De la léthargie de la femme enceinte
1 septembre 2010 • Mes humeurs • 37 commentaires

On m’avait pourtant prévenue qu’être enceinte, c’est fatiguant, mais c’est le genre de chose toujours un peu difficile à croire tant qu’on ne l’a pas vécu soi-même.
Quand je pense qu’il n’y a pas si longtemps, je poussais des grands cris offusqués, quand dans la rue je croisais des femmes enceintes en jogging, sans maquillage et pas coiffées, en me disant que lorsque mon tour viendrait, jamais je n’oserai sortir dehors comme ça. Ben tiens… ne jamais dire jamais… JAMAIS ! Bon, il n’est pas non plus question de se laisser aller complètement et fort heureusement je n’ai pas de jogging dans mon placard, mais pour être honnête avec vous, j’ai un baobab dans la main depuis plusieurs semaines. Les hormones me malmènent et me font vivre des hauts et des bas, et si je suis entièrement d’accord sur le fait que la grossesse c’est merveilleux, que c’est une une belle expérience, tout ça, avouons que ce n’est pas non plus toujours une partie de plaisir.
D’ailleurs, j’ai appris à mes dépends que les nausées “matinales” ne s’arrêtent pas toujours à 3 mois pile poil comme il est écrit dans les livres, puisque dans mon cas elles ne m’ont toujours pas quittée (j’arrive au terme du 6ème mois quand même !). Je me demande bien quel est le plouc qui a nommé les symptômes de grossesses comme “sympathiques” (il va de soi qu’il s’agit d’un MEC), car je ne vois rien de vraiment sympa à se trimballer une envie de vomir à longueur de journée. J’aurais pourtant tout essayé. Le primperan, le jus de citron dilué dans un verre d’eau, le Coca bien frais, le petit-déj’ au lit, grignoter souvent et autres remèdes de grand-mère, rien n’y a fait. Je crois bien que ces vilaines nausées me suivront jusqu’à la fin et finiront sans doute par presque me manquer une fois l’accouchement passé ! C’est moche, mais on s’habitue à tout finalement, surtout pour une cause aussi belle que celle de tenir son bébé dans ses bras.
Cette année, mes vacances en Provence avaient un goût différent de d’habitude. En faisant la sieste dans le jardin, je me suis souvent dit que l’année prochaine, ce ne serait plus à deux, mais à trois que nous viendrions envahir la maison familiale. Et je nous voyais déjà, à faire des gouzis-gouzis et barboter avec notre bébé dans la piscine. Ce petit n’est même pas encore né que je peux déjà entendre son rire, et je réalise à quel point il était temps que notre famille s’agrandisse.
C’est aussi la rentrée “officielle” sur ce blog puisque j’ai enfin retrouvé le goût et l’énergie pour écrire à nouveau, ça risque donc de s’animer un peu plus par ici dans les semaines qui viennent !
Bonne rentrée à tout(e)s !


















