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Chroniques de maman

Mode enfant : pourquoi je privilégie le confort (+ sélection shopping d’automne)

posted by Anne 17 octobre 2017 52 Comments

Body Moumout, collants Collegien 

Il y a 6 ans, j’écrivais ce billet dans lequel j’expliquais que je ne comprenais pas pourquoi les marques tenaient tant à ce que nous habillions nos bébés ou nos enfants comme des adultes miniatures. Force est de constater que 6 ans plus tard, les choses n’ont pas beaucoup changé, du moins chez certaines enseignes qui s’obstinent à proposer des fringues anti-confort, surtout pour les bébés : des polos avec des cols étroits, des jeans raides avec des gros boutons, des chemises qui se froissent en deux secondes, des chaussons rigides en taille naissance, des gros pulls avec des capuches pour des bébés qui ne tiennent pas encore assis etc etc… La liste des aberrations est longue ! (et elles sont toutes dans l’article sus-cité).

Que l’on me comprenne bien, j’adore les fringues, suivre les tendances reste un plaisir même quand il s’agit de mes enfants mais je m’interroge encore : pourquoi fabriquer des jeans en taille 3 mois ? Quel bébé mérite d’être habillé avec une toile aussi raide (et froide en hiver) et qui lui comprime le ventre ?

Pourquoi vouloir à tout prix vêtir nos enfants comme des adultes miniatures ? Plus tard, ils auront largement le temps de porter des jeans slim dans lequels ils ne pourront pas bouger et des chemises qu’ils devront repasser !

Je ne pensais pas réécrire un article sur le sujet un jour mais il s’avère que pour la naissance de Basile, j’ai reçu une quantité de petits vêtements très mignons mais totalement inconfortables pour un bébé. Moralité, il ne les a jamais portés ! Je n’imaginais pas une seconde lui faire porter un jean alors qu’il dormait une bonne partie de la journée, des sweats à capuche ou des chaussures en plastique toutes raides alors qu’il ne savait pas se tenir debout. Je me répète mais pour moi c’est tellement évident que je m’étonne de voir encore toutes ces choses en boutique !

Il y a 6 ans, j’avais aussi été effarée de voir que peu de marques proposent de la layette en laine pour les bébés (on en trouve chez Petit Bateau, Monoprix, Cyrillus mais ce sont des marques assez chères). Chez Obaïdi, Tape à L’oeil ou encore Z, la plupart des gilets vendus en taille naissance sont composés majoritairement de coton ou de matières synthétiques, vraiment pas top pour nos petits bouts qui naissent en hiver comme ce fut le cas pour mes deux garçons !

Une chose est sûre, en 7 ans de pratique j’ai appris quelques bonnes leçons :

  • Mes enfants ne portent pas de jean. Ne pas en mettre à un bébé est pour moi une évidence, ils ont besoin de porter des vêtements souples et confortables qui n’entravent pas leur liberté de mouvement. Quant à Martin, il a bientôt 7 ans et il refuse d’en porter. Il a toujours détesté la rigidité de cette toile qui l’empêche de vivre sa vie !
  • Je mets donc le budget minimum dans les pantalons. Les pantalons chino ou en toile étant moins résistants, je suis obligée de les remplacer souvent (bonjour les trous !). Je trouve mon bonheur chez Zara pour Martin où j’achète souvent un même modèle en trois couleurs. notamment celui-ci. La marque est l’une des seules à proposer des alternatives aux jeans qui ne soient pas non plus des joggings. Pour Basile, je shoppe ses leggings chez Zara, Poudre Organic, Moumout ou je le laisse simplement en collants. Je rajoute parfois un bloomer quand j’ai envie de m’amuser un peu mais je veille vraiment à son confort !
  • Pas de chaussons rigides sur un bébé qui ne tient pas encore debout. On laisse le bébé vivre sa vie en chaussettes ou on lui tricote des chaussons en laine souples pour l’hiver.
  • On n’achète pas 50 tee-shirts en taille 3, 6 ou 12 mois même s’ils sont trop mignons ! Les bébés passent les deux premières années de leur vie en body donc on investit plutôt dans des jolis bodies habillés chez Studio Bohème Paris (ma marque chouchou, je vous en reparlerai <3)
  • Pas de grosse capuche sur les gilets, pulls ou sweats des bébés qui ne tiennent pas encore assis. Je trouve que la capuche gène dans la position allongée, ce n’est pas pratique.
  • Investir dans plusieurs bonnets pour l’hiver car on finit toujours par les perdre.
  • Idem pour les tours de cou !
  • On ne multiplie pas les manteaux, on investit dans une bonne parka. Je préfère la grosse doudoune au manteau. Au moins la doudoune est imperméable, on la choisit impérativement avec une capuche car les enfants n’ont quasi jamais de parapluie. Ce n’est pas vrai que le manteau est plus joli, on peut être très chic en parka, si si !
  • On choisit plutôt un manteau en laine tricoté ou un burnou pour les bébés qui ne savent pas marcher, les manteaux sont trop raides et les petits ne peuvent plus bouger dans leur poussette.
  • Quand ils vont à l’école, on privilégie les sweats ou les pulls plutôt que les gilets. Car un gilet ça s’enlève et ÇA SE PERD (3 gilets perdus par Martin à l’école depuis la rentrée !). On met bien sûr un maillot de corps en dessous pour pouvoir enlever son pull en cas de coup de chaud.
  • L’hiver, on met le prix dans une ou deux bonnes paires de chaussures EN CUIR, baskets ou bottines. A chaque fois que j’ai dérogé à cette règle, Martin a eu mal aux pieds et les chaussures se sont usées très vite ! Chez nous, on est plutôt baskets, Veja, Nike ou Vans ont nos préférences quand il s’agit de chausser les kids.

Ainsi est ma vision de la mode enfants ! Je ne prétend pas qu’elle est idéale, il m’arrive encore de faire des erreurs d’achats ou de craquer pour des pièces magnifiques même si elles sont peu pratiques. Mais les points que j’ai cités sont vraiment essentiels pour moi et j’essaie de m’y tenir. Votre avis sera peut-être différent du mien, n’hésitez pas à partager votre point de vue, vos astuces ou vos conseils dans les commentaires 🙂

Et pour finir, je vous ai préparé une sélection shopping de mes pièces coups de coeur pour cet automne. Elle est 100% garçon (désolée les mamans de petites filles) mais concoctée avec amour. Il y a d’ailleurs quelques pièces que j’ai déjà achetées pour mes loustics au début de la saison, impatiente que j’étais de passer en mode automne ! J’espère que ça vous plaira !

   
 
 
 
 
 
 
 
 

 

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Les 9 commandements du jeune parent

posted by Anne 6 octobre 2017 16 Comments

Vieille photo qui date de cet été… Basile a l’air de ne pas avoir de cou mais je l’adore ! 

Avant la naissance de ta progéniture, des réserves de sommeil tu feras. Car une fois qu’il sera là, la grasse matinée tu oublieras. Ne crois JAMAIS ces parents qui te diront : « mon enfant dort 12 heures d’affilée ! ». 99% des parents mentent. Peut-être que toi aussi tu mentiras (un peu).

Dès l’âge de 6 mois, un body de couleur blanche tu n’achèteras pas. Car jamais blanc il ne restera. Ta cuisine avant chaque repas de bébé tu bâcheras.

Un abonnement chez le pédiatre tu prendras. Et des milliers d’euros à la pharmacie tu dépenseras. Des choses étranges tu achèteras, comme un mouche-bébé électrique dernier cri, une collection de thermomètres dont aucun ne donnera jamais la même température, des suppositoires dont tu avais oublié l’existence depuis ta plus tendre enfance. Tout cet attirail trainera sans doute sur le plan de travail de ta cuisine, pendant 2 ans au moins.

Du courage il te faudra, car des nez qui coulent vert et du vomi souvent tu épongeras. Surtout si comme moi, ton bébé a un RGO. Et des vitamines chaque matin tu prendras sinon tous les microbes de la crèche tu attraperas !

En retard, souvent tu seras. Une couche à changer en dernière minute, un biberon réclamé au moment de partir, une sieste qui dure, qui dure… Le lâcher-prise tu apprendras ! Et tu verras, ça fait du bien ! Avec un bébé tu as le droit d’être en retard, c’est comme ça. N’hésite pas à exploiter cette excuse jusqu’au 7 ans de ton bébé, ça fonctionne toujours.

Ta maison, plus jamais parfaitement rangée ne sera, même si comme moi, tu es super maniaque. Mais pleine de vie elle sera, remplie d’éclats de rire et de cris en tous genres. Chez toi, on trouvera quelques biberons sur la cheminée ou derrière le canapé (oui c’est étrange), des embouts de pipettes de sérum abandonnés, des tétines cachées sous le tapis du salon.

Tu ne liras plus jamais les faits divers qui parlent d’enfants de la même façon. Ils te seront encore plus insupportables. Tu penseras à la petite Maëlys avant de t’endormir, en te demandant où elle peut bien être, si elle souffre, et ses parents ? Où sont-ils, que font-ils ? Ils sont probablement en train de mourir à petit feu.

Très émotif tu deviendras. Chaque progrès que fera ton bébé te surprendra, que tu aies 1,2,3 ou 4 enfants. Quand il fera ses premiers pas tu pleureras de joie. Et quand il pleurera de douleur, tu auras l’impression que l’on te transperce le coeur. D’ailleurs ton coeur ne t’appartient plus, tu le lui as donné en entier.

« It’s your heart running around outside your body », disait Steve Jobs.

Découragé parfois tu seras, face à l’immense responsabilité de la tâche qui t’attend. Mais tu seras tellement fier et heureux de regarder ton enfant grandir. De toute ta vie, c’est le plus beau spectacle auquel tu assisteras.

PS : Merci du fond du coeur pour tous vos commentaires laissés sous mon dernier billet ! Sachez que je lis TOUT avec la plus grande attention ! Je n’ai pas eu le temps de répondre à tout le monde, ces derniers jours le temps m’a manqué mais sachez que même après dix ans de blog je suis toujours aussi touchée par votre bienveillance et votre fidélité ! Bref, merci <3

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Passer de un à deux enfants, ça change quoi ?

posted by Anne 28 septembre 2017 36 Comments

Noeud pap’ de Basile offert par Oh George !

Il est coutume de dire que le plus dur est de passer de l’état de couple (frais et dispo) à celui de jeunes parents (fatigués et débordés^^) mais on parle très rarement de l’arrivée du petit deuxième, comme si cela ne changeait rien. Alors comment vous dire… Quand on est déjà les heureux parents d’un petit bambin, bien sûr on est déjà rodés sur pas mal de trucs et la parentalité n’est plus quelque chose qui nous fait peur. On sait déjà que l’on va devoir rempiler avec les nuits découpées en morceaux, au moins deux ans de couches-biberons et autant de contraintes liées à l’arrivée d’un nouveau-né. Ce à quoi on s’attend moins, c’est la tornade de fatigue qui s’annonce mais aussi cette énorme vague de bonheur qui envahit toute la petite famille !

Vous le savez, mes enfants ont six ans d’écart car nous avons attendu longtemps avant de donner un petit-frère à Martin. Et pour cause, nous avions vu tellement de copains galérer avant nous avec leurs enfants que nous avions décidé d’attendre un peu, histoire d’être bien reposés avant de songer au petit deuxième^^. Blague à part, la naissance de Martin nous avait comblés et la vie nous a menés vers d’autres projets, une création d’entreprise, un achat d’appartement, des travaux… Des étapes à chaque fois très prenantes qui ont sans doute retardé l’agrandissement de notre famille. C’est un choix très personnel et assumé que nous ne regrettons pas, avoir un enfant reste une expérience merveilleuse mais il faut être prêt et surtout avoir envie de vivre cette folle aventure !

Bref, vous l’aurez compris, l’arrivée de notre Basile Joli Coeur a provoqué un petit cataclysme dans notre quotidien bien organisé ! Les premiers mois n’ont pas été faciles pour nous dans la mesure où notre bébé souffrait d’un reflux assez important. Avec des pleurs quasi constant et un sommeil chaotique, sa présence nous a demandé une vigilance constante et a monopolisé toute notre énergie. A la fin de mon congé parental, je n’avais clairement plus de jus ! Et pourtant, je ne me suis jamais sentie aussi sereine et épanouie, être maman est enfin devenu quelque chose de naturel pour moi et surtout, la naissance de Basile a provoqué chez nous un débordement d’amour ! Martin est tellement heureux d’avoir un petit frère et quand j’observe leurs tendres moments de complicité je me dis que c’était écrit, que c’est ainsi que notre vie devait être, nous 4 réunis et pas autrement.

A l’heure des 7 mois de Basile, il est temps de faire le petit bilan de tout ce que son arrivée est venue chambouler chez nous !

Je tiens un pressing à domicile

Avec deux enfants dont un qui régurgite 4 ou 5 fois par jour, la machine à laver tourne à plein régime. J’ai bien évidemment investi dans un stock de bodies vendus par lot chez H&M mais malgré tout, je fais une machine par jour en moyenne, parfois plus le week-end. Je suis tellement mais alors TELLEMENT contente d’avoir un sèche-linge, cela m’évite d’avoir du linge qui pend partout dans l’appartement. Le hic, c’est qu’ensuite il faut faire des petites piles et tout ranger dans les armoires. Parfois je me sens dépassée et j’ai l’impression de ne faire que ça tellement ça me prend du temps ! Il m’est même arrivé d’en faire des cauchemars la nuit, je rêvais que je mourrais étouffée sous une pile de vêtements. Mais comment font les familles avec 3, 4 enfants ou plus ?

Je fais mon TOUT mon shopping en ligne (et j’ai affirmé mon style casual et minimaliste)

J’ai toujours beaucoup commandé en ligne, notamment les courses et autres produits de la vie courante mais en ce qui concerne les fringues, je me gardais le luxe de pouvoir faire les boutiques. C’est quelque chose que j’ai toujours aimé faire. Je n’ai malheureusement plus beaucoup le temps de faire les magasins mais à force de faire mes achats en ligne, je m’aperçois qu’il y a vraiment plein d’avantages. D’abord la possibilité de pouvoir essayer tranquillement chez soi, de réfléchir et de renvoyer la commande si nécessaire. Je me rends compte qu’en faisant cela je fais beaucoup moins d’achats compulsifs et j’achète uniquement ce dont j’ai besoin. Un vrai gain de temps mais aussi une manière de consommer « moins mais mieux ».

Pour gagner encore plus de temps et arrêter de me prendre la tête, je n’achète que des choses qui me vont, parmi mes marques préférées (Sézane et Des Petits Hauts <3). Mes looks sont plus ou moins toujours les mêmes, à savoir un jean slim, une chemise boyfriend et un blazer ou un pull en fine maille un peu raffiné, et bien sûr des chaussures plates car je vais au boulot à pieds. A 36 ans, je sais enfin quel style me va, je n’ai plus cette impression de me chercher sur le plan vestimentaire et c’est une vraie libération !

J’ai appris à m’organiser, moi qui détestais ça !

J’ai toujours eu une excellente mémoire et je n’ai jamais ressenti le besoin de tenir un agenda. J’ai une vie plutôt routinière avec un emploi du temps qui change peu, je me contentais donc de griffonner les dates de rendez-vous importants (médecins, école…) sur un papier que j’accrochais sur le frigo. Mais avec deux enfants, un manque cruel de sommeil… Ma mémoire a fini par me jouer des tours et j’ai commencé à perdre le nord ! Après deux ou trois rendez-vous manqués cet été je me suis dit qu’il était plus que temps de me comporter en adulte et de m’organiser. Comme j’ai toujours mon iPhone à portée de main, jai fini par télécharger l’appli Google Agenda que je mets à jour scrupuleusement dès qu’un rendez-vous se présente et je programme des rappels pour ne rien oublier.

J’étais également une phobique des « to do list » qui ont tendance à me stresser plus qu’autre chose mais là encore, je n’avais plus le choix ! Deux enfants, deux fois plus de rendez-vous et de choses à penser, il fallait que ça change ! J’utilise l’appli Minimalist qui est très simple et porte bien son nom. Je la remplis et l’efface au fur et à mesure et j’éprouve une grande satisfaction à chaque fois qu’elle diminue. J’avoue que cela m’aide énormément à structurer mon esprit et a beaucoup apaisé cette sensation (parfois fausse) que j’avais d’être débordée.

Bref, je n’ai pas inventé la poudre et cette organisation est une évidence pour beaucoup de gens mais pour moi c’est quelque chose de nouveau qui m’a demandé quelques efforts au départ.

Je ne suis plus jamais seule

Avec deux enfants dont un bébé de surcroît, les moments où je peux être seule sont devenus rares voire inexistants. Mon objectif de ces prochaines semaines et de réussir à me dégager du temps pour moi, notamment pour faire du sport. J’aimerais tenter le yoga ou une autre activité douce et relaxante. Pour l’instant, j’ai encore du mal à laisser mon chéri gérer nos deux enfants sans culpabiliser et surtout à me séparer d’eux. C’est normal, Basile est encore tout petit et j’ai envie d’en profiter à fond !

On aimerait également mettre en place une sortie en amoureux par mois. Avec Martin, nous avions plus de temps à deux mais avec l’arrivée de Basile, c’est devenu difficile de se retrouver. Cette fois j’ai envie d’accorder une place privilégiée à mon couple car il est précieux, c’est notre socle et la base de notre équilibre.

Plus de place pour la procrastination

Deux enfants dont un bébé, ça demande une énergie folle et une disponibilité constante ! Les miens ont un grand écart d’âge et donc pas du tout les mêmes besoins au même moment. Le petit réclame son biberon, une 1/2h après c’est le grand qui crie « j’ai faim »… Et c’est toujours quand j’ai le nez dans une couche pleine que Martin trouve que c’est le moment idéal pour me montrer sa dernière oeuvre artistique. J’ai donc du apprendre à jongler au fil des mois pendant mon congé parental et inventer plein de petites astuces pour réussir à leur donner le bain en même temps, caler leurs horaires de repas, installer des moments de complicité tous ensemble. C’est pas facile mais c’est possible !

Le plus difficile fut les semaines qui ont suivi mon accouchement, notre rythme à la maison était complètement chamboulé et destructuré ! Nous étions tellement sous l’eau qu’il nous est arrivé de coucher l’ainé à 22h, tellement on ne voyait plus le temps passer… Maintenant que Basile a 7 mois, je suis soulagée de voir que nous avons enfin trouvé un rythme acceptable et régulier, que nous arrivons enfin à switcher facilement entre nos deux enfants et consacrer du temps de qualité à chacun d’eux.

J’aurais juste aimé savoir que jouer au ping pong entre ses deux enfants et quelque chose de NORMAL et que le rythme met du temps à se mettre en place. Cette sensation de patauger les premiers mois m’a été très désagréable à vivre, surtout quand on est une perfectionniste comme moi ! Ce qui m’amène d’ailleurs au point suivant…

Apprendre à lâcher prise

Si j’aime que tout soit carré, avoir une maison rangée et la plus minimaliste possible, je dois reconnaître que j’ai du lâcher prise ces derniers temps. J’ai eu du mal à accepter de voir le bordel dans mon salon, les fringues qui trainaient partout, les biberons qui s’accumulaient dans l’évier (malgré la présence du lave-vaisselle… ). Je ne me reconnaissais plus, j’avais l’impression d’être totalement négligée et de me laisser aller pour tout ! Et puis un matin, j’en ai eu marre de ranger ce doudou et ce sabre laser pour la 1000ème fois, j’ai expliqué à Martin qu’il allait devoir apprendre à ranger ses jouets et nous aider un peu. J’ai réalisé qu’on ne l’avait jamais vraiment guidé vers l’autonomie. Nous ne l’avions pas vu grandir et cette étape a été un vrai déclic pour nous, nous avons modifié notre manière de faire en l’accompagnant doucement vers davantage de responsabilités (de son âge bien sûr) et je pense que cela l’a aidé à trouver sa place en tant que grand-frère.

J’ai la chance d’avoir un homme qui accomplit les tâches domestiques le plus naturellement du monde (malgré son emploi du temps chargé) et de toute évidence, pouvoir se reposer sur l’autre est salvateur. Pendant des mois, nous avons à peine cuisiné, moi qui adorais ça ! Depuis quelques semaines, je recommence à cuisiner des petits plats simples et rapides avec plaisir et c’est un véritable soulagement, j’ai l’impression que notre équilibre se met en place peu à peu. Mon conseil est de vraiment lâcher prise pendant quelques temps, de ne pas s’épuiser à vouloir trouver un rythme régulier car c’est tout bonnement impossible. La patience viendra à bout de tous ces chamboulements, soyez en sûre.

Du bonheur X 2 et le coeur au bord de l’implosion

Devenir maman une seconde fois m’a totalement comblée. On m’avait dit que le coeur était extensible à l’infini, je n’en avais jamais douté mais j’étais loin d’imaginer que je ressentirais un élan d’amour aussi puissant pour mes enfants ! C’est parfois si fort que cela me fait mal. Mes enfants me portent, ils sont mon oxygène et ma raison de vivre. Chacune de leur naissance m’a aidée à m’affirmer un peu plus, m’a donné l’envie d’entreprendre de nouvelles choses, de créer… Ils m’inspirent énormément. Je l’ai déjà écrit ici, les enfants font de nous des personnes encore meilleures. Je cours tout le temps, je suis en équilibre sur un fil, je ne dors pas beaucoup, c’est vrai, mais ma famille est vraiment mon moteur !

 

 

 

 

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Tout ce que le congé parental m’a appris

posted by Anne 12 septembre 2017 41 Comments

Voilà plusieurs semaines que ce billet mûrit doucement dans ma tête et pourtant, j’ai eu un mal fou à m’installer devant cet ordinateur pour l’écrire. Cette fois, les mots ne me viennent pas facilement. Pire, j’ai un mal fou à mettre de l’ordre dans mes idées, comme si mon cerveau n’était plus capable de fonctionner autrement qu’en mode « maman » totalement dévouée à sa progéniture. Ces derniers mois de maternage intensif m’ont mis la tête à l’envers, ils ont profondément modifié ma manière de penser et d’appréhender le monde qui m’entoure. Ils m’ont poussée dans mes retranchements. Maintenant je peux vous le dire, je suis passée à deux doigts du burn-out parental. Je l’ai vu me guetter d’un peu trop près, sournois et silencieux, attendre la moindre faille de ma part pour me tomber dessus. Et c’est avec un soulagement certain que j’ai repris le chemin du travail et en quelque sorte, ma liberté de femme.

Ne vous méprenez pas, je ne suis pas « tombée de haut ». Après la naissance de Basile en février dernier, j’ai choisi en toute connaissance de cause de prendre quelques mois de congé parental, comme je l’avais fait il y a 6 ans pour Martin. Je l’avais déjà vécu une fois, je savais que ce serait difficile, avec des hauts et des bas comme le veut l’histoire de la vie. Pour autant, je suis convaincue d’avoir fait le bon choix et je ne regrette rien. Je considère que pouvoir me consacrer à mon bébé les six premiers mois de sa vie fut une énorme chance pour moi. Je dis bien « pour moi », car je ne sais pas dans quelle mesure la présence en continu de la maman peut influer sur le développement ou le bien-être de son bébé. D’autant plus que j’ai fait le choix de ne pas allaiter. Je n’ai aucune connaissance scientifique en la matière et ne m’aventurerai certainement pas à tirer des conclusions sur la nécessité de rester auprès de son bébé en sachant que ce n’est pas toujours possible. Un bébé a besoin il me semble d’être rassuré, nourri, changé, protégé, mais j’ai bien conscience que n’importe quelle personne bienveillante aurait pu se substituer à ma présence.

Je l’ai déjà écrit ici, ces parenthèses dans nos vies sont des moments précieux qu’il faut chérir et je suis heureuse d’avoir pu être là à chaque étape marquante de la vie de Basile : ses premiers sourires, sa première dent, ses premiers chagrins, son premier rhume. Je l’ai porté, câliné plus que de raison, je me suis tellement shootée à son odeur que le sevrage en est douloureux. J’étais là aussi pour l’année de CP de Martin, la fameuse, celle où tout change. J’étais là à 16h30 devant la grille de l’école avec ma poussette, me demandant parfois si tout cela était réel, tant cette image de maman sur tous les fronts ne m’avait jamais ressemblée. J’étais là pour suivre ses devoirs et l’écouter me raconter ses histoires. J’étais là aussi pour les sorties scolaires. Pendant 6 mois, j’ai été cette maman presque parfaite et archi-présente mais mon dieu, comme ce fut épuisant…

Je vais être honnête avec vous, malgré mon état d’épuisement actuel cela reste très difficile pour moi de tourner cette page de la maternité. Une petite voix me dit que ce congé parental était sans doute le dernier. Oh, je sais bien qu’il ne faut jamais dire jamais, je vous entends déjà me dire « allez Anne, un petit troisième ! ». D’ailleurs, à l’heure où je vous écris, je suis bien incapable d’affirmer quoi que ce soit avec certitude. Faire naître mes enfants est ce qui m’est arrivé de plus beau et de plus dingue dans ma vie. Et si je devais faire un bilan de ce probable dernier congé parental de mon existence, voici ce que ces longs mois de totale abnégation* m’ont appris :

petit rappel de la définition du mot abnégation ^^ : sacrifice total au bénéfice d’autrui de ce qui est pour soi l’essentiel 

Dormir, c’est pour les faibles

D’ailleurs je ne dors plus, c’est plus simple ! Plus sérieusement, bébé oblige j’ai donc renoué avec les nuits TRÈS hâchées, couplées avec des journées sans sieste. Inutile de vous faire un dessin de ma tronche, d’ailleurs vous avez sans doute remarqué que je ne me montre plus trop ici ni sur Instagram. J’avais oublié à quel point le manque de sommeil peut diminuer nos capacités intellectuelles ou physiques et être destructeur dans nos vies. La fatigue, surtout lorsqu’elle est intense et prolongée sur la durée peut vous mener tout droit au burn-out. Vous avez beau puiser dans vos réserves, tenter de vous maintenir en forme par tous les moyens (en buvant des litres de café comme je le fais) en faisant du sport (comme je ne le fais pas) en gobant des tonnes de vitamines et autres compléments alimentaires, rien ne remplacera JAMAIS un bon sommeil. Vous devez vous dire que je n’ai pas inventé l’eau chaude, que c’est une évidence et pourtant… Combien d’entre-vous qui lisez cet article rafraîchissent encore leur feed Instagram ou Facebook à minuit passé ou au beau milieu de la nuit ? Ne laissez pas votre corps ni votre cerveau s’épuiser pour rien, si vous n’avez pas de bébé à consoler ou à nourrir la nuit, DORMEZ. Oubliez tout ce qui est dit sur le Miracle Morning, si vous suivez ce blog depuis longtemps vous savez déjà ce que j’en pense (ne cherchez pas l’article, j’ai fini par l’effacer à force de me faire insulter)

La patience, mère de toutes les vertus

Ahhhh la patience… Une qualité qui ne me caractérise pas du tout et pourtant … Il m’a fallu affronter mes démons pour supporter les sollicitations continues des mes enfants. Des biberons à donner toutes les deux heures, des couches à changer par dizaines, des pleurs à consoler (parfois sans succès), des « mamaaaaaans » à tout bout de champ. Des tâches considérées comme peu gratifiantes, qui pour moi ont été un plaisir puis ont fini par me lasser un petit peu ces derniers temps, faute d’avoir su trouver le bon équilibre (mais j’y reviendrai plus bas). Ces six derniers mois ont passés vite et m’ont semblé une éternité à la fois, tant les journées ont été répétitives. Avec Basile, j’ai réalisé à quel point il était facile à l’époque de ne m’occuper que d’un seul enfant (et dire que je me trouvais débordée…) et combien le passage à deux enfants pouvait venir chambouler un équilibre familial si durement acquis. La patience n’est pas mon fort mais j’ai appris à renoncer à une foule de petites choses qui ne sont pas vitales à l’instant T, comme boire mon café chaud, feuilleter un magazine, écouter de la musique ou tout simplement ne penser à rien, du moins ne plus penser au panier à linge qui déborde de vêtements de bébé, tâchés de purée de carottes. Avoir des enfants autour de soi, c’est remettre à plus tard certaines de nos envies et certains de nos besoins. C’est se sacrifier pour autrui (la fameuse abnégation). C’est l’apprentissage de la patience, particulièrement quand les enfants sont en bas-âge, particulièrement quand on les a 24h/24 avec soi (et ce point change tout). Se dire qu’il reviendra, ce jour où l’on pourra siroter un verre avec des copines en terrasse, nos enfants assis sagement à côté de nous, le nez dans leur bouquin ou plutôt dans leur téléphone. C’est long, mais il y a de la lumière au bout du tunnel, je le vois rien qu’avec Martin qui a enfin atteint l’âge de raison. La patience est mère de toutes les vertus… en attendant, il faut serrer les dents.

La solitude, un besoin essentiel

Je suis une personne très introvertie qui a un besoin vital d’être seule. Il n’y a que par la solitude que je parviens à me reposer et à me ressourcer. Ces moments sont essentiels pour moi au point que si je ne parviens pas à me réfugier dans cette solitude, je me fatigue très vite et je deviens irritable. Je ne supporte jamais très longtemps les moments en groupe, les soirées bruyantes où tout le monde parle en même temps… Je suis sensible au bruit et au mouvement. Je suis chiante, en gros. Il n’y a qu’avec mes enfants que je suis capable d’aller au delà de mes limites. Vous me direz que j’ai choisi de les avoir et qu’ il est de mon devoir de les supporter. J’en conviens, l’évidence est qu’ils ont besoin de moi, je ne peux donc pas me barrer à la plage quand ça me chante. Et surtout je les aime, je ferai toujours mon maximum pour répondre à leurs besoins. Mais disons le clairement, ça me demande parfois de gros efforts. Pendant mon congé parental, j’aurais payé très cher pour être seule ne serait-ce que deux heures, sans enfant accroché à mes basques. A ce stade, même regarder une mouche voler dans le silence m’aurait fait plaisir.

Cet été, alors que je culpabilisais encore de ce besoin d’être seule, quitte à même le faire passer avant des moments en couple, j’ai lu cet article très juste qui m’a fait un bien fou. En tant que mamans, on nous (se) met déjà une énorme pression. Mais quand on peut enfin se débarrasser de nos enfants quelques heures en les confiant à une baby-sitter, il faudrait obligatoirement se consacrer à son chéri et sortir dîner en amoureux… Pour ma part, je ne fonctionne pas dans cet ordre. J’ai ce besoin d’être seule pour recharger mes batteries et enfin être disponible pour l’autre. Ce n’est pas un manque d’amour, ce n’est pas un désintérêt pour l’autre, c’est juste une incapacité de ma part d’être disponible pour l’autre si je suis très fatiguée. Et c’est tout simplement humain. Voilà pourquoi je regrette de ne pas avoir su trouvé le bon équilibre pendant cette demi-année en tant que mère au foyer.

Se faire aider ne fait pas de nous une mauvaise mère

Je dirais même l’inverse, se faire aider fait de vous une maman plus reposée et donc disponible et épanouie. Ne me demandez pas pourquoi j’ai refusé toute l’aide que m’ont offert mes amis car je n’en sais rien. J’ai des copines adorables qui se sont proposées de garder Basile quelques heures mais j’ai toujours décliné. J’aurais eu l’impression de manquer à mon devoir et de renoncer. Mon côté perfectionniste m’a sans doute empêché d’avouer que oui, j’avais besoin de souffler un peu. Au delà de ça, il y avait sans doute cette fierté très inconsciente d’être la seule à pouvoir comprendre et consoler Basile, dont les premiers mois de vie ont été ponctués de pleurs et de douleurs. Bref, une petite voix m’a laissé croire que je n’avais pas le droit de « l’abandonner » à quelqu’un d’autre, que je devais être avec lui coûte que coûte. Et ce besoin incontrôlable, viscéral que j’avais de l’avoir avec moi. Ça m’a surtout coûté un épuisement maternel. Avec le recul, je regrette de ne pas avoir confié Basile à une baby-sitter quelques heures de temps en temps, même en journée, pour m’octroyer un peu de liberté et m’adonner à d’autres activités futiles comme le shopping, le cinéma, ou aller voir cette expo qui me faisait envie depuis des mois. J’aurais de toute évidence été moins fatiguée et surtout plus patiente avec Martin, qui a lui aussi un peu souffert de tout ça et ne méritait pas une maman aussi fatiguée et peu disponible pour lui.

Plus que jamais pendant un congé parental, il est important de s’octroyer des moments pour soi. On a beau le dire, le répéter encore et encore, quand on a la tête dans le guidon ce n’est pas facile de s’organiser. Si c’était à refaire, je laisserais ma culpabilité de côté pour m’offrir davantage de moments pour moi. Tant pis si Basile pleure pendant deux heures, tant pis si la baby-sitter galère un peu. Je sais maintenant à quel point cet équilibre m’est essentiel et que je ne peux pas m’épanouir à 100% dans la maternité.

L’existence sociale par le travail

J’ai toujours clamé haut et fort mon admiration pour les mamans au foyer. Je savais déjà à quel point élever ses enfants et tenir une maison à plein temps demandait une énergie folle. J’ai d’ailleurs eu tout le loisir de le redécouvrir et dans mes pires moments de lassitude, après avoir rempli le lave-vaisselle pour la deuxième fois de la journée, la seule chose qui me faisait tenir était que je savais que je reprendrai le travail à une date précise. Cette échéance était mon issue de secours, la date de ma libération. Le fait d’en connaître son existence m’a permis de rester sereine et de profiter pleinement des moments présents avec mes enfants.

J’ai pu constater ces derniers mois à quel point notre place dans la société était liée au travail. A quel point le statut de « mère au foyer » peut inspirer du mépris à certaines personnes ou pire, une totale ignorance. Durant mes 6 mois de congé parental, il m’est arrivé de rencontrer des gens qui ont stoppé net toute conversation en apprenant que je ne travaillais plus (même momentanément) pour m’occuper de mes enfants. J’imagine aisément quels ont été leur aprioris, sans doute ont-ils pensé que je n’avais rien d’autre à raconter que le contenu des couches de mon bébé. Comme si je n’avais jamais rien fait d’autre dans ma vie ou que je n’avais pas d’autres centres intérêts. Excusez-moi mais nous sommes toutes des femmes, mamans ou non, avec des connaissances, des idées, des projets, des besoins, des envies, des rêves… qui ne sont pas toujours en lien avec nos enfants ! Peu de gens manifestent de l’intérêt pour les mamans au foyer exceptées les mamans au foyer elles-mêmes, du moins dans le milieu dans lequel j’évolue, à savoir le petit monde parisien. J’ai réalisé combien ces femmes pouvaient parfois se sentir seules et exclues. A vous, les mères au foyer, j’ai envie de vous dire à quel point vous êtes admirables. Ce que vous faites est noble et très difficile, ne laissez jamais personne vous faire croire que vous n’êtes rien sous prétexte que vous ne travaillez pas !

Difficile pour moi de conclure cet article sans vous dire à quel point cette nouvelle expérience de la maternité m’a chamboulée, j’ai sans doute appris plus en 6 mois que ces dernières années. Bien sûr, la naissance de Martin avait déjà fait de moi une mère mais celle de Basile, par les difficultés que j’ai rencontrées, m’ont prouvé une fois de plus que l’on ne cesse jamais d’apprendre dans la vie, quels que soient les chemins que nous prenons. Et que surtout nous disposons de ressources insoupçonnées !

Je vous laisse méditer là dessus et m’en vais de ce pas écrire le prochain billet 🙂

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