‘ Mes humeurs ’

Emétophobie

19 janvier 2010 Mes humeurs 69 commentaires

luna

Emétophobie = peur irrationnelle et incontrôlable du vomi

Pour tout vous dire, j’ai pas mal hésité avant de publier cet article. Vous parler de ma pire phobie, c’est un peu comme me mettre à nu devant vous tellement celle-ci a pris une part trop importante de ma vie, au point de parfois même la gâcher.

Je n’aime pas tellement non plus aborder le sujet dans la mesure où j’ai toujours peur d’être mal comprise et de passer pour la cinglée de service, ou qu’on me voit comme une fille mal dans sa peau alors que ce n’est pas le cas du tout. Malgré ma phobie je n’en reste pas moins une personne psychologiquement équilibrée et très heureuse de vivre.

Je suis émétophobe depuis toujours. Je dis depuis toujours car même en remontant dans mes plus vieux souvenirs, il me semble avoir toujours été comme ça. Et honnêtement, je n’ai jamais vraiment cherché à comprendre d’où venait cette peur panique de vomir, comme beaucoup de phobies je pense qu’il est difficile voire presque impossible d’en déterminer l’origine. Et quand bien même je tiendrais une explication, je ne suis pas sûre que cela changerait grand chose et me permettrait de le vivre mieux.

A 6 ans, je suis allée à l’école avec une gastro carabinée. Je me souviens ce matin là avoir eu des nausées et dit à ma mère que j’allais être malade, mais elle m’avait quand même envoyée à l’école en pensant que j’irais mieux après. Vingt ans ont passé depuis mais j’ai gardé un souvenir absolument horrible de cette journée, dont je me rappelle le moindre détail comme si c’était hier. Ce jour là j’avais vomi sur mon ardoise devant tous les élèves, et passé la journée dans les toilettes de l’école assise par terre à rendre tripes et boyaux. Avec le recul je trouve cette expérience très traumatisante pour un enfant de cet âge, et je me demande si par hasard ma phobie ne serait pas née comme ça.

Aujourd’hui je vis avec et tente de l’apprivoiser, avec plus ou moins de succès car comme chacun sait, une phobie ça ne se contrôle pas !

C’est encore plus difficile ces derniers jours avec la traditionnelle épidémie de gastro qui sévit tous les ans. Je psychote tellement que j’ai presque peur de sortir de chez moi. Je ne fais plus la bise aux gens, je ne sers plus la main à personne, et je n’ose plus toucher à RIEN. Je ne compte plus les flacons de solution hydro-alcoolique utilisés depuis plusieurs semaines. Même me servir de la vaisselle commune du bureau me fait peur, y compris prendre l’ascenceur (inutile de préciser que je n’appuie même pas sur les boutons).

L’émétophobie c’est aussi une peur au quotidien, toute l’année. Celle de manger un aliment  périmé ou “pas frais” (exit donc les crustacés), de manger trop gras ou de trop manger tout court et de ne pas pouvoir digérer. C’est la peur de voyager et d’être malade dans les transports, et se trimballer avec des comprimés anti-vomitifs 365 jours par an dans son sac à main. Le moindre déplacement devient source d’angoisse. C’est la peur de se retrouver coincée dans un lieu et de ne pas pouvoir en sortir comme on veut et d’être malade (ma crainte ultime : vomir en public). Pour cette raison je n’aime pas trop aller au cinéma, à des concerts ou tout autre mouvement de foule, car très vite je me sens prise au piège et je psychote : j’ai l’impression d’avoir la nausée. Je choisis donc presque toujours une place le plus proche possible de la sortie “au cas où”. C’est aussi la peur d’avoir des enfants, de tomber enceinte et devoir subir les nausées fréquentes du premier trimestre de grossesse.

A sa propre peur de vomir s’ajoute aussi celle de voir les autres vomir. Malheureusement pour moi, c’est le genre de chose qui m’arrive assez souvent, l’année dernière une femme a vomi à mes pieds dans une rame  de métro. Je me suis précipitée illico vers la sortie, les jambes tremblantes et le coeur battant à toute rompre, paniquée par le spectacle auquel je venais d’assister. S’en est suivi un sentiment de culpabilité énorme d’avoir laissé cette femme malade sans même prendre la peine de l’aider à se sentir mieux.

Et le pire, c’est que je ne suis pas trop atteinte dans ma phobie, je sais qu’il existe des cas beaucoup plus graves que les miens. J’arrive à vivre normalement et me nourrir correctement, d’ailleurs j’adore manger et ça ne m’arrête pas du tout :)

Je suis assez désolée pour cet article qui manque clairement de légèreté, simplement je crois que chacun de nous vit avec ses angoisses, et qu’il ne faut surtout pas en avoir honte.

Sur ce, à très bientôt pour un prochain billet un peu léger ;)

La photo n’a rien à voir avec le sujet, mais bon je n’allais pas vous balancer une photo de vomi… J’ai fait quelques essais avec mon nouvel appareil photo et j’avoue être vraiment contente de la qualité des images (mais j’ai encore beaucoup de progrès à faire, je prévois pas mal de sorties photographiques dès le retour des beaux jours).

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Dans mes rêves

15 janvier 2010 Mes humeurs 38 commentaires

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Crédit photo : Teddy Bear Lamp on Suck Uk

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours beaucoup rêvé la nuit. Quand je dis beaucoup, c’est au point de me réveiller presque tous les matins avec cette sensation pas toujours agréable d’avoir vécu non pas une nuit de sommeil reposante, mais une deuxième journée qui me laisse complètement sur les rotules alors que le réveil vient à peine de sonner.

Parfois il m’arrive même de repenser à mon dernier rêve, tandis que je vaque à mes activités quotidiennes et pour le coup, bien réelles, en me demandant toujours où se trouve justement cette frontière entre le rêve et la réalité.

On sait tous, pour peu qu’on se soit un jour intéressé à la question hautement psychologique du rêve, que celui-ci est lié à notre “moi” insconscient, cette partie refoulée de nous-même qui finit toujours par s’exprimer d’une façon ou d’une autre, une sorte de “réalisation des désirs” si on applique la théorie psychanalytique freudienne.

En tout cas, je me souviens presque systématiquement de mes rêves, ce qui n’est apparemment pas le cas de tout le monde (Hubert lui, ne s’en souvient jamais).

Je ne sais pas si je dois considérer cela comme une chance dans la mesure ou en grande stressée de la vie, ce sont plutôt mes doutes et mes angoisses qui ressurgissent et viennent hanter mes nuits.

J’ose espérer que je ne suis pas la seule dans ce cas, toujours est-il que l’autre jour il m’est venu à l’esprit que j’avais tendance à faire les mêmes rêves depuis des années, et de façon répétitive.

Depuis mon enfance, il y a par exemple cette vilaine sorcière qui me cherche et  qui veut m’attraper. Elle prend la forme humaine de quelq’un que je connais bien et puis d’un seul coup, paf ! Elle se transforme en sorcière, se met à ricaner en faisant un bruit horrible et commence à me poursuivre. Evidemment quand j’essaie de m’échapper et de courir, je reste pétrifiée et n’arrive pas à m’enfuir.  Je sens alors une peur immense grandir en moi, et  fort heureusement c’est toujours à ce moment là que je finis par me réveiller. Ça peut faire sourire car c’est un cauchemar très puéril, mais bonjour l’angoisse (à 8 ans j’ai été traumatisée par le film “le passage” avec Alain Delon, ceci explique peut-être cela).

je rêve aussi très souvent d’un danger immédiat. Je me trouve dans un lieu paisible (je suis en vacances, je me balade, je fais les boutiques…) et je rêve qu’il y a un attentat ou un tremblement de terre. La nuit du 25 décembre 2004, j’ai rêvé que j’étais sur une plage et qu’une énorme vague venait vers moi, le lendemain soir j’ai appris que l’Asie avait été touchée par un horrible tsunami, faisant des centaines de milliers de morts et ravageant tout sur son passage. Rêve prémonitoire ? Honnêtement, j’aime mieux ne pas savoir mais j’avoue que cette expérience plus que bizarre m’a beaucoup perturbée.

Et puis je suis toujours en retard. Je n’arrête pas de rêver que je dois me rendre quelque part  à une heure précise (au travail, à un rendez-vous) je me dépêche je me dépêche, mais j’ai tellement de choses à faire que je suis quand même en retard, je vois l’heure tourner sur la grande horloge… Plus je me dépêche et plus je suis en retard et je n’arrive jamais au lieu de rendez-vous en question, parce que vous l’avez compris, je me réveille toujours avant ! C’est sûrement la raison pour laquelle je déteste “Alice au Pays des Merveilles”, ce dessin-animé m’a toujours stressée au plus haut point en dehors du fait que je le trouve moche.

J’ai d’ailleurs une petite pensée pour ma grand-mère qui était tellement maniaque, qu’elle rêvait que plus elle rangeait, et plus c’était le bazar chez elle.

Sans oublier tous ces vilains cauchemars dans lesquels des gens meurent, mon chat s’enfuit ou je me retrouve seule… je m’arrête là parce que je pense qu’on a tous rêvé de ces choses un jour ou l’autre.

Heureusement, dans cette “deuxième vie” il m’arrive encore de rêver de choses agréables. Je me souviens avoir rêvé il y a quelques années que je volais au dessus des montagnes et des vallées, découvrant des lacs, des cascades et d’ autres innombrables paysages d’une beauté à couper le souffle. Ce qui je crois, vaut bien quelques cauchemars de temps en temps…

Je change de sujet de façon un peu abrupte, juste pour vous annoncer que la gagnante du petit concours Shiseido qui aura la chance de se tartiner de crème anti-âge est… K ! (Karine ??) Une lectrice de l’ombre qui s’est manifestée pour la première fois, et ça me fait vraiment plaisir de pouvoir lui offrir ce petit cadeau. Merci encore à toutes pour vos participations, je vais tenter de répondre à tous vos commentaires dans la journée, j’ai manqué de temps cette semaine mais je m’attelle à la tâche très vite !


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