été marqués par des pleurs quasi constants, sauf quand il dormait, ce qui était plutôt rare. Et cette fois tout semblait normal aux yeux des gens (ben oui, un nouveau-né ça pleure !) mais une petite voix me murmurait que non, il y avait quelque chose d’anormal que nous n’arrivions pas à déceler. Avait-il faim ? Avait-il mal quelque part ? Etait-il tout simplement fatigué, avait-il besoin d’être rassuré ? Cette fois je n’avais pas les clés, je ne comprenais aucun de ses pleurs !

Un nouveau-né ne pleure jamais sans raison

Il nous a fallu un bon mois pour comprendre que les fameuses coliques que nous suspections n’étaient pas des coliques mais un RGO (reflux gastro-oesophagien) comme cela est fréquent chez les nouveaux-nés. Leur système digestif n’étant pas assez mature, le contenu de l’estomac du bébé a tendance à remonter dans l’oesophage puis dans la gorge. Non seulement c’est douloureux mais en plus, cela empêche le bébé d’avaler correctement son biberon. On a longtemps cherché pourquoi Basile tétait mal. A chaque biberon, il avait l’air de s’étouffer et de se noyer complètement dans son lait. La moitié du biberon coulait plutôt dans son cou que dans sa bouche, avec lui j’ai découvert l’odeur du lait caillé et l’utilité des langes et des bavoirs qui n’avaient quasiment jamais servi pour Martin ! (Oui, parce que Martin s’enfilait des biberons d’une traite sans mettre une seule goutte à côté… quand j’y pense, je me dis que ce bébé était en fait une poupée, je ne vois pas d’autre explication :D). A part le biberon du matin que Joli Coeur avalait sans problème, au fur et à mesure de la journée les autres biberons devenaient un enfer et je redoutais ces moments de plus en plus. Il se tortillait dans tous les sens, faisait la planche à repasser, hurlait quand on lui enlevait le biberon de la bouche mais hurlait aussi quand on le lui remettait… A n’y rien comprendre ! On ne savait pas s’il avait faim, s’il avait mal… Alors quand l’épisode des biberons revient toutes les 2h, c’est difficile de garder son calme. Pour la première fois, je me suis sentie totalement impuissante face à des pleurs de bébé. Comme quoi ce n’est pas forcément une évidence même pour un deuxième enfant !

Et pourtant… Je n’ai jamais douté de moi ni de ma capacité à m’occuper de lui. Je n’ai jamais culpabilisé car je SAIS que je fais mon maximum. Je passe la totalité de mon temps à ne m’occuper que de lui, à le porter en écharpe ou à l’avoir en permanence dans les bras (mais ça j’y reviendrai dans un autre article !). Je suis juste en colère que ces fichus maux de ventre lui gâchent autant la vie, et la nôtre aussi hein, soyons clairs^^. Je suis d’accord avec Maman Louve, un deuxième bébé vous rend différente. Les choses ne sont pas forcément plus simples mais votre manière de les appréhender n’est pas la même, elle est bien plus douce et naturelle. Il y aurait d’ailleurs tant à dire sur le sujet, mais on en reparlera plus tard car après ces deux mois un peu rock’n roll que je viens de passer, je suis un peu fatiguée^^.

Depuis une petite dizaine de jours, les choses ont radicalement changé. A l’heure où je vous écris, Joli Coeur me regarde d’ailleurs depuis son transat et se marre. Il ne pleure quasiment plus, il se contente de râler quand il a besoin de quelque chose ou si j’ai le malheur de m’éloigner un peu trop longtemps de lui. Il a encore souvent besoin de mes bras mais il fait enfin des siestes dans la journée et surtout il les fait DANS SON LIT. Et ça, ça change tout mes amis ! J’ai enfin un peu de temps pour souffler et me remettre de mes émotions. Le reflux n’a pas encore complètement disparu mais notre pédiatre nous avait promis que son RGO se calmerait au fil des semaines et ce fut le cas. Mais en attendant, on aura quand même :

  • dépensé un SMIC dans l’achat de TOUTES les marques de lait en poudre du marché : du lait anti-coliques, du lait épaissi, du lait bio, du lait pas bio à l’amidon, du lait à la caroube (qui donne la diarrhée) et même du lait de riz parce qu’à un moment on s’est demandés si Basile n’était pas allergique au lait de vache.
  • essayé autant de marques de biberons que de tétines différentes : MAM, Dodie, NUK, des tétines a vitesse unique, à vitesse 1, à vitesse 2, des en silicone, des pas en silicone… Mon placard ressemble au rayon bébé d’un supermarché.
  • essayé de lui faire avaler du Gaviscon plusieurs fois sans succès. J’en ris encore quand je repense à sa tête à ce moment là 😀
  • tenté sans grand succès le gel de Polysilane, en dessert après chaque biberon. Non mais à part tâcher les vêtements en rose, ça ne sert à rien ce truc on est d’accord ?

Ce que je voulais juste dire, c’est que même si votre bébé pleure beaucoup voire tout le temps comme ce fut le cas pour Joli Coeur, que vous êtes au bout du rouleau, que vous avez l’impression d’avoir enfanté du bébé le plus mignon mais le plus relou du monde (c’est faux, il y aura toujours pire^^) sachez qu’il y a de la lumière au bout du tunnel et que l’orage finira par passer. C’est difficile à croire quand on a la tête dans le guidon mais un jour, tout va mieux et c’est un sacré soulagement !

Bon week-end à tous 🙂

Rendez-vous sur Hellocoton !
Tweet about this on TwitterShare on FacebookPin on PinterestShare on Google+

3 ans pour se sentir maman

posted by Anne 28 avril 2014 40 Comments

Capture d’écran 2014-04-28 à 16.41.01

Je dis souvent qu’il m’a fallu 3 ans pour me sentir maman. Pour ne plus me sentir comme la primipare complètement naïve qui découvre la maternité. Un chiffre qui peut sembler exagéré quand on pense au sacro-saint instinct maternel, censé nous tomber dessus à la première minute où l’on tient son enfant dans ses bras (histoire de bien faire culpabiliser les jeunes mamans). Certaines le ressentent même dès la grossesse, ce n’était pas du tout mon cas. Je repense souvent à cette très belle période de ma vie avec énormément de nostalgie (4 ans déjà !) mais je me souviens surtout à quel point j’étais terrifiée par ce qui m’attendait. Bien loin de la béatitude parfois ressentie par les futures mamans, donc. Mais devant l’inconnu, on a forcément peur, non ? Continue Reading

Rendez-vous sur Hellocoton !
Tweet about this on TwitterShare on FacebookPin on PinterestShare on Google+

La chambre double

posted by Anne 19 décembre 2013 28 Comments

Capture d’écran 2013-12-19 à 13.09.07

Je me revois encore allongée sur le lit de cette chambre à la maternité. Il était 2 heures du matin, je venais de perdre les eaux. Le travail avait commencé, je souffrais déjà beaucoup mais on m’avait installée là, avec ma valise, en me demandant de remonter en salle de travail quand la douleur deviendrait insupportable. Je me revois dans cet état un peu second, à essayer de respirer comme il faut à chaque contraction déjà trop forte pour ne pas me mettre à pleurer. Je ne pensais à rien d’autre, j’avais mal, j’avais peur.

C’est là que je l’ai vue pour la première fois. Elle est entrée dans cette chambre, « notre » chambre, avec son gros ventre et son joli mari. Une fille magnifique avec de grands yeux clairs. Elle m’a sourit puis elle s’est allongée sur le lit d’à côté. On avait sûrement du lui donner les mêmes consignes qu’à moi, à savoir prévenir les sage-femmes quand le moment serait venu. Elle semblait avoir mal mais je la trouvais plus digne que moi, qui étais déjà complètement avachie et tordue de douleur. C’est à partir de ce moment que j’ai égoïstement pensé que je ne voulais surtout pas être en chambre double. Je me fichais pas mal des visites de sa famille, je n’avais pas peur d’être dérangée. Mais je ne voulais pas faire mes premiers pas maladroits de maman devant une inconnue. Ça paraît stupide, une jeune maman qui vient d’accoucher à d’autres préoccupations que celle d’observer les faits et gestes de sa voisine de chambre, mais bon, j’ai un vrai problème avec la perfection et le jugement des autres. J’avais tellement la trouille de ce qui m’attendait, aussi. Je savais que j’allais accoucher, mais après ? Neuf mois de grossesse ne suffisent pas à vous préparer à ce grand chamboulement, surtout pour un premier bébé.

Je suis sortie de ma chambre, je ne tenais plus. Il fallait que je marche pour calmer la douleur. J’ai fait quelques aller-retour dans le couloir et je suis finalement montée en salle de travail.

Nos enfants sont nés quelques heures après. Une fille pour elle, un garçon pour moi. Elle est redescendue dans notre chambre à peine une demi-heure après-moi, difficile de faire plus synchro !

La suite ? Un séjour à la maternité avec le moral en dent de scie (baby blues oblige !) mais un souvenir magique d’avoir partagé cette expérience avec elle. Ce qui est étrange c’est que nous ne nous sommes pas beaucoup parlées. Peut-être par pudeur, peut-être par fatigue, peut-être aussi parce que je n’étais pas moi-même pendant ces 4 jours, terrifiée que j’étais. Je me suis renfermée comme une huître parce que j’avais besoin de me mettre dans mon rôle de maman, que j’étais chamboulée et sans repère. J’ai de toute façon cette conviction que parfois les mots sont inutiles. Nous avons vécu un moment fort toutes les deux, à quelques jours de Noël, alors que Paris était recouvert d’un joli manteau blanc. Il a d’ailleurs tellement neigé que mes parents n’ont jamais pu prendre la route pour venir me voir à la maternité… Alors comment vous dire à quel point sa présence à elle m’a fait un bien fou. Son sourire, sa manière de s’occuper de sa fille avec une infinie douceur, et sa zénitude à toute épreuve m’ont rassurée comme jamais. Je sais que sans elle, mes nuits à la maternité n’auraient été qu’angoisse et solitude. Thank you so much Lauren !

Pourquoi je vous raconte tout ça ? Juste pour rappeler que parfois derrière nos plus grandes peurs se cachent de très belles surprises. Et parce qu’il y a 2 jours, un jour si spécial pour toutes les deux, j’ai reçu une enveloppe dans ma boite aux lettres qui m’a émue (c’est peu dire !) et rappelé de très jolis souvenirs. Dire que c’était il y a déjà 3 ans.

Happy birthday Martin & Lily <3 

(and best cadeau ever !)

Capture d’écran 2013-12-19 à 13.08.56

 

Rendez-vous sur Hellocoton !
Tweet about this on TwitterShare on FacebookPin on PinterestShare on Google+

La semaine sans école

posted by Anne 8 décembre 2013 27 Comments

Capture d’écran 2013-12-08 à 21.11.37

Depuis la rentrée, mon fils est malade pratiquement une semaine sur deux. Des virus qui se soignent plus ou moins vite. Des rhinos, des angines, des otites, soignées à coup de sérum et d’anbitiotiques, ces fameux que la société diabolise tant.

Jusque là, j’avais réussi à m’organiser tant bien que mal pour le garder avec moi à la maison quand son état ne lui permettait pas d’aller à l’école. Par « chance », les microbes nous tombaient toujours dessus la veille du week-end ou des vacances. Juste le temps de courir chez le médecin et de se soigner pour retourner à l’école le lundi !

On m’avait prévenue, c’est le lot de tous les enfants qui n’ont pas connu la crèche. Je savais que cette première année de vie en collectivité serait rude, je m’y étais préparée. Le nez qui coule en permanence, la toux qui s’en va et qui revient. La fatigue qui s’accumule, puis l’épuisement. Les nouveaux rythmes scolaires pas du tout adaptés aux petits qui les rendent d’autant plus vulnérables. Je n’avais cependant pas prévu une chose : notre épuisement à nous, les parents. Je serre les dents. Je sais que cette année d’école se fera en pointillés. Avec des hauts et des bas, le temps que son système immunitaire se renforce.

Comme Eve et sa très belle déclaration, je pense beaucoup à ma maman en ce moment. A mon père aussi, parce qu’il s’est toujours beaucoup occupé de nous. Je ne vois plus mes parents de la même façon. Je les admire encore plus. Je ressens pour eux cette forme de reconnaissance qu’on ne ressent qu’en devenant parent soi-même.

Je les aime encore plus.

Cette semaine, on a expérimenté quelque chose de nouveau : la semaine sans école. Avec stress et fatigue +++

Dimanche, mon loulou a commencé à tousser de manière suspicieuse. La nuit, la fièvre n’a pas cessé de monter, monter, monter. Elle n’est redescendue que vendredi matin. Deux rendez-vous chez le médecin en 5 jours, un changement de traitement en plein milieu (l’antibio n’était pas le bon) et une maman fatiguée et inquiète de voir que l’état de son poussin ne s’améliorait pas. Et chose peu commune quand on connait l’énergumène : il n’a rien avalé de solide pendant 4 jours.

Une semaine sans école qui doit sembler bien banale pour les parents aguerris. Une première pour moi. Et je sais qu’il y en aura d’autres.

Une semaine sans école, mais pas de vacances pour maman qui devait continuer à travailler de la maison. A 3 semaines à peine de Noël, c’est pas franchement le bon moment pour se la couler douce au boulot. Mais j’ai cette énorme chance de pouvoir rester chez moi en cas de besoin. C’est un énorme luxe (merci patron !). Je ne le fais pas souvent, je déteste ça. Et travailler avec Cars, Toy Story et Wall-E qui tournent à plein régime pour la 12ème fois en 3 jours, ça a bien failli me rendre sourde et épileptique.

J’aurais pu en rire si vendredi soir je n’étais pas moi-même assaillie par mon meilleur ennemi de l’hiver : la gastro.

Alors, à qui le tour maintenant ?

 

Rendez-vous sur Hellocoton !
Tweet about this on TwitterShare on FacebookPin on PinterestShare on Google+