‘ Mes humeurs ’

En apesanteur

14 avril 2011 Mes humeurs 28 commentaires

gym poutre 1

Depuis presque 9 ans que je vis à Paris, je ne fais plus de sport. Enfin si on excepte une seule et unique scéance de Jukari… D’ailleurs, j’avais juré à l’époque que je m’inscrirais sitôt la discipline débarquée en France (il s’agissait à l’époque d’un concept tout nouveau que je vous laisse découvrir) Mais l’enseigne a mis un temps bien trop long à s’installer dans les salles alors j’ai fini par abandonner cette idée. Sans compter le prix de l’abonnement qui me semble t-il était encore un peu cher pour mon budget. C’est bien dommage, car avec le Jukari j’avais sérieusement envisagé l’hypothèse de me remettre à faire du sport.

Parce que oui, j’ai été sportive. Dans une autre vie certes, mais quand même. Quinze ans de gymnastique artistique en club, à m’entrainer des jours durant pour les compétitions annuelles, tant et si bien que la salle de gym était devenue ma deuxième maison. Si je n’ai eu qu’une seule passion dans ma vie, je peux dire que c’est celle là. La gymnastique.

Des heures entières passées à répéter inlassablement les mêmes mouvements, parfois jusqu’à l’épuisement. Des moments de doutes, des chutes, des blessures. Des moments de jouissance absolue lorsque je réussissais enfin, sans aide de mon entraîneur, cette figure jugée inaccessible quelques mois ou semaines auparavant. L’impression constante de faire des progrès, de briller, d’exister pour quelque chose. Mon corps me semblait plus léger, et quand j’enchaînais les diagonales acrobatiques au sol, j’avais cette sensation incroyable de voler…

Et puis j’ai grandi, je suis devenue une vraie jeune femme. Un corps plus lourd avec des formes,  mais surtout, vie étudiante oblige, moins de temps à consacrer à mes  loisirs. Et c’est la mort dans l’âme que j’ai du arrêter la gym. Car malheureusement c’est un sport qui supporte mal “la vieillesse” si on ne le pratique pas à un très haut niveau, voire de façon professionnelle. Bien sûr, j’avais toujours le droit de venir au club faire le guignol sur le tapis, mais ce n’était plus pareil. J’étais une adulte, il me fallait songer à faire autre chose.

J’ai donc naturellement enchaîné avec le fitness (Step et L.I.A) et c’est ainsi que j’ai pu me consoler pendant quelques années, jusqu’à ce que je ne débarque à Paris. Au départ, je vivais en grande banlieue et je m’étais inscrite dans une salle de fitness flambant neuve (avec abonnement payable à l’avance hein, sinon ce n’est pas drôle) mais je n’avais pas réalisé que ce serait difficilement compatible avec mon rythme de vie, puisque je travaillais à Paris et qu’il me fallait au moins une heure et demie de transport pour rentrer chez moi. Autant vous dire que boulot – transport – sport, je n’ai pas tenu bien longtemps à ce petit jeu et j’ai très vite abandonné ! J’avoue, après 15 ans de gymnastique, aucun sport n’a réussi à me procurer les mêmes sensations d’apesanteur, vraiment particulières.

Si je vous raconte un peu tout ça aujourd’hui, c’est parce j’ai souvent regretté d’avoir choisi ce sport au détriment d’un autre. Pourquoi n’avais-je pas plutôt fait du tennis ? Au moins j’aurais pu en faire toute ma vie. Mais la gym… Et puis il y a quelques jours, j’ai appris le décès de Patou. Et Patou, c’était notre coach. A nous, les filles du club de gym. Avec Patou, on a  passé des heures, que dis-je, des années, à s’entraîner, rire, pleurer. Cette nouvelle brutale m’a rendue incroyablement triste et m’a rappelé ô combien j’avais pu aimer ce sport, et les gens qui m’ont accompagnée dans cette passion.

Alors Patou ce billet est pour toi. Repose en paix et merci infiniment pour tous ces moments de bonheur partagés ensemble…

Je vous conseille de lire également le très bel article de ma copine Camille qui fait (par pur hasard car je viens seulement de le découvrir) complètement écho avec le mien. Un bel hommage à la danse classique !

PS : j’ai commencé à prendre des cours de Zumba ! Je vous en dis plus très bientôt…

gym poutre 2

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cake pops

J’avais toujours imaginé qu’avoir 30 ans serait une grande étape dans ma vie. L’âge absolu qui aurait sonné le glas de ma jeunesse insouciante. La vérité, c’est que  j’ai réalisé bien assez tôt qu’on devient adulte avant même de s’en rendre compte (quand on entre dans la vie professionnelle ? Ce fut le cas pour moi en tout cas) mais surtout qu’on ne cesse jamais vraiment d’avoir une part d’enfance au fond de soi.

Pour mes 30 ans, j’avais rêvé d’une journée festive, entourée de toute ma famille et de mes amis. Le genre de fêtes que l’on organise trop rarement, mais qui reste une belle occasion de réunir tous ceux qu’on aime. J’avais sans doute visé un peu haut, je le reconnais, mais à mes yeux, passer le cap de la trentaine me semblait être un symbole suffisamment fort pour le fêter de manière exceptionnelle et en  garder un souvenir inoubliable.
Je me demandais souvent ce que serait devenue ma vie à 30 ans. Serais-je mariée, maman de plusieurs enfants ? Vivrais-je dans une belle maison au bord de la mer ? Aurais-je fait la carrière dans le tourisme dont je rêvais à l’époque ?
Je ne me suis jamais fixée de réels objectifs. J’ai préféré cueillir les opportunités que la vie m’offrait, et finalement, je suis sans doute encore plus heureuse que je ne l’aurais cru. Je n’ai peut-être pas la maison à la campagne dont je rêvais, mais débarquer à Paris il y a 9 ans est sans doute ce qu’il m’est arrivé de mieux.

Le 31 décembre dernier, j’ai enfin passé ce fameux cap de la trentaine. Et cette journée n’a ressemblé en rien à ce que j’avais projeté, ni-même à un bête anniversaire comme je les fête tous les ans (souvent avec mes parents) à souffler mes bougies sur un beau gâteau. Cette année, nous n’étions “que” 3. Hubert, moi, et notre fils qui avait à peine 15 jours. Et nous étions bien trop fatigués pour envisager quoi que ce soit, d’ailleurs je crois que nous n’avons même pas attendu minuit pour se  souhaiter la bonne année (c’est tellement ringard de toute façon^^) Lasse, je m’étais endormie dans mon canapé aux alentours de 21h, non sans avoir bu une coupe de champagne avant quand même… Si cette journée ne sera sûrement pas gravée dans les annales des plus grosses fiestas de ma vie, elle restera tout de même un magnifique souvenir teinté d’une douce nostalgie qui me suivra encore longtemps.

Heureusement, j’ai des amis formidables qui ont tenu à les fêter, mes 30 ans. Chacun à leur manière, sous forme de petits dîners improvisés, de goûters girly à base de cannelés, muffins et scones aux amandes, et d’apéros de dernière minute.

Ce week-end, j’ai quand même voulu organiser une petite fête chez moi histoire de marquer le coup de mon propre chef. Et détrompez-vous, mes invités étant tous jeunes parents, on était bien loin de la fiesta alcoolisée jusqu’au bout de la nuit !

cupcakes 1

Merci à La Perchée pour son idée de pop cakes très facile à faire (je confirme, c’est vraiment enfantin et ça fait son petit effet… et en plus c’est très bon, ce qui ne gâche rien) également à Foley pour ces idées de décoration GÉNIALISSIMES que j’ai pris plaisir à reprendre (tout est téléchargeable ici, sur son blog) mais surtout mes amies pour leur aide (A. pour ses mignons cupcakes, D. pour ses rochers… et puis comme ça elles ne pourront plus dire que je ne parle pas d’elles sur mon blog  ahaha ;) ). J’avoue, quand on voit les photos ça ressemble davantage à une boum ou l’anniversaire d’une petite fille de dix ans… Et alors ?!

coeur chocolat

financiers

cupcakes 2

muffins salés

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