66 Chroniques de maman - Le blog d'Annouchka
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Chroniques de maman

Cette frustration dont on ne doit pas prononcer le nom

posted by Anne 9 février 2018 38 Comments

Vous allez me dire que comme ça fait longtemps que je n’ai pas posté de nouvel article ici, j’aurais au moins pu revenir avec un truc un peu plus joyeux mais comment vous dire… Depuis que Basile va à la crèche (c’est à dire depuis 6 mois) notre vie n’est qu’un enchainement de virus et de microbes en tous genres qui ajoutent encore un peu plus de bazar dans notre rythme déjà très speed.

Bien sûr, il n’y a rien de grave hein, ce ne sont que des maladies bégnines auxquelles il est difficile d’échapper la première année de crèche. Mais toutes ces journées « enfant malade » forcées et passées à la maison à attendre que ça passe ont fait renaître en moi un sentiment très moche : la frustration.

La frustration, c’est un mot que tu n’as pas le droit de verbaliser quand tu es maman. Tu n’as même pas le droit de la ressentir ! Imaginez, une maman qui se plaindrait à voix haute de ses enfants à coups de « raaaah j’en peux plus de mes gosses, ils me bouuuuuuuffent »… ça ferait mauvais genre, non ?

Enfin, ça c’est ce qu’on veut bien nous faire croire. Combien de mamans sommes-nous à regarder nos montres quand on empile ce foutu jeu de cubes pour la millième fois de la journée alors qu’on devrait être au bureau en train de boucler un dossier urgent ? Combien sommes-nous à pester intérieurement quand pour la 3ème fois de la nuit nos enfants se réveillent avec 39 de fièvre, ce qui en dit long sur le programme de notre journée du lendemain… Combien sommes-nous à nous sentir frustrées dans la salle d’attente du pédiatre pour la 9 ème fois en un mois ? Combien sommes-nous à râler (intérieurement) parce que là, on aimerait bien pouvoir poser ses fesses sur le canapé et boire ENFIN ce café seule ET en silence dont on rêve depuis ce matin ?

J’en suis convaincue, je vis en ce moment mes plus belles années. Je le pense sincèrement 99% du temps mais il y a ces mauvais jours où rien ne va et où clairement j’aimerais être ailleurs que chez moi à donner du Doliprane en pipette toutes les 6heures ou à gérer une épidémie de gastro à la maison. Ce sont des choses que tous les parents vivent à tour de rôle et qui évoluent au fur et à mesure que les enfants grandissent. Je sais que l’adolescence amènera aussi son lot de problèmes mais laissez-moi y repenser plus tard !

En ce moment, la frustration je la ressens plus que jamais. Basile est malade 3 semaines sur 4, j’ai du mal à avancer dans mes projets pro ou persos et je n’ai pas fait une nuit potable depuis quasiment un an. Je n’ai pas mes parents ni mes beaux-parents à proximité pour venir me décharger de temps en temps. Et croyez-moi, les grands-parents qui vivent à côté et qui sont dispos ça change clairement la donne quand on travaille. Pour moi, ces problèmes de garde impromptus sont sans doute ce qu’il y a de plus compliqué à gérer mais bon, on a eu une place en crèche donc on ne va pas trop se plaindre non plus.

D’ailleurs, à peine quelques semaines après l’entrée de Basile en crèche, j’ai rapidement compris à quel hiver nous aurions affaire. On m’avait prévenue que je passerai pas mal de temps à jongler entre mon boulot et les rendez-vous chez le médecin donc je m’y étais préparée. J’ai pu mettre en place quelques petits trucs pour pouvoir souffler, prendre un peu de temps pour moi et mieux gérer ce sentiment de frustration parfois envahissant et très culpabilisant (et terriblement humain, rappelons-le).

Me remettre au sport et découvrir le barreshape

Une fois ma rééducation de périnée terminée, j’ai eu hâte de pouvoir reprendre le sport. Mais je ne voulais plus reprendre la gymnastique aux agrès comme il y a deux ans. Les horaires ne me convenaient plus et surtout, c’est une discipline assez traumatisante pour le corps et j’avais envie de quelques chose de plus doux. Si je suis encore très souple, je n’étais plus assez musclée pour remonter sur des barres asymétriques et j’avais un peu peur de me blesser. Avec ce genre de sport on n’est jamais à l’abri d’une grosse entorse voire une fracture. C’est à ce moment là que Mathilde Lacombe a commencé à parler du Barreshape, une méthode de fitness inspirée de la danse classique qu’elle adore et qui semblait me convenir en tous points. J’y vais désormais une fois par semaine et ça me fait un bien fou ! J’avais totalement négligé mon corps ces derniers mois avec les nuits trop courtes et je me sens bien plus en forme grâce à cette heure de sport intense hebdomadaire. Et surtout, pendant une heure je ne pense à rien, ce qui pour moi est un luxe quand on est maman (ou pas hein, mais vous voyez l’idée). Dans l’idéal, j’aimerais pouvoir aller au barreshape deux fois par semaine… à suivre !

Sortir en amoureux une fois par mois

Laisser mes enfants à une baby-sitter pour sortir le soir a toujours été compliqué pour moi. Je n’aime pas cette séparation et je culpabilisais de les confier à quelqu’un d’étranger pour aller m’amuser. Mais avec l’arrivée de Basile, j’ai vraiment ressenti le besoin de m’aérer et de passer un peu de temps seule avec mon chéri. Comme on a du trouver une nounou pour récupérer nos enfants l’après-midi à l’école et à la crèche, j’en ai profité pour lui demander de rester parfois le soir pour garder les enfants pendant que nous allons au restau ou au théâtre. Pour moi c’est plus facile de les confier à une personne qu’ils connaissent, d’autant plus que Basile est encore petit et parfois compliqué à comprendre. Je n’ai rien contre l’idée de confier un bébé à une baby-sitter de de 18 ans mais pour le moment je ne suis pas encore prête. En tout cas, ces sorties régulières en amoureux sont devenues indispensables pour moi et je regrette de ne pas l’avoir fait avant, y compris quand Martin était plus petit.

Me lever encore plus tôt

J’ai toujours été « du matin » comme on dit mais depuis que j’ai repris le boulot je le fais sonner encore plus tôt qu’avant. Pas pour faire du yoga ou de la méditation (j’aimerais bien pourtant mais en sachant le programme qui m’attend j’en suis incapable, je n’arrive pas à me détendre) mais pour prendre le temps de me préparer AVANT que mes enfants se réveillent. C’est très con tellement ça paraît évident mais ça change tout d’être douchée, habillée et maquillée avant de lancer la tournée de biberons ou de bol de céréales. Si je traine au lit (ça m’arrive, je ne suis pas un robot non plus et comme tout le monde, je sature de l’hiver) c’est toute l’organisation familiale qui s’en trouve chamboulée car je fais les choses dans le désordre et je suis désorganisée. Je déteste être prise par le temps, devoir me dépêcher le matin c’est un truc que je n’ai jamais supporté et qui me met direct de mauvaise humeur. Bref, se lever beaucoup plus tôt que ses enfants permet de s’accorder un moment à soi dans la journée et ça peut vraiment influer sur votre humeur du jour. On dit toujours qu’il faut casser la routine pour être heureux et blablabla mais la routine est souvent LE point crucial de notre organisation et de notre bien-être !

Se dire que bébé grandira…

La période « bébé » et la petite enfance ne sont que des étapes dans nos vies de parents. Elles ne sont pas simples, c’est vrai mais elles sont aussi tellement jolies ! Bien que ce soit une période fatigante, je sais que je ne pourrai jamais revivre ces moments donc je m’accroche à cette idée que Basile deviendra plus autonome avec le temps et je m’émerveille chaque jour de ses progrès. Ce qui est paradoxal, c’est que je ressens sans doute davantage de frustration que quand Martin était bébé (il était d’un calme olympien et n’a pas eu ce foutu RGO) mais je suis d’autant plus fascinée que je sais que je n’aurai probablement pas d’autres bébés par la suite.

Les couches changées par milliers, les premiers pas, les petits bodies en coton, l’odeur de bébé et les câlins comme seuls les tous petits savent les faire… Je sais que tout cela me manquera terriblement un jour et c’est déjà douloureux d’y penser. Souvenez-vous, j’avais déjà écrit ce billet sur la nostalgie du bébé il y a exactement… 6 ans ! (et sur cette photo de dos je réalise combien Basile ressemble à son grand-frère et ça m’émeut beaucoup).

5 conseils pour profiter un peu plus de ses enfants

posted by Anne 15 janvier 2018 55 Comments

Vous aussi, vous trouvez que les journées ne sont jamais assez longues ?

Vous aussi, vous trouvez que vous ne voyez pas assez vos enfants ? Ou alors, que vous n’en profitez pas comme vous le devriez ?

C’est normal, moi aussi je ressens souvent ce sentiment, pour ne pas dire presque tout le temps.

Le matin, je dépose Basile à la crèche tandis Martin va à l’école avec son papa. Je vois mes enfants une heure tout au plus, le temps de donner un biberon au petit, échanger quelques mots avec le grand et hop, il est temps de partir travailler. Le soir, je rentre rarement avant 19h alors je n’ai pas beaucoup le temps non plus de profiter d’eux. Parfois, j’ai du mal à accepter cette idée mais je me console en me disant qu’ils doivent apprendre à vivre sans moi. Et surtout, que JE dois apprendre à vivre sans eux ! Basile est encore petit pour le comprendre mais Martin sait que je suis toujours là pour chaque étape marquante de sa vie.

Je n’ai jamais culpabilisé de travailler et de faire garder mes enfants. Pour moi c’est essentiel d’avoir du temps libre et mes propres activités à côté de mon rôle de maman. Pour avoir expérimenté par deux fois le congé parental, je sais que cet équilibre est le bon et que je ne serais pas heureuse si j’étais maman au foyer.

Quand j’ai repris le travail en septembre dernier après mon congé parental, c’était un peu le chaos à la maison et notre rythme familial était complètement déstructuré. Rien d’anormal mais retrouver ses marques peut prendre un peu de temps. Et parfois, on est tellement accaparé par les tâches quotidiennes qui se succèdent que l’on en oublie l’essentiel : profiter de ses enfants. J’ai réalisé que je courrais tellement dans tous les sens que je ne prenais même plus le temps d’avoir des discussions agréables avec Martin. Ça m’a vraiment rendu triste.

Je suis loin (mais alors très loin) d’être parfaite, je ne pratique pas l’éducation bienveillante (je ne sais pas éduquer sans crier, désolée^^) mais j’ai appris à repérer ce qui pêchait parfois chez nous pour apprendre à mieux profiter de mes enfants.

Ranger son téléphone portable

A la maison, les écrans n’ont jamais été interdits. Je ne suis pas pour l’interdiction de quoi que ce soit, je pense qu’il existe toujours des alternatives et un juste milieu à trouver. Je me suis déjà exprimée sur les écrans chez les enfants dans cet article (qui  m’a d’ailleurs valu la chance de passer à la première radio de France^^) et mon avis n’a pas changé. Tout est question de parcimonie. Je travaille dans le web et mon chéri aussi, nous passons beaucoup de temps sur nos ordinateurs ou nos smartphones et j’imagine mal comment nous pourrions interdire toute forme d’écran à nos enfants. Libre à vous de décider ce que vous souhaitez faire mais soyez cohérent : n’interdisez pas à vos enfants de découvrir les nouvelles technologies si vous êtes constamment l’oeil rivé sur votre iPhone à surfer sur Instagram ou Facebook. Expliquez leur comment ça fonctionne, comment utiliser les écrans intelligemment et pourquoi c’est important des les consommer avec modération (iPad, jeux vidéos ou autre).

Sans nous en rendre compte, nous interagissons de moins en moins avec nos enfants parce que nous-mêmes sommes constamment le nez dans notre téléphone. Certes, l’être humain est capable de faire plusieurs choses en même temps mais personnellement, si je suis en train de checker mon feed instagram et que Martin me parle en même temps, je lui réponds vite fait sans même le regarder. Et cela me gène horriblement car j’ai envie d’être là à 100% pour lui.

Le soir, quand je rentre à la maison je ne regarde plus mon téléphone jusqu’au coucher de mes enfants (sauf si on m’appelle bien sûr). Cela me permet d’être concentrée uniquement sur eux et je vois bien que Martin se confie plus facilement et que nos échanges sont bien plus joyeux. Quant à moi, je suis beaucoup moins énervée car je ne me sens pas interrompue dans ce que je suis en train de faire… Bref, pour la paix des familles, ne checkez pas votre feed instagram toutes les deux minutes.

Se mettre à leur hauteur

Bon, il faut quand même que je vous dise un truc… je n’ai jamais vraiment aimé jouer avec mes enfants. Il faut dire que j’ai enfanté de deux spécimens masculins et que construire des vaisseaux Star Wars en LEGO ou jouer aux voitures, ça va  cinq minutes hein…. Mais comme je suis une maman aimante, j’essaie d’être à côté de Martin quand il joue, d’autant plus qu’il a longtemps été un enfant unique. J’ai remarqué que m’assoir par terre à côté de lui suffisait souvent à lui faire plaisir. Même si je ne suis pas forcément dans le jeu, me mettre à sa hauteur pour l’observer me permet de passer un moment agréable et doux avec lui. Je le fais désormais avec mes deux enfants et j’avoue que j’adore ça, je décompresse vraiment dans ces moments là. Mais ça ne marche que si l’on a rangé son téléphone !

Savoir lâcher la bride quand il faut

Loin de moi l’idée de vouloir donner des conseils en matière d’éducation mais je sais que je peux être très exigeante avec mes enfants, surtout avec Martin dont j’attends énormément qu’il gagne en autonomie. J’ai parfois du mal à lâcher prise quand notre organisation n’est pas au top et que tout ne se déroule pas comme prévu. Par exemple si je rentre le soir et que c’est le bazar partout, que Martin refuse de prendre son bain, qu’il a oublié son cahier à l’école…. Bref, des choses pas si graves mais qui désorganisent vite notre équilibre. En fait, j’ai réalisé que maintenant que j’avais deux enfants, aucune journée ne se passait vraiment comme prévu. Il y a toujours un petit truc qui vient vous mettre les bâtons dans les roues et il faut apprendre à vivre avec, tout simplement.

J’essaie vraiment de prendre du recul et de ne pas me mettre à hurler inutilement. Ce n’est pas simple car j’ai un caractère assez sanguin (ça doit être mon sang méditerranéen^^) mais est-ce que ça vaut le coup que tout le monde pleure à cause d’un cahier oublié ou d’un coucher plus tardif que d’habitude ? Non, nous sommes d’accord. Dans ces cas là je me dis que ça ira mieux demain et c’est souvent le cas !

Les faire participer aux tâches quotidiennes

C’est le point que j’aimerais vraiment développer avec mes enfants ces prochains mois. Martin a toujours eu un tempérament solitaire et je reconnais que je l’ai souvent laissé décider seul de ce qu’il avait envie de faire. Je l’ai un peu couvé, c’est le privilège des enfants uniques… J’aimerais bien le faire participer davantage aux petites choses de la vie quotidienne comme aller faire les courses avec moi (il déteste ça), m’aider à plier le linge, sortir prendre l’air avec moi… Ce sont des choses que je faisais moi-même avec mes parents et qui font partie de mes jolis souvenirs d’enfance, parce qu’ils m’ont permis d’avoir des repères et d’être en famille.

Martin n’a que 7 ans et le but n’est pas d’en faire un bon petit soldat mais je voudrais qu’il prenne conscience que ces petites tâches font partie de la vie et que cela nous permet aussi de passer du temps ensemble. Notre vie a longtemps été organisée en fonction de lui et de son emploi du temps à lui, j’aimerais lui apprendre désormais à s’adapter à ce qui l’entoure et à gagner en assurance, tout en restant près de lui.

Faire des projets en famille

Il ne s’agit pas forcément de prévoir un road-trip à l’autre bout du monde (néanmoins si vous pouvez vous le permettre, foncez !) mais d’évoquer la possibilité de faire des choses ensemble. Prévoir une sortie au cinéma pour le week-end, aller faire des courses pour faire un gâteau en ayant choisi la recette ensemble…. ce sont des petites choses qui nous rapprochent forcément de nos enfants.

Martin adore quand j’évoque le futur, surtout quand je lui dis que ce seront des moments passés en famille : des projets de vacances, une sortie, un week-end chez sa cousine… Ça suffit souvent à lui donner le smile pour un bon moment et cela l’aide vraiment à se projeter dans des moments agréables. Quant à moi, j’aime qu’il me pose des questions sur le programme, sur notre destination de vacances ou sur notre menu de dimanche midi.

Tous ces projets que l’on évoque ensemble, qu’ils soient réels ou imaginaires, nous rendent la vie plus douce et nous permettent de passer de jolis moments en famille.

Et vous, quelles sont vos astuces pour profiter de vos enfants au quotidien ?

PS : Toutes les photos de cet article sont signées Emilie Eychenne, une photographe toulousaine au talent FOU FOU FOU ! J’ai connu Emilie via son joli blog A way of travel mais pour découvrir l’intégralité de son travail, c’est sur son site pro que ça se passe.

Merci encore à Emilie pour ces très beaux portraits de famille, je les aime tellement ! ♡♡♡

 

 

Chère fatigue parentale…

posted by Anne 1 décembre 2017 41 Comments

Il y a dix ans, je n’avais pas encore d’enfant et je m’entends encore dire à quel point j’étais fatiguée. Je l’étais sans doute, je travaillais beaucoup à l’époque et je n’ai jamais eu un sommeil très réparateur. Mais j’avais cependant des moments de répit où je pouvais me consacrer du temps. Si j’avais su ce qui m’attendait dans les années futures j’aurais probablement fait des réserves de sommeil pour une vie entière, croyez-moi.

Aujourd’hui, les week-end d’hiver passés à faire du cocooning et manger des pâtisseries devant une bonne série TV me paraissent loin, très loin.

Aujourd’hui, les week-end passent à une vitesse folle et sont sans doute nos deux journées les plus chargées de la semaine. Une longue série de tâches à accomplir pour gérer nos enfants, checker les devoirs de Martin, l’accompagner à ses activités extra-scolaires et honorer les invitations aux anniversaires. Et au milieu de tout cela, bien sûr il reste l’ensemble des tâches ingrates auxquelles il faut bien se coller : la lessive, les courses et autres corvées dont personnellement je me passerais bien, comme tout le monde.

Mais…

Aujourd’hui, je suis plus heureuse qu’il y a dix ans parce que j’ai la chance d’avoir deux enfants que j’adore et que ma vie ressemble en tous points à l’idée de la famille idéale que je m’étais construite.

Mais…

Soyons claire : je suis mille fois plus fatiguée.

Ah, la fatigue parentale.

C’est une fatigue qui te tombe dessus à la minute où tu tiens ton test de grossesse positif dans ta main.

Une fatigue qui t’accompagne pendant 9 mois, parfois agrémentée de nausées et d’un sentiment d’inconfort extrême, voire même  d’insomnies de grossesse (ô joie).

Une fatigue qui t’assomme littéralement après ton accouchement et te poursuit volontiers pendant le post-partum. Post-partum qui ne durera « que » 3 ou 4 mois si tu as de la chance.

On te dira « dors quand ton nouveau-né dort parce que c’est le seul moyen de récupérer » mais encore faut-il que ton bébé dorme et que tu sois capable de dormir la journée, ce que personnellement je n’ai jamais pu faire.

On te dira qu’un bébé fait ses nuits au bout de 6 mois en moyenne, ce n’est pas tout à fait faux mais pas tout à fait vrai non plus.

J’ai personnellement enfanté de deux specimens ultra-résistants au sommeil et capables de tenir longtemps, très longtemps avant de dormir.

Mes enfants ne font pas partie de ceux qui jouent tranquillement et que tu retrouves endormis par terre. Mes enfants ne s’endorment pas partout, mes enfants s’endorment difficilement tous seuls.

Alors oui, nous sommes des parents qui dorment peu. Nous sommes des parents fatigués.

Depuis la naissance de Basile nous expérimentons les réveils multiples et systématiques toutes les nuits. Le réveil de 23h, le réveil de 2h, le réveil de 4h, le réveil de 5h (le pire !)… Des réveils qui s’expliquent parfois mais pas toujours, des réveils qui rendent impuissants, des réveils qui rendent fou.

La fatigue parentale est une fatigue qui rend fou, complètement zinzin.

Une fatigue qui te fait déambuler en mode zombie toute la journée au bureau.

Une fatigue qui te fait commencer toutes tes phrases par « excusez-moi pour le retard, en ce moment je suis un peu fatiguée vous savez…. »

Une fatigue qui te laisse le cerveau en bouillie.

Une fatigue qui t’oblige à lâcher prise.

Ah, le lâcher-prise. Pas facile d’accepter que le monde tourne sans nous, n’est-ce pas ? Pas facile d’accepter qu’on ne peut pas être partout à la fois : amie, épouse, collègue de travail et maman parfaite. Pas facile de repousser ses projets à plus tard parce que non, en ce moment je suis trop fatiguée pour bâtir quoi que ce soit et poser la moindre fondation.

Parce que ma fondation, justement, ce sont mes enfants et qu’ils restent ma priorité, ils le seront toujours.

Et surtout, surtout : ça va passer. Un jour mon bébé fera ses nuits et s’endormira tout seul.

Hier ma voisine me l’a rappelée quand je l’ai croisée dans l’escalier. Elle a vu ma tête après une semaine en tant que maman solo et m’a dit de sa voix si réconfortante : « courage, ça dure 3 ans ».

Sur ce, bon week-end de décembre que je vous souhaite à tous, plus reposant que le mien 😀

 

 

Puériculture : ce que j’ai VRAIMENT utilisé pour mon bébé

posted by Anne 22 novembre 2017 50 Comments

Quand on s’apprête à devenir parents, on se retrouve bien souvent noyés par un trop plein d’informations. Quelle poussette choisir ? Faut-il acheter un stérilisateur pour les biberons ? Doit-on acheter le transat dernier cri ? Etc etc…

Je l’avais déjà écrit dans cet article, mais quand j’étais enceinte de Martin, j’avais assez mal vécu tous les (faux) conseils me parvenant de toutes parts, aussi bien des sites spécialisés que des médias voire même (et surtout !) de mon entourage. La vérité, c’est que tout le monde y va de son petit conseil pour vous dire ce que vous devez ABSOLUMENT acheter pour l’arrivée de votre bébé, avant même que vous n’ayez vraiment réalisé ce qui vous arrive. C’est vraiment très dur de faire le tri parmi la masse d’informations, d’autant plus que votre choix final doit dépendre de votre mode de vie, de vos besoins mais aussi de votre budget. Il est vrai que la CAF verse généralement une prime de naissance aux futurs parents (sauf si vous dépassez le plafond de ressources) mais celle-ci ne suffit pas toujours à couvrir tous les frais générés par l’arrivée d’un premier bébé à la maison.

Alors évidemment, il y a des achats auxquels vous ne pourrez échapper comme le lit bébé, le siège-auto, les biberons si vous n’allaitez pas, la poussette (et encore, je connais des parents adeptes du portage qui s’en passent volontiers)… Mais sinon, il y a plein d’autres choses qu’on essaie de vous vendre comme des indispensables alors que ça ne l’est pas vraiment. Là encore, tout va dépendre de vos besoins et de vos envies mais aussi de votre bébé. Et justement, c’est difficile de savoir à l’avance ce qui va plaire à votre bébé ou non !

Mon meilleur exemple ? Pour Martin, le transat faisait clairement partie de mes indispensables, je n’aurais pas pu m’en passer. Tellement pratique pour poser bébé après son biberon ou pendant ses temps d’éveil. Nous avions à l’époque acheté le transat Up & Down de BEABA que nous trouvions génial et Martin adorait y rester. Il s’endormait même dedans ! Avec Basile, le transat a passé 6 mois dans un coin du salon sans jamais servir, il n’a jamais daigné y rester plus de quelques minutes sans pleurer… Il préférait mes bras et surtout l’écharpe de portage !

Moralité, un bébé ne fait pas l’autre et ce qui peut sembler essentiel pour l’un sera peut-être inutile pour l’autre…

Et des exemples comme ça j’en ai plein !

Avec le temps et l’expérience de deux enfants (et seulement deux) j’ai donc appris à reconnaître mes indispensables en matière de puériculture. Vous l’avez compris, le transat n’en fait plus partie mais il s’agit là d’un avis tout personnel… Voici ce qui m’a été réellement indispensable et de manière commune pour mes deux enfants :

Des pyjamas qui s’enfilent facilement*

Au début, vous allez changer votre bébé au minimim 6 ou 7 fois par jour… y compris la nuit ! Et la nuit, avez-vous envie de vous battre avec 12 0000 boutons de pressions de pyjama à fermer ? Moi non ! Je vous conseille donc d’investir dans des pyjamas pratiques à enfiler, si possible sans bouton de pression. Je vous l’accorde, ils sont difficiles à trouver dans le commerce, ce qui est une totale aberration !

Quelques semaines avant la naissance de Basile, j’ai reçu un mail de la marque Comète Paris me demandant de tester sa nouvelle gamme de pyjamas bébé conçus « pour la vraie vie ». Il n’y a aucun bouton de pression sur les pyjamas Comète mais une simple fermeture éclair. Vous pouvez également choisir de laisser les pieds de bébé à l’air ou non, pratique quand bébé commence à se mettre debout. Pour ne rien gâcher, les pyjamas Comète Paris sont en coton bio et d’une qualité irréprochable.

J’avais tellement aimé le modèle « tipis » que j’avais reçu pour la naissance de Basile que j’ai acheté cette semaine le dernier modèle « escargots » qui est le fruit d’une collaboration entre Minireyve et Comète. C’est vous dire si je suis convaincue par ce produit.

Basile dans son pyjama « Tipis ». il avait 2 mois… ça passe tellement vite ! 

Le modèle escargots imaginé par Eve du blog Minireyve 

Un commode avec un plan à langer stable et pratique

Pour la chambre de Martin, il y a 7 ans, nous avions acheté une commode avec un plan à langer sur le Bon Coin (marque Sauthon). Je l’adorais pour sa stabilité et sa capacité de rangement mais je dois bien admettre qu’elle prenait une place folle dans sa petite chambre. J’adore le fait de pouvoir ranger les vêtements SOUS le plan à langer donc pour moi, la commode s’avère vraiment pratique. Au moins, on a tous les vêtements de bébé à portée de main quand on pose bébé sur sa table à langer, cela évite de devoir tout préparer à l’avance. Mais je vous l’accorde, il faut un peu de place (ce que tout le monde n’a pas) et ce n’est pas le même budget qu’un simple plan à langer. Je sais que beaucoup n’aiment pas les commodes à cause des tiroirs qui peuvent être dangereux une fois que les enfants grandissent (attention aux doigts !) mais personnellement, pour moi c’est un indispensable dont je ne pourrais me passer.

Toutes les affaires de mes deux bébés ont tenu dans une commode : vêtements, langes, linge de lit et produits de soins sur le plan à langer. Pouvoir tout regrouper au même endroit est essentiel pour moi qui ai tendance à vite me disperser.

Pour la naissance de Basile, j’avais cherché pendant des mois une commode avec un plan à langer installé dans la longueur de la commode et non pas de face comme c’est le cas pour la plupart des commodes vendues avec plan. J’ai fini par jeter mon dévolu sur la commode de la marque norvégienne STOKKE, ce que je ne regrette absolument pas même si elle nous a coûté un bras ! Pour moi ce meuble est un must : grande capacité de rangement, solidité, petit format, gain de place et joli design. On voit bien que la marque attache une grande importance à fabriquer des meubles qui répondent parfaitement aux besoins des parents, durables et attrayants !

Contrairement à ce que la photo laisse penser, je ne laisse jamais mon bébé tout seul sur son plan à langer, je préfère le préciser !

Une chaise haute stable (et qui se nettoie facilement…)*

A partir du moment où bébé sait s’assoir tout seul et commence à manger des purées, la chaise haute devient indispensable ! Pour Martin, nous avions la chaise Marcel, un modèle culte de chez Combelle mais que je ne trouvais pas très pratique. En effet, je ne la trouve pas suffisamment ajustée et je trouve qu’elle ne maintient pas assez les enfants en position assise, ils ont tendance à balloter un peu et ça ne me sécurisait pas du tout.

J’avais dans l’idée d’acheter une chaise haute basique chez Ikea au rapport qualité-prix totalement imbattable mais la marque STOKKE m’a proposé de tester la chaise Tripp Trapp qui a pour principe d’être évolutive. Elle peut convenir dès la naissance avec le set nouveau-né puis à partir de 6 mois avec le kit chaise haute. Ensuite on peut s’en servir également pour les grands enfants et même les adultes (en dépannage). C’est un peu cher à l’achat, certes, disons que tous les kits mis bout à bout représentent un certain budget mais c’est un super investissement. Nous n’avons volontairement pas commandé le plateau en plastique qui s’accroche sur la chaise, je trouve qu’il prend de la place et j’aime autant me servir de ma table de cuisine. En tout cas, Basile adore participer à nos repas.

Un sac à langer adapté à votre mode de vie

Ahhhh la quête du fameux sac à langer… Parfois la quête du graal pour certaines ! Pour Martin, j’avais utilisé un sac à langer bleu marine avec un gros nounours bleu pastel que m’avait gentiment donné ma belle-soeur. Je l’adorais, il était tellement pratique ! Mais pas forcément très stylé si vous voyez ce que je veux dire (because le nounours bleu, justement). Comme il fallait que je me rachète un sac à langer, mon ancien étant vraiment usé, j’avais en tête d’investir dans un modèle vraiment joli et adapté à mon mode de vie parisien et très citadin.

J’avais en tête ce post de Mathilde Lacombe qui présentait le sac Josefina comme un essentiel pour elle. Et là COUP DE COEUR absolu, j’ai mis beaucoup de temps avant de craquer car il représente un budget conséquent mais je ne regrette absolument pas mon achat, d’autant plus que je l’ai acheté d’occasion sur le Bon Coin alors qu’il n’avait quasiment pas servi. J’ai choisi le modèle moyen qui me suffit pour mes courtes virées parisiennes. Je peux y glisser deux biberons, le lait de Basile, quelques couches, mon téléphone, des lingettes, mon porte-monnaie…. bref, tout le nécessaire pour changer un bébé en plus de mes propres affaires.

Egalement sur les conseils de Mathilde, j’ai opté pour un tapis de change Nappie en cuir synthétique qui se nettoie d’un coup d’éponge. Car les tapis en tissu sont chouettes mais il faut les laver souvent et franchement, si on peut s’éviter une corvée supplémentaire… J’ai choisi la version mini en bleu marine.

Quand je sors me promener avec la poussette, le Josefina me sert de sac à mains, je n’emmène pas d’autre sac. Mais surtout, je me sens en confiance car il ne ressemble pas trop pas à un sac à langer… On dira ce qu’on veut mais c’est un détail important quand on aime la mode comme moi !

Des langes, des langes, des langes

Et pour finir, les langes…. Clairement, ils sont indispensables si comme moi, vous avez eu la chance d’avoir un bébé RGO qui régurgite à longueur de journée. Pour Martin, j’en avais acheté des tonnes qui ne m’avaient jamais servi donc pour Basile j’en avais acheté seulement quelques uns, au cas où… Autant vous dire que j’ai vite passé commande pour faire du stock tellement ils m’ont été utiles.

Comme beaucoup de blogueuses, mes langes préférés viennent de chez Aden + Anais, particulièrement pour les langes en grand format que je trouve très très doux, c’est incomparable ! A la naissance de Basile, j’avais complètement craqué pour la collection métallique dorée.

Pour les petits formats, je suis une fan absolue des mini langes carrés Annabel Kern, tellement mignons avec le petit pompon et qui peuvent servir de doudou grâce à leur format mini. C’est vraiment un must pour moi, d’ailleurs ils sont souvent en rupture de stock…

Et maintenant que Basile est plus grand et qu’il fait ses dents, je lui enfile des bandanas autour du cou, c’est quand même drôlement pratique ces machins là !

 

Une petite baignoire en plastique pliante

 Pour Martin, nous avions acheté une énooooorme baignoire qui prenait toute la place dans la salle de bain. A l’époque, nous ne savions pas qu’il existait des baignoires pliantes (ou peut-être que ça n’existait pas encore, allez savoir !). En tout cas, pour Basile nous avons opté pour la baignoire STOKKE Flexi Bath qui a donc l’énorme avantage de se plier à plat et de pouvoir se ranger sur le bord de la baignoire, contre un mur ou dans le placard à la sortie du bain. Nous l’avons également transportée partout cet été puisqu’elle se glisse facilement dans le coffre de la voiture !
Là encore, c’est un super achat que je ne regrette absolument pas !
 

Une écharpe de portage ou un porte-bébé

Même si vous investissez dans une bonne poussette, vous aurez tôt ou tard besoin d’un porte-bébé ou d’une écharpe de portage pour voyager, prendre les transports en commun ou porter un bébé qui souffre d’un reflux.

Bien sûr, vous pouvez faire sans (comme pour tout le reste d’ailleurs !) mais sans écharpe de portage, je ne sais pas comment j’aurais fait les premiers mois ! Je me sers également beaucoup de mon porte-bébé Ergobaby pour des plus longues distances ou quand je dois m’absenter longtemps.

Pour en savoir plus, vous pouvez lire ou relire mon article consacré au portage  

Et vous, quels sont vos indispensables bébé ?

les produits cités suivis d’un astérisque * sont des produits offerts