‘ Mes humeurs ’

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On m’avait pourtant prévenue qu’être enceinte, c’est fatiguant, mais c’est le genre de chose toujours un peu difficile à croire tant qu’on ne l’a pas vécu soi-même.

Quand je pense qu’il n’y a pas si longtemps, je poussais des grands cris offusqués, quand dans la rue je croisais des femmes enceintes en jogging, sans maquillage et pas coiffées, en me disant que lorsque mon tour viendrait, jamais je n’oserai sortir dehors comme ça. Ben tiens… ne jamais dire jamais… JAMAIS ! Bon, il n’est pas non plus question de se laisser aller complètement et fort heureusement je n’ai pas de jogging dans mon placard, mais pour être honnête avec vous, j’ai un baobab dans la main depuis plusieurs semaines. Les hormones me malmènent et me font vivre des hauts et des bas,  et si je suis entièrement d’accord sur le fait que la grossesse c’est merveilleux, que c’est une une belle expérience, tout ça, avouons que ce n’est pas non plus toujours une partie de plaisir.

D’ailleurs, j’ai appris à mes dépends que les nausées “matinales” ne s’arrêtent pas toujours à 3 mois pile poil comme il est écrit dans les livres, puisque dans mon cas elles ne m’ont toujours pas quittée (j’arrive au terme du 6ème mois quand même !).  Je me demande bien quel est le plouc qui a nommé les symptômes de grossesses comme “sympathiques” (il va de soi qu’il s’agit d’un MEC), car je ne vois rien de vraiment sympa à se trimballer une envie de vomir à longueur de journée. J’aurais pourtant tout essayé. Le primperan, le jus de citron dilué dans un verre d’eau, le Coca bien frais, le petit-déj’ au lit, grignoter souvent et autres remèdes de grand-mère, rien n’y a fait. Je crois bien que ces vilaines nausées me suivront jusqu’à la fin et finiront sans doute par presque me manquer une fois l’accouchement passé ! C’est moche, mais on s’habitue à tout finalement, surtout pour une cause aussi belle que celle de tenir son bébé dans ses bras.

Cette année, mes vacances en Provence avaient un goût différent de d’habitude. En faisant la sieste dans le jardin, je me suis souvent dit que l’année prochaine, ce ne serait plus à deux, mais à trois que nous viendrions envahir la maison familiale. Et je nous voyais déjà, à faire des gouzis-gouzis et barboter avec notre bébé dans la piscine. Ce petit n’est même pas encore né que je peux déjà entendre son rire, et je réalise à quel point il était temps que notre famille s’agrandisse.

C’est aussi la rentrée “officielle” sur ce blog puisque j’ai enfin retrouvé le goût et l’énergie pour écrire à nouveau, ça risque donc de s’animer un peu plus par ici dans les semaines qui viennent !

Bonne rentrée à tout(e)s !

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chaussons

49 jours. Rien que ça.

49 jours que je n’avais pas pris le temps de venir écrire sur mon blog. Et pour une fois, je vous jure que ce n’est pas l’envie qui me manquait ! Oh que non… Même si j’ai toujours été la première à dire ô combien la blogosphère pouvait me lasser quelquefois, j’ai toujours fini par revenir, convaincue que j’avais encore bien des choses à vivre et partager avec vous.

49 jours sans écrire, et voilà que je ne sais plus comment m’adresser à vous. J’en serais presque gênée dites donc !

Je crois que ça ne sert à rien de tourner autour du pot, autant vous dire simplement que ma vie a commencé à beaucoup changer ces derniers mois.

Je vais être maman. Un petit bébé prévu pour le 10 décembre, cadeau de noël qui sera livré cette année un peu en avance par les cigognes, et je ne vous cache pas à quel point j’ai hâte de pouvoir le tenir dans mes bras. Parfois je me prends à rêver de ce moment même si je sais que le chemin est encore long. Mais qu’importe, je suis tellement heureuse.  Et pourtant, je dois bien vous avouer que je n’ai jamais ressenti d’énormes élans d’affection envers les bébés, et je ne crois pas non plus avoir cet instinct maternel inné qu’ont certaines femmes, pour lesquelles devenir maman est la chose la plus naturelle au monde.

Moi, je n’ai jamais eu beaucoup de patience. J’étais plutôt du genre à vouloir vivre ma vie un peu égoïstement sans me soucier d’un bambin à nourrir. Profiter le plus longtemps possible des petits bonheurs de la vie à deux, vivre d’amour et d’eau fraîche et pour le reste, on verra demain.

J’étais de celles qui disaient “un bébé, moi ? Jamais de la vie, non mais pouah ! Quelle horreur, franchement !!!”  (un peu extrême mais véridique :D ) puis j’ai fini par dire “pourquoi pas ? mais pas tout de suite… dans longtemps !”. Et c’est à partir de ce moment là, je crois, que j’ai fini par en avoir vraiment envie. Ce “pourquoi pas”, lancé un jour à la volée au détour d’une conversation entre copines trentenaires, et qui s’est peu à peu transformé en un désir puissant, presqu’une obsession. Aujourd’hui, je sais à quel point le désir d’enfant peut-être violent, tant il peut nous surprendre nous-mêmes.

Ce qui m’étonne un peu plus chaque jour, c’est que moi, la grande angoissée de la vie, je ne me suis jamais sentie aussi bien et aussi sereine. Certainement un grand mystère de la grossesse que la science n’expliquera jamais. Même avec ces nouveaux kilos en plus que je n’étais pas censée prendre dès le début. Même après trois mois de grossesse un peu difficiles, et de nombreuses heures passées assisse par terre, blême, sur le carrelage de ma salle de bains, je n’arrive pas à broyer du noir. Dingue ce que l’envie de pouponner est capable de vous faire endurer sans vous plaindre !

Je commence à me sentir moins nauséeuse donc je vais enfin pouvoir reprendre mes activités bloguesques avec j’espère, le même plaisir qu’avant. Par contre, je préfère vous prévenir, je pars en vacances la semaine prochaine pour trois semaines, donc je risque de ne pas être très assidue… Comment ça vous avez l’habitude ??

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