Martin
6 janvier 2011 • Baby chou !, Mes humeurs • 108 commentaires

Et bien mes amis, on peut dire que de l’eau à coulé sous les ponts depuis la dernière fois…
D’ailleurs, j’en profite pour vous remercier, tous, pour vos messages de soutien et d’encouragements suite à mon changement de maternité de dernière minute. Ils m’ont beaucoup aidée à relativiser et voir les choses sous un autre angle, et puis en fin de compte il s’avère que la maternité qui a accepté de m’accueillir était au moins aussi bien et chaleureuse que celle que j’avais choisie au départ. Mais si vous êtes de nature stressée comme je le suis, vous saurez sans doute qu’on se fait parfois toute une montagne pour quelque chose qui nous semble insurmontable, et puis finalement les choses se passent encore mieux qu’on ne les avait imaginées.
Je ne vais pas vous raconter mon accouchement en détail, il y a dans cet acte, ce je ne sais quoi de très intime qu’on n’a pas toujours envie de dévoiler à la terre entière, mais quand même, je tenais à vous dire qu’il s’est merveilleusement bien passé. Je n’exagère pas en disant que j’ai adoré mettre au monde mon petit Martin. J’ai trouvé que dans cette journée, à chaque instant qui passait, il y avait quelque chose de magique. Du départ en catastrophe (et en pleine nuit !) à la maternité, l’accueil des sages-femmes sur place, le soulagement de la péridurale, la naissance, la rencontre avec mon petit bonhomme, la délivrance…
Martin a choisi le seul jour de la semaine où il a fait un temps splendide pour se manifester. Au moment où il est né, il s’est mis à neiger, et à quelques jours de Noël, je vois difficilement comment on aurait pu faire de ce moment, plus poétique.
Je comprends maintenant celles qui osent dire que l’accouchement fut le meilleur moment de leur vie (du moins un des plus beaux) car au delà de la douleur, il y a cette charge émotionnelle intense qui permet au corps de se surpasser et de chasser de son esprit les moments difficiles. Encore que, je n’ai pas trop souffert (bon, ça fait un peu mal on ne va pas se mentir) et surtout j’ai eu la chance que tout se déroule bien, sans complication, sans césarienne d’urgence, forceps ou autres acte manqué qui aurait pu me laisser un très mauvais souvenir.
Je resterai je crois, longtemps nostalgique de cette journée, car ce sont des moments que j’aimerais revivre. Et puisqu’on parle de nostalgie, je regrette déjà mon gros ventre rond, et pourtant Dieu sait ô combien je n’ai pas aimé être enceinte. Je me sentais lourde, nauséeuse, et j’ai eu beaucoup de mal à accepter la perte de mobilité que cela engendre. J’ai passé ces 9 derniers mois à me plaindre, mais je pense déjà à la future grossesse ! (la femme est un être de contradiction, c’est bien connu).
Je sais qu’on est nombreuses, jeunes et moins jeunes, à douter de ses capacités à devenir mère un jour, à vouloir un bébé au fond de soi mais préférer “attendre le bon moment”, ou à être terrifiées par toutes ces choses qui entourent la maternité (la grossesse, l’accouchement, s’occuper de son bébé…). Je crois qu’on est jamais vraiment prêt à avoir un bébé, c’est toujours une folie et ça implique un certain don de soi. Moi, je me suis décidée la peur au ventre, et puis finalement, une fois enceinte, on franchit les étapes et on traverse les hauts et les bas le plus naturellement du monde.
Voilà déjà 3 semaines que je suis devenue “maman”. Je vous entends déjà me demander “alors, ça te fait quoi ?”.
Et bien ce petit bonhomme de 4 kilos a chamboulé notre façon de vivre au quotidien et demande câlins, caresses et amour que ses parents, infiniment heureux, ne se privent surtout pas de lui donner ! Et pourtant j’étais de celles à qui les bébés faisaient peur. Pour vous faire une confidence, avant d’avoir mon petit Martin, je n’avais jamais changé une couche ni donné un biberon…
Je vous laisse avec cette petite photo, que je poste de manière un peu exceptionnelle car je ne pense pas qu’il y en aura d’autres par la suite. Ce petit homme a beau être un baby geek, il n’a pas demandé à naître et encore moins d’avoir sa frimousse à tort et à travers sur le web.
Oh, et avant que j’oublie… Excellente année 2011 à vous tous, chères lectrices et lecteurs !!

PS : Je devais accoucher à la maternité des Lilas (93) qui a suivi ma grossesse durant 9 mois, mais j’ai accouché à la maternité des Diaconesses à Paris, dans le 12ème. Ce sont deux hôpitaux privés unanimement reconnus pour leurs valeurs (respect des envies et choix des parents dans la mesure du possible). Leur personnel est entièrement dévoué, compréhensif et disponible. Ce sont deux maternités que je vous recommande chaudement, d’autant plus qu’elles sont conventionnées (pas de dépassements d’honoraires). Attention les places sont chères, il faut s’inscrire dès le test pipi positif en main
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