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Chroniques culinaires

Mon cake préféré : le banana bread au sucre muscovado

posted by Anne 9 mars 2016 31 Comments

banana bread muscovado 4

J’ai beau essayer de faire hyper attention à ce que je mange (notamment les sucreries car pour ce qui est du gras, c’est un autre combat^^) il y a un gâteau qui me rend boulimique : le banana bread ou le cake à la banane.

Dimanche dernier, encore, je l’avais à peine sorti du four que je mangeais déjà la moitié du gâteau à moi toute seule (et je n’exagère pas). Ce cake est terriblement addictif au point que je le fais systématiquement tous les dimanche, ou presque, depuis plusieurs mois. J’adore varier la recette pour le préparer et je m’amuse à tester différentes sortes de farines (blé, épautre…). En revanche, j’ai une ou plutôt deux règles : je ne mets jamais de farine blanche, toujours de la farine complète (type 110) voire intégrale et du sucre Muscovado. Ma vie a complètement changé depuis que j’ai découvert ce sucre très foncé en magasin bio. Le sucre muscovado (ou mascobado) est un sucre complet et non-raffiné (d’où sa couleur très brune) qui nous vient de l’Ile Maurice. Il possède un goût assez particulier (un peu comme la réglisse mais cela reste léger) du à sa forte teneur en mélasse. C’est vraiment mon sucre préféré et je cuisine désormais la plupart de mes gâteaux avec ce sucre. En revanche, je divise toujours la quantité de sucre par deux car je le trouve très sucré au goût et surtout, je trouve que globalement les recettes de pâtisserie sont toujours trop sucrées. C’est évidemment impossible à faire lorsqu’on réalise des recettes de pâtisserie très techniques puisque changer les quantités modifie la texture et peut vous faire complètement rater vos recettes. En revanche, je trouve que pour les cakes, diminuer la quantité de beurre ou de sucre par deux est souvent sans dommage sur le résultat, en tout cas pour moi !

Mais revenons-en à mon banana bread adoré… J’ai testé de nombreuses recettes par ci par là (piquées sur les blogs ou les sites de cuisine) et ma préférée reste celle du blog « C’est ma fournée », elle-même adaptée d’une recette de Christophe Michalak. Par contre, j’ai complètement repris la recette à ma sauce puisque je mets un peu moins de beurre et surtout beaucoup moins de sucre (200g de muscovado, ça me semble énorme, les bananes mûres étant déjà très sucrées !). Et je ne respecte pas non plus les quantités à la lettre et au gramme près de Monsieur Michalak (peut-être parce que j’ai toujours eu horreur des chiffres).

Dans le cake que vous voyez en photo, j’ai ajouté des pépites de chocolat BIO car j’avais une moitié de tablette à terminer, mais j’avoue que je préfère la recette à la banane nature ou éventuellement avec des noix !

A faire le dimanche pour le goûter et faites comme moi, gardez en pour vos petits-déj de la semaine. Ça change des tartines de pain, c’est sain et tellement plus gourmand…

★ Recette de banana bread au sucre Muscovado ★

120 grammes de beurre

100 grammes de sucre muscovado

2 oeufs

1 sachet de sucre vanillé

1 sachet de levure

250 grammes de farine complète (type 55 ou 110). Pour ma part je mélange farine complète et farine d’épautre à 50/50

4 cuillère à soupe de rhum

3 ou 4 bananes bien mûres

Des pépites de chocolat ou des noix, en fonction de vos goûts (ou rien, c’est très bon aussi nature !)

Fouettez le beurre pommade avec le sucre muscovado et le sachet de sucre vanillé pendant au moins 2 minutes au robot à vitesse maximum (possible aussi à la main, ça vous fera des muscles).

Ajoutez un oeuf, fouettez à nouveau. Puis ajoutez le deuxième oeuf et fouettez encore pendant une minute. Vous obtenez une pâte marron clair un peu grumeleuse comme ici 

Mélangez le sachet de levure et la farine puis ajoutez le mélange dans la pâte. Fouettez

Ecrasez les bananes et les ajouter à la pâte. Fouettez encore quelques minutes et ajoutez le rhum (doser à votre goût), les pépites de chocolat ou les cerneaux de noix.

Enfournez 45 minutes à 160/180 degrés à chaleur tournante. Attention à bien surveiller la cuisson car les miens ont une fâcheuse tendance à trop cuire sur le dessus et je suis parfois obligée de le protéger avec du papier d’alu.

Voilà, régalez-vous et mangez de la soupe au repas suivant :d

banana bread sucre muscovado 1

banana bread sucre muscovado 2

banana bread sucre muscovado 5

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Cheese Naans faciles, ou Bollywood dans ta cuisine !

posted by Anne 19 janvier 2014 19 Comments

Capture d’écran 2014-01-19 à 19.07.47

Ahhh la cuisine indienne ! C’est l’une de mes préférées avec les mélanges sucrés salés méditerranéens (préparez moi un tajine d’agneau aux amandes et je serai une femme comblée !!). Je suis une grande fan des plats mijotés en général, y compris nos traditionnels plats français du type blanquette de veau ou boeuf bourguignon que je prends plaisir à cuisiner. Je ne rate jamais ces plats, ce sont les seuls que je maitrise parfaitement.

C’est un peu plus compliqué avec les plats indiens que j’ai plus de mal à réussir, sans doute à cause des mélanges très subtils d’épices qu’il faut respecter scrupuleusement. Bien souvent je trouve que mes butter chicken ou poulets tandoori manquent de goût, en tout cas ce n’est jamais la même explosion des papilles que lorsque que je les commande au restau. Allez comprendre… J’en viens à me demander si je ne vais pas finir par jeter l’éponge et me contenter de les manger uniquement au restaurant, ça m’évitera de nombreuses futures déceptions !

Bref.

Ce week-end j’ai voulu accompagner mon poulet Makhani (poulet au beurre) avec des naans au fromage sur lesquels je me jette littéralement quand je vais au restau. J’ai suivi la recette du blog Gourmandiseries inspirée du dossier « cuisine indienne » sur hellocoton. Je m’attendais à une technique compliquée mais en fait c’est archi simple ! Par contre il faut privilégier la cuisson à la poêle et non pas au four comme je l’ai fait la première fois. Ça prend un peu plus de temps mais au moins vous êtes sûrs de réussir des naans goûteux avec du fromage fondant à l’intérieur (au four le fromage s’évapore à la cuisson, c’est vraiment dommage car la chaleur à haute-température leur donne un petit goût fumé excellent).

Un autre conseil que je vous recommande chaudement : lorsque vous montez vos naans, préparez deux disques. Vous étalerez la Vache qui Rit au centre sur le premier disque et fermerez avec le second disque, en prenant bien soin de joindre les bords pour éviter que le fromage se fasse la malle lorsque vous l’étalerez à nouveau. Sinon, vous pouvez n’utiliser qu’un seul disque, poser le fromage dessus, et le fermer en aumônière, mais à vos risques et périls (Epic fail en ce qui me concerne, vous êtes prévenus).

Evitez de préparer les naans trop à l’avance car ils se dessèchent vite. De toute façon c’est tellement difficile de résister à cette petits pains que vous aurez envie de les manger immédiatement !

Pour 4 (gros) naans au fromage :

500 g de farine

4 cuillères à soupe d’huile végétale (olive pour moi)

180 ml d’eau

1 pot de yaourt à la grecque

1 cuillère à café de sel

1 cuillère à café de sucre

2 pincées de levure chimique

1 sachet de levure boulangère (type briochin)

12 portions de Vache qui Rit

Dans un saladier, mélangez la farine, la levure chimique, le sucre, le sel.

Creusez un puits et ajoutez l’huile, le yaourt, la levure boulangère, et la moitié de l’eau.

Mélangez si possible au robot (fouet pétrisseur) puis ajoutez le reste de l’eau petit à petit pour obtenir une pâte souple qui ne doit pas coller. Laissez le robot pétrir la pâte pendant dix minutes au moins. C’est un peu long mais c’est ce qui vous permettra d’obtenir une pâte facile à travailler et à étaler.

Laissez reposer (30 min suffisent). Pendant ce temps, préparez la garniture en assouplissant les portions de Vache qui rit dans un saladier.

Préparez les naans au fromage :

divisez la pâte en 8 petites boules de tailles égales. Les étaler sur un plan de travail fariné pour réaliser 8 disques (vous verrez que la forme ronde est approximative mais on s’en fiche)

Etalez le premier disque, mettre pleiiiin de Vache qui Rit dessus, et fermez avec le deuxième disque en prenant soin de bien fermer tous les bords. Etalez à nouveau délicatement pour aplatir la pâte.

Faites chauffer une poêle sur feu vif (le maximum pour moi) que vous aurez huilée légèrement. Cuire quelques minutes de chaque côté jusqu’à coloration.

C’est prêt !

 

 

 

 

 

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Tarte aux abricots à la pâte levée de Ch’Nord

posted by Anne 19 août 2013 19 Comments

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Depuis que j’ai une belle cuisine toute neuve avec un grand plan de travail (un jour je vous la montrerai, c’est promis !)  je me remets tout doucement à concocter de bons petits plats… Rassurez-vous je ne me colle pas aux fourneaux tous les soirs, mais le week-end j’essaie de prendre le temps de cuisiner un petit plat qui change, un gâteau, une tarte… Je fais toujours des choses très simples, pour moi ce sont les meilleures recettes. Je n’ai de toute façon pas la patience de tenter des trucs très compliqués, surtout en pâtisserie car ce n’est pas un art dans lequel j’excelle, loin de là ! Heureusement, j’ai la chance d’avoir un chéri compréhensif qui avale quand même mes gâteaux sans moufter, si j’excepte la dernière fois que j’ai fait une tarte à la rhubarbe parce que voyez-vous, la recette était moins bonne que celle de sa maman 😀

Pas vexée pour un sou, j’ai justement profité des vacances avec belle-maman pour lui piquer sa fameuse recette de tarte dont la réussite ne tient qu’à deux secrets : une pâte spéciale un peu briochée, celle là même avec laquelle on fait la tarte au sucre dans le Nord. Et le fait de poser directement les fruits sur la pâte avec juste un peu de beurre et un peu de sucre, et surtout pas de crème à base d’oeuf, d’amande ou que sais-je encore qui au final ne servent qu’à affadir le goût du fruit.

Comme on ne trouve déjà plus de rhubarbe sur les étals des primeurs parisiens, j’ai détourné la recette en choisissant des abricots, avec cette pâte vous pouvez de toute façon décliner avec tous les fruits que vous voulez ! J’aime tellement son petit goût de levure de boulanger que je pense la faire assez souvent, ça change de la pâte sablée et c’est surtout beaucoup moins gras car elle ne contient finalement que très peu de beurre.

★ La pâte de belle-maman // pâte levée du Ch’nord 🙂 ★

250g de farine

50 à 100 grammes de beurre (je n’en ai mis que 50 et c’était parfait)

50g de sucre

1 sachet de levure de boulanger, type Briochin

1 à 2 oeufs (selon la texture de la pâte – j’en ai mis 2)

1 pincée de sel

2 à 3 cuillères à soupe de lait

1 douzaine d’abricots bien mûrs

Mélanger la farine, la levure, le sel, puis tous les autres ingrédients en même temps. L’idéal étant de le faire au robot avec un le fouet à pain si vous en possédez un. Gérer la quantité de lait en fonction de la texture de votre pâte. Elle doit être molle et se travailler facilement, mais surtout pas collante !

Laisser ensuite reposer une à deux heures en couvrant avec un torchon, votre pâte va lever tranquillement

Chemiser votre moule à tarte (dans Ch’nord on dit une tourtière !) puis étaler à plat avec la main (normalement elle doit s’étaler très facilement, si elle colle trop vous pouvez rajouter un peu de farine)

Vous pouvez ensuite la garnir avec ce que vous voulez, il faut toutefois veiller à ce que vos fruits soient bien serrés pour que votre tarte se tienne et soit jolie en sortant du four. Si vous choisissez des abricots, n’hésitez pas à rajouter du sucre pour éviter qu’ils ne soient trop acides (les miens l’étaient un peu trop et pourtant ils me semblaient bien mûrs). Glissez quelques copeaux de beurre sur les fruits et enfournez une douzaine de minutes à 200 degrés environ (chaleur tournante) Surveillez bien la cuisson car la durée peut varier en fonction du fruit ! Il faut sortir la tarte dès que la pâte est dorée, et juste avant que les fruits ne se dessèchent par la chaleur… Tout un art ! (en réalité c’est super simple, il suffit juste de bien surveiller la cuisson).

PS : je ne retouche jamais mes photos, donc le petit point noir que vous voyez sur la tarte, c’est un abricot qui a eu chaud aux fesses… D’où l’importance de bien surveiller la cuisson !

(merci belle-maman ! ;))

abricots

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Le Rainbow Cake : i did it !

posted by Anne 18 décembre 2011 60 Comments

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Je me souviens avoir poussé des grands cris d’horreur la première fois que j’ai vu ce gâteau arc en ciel sur le blog de Martha Stewart. Tous ces colorants alimentaires, toute cette crème à l’intérieur, limite j’avais une indigestion rien qu’en voyant la photo. Pourtant ce gâteau est déjà mythique sur la blogosphère et a fait l’objet de pas mal de fantasmes. A force de le voir un peu partout, j’ai commencé par apprécier son rendu visuel, puis il a carrément fini par me faire rêver moi aussi. Je le trouve vraiment sublime. Je me suis longtemps contentée de l’admirer en photo sans pour autant jamais avoir eu l’envie de me lancer. Ça me semblait vraiment trop compliqué à faire et je ne suis pas très douée en pâtisserie, c’est un peu trop précis pour moi qui aime bien doser et cuisiner au pif (après faut pas s’étonner que mes desserts soient toujours ratés…).

Hier, Martin a eu un an. Au delà du fait que cet évènement avait évidemment beaucoup d’importance à mes yeux, j’ai voulu me lancer ce défi idiot que celui de préparer le Rainbow Cake à mes invités. Pas uniquement pour les épater, il y avait dans ma démarche quelque chose de peut-être plus symbolique, une manière de « marquer le coup » en me surpassant un peu.

Il y a des dizaines de recettes toutes différentes qui circulent sur la toile et je ne voulais pas de celle à la crème au beurre à l’américaine. Chez nous, on préfère le chocolat ! La recette du blog Chocolat à tous les Etages m’a donc semblé parfaite. Comme  cette blogueuse l’explique, il y a plusieurs façons de faire ce gâteau. On peut faire une seule et unique préparation de génoise, qu’on divise en 6 parties, ou faire 6 préparations distinctes l’une après l’autre (pendant qu’une génoise est au four, on prépare la suivante et ainsi de suite…). C’est cette dernière que j’ai choisie, car j’avais peur qu’en préparant une seule pâte mes blancs d’oeufs ne finissent par retomber. Je ne regrette pas ce choix, même s’il y a eu un peu plus de vaisselle à faire (c’est le cas de le dire…).

Alors bien sûr, c’est long. Prévoir quand même une bonne après-midi pour la cuisson des génoises et le montage. Mais honnêtement, le jeu en vaut la chandelle ! J’ai adoré voir la tête de mes invités au moment où j’ai coupé la première part de gâteau 😀

Quelques notes que j’aimerais ajouter à la recette que j’ai empruntée afin de vous éviter quelques erreurs (c’est du vécu) :

1/ Pour moi, la levure est indispensable. Je n’en ai pas mis pour les 2 premières génoises que j’ai préparées et elles n’ont pas monté. J’ai du les recommencer.

2/ J’ai utilisé un moule à charnières (avec les bords détachables) de 20 cm de diamètre, ce qui m’a beaucoup facilité le démoulage des génoises. Le papier sulfurisé huilé est nécessaire pour éviter que la génoise ne colle au moment du démoulage.

3/ Bien attendre que toutes les génoises soient refroidies avant d’ôter le papier de cuisson, sinon ça accroche (et votre génoise risque d’avoir des trous).

4/ Il n’y avait plus de colorants en poudre chez Mora, j’ai donc acheté une boite de 8 couleurs en gel de la marque Wilton, aux colorants également très puissants. Ça fonctionne très bien aussi !

5/ La ganache au chocolat a tendance à fondre et couler sur les couleurs lorsqu’on coupe le gâteau. La prochaine fois, je pense que je recouvrirai simplement le gâteau de sucre glace ou de pâte à sucre blanche. Mais j’imagine que le goût ne serait pas aussi chocolaté, et peut-être moins bon.

Enfin, je crois que j’ai oublié de dire l’essentiel : ce gâteau n’est pas QUE joli à regarder, il est aussi très bon et pas si lourd qu’il ne paraît car il ne contient pas de beurre. Je pense qu’on peut remplacer le chocolat noir par du chocolat blanc, mais gare au sucre ! Je me suis beaucoup amusée à le préparer, et je le referai sans hésiter si jamais l’occasion se présente à nouveau. Mon seul regret, c’est peut-être qu’on ne voit pas suffisamment le violet tout en bas (écrasé par le chocolat). La prochaine fois j’essaierai de trouver une petite astuce pour que les couleurs soient bien distinctes !

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