‘ Mes humeurs ’

martin chou

Et bien mes amis, on peut dire que de l’eau à coulé sous les ponts depuis la dernière fois…

D’ailleurs, j’en profite pour vous remercier, tous, pour vos messages de soutien et d’encouragements suite à mon changement de maternité de dernière minute. Ils m’ont beaucoup aidée à relativiser et voir les choses sous un autre angle, et puis en fin de compte il s’avère que la maternité qui a accepté de m’accueillir était au moins aussi bien et chaleureuse que celle que j’avais choisie au départ. Mais si vous êtes de nature stressée comme je le suis, vous saurez sans doute qu’on se fait parfois toute une montagne pour quelque chose qui nous semble insurmontable, et puis finalement les choses se passent encore mieux qu’on ne les avait imaginées.

Je ne vais pas vous raconter mon accouchement en détail, il y a dans cet acte, ce je ne sais quoi de très intime qu’on n’a pas toujours envie de dévoiler à la terre entière, mais quand même, je tenais à vous dire qu’il s’est merveilleusement bien passé. Je n’exagère pas en disant que j’ai adoré mettre au monde mon petit Martin. J’ai trouvé que dans cette journée, à chaque instant qui passait, il y avait quelque chose de magique. Du départ en catastrophe (et en pleine nuit !) à la maternité, l’accueil des sages-femmes sur place, le soulagement de la péridurale, la naissance, la rencontre avec mon petit bonhomme, la délivrance…

Martin a choisi le seul jour de la semaine où il a fait un temps splendide pour se manifester. Au moment où il est né, il s’est mis à neiger, et à quelques jours de Noël, je vois difficilement comment on aurait pu faire de ce moment, plus poétique.

Je comprends maintenant celles qui osent dire que l’accouchement fut le meilleur moment de leur vie (du moins un des plus beaux) car au delà de la douleur, il y a cette charge émotionnelle intense qui permet au corps de se surpasser et de chasser de son esprit les moments difficiles. Encore que, je n’ai pas trop souffert (bon, ça fait un peu mal on ne va pas se mentir) et surtout j’ai eu la chance que tout se déroule bien, sans complication, sans césarienne d’urgence, forceps ou autres acte manqué qui aurait pu me laisser un très mauvais souvenir.

Je resterai je crois, longtemps nostalgique de cette journée, car ce sont des moments que j’aimerais revivre. Et puisqu’on parle de nostalgie, je regrette déjà mon gros ventre rond, et pourtant Dieu sait ô combien je n’ai pas aimé être enceinte. Je me sentais lourde, nauséeuse, et j’ai eu beaucoup de mal à accepter la perte de mobilité que cela engendre. J’ai passé ces 9 derniers mois à me plaindre, mais je pense déjà à la future grossesse ! (la femme est un être de contradiction, c’est bien connu).

Je sais qu’on est nombreuses, jeunes et moins jeunes, à douter de ses capacités à devenir mère un jour, à vouloir un bébé au fond de soi mais préférer “attendre le bon moment”, ou à être terrifiées par toutes ces choses qui entourent la maternité (la  grossesse,  l’accouchement, s’occuper de son bébé…). Je crois qu’on est jamais vraiment prêt à avoir un bébé, c’est toujours une folie et ça implique un certain don de soi. Moi, je me suis décidée la peur au ventre, et puis finalement, une fois enceinte, on franchit les étapes et on traverse les hauts et les bas le plus naturellement du monde.

Voilà déjà 3 semaines que je suis devenue “maman”. Je vous entends déjà me demander “alors, ça te fait quoi ?”.

Et bien ce petit bonhomme de 4 kilos a chamboulé notre façon de vivre au quotidien et demande câlins, caresses et amour que ses parents, infiniment heureux, ne se privent surtout pas de lui donner ! Et pourtant j’étais de celles à qui les bébés faisaient peur. Pour vous faire une confidence, avant d’avoir mon petit Martin, je n’avais jamais changé une couche ni donné un biberon…

Je vous laisse avec cette petite photo, que je poste de manière un peu exceptionnelle car je ne pense pas qu’il y en aura d’autres par la suite. Ce petit homme a beau être un baby geek, il n’a pas demandé à naître et encore moins d’avoir sa frimousse à tort et à travers sur le web.

Oh, et avant que j’oublie… Excellente année  2011 à vous tous, chères lectrices et lecteurs !!

martin 3

PS : Je devais accoucher à la maternité des Lilas (93) qui a suivi ma grossesse durant 9 mois, mais j’ai accouché à la maternité des Diaconesses à Paris, dans le 12ème. Ce sont deux hôpitaux privés unanimement reconnus pour leurs valeurs (respect des envies et choix des parents dans la mesure du possible). Leur personnel est entièrement dévoué, compréhensif et disponible. Ce sont deux maternités que je vous recommande chaudement, d’autant plus qu’elles sont conventionnées (pas de dépassements d’honoraires). Attention les places sont chères, il faut s’inscrire dès le test pipi positif en main ;)

Rendez-vous sur Hellocoton !

Je me souviens qu’il y a quelques mois, la Mère Bordel nous racontait comment elle s’était fait jeter de sa maternité à 4 mois et demi de grossesse. J’avais pensé “la pauvre” en me demandant alors comment moi j’aurais réagi à sa place.

Et bien figurez-vous que j’ai réussi l’exploit de me faire jeter de MA maternité à J-10 de mon accouchement !!

J’ai reçu cet après-midi un coup de fil inattendu. Déjà en voyant le numéro s’afficher, je ne sais pas pourquoi mais j’ai eu un très mauvais pressentiment…

“Allo, madame Annouchka ?”

“Euh oui, c’est bien moi !”

“Oui bonjour, excusez-moi de vous déranger, je suis une des sage-femmes de la maternité Beaubébé (j’invente hein)”

(déjà là je me dis, elle commence la conversation par “excusez-moi de vous déranger”, ça sent pas bon, ça sent pas bon)

“Je vous appelle parce que suite à un grave problème technique, nous avons du transférer votre dossier dans l’un de nos hôpitaux partenaires, pour votre accouchement”

“Euh, c’est à dire ??? Comment ça mon dossier a été transféré ? Pardon mais je ne suis pas sûre de bien comprendre….”

“Notre monte-malade (ça existe ce machin ? c’est quoi, un monte-charge pour transporter les patientes brancardées ??) est en panne, il nous faudra beaucoup de temps avant de le réparer, et tous les accouchements de décembre se feront donc ailleurs”

“Ok, donc là, vous êtes en train de m’expliquer qu’à moins de dix jours du terme, je dois considérer que je ne vais pas pouvoir accoucher dans votre maternité, dans laquelle je suis suivie depuis 9 mois et que j’ai choisie pour des raisons bien précises, parce que votre monte-malade (décidément ce truc m’intrigue) est en panne ???!!!”

“Oui, c’est bien ça Madame, mais ne vous inquiétez pas (Ne vous inquiétez pas ??!) vous recevrez un courrier au plus vite avec les détails de votre prise en charge et l’hôpital choisi pour votre accouchement”…

Bon, et j’arrête là, je ne vous abreuve pas des détails de toute la conversation, de toute façon comme j’étais tellement sonnée je ne suis même pas certaine d’avoir bien enregistré toutes les informations dans mon cerveau !

J’ai depuis quelques heures eu le temps de digérer un peu la nouvelle, et j’essaie de relativiser en me disant que ce n’est pas si grave, mais quand même, la déception est grande, immense même.

J’avais choisi cette maternité pour son histoire particulière et les valeurs qu’elle représente (respect de la maman et du bébé,  possibilité de  préparer un projet de naissance…) et son concept “ami des bébés”. Je n’ai pas choisi d’accoucher à l’hôpital parce que je redoutais le côté froid et impersonnel, je ne voulais pas avoir cette impression d’être une patiente X parmi tant d’autres. Pas par prétention, pas du tout. Mais parce que la grossesse et l’accouchement me faisaient peur et que j’avais besoin de me sentir comprise et rassurée.

Je suis d’autant plus déçue que je n’ai rien à redire sur le suivi que j’ai reçu ces 9 derniers mois dans  cette maternité. Tout s’est merveilleusement bien déroulé, j’ai rencontré une équipe médicale formidable qui a su répondre à toutes mes questions, écouter mes angoisses, les apaiser, ne jamais forcer les choses. Jamais de consultation expéditive. Là bas on prend le temps pour les patientes, le personnel clame haut et fort qu’il est heureux de travailler là, et ça se voit.

Alors voilà, les choses ne se terminent pas toujours comme on l’attendait, mais j’espère juste qu’elles se termineront bien. Je me concentre désormais sur le côté positif des choses, en me disant que les CHU sont certainement les mieux équipés techniquement en cas de problème, parce qu’on est jamais à l’abri d’une complication.

C’est aussi la porte ouverte à une nouvelle expérience, de nouvelles rencontres.

Ce billet est certes un peu “perso”, n’intéressera sans doute que les mamans ou futures mamans qui se sentiront davantage concernées, mais c’était juste pour se rappeler encore une fois qu’on ne peut jamais prévoir à l’avance comment vont se dérouler certains évènements “clé” de notre vie. Mais qui sait, peut-être que le destin fait bien les choses ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

Related Posts with Thumbnails