Quiet in New York
23 octobre 2011 • Voyages • 25 commentaires

Famille à Washington Park
Paris est ma ville de coeur. Tant et si bien que je n’aime pas la comparer aux autres villes, même si elle me mène souvent la vie dure. Elle possède de jour comme de nuit cette effervescence et cette beauté inouïe que je n’ai jamais retrouvées nulle part ailleurs. Mon seul regret, c’est parfois cette froideur qu’elle vous impose, son bitume à profusion et le manque d’espaces verts qui ne permet pas de vous évader plus de quelques heures. Il y aussi ce sentiment de tristesse et de mélancolie permanent qui me désole assez souvent. Des gens qui sourient dans la rue, juste pour le plaisir, en croisez-vous souvent à Paris… ? Moi non.
Ce qui m’a frappée dès le moment où j’ai posé le pied à New York, c’est cet optimisme à toute épreuve que semblent avoir chacun des habitants en eux. Cette façon décontractée qu’ils ont de vous aborder, et celle de venir spontanément vers vous lorsqu’ils supposent que vous avez besoin d’aide. Le new yorkais est pressé (il travaille beaucoup) mais vous ne pourrez jamais regarder une carte de la ville plus d’une minute dans la rue, il y aura toujours quelqu’un pour venir vous aider – et avec le sourire. La plupart du temps, on ne se contentera pas de vous indiquer votre chemin, mais on vous donnera en bonus des conseils à suivre pour mieux apprécier la ville, les lieux confidentiels à ne pas manquer, les bonnes adresses de restaurants à tester… Les new-yorkais adorent leur ville et ne se gênent pas pour vous le montrer.
Pendant tout mon séjour, je n’ai pas cessé de les envier, ces new yorkais. J’ai rêvé d’un parc aussi grand que Central Park à Paris pour faire du footing (j’ai horreur du footing), eu envie d’avoir dix ans de moins et venir étudier à l’Université de Columbia (les campus des universités sont incroyables), fait la sieste sur un banc à Brooklyn Heights avec Manhattan en fond de décor, mangé un burger la nuit sous des lampions à Madison Square Park (pour les connaisseurs ,oui je parle bien du shake shack) failli jouer aux échecs avec des inconnus à Washington Square, voulu m’incruster à une Block Party à Williamsburg…

Etudiants en pleine séance de footing, Central Park

Etudiante, Université de Columbia

Université de Columbia

Grand Ferry Park, Williamsburg (Brooklyn)

Block Party, Williamsburg (Brooklyn)
Pas une seule fois en dix jours, je ne me suis sentie en insécurité à Manhattan. Ni à Brooklyn, d’ailleurs. Je ne cherche pas à dresser un tableau idyllique de New York, j’espère avoir le recul suffisant pour deviner que la vie n’y est pas toujours rose. Comme partout. Mais c’est une ville cool, et ça, personne ne pourra dire le contraire. Une ville où chacun semble respecter ce qui l’entoure. Je n’ai vu personne jeter un papier par terre, je n’ai vu personne pousser son voisin dans le métro pour y entrer plus vite…
Et enfin, j’ai beau savoir qu’ils sont bien plus acharnés que nous au travail avec sans doute moins de temps à consacrer à leurs loisirs, j’envie leur capacité à pouvoir se détendre n’importe où à toute heure de la journée. Comme si à cet instant précis, rien d’autre ne comptait plus que leur bien-être.

Greenwich Village

Washington Park

Central Park

Washington Park

Sieste sur la High Line, Meatpacking District





























