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Cette frustration dont on ne doit pas prononcer le nom

posted by Anne 9 février 2018 38 Comments

Vous allez me dire que comme ça fait longtemps que je n’ai pas posté de nouvel article ici, j’aurais au moins pu revenir avec un truc un peu plus joyeux mais comment vous dire… Depuis que Basile va à la crèche (c’est à dire depuis 6 mois) notre vie n’est qu’un enchainement de virus et de microbes en tous genres qui ajoutent encore un peu plus de bazar dans notre rythme déjà très speed.

Bien sûr, il n’y a rien de grave hein, ce ne sont que des maladies bégnines auxquelles il est difficile d’échapper la première année de crèche. Mais toutes ces journées « enfant malade » forcées et passées à la maison à attendre que ça passe ont fait renaître en moi un sentiment très moche : la frustration.

La frustration, c’est un mot que tu n’as pas le droit de verbaliser quand tu es maman. Tu n’as même pas le droit de la ressentir ! Imaginez, une maman qui se plaindrait à voix haute de ses enfants à coups de « raaaah j’en peux plus de mes gosses, ils me bouuuuuuuffent »… ça ferait mauvais genre, non ?

Enfin, ça c’est ce qu’on veut bien nous faire croire. Combien de mamans sommes-nous à regarder nos montres quand on empile ce foutu jeu de cubes pour la millième fois de la journée alors qu’on devrait être au bureau en train de boucler un dossier urgent ? Combien sommes-nous à pester intérieurement quand pour la 3ème fois de la nuit nos enfants se réveillent avec 39 de fièvre, ce qui en dit long sur le programme de notre journée du lendemain… Combien sommes-nous à nous sentir frustrées dans la salle d’attente du pédiatre pour la 9 ème fois en un mois ? Combien sommes-nous à râler (intérieurement) parce que là, on aimerait bien pouvoir poser ses fesses sur le canapé et boire ENFIN ce café seule ET en silence dont on rêve depuis ce matin ?

J’en suis convaincue, je vis en ce moment mes plus belles années. Je le pense sincèrement 99% du temps mais il y a ces mauvais jours où rien ne va et où clairement j’aimerais être ailleurs que chez moi à donner du Doliprane en pipette toutes les 6heures ou à gérer une épidémie de gastro à la maison. Ce sont des choses que tous les parents vivent à tour de rôle et qui évoluent au fur et à mesure que les enfants grandissent. Je sais que l’adolescence amènera aussi son lot de problèmes mais laissez-moi y repenser plus tard !

En ce moment, la frustration je la ressens plus que jamais. Basile est malade 3 semaines sur 4, j’ai du mal à avancer dans mes projets pro ou persos et je n’ai pas fait une nuit potable depuis quasiment un an. Je n’ai pas mes parents ni mes beaux-parents à proximité pour venir me décharger de temps en temps. Et croyez-moi, les grands-parents qui vivent à côté et qui sont dispos ça change clairement la donne quand on travaille. Pour moi, ces problèmes de garde impromptus sont sans doute ce qu’il y a de plus compliqué à gérer mais bon, on a eu une place en crèche donc on ne va pas trop se plaindre non plus.

D’ailleurs, à peine quelques semaines après l’entrée de Basile en crèche, j’ai rapidement compris à quel hiver nous aurions affaire. On m’avait prévenue que je passerai pas mal de temps à jongler entre mon boulot et les rendez-vous chez le médecin donc je m’y étais préparée. J’ai pu mettre en place quelques petits trucs pour pouvoir souffler, prendre un peu de temps pour moi et mieux gérer ce sentiment de frustration parfois envahissant et très culpabilisant (et terriblement humain, rappelons-le).

Me remettre au sport et découvrir le barreshape

Une fois ma rééducation de périnée terminée, j’ai eu hâte de pouvoir reprendre le sport. Mais je ne voulais plus reprendre la gymnastique aux agrès comme il y a deux ans. Les horaires ne me convenaient plus et surtout, c’est une discipline assez traumatisante pour le corps et j’avais envie de quelques chose de plus doux. Si je suis encore très souple, je n’étais plus assez musclée pour remonter sur des barres asymétriques et j’avais un peu peur de me blesser. Avec ce genre de sport on n’est jamais à l’abri d’une grosse entorse voire une fracture. C’est à ce moment là que Mathilde Lacombe a commencé à parler du Barreshape, une méthode de fitness inspirée de la danse classique qu’elle adore et qui semblait me convenir en tous points. J’y vais désormais une fois par semaine et ça me fait un bien fou ! J’avais totalement négligé mon corps ces derniers mois avec les nuits trop courtes et je me sens bien plus en forme grâce à cette heure de sport intense hebdomadaire. Et surtout, pendant une heure je ne pense à rien, ce qui pour moi est un luxe quand on est maman (ou pas hein, mais vous voyez l’idée). Dans l’idéal, j’aimerais pouvoir aller au barreshape deux fois par semaine… à suivre !

Sortir en amoureux une fois par mois

Laisser mes enfants à une baby-sitter pour sortir le soir a toujours été compliqué pour moi. Je n’aime pas cette séparation et je culpabilisais de les confier à quelqu’un d’étranger pour aller m’amuser. Mais avec l’arrivée de Basile, j’ai vraiment ressenti le besoin de m’aérer et de passer un peu de temps seule avec mon chéri. Comme on a du trouver une nounou pour récupérer nos enfants l’après-midi à l’école et à la crèche, j’en ai profité pour lui demander de rester parfois le soir pour garder les enfants pendant que nous allons au restau ou au théâtre. Pour moi c’est plus facile de les confier à une personne qu’ils connaissent, d’autant plus que Basile est encore petit et parfois compliqué à comprendre. Je n’ai rien contre l’idée de confier un bébé à une baby-sitter de de 18 ans mais pour le moment je ne suis pas encore prête. En tout cas, ces sorties régulières en amoureux sont devenues indispensables pour moi et je regrette de ne pas l’avoir fait avant, y compris quand Martin était plus petit.

Me lever encore plus tôt

J’ai toujours été « du matin » comme on dit mais depuis que j’ai repris le boulot je le fais sonner encore plus tôt qu’avant. Pas pour faire du yoga ou de la méditation (j’aimerais bien pourtant mais en sachant le programme qui m’attend j’en suis incapable, je n’arrive pas à me détendre) mais pour prendre le temps de me préparer AVANT que mes enfants se réveillent. C’est très con tellement ça paraît évident mais ça change tout d’être douchée, habillée et maquillée avant de lancer la tournée de biberons ou de bol de céréales. Si je traine au lit (ça m’arrive, je ne suis pas un robot non plus et comme tout le monde, je sature de l’hiver) c’est toute l’organisation familiale qui s’en trouve chamboulée car je fais les choses dans le désordre et je suis désorganisée. Je déteste être prise par le temps, devoir me dépêcher le matin c’est un truc que je n’ai jamais supporté et qui me met direct de mauvaise humeur. Bref, se lever beaucoup plus tôt que ses enfants permet de s’accorder un moment à soi dans la journée et ça peut vraiment influer sur votre humeur du jour. On dit toujours qu’il faut casser la routine pour être heureux et blablabla mais la routine est souvent LE point crucial de notre organisation et de notre bien-être !

Se dire que bébé grandira…

La période « bébé » et la petite enfance ne sont que des étapes dans nos vies de parents. Elles ne sont pas simples, c’est vrai mais elles sont aussi tellement jolies ! Bien que ce soit une période fatigante, je sais que je ne pourrai jamais revivre ces moments donc je m’accroche à cette idée que Basile deviendra plus autonome avec le temps et je m’émerveille chaque jour de ses progrès. Ce qui est paradoxal, c’est que je ressens sans doute davantage de frustration que quand Martin était bébé (il était d’un calme olympien et n’a pas eu ce foutu RGO) mais je suis d’autant plus fascinée que je sais que je n’aurai probablement pas d’autres bébés par la suite.

Les couches changées par milliers, les premiers pas, les petits bodies en coton, l’odeur de bébé et les câlins comme seuls les tous petits savent les faire… Je sais que tout cela me manquera terriblement un jour et c’est déjà douloureux d’y penser. Souvenez-vous, j’avais déjà écrit ce billet sur la nostalgie du bébé il y a exactement… 6 ans ! (et sur cette photo de dos je réalise combien Basile ressemble à son grand-frère et ça m’émeut beaucoup).

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38 Comments

Virginie Neleditesapersonne 9 février 2018 at 8:54

Comme je te comprends !! Je suis justement en train de gérer une épidémie de gastro … ce qui bien sur bouscule tous mes projets, une fois de plus. J’ai beau être en congés parental, je n’arrive pas à avancer certains projets perso que j’ai. Et, je le dis haut et fort (ici, pas trop autour de moi effectivement..) oui, j’en suis très frustrée !
Et je ne compte pas les remarques « Mais tu te rends compte du temps que tu as ?! tu es en congés parental !! » Sauf qu’en fait, non; je n’ai pas autant de temps … et j’ai beau avoir mes beaux-parents à côté; ils ont tendance à considérer que comme je suis en parental; je n’ai pas besoin d’eux … Vraiment, je trouve que le statut est ingrat !
J’ai tout de même réussi à moi aussi reprendre le sport (danse) mais pas trop à ménager des moments en amoureux …

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Anne 9 février 2018 at 11:04

Ah la bonne gastro des familles, c’est dur d’y échapper ! Je suis bien d’accord avec toi, le congé parental a beaucoup d’avantages mais il demande une disponibilité constante qui peut être fatigante à long terme, surtout si on ne prend pas le temps de s’occuper de soi.
Déjà si tu a réussi à reprendre la danse c’est super, c’est un bon début ! Les soirées en amoureux c’est souvent ce que l’on s’offre en dernier mais ça fait un bien fou. Maintenant que j’ai instauré ce rituel j’aurais vraiment du mal à m’en passer, j’ai vraiment besoin de cet échappatoire et de ces moments « à deux » sans enfant !

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Daphné @ be frenchie 9 février 2018 at 9:33

Oui, c’est important de sortir de ces stéréotypes de la maternité parfaite, qui nous font culpabiliser quand on flanche. Être parent demande une énergie et une disponibilité folle; c’est 24h sur 24, 7 jours sur 7. On fait comme on peut, jour après jour, mais tu as raison; pour mieux prendre soin de nos enfants, on doit aussi prendre soin de nous.

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Anne 9 février 2018 at 11:06

Oui, c’est pas facile de s’octroyer du temps pour soi sans culpabiliser… mais une fois qu’on a compris que c’était vital, ça va déjà beaucoup mieux. Si je n’avais pas aménagé ces moments pour moi (c’est peu au final, ça représente deux heures par semaine) je pense que je me sentirais vraiment oppressée par toutes mes responsabilités parentales, en plus des responsabilités professionnelles… Bref, pas simple de jongler quand ils sont petits !

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Cendra 9 février 2018 at 9:54

Je suis en plein dans une période du même genre, sauf que ce ne sont pes les microbes qui m’accaparent mais le phase d’affirmation que traverse mo n petit. Je suis épuisée et frustrée de ne pas avoir autant de temps pour moi que j’en ai besoin!
Je ne suis pas (du tout) du matin, et j’admire à fond ceux qui ont cette « facilité »!

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Anne 9 février 2018 at 11:08

Ah la fameuse phase d’opposition… je ne veux pas te faire peur mais elle dure longtemps :d (nan, en vrai dès qu’ils commencent à parler c’est toute une éducation à faire et ça peut être TRÈS fatigant). Courage, ce sont des phases avec des hauts et des bas… Vivement qu’il fasse beau et qu’on puisse emmener tout ce petit monde en balade dehors 🙂

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Gisèle 9 février 2018 at 10:12

Bonjour Anne,

Je n’ai jamais laissé de commentaires auparavant mais ce message m’a particulièrement touchée et je suis convaincue que tout parent a déjà ressenti cette frustration. Pour l’avoir vécue avec mon aînée, la première année en crèche est tout simplement terrible. Elle était systématiquement malade à chaque week-end et ce jusqu’à la fin de l’hiver… l’horreur. C’est un cercle vicieux car quand on est fatigué tout prend des proportions énormes, alors je comprends parfaitement ce que tu éprouves et je te souhaite beaucoup de courage… et oui ça finit par passer (mais tu le sais déjà !).
J’ai l’impression que quand on est parent de touts petits, on est souvent dans cette ambivalence entre fatigue parentale voire frustration et bonheur d’être avec eux, de partager chaque seconde avec eux. Dès qu’ils sont loin de nous, on fait voler en éclat et avec joie les horaires des biberons, siestes, bains, dîners et autres moments fatidiques de la journée, mais on est plus que pressé de retrouver ce quotidien avec leurs sourires et leurs yeux qui pétillent (quitte à ce qu’on soit fatigués, éreintés !). Je crois qu’il faut accepter cette ambivalence, profiter du mieux qu’on peut tout en se réservant des petites bulles de bien-être (vitales !) comme tu le conseilles si bien.
J’en profite pour te remercier pour la qualité de ton blog et de tes billets, tu fais partie de ces rares blogs que je suis avec assiduité. Merci.

Belle journée à toi !

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Anne 9 février 2018 at 11:11

Merci Gisèle, à commencer pour ton commentaire car c’est toujours un plaisir quand les lecteurs sortent de l’ombre et prennent le temps de laisser un gentil mot. Et merci de me rassurer, je ne suis pas la seule dont le bébé est malade non-stop. Depuis la rentrée je peux compter sur les doigts d’une main les jours où il a été à peu près en forme, sans toux, nez qui coule, fièvre ou maux en tous genres… Ça devient vraiment compliqué à gérer pour nous et j’ai mal au coeur de le voir dans cet état. Il me tarde vraiment que le printemps revienne, je ne sais pas si cela améliorera la situation mais je me dis que les microbes nous laisseront un peu plus tranquilles ?

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Bébé est arrivé ! 9 février 2018 at 10:57

Je me sens presque un peu honteuse de faire partie de ces rares mamans qui n’ont pas à déplorer de maladies chez leurs enfants. Non pas que j’aimerais que ma fille soit malade (je suis consciente de ma chance) mais c’est j’ai parfois l’impression d’être un ovni dans le monde de la parentalité. J’entends tant de gens se plaindre de ces rdv intempestifs chez le médecin…et je les comprends ! Mais moi, je ne sais pas ce que c’est. Ma fille est pourtant en crèche…
Je suis dans la même situation que toi pour ce qui est des gardes ponctuelles. Je n’ai personne pour garder ma fille (gratuitement). J’ignore ce que c’est de trier des vêtements, coudre des étiquettes ou faire du bricolage sans avoir ma fille dans les pattes. Et je me rends bien compte que le quotidien est plus simple pour ceux qui ont des papys-mamies à proximité… Je n’en suis pas jalouse mais j’aurais bien aimé découvrir les joies d’un WE en duo avec mon mari ou ne serait-ce qu’un réveil sans ma fille. Si mes calculs sont exacts, cela fait 787 jours que je me réveille chaque matin entre 6h30 et 7h45 et je commence un peu à m’essouffler (étrange hein). Comme toi, j’ai pris la résolution l’an dernier de m’octroyer une soirée chaque mois avec mon mari. On fait appel à notre ancienne nounou qui est devenue la baby-sitter attitrée de ma Louloutte. Elles se connaissent bien toutes les deux et je suis en totale confiance. C’est important comme tu le soulignes de faire appel à quelqu’un qui connait ton enfant quand il ne sait pas encore parfaitement s’exprimer. On verra plus tard pour les petites jeunes de 18 ans 😉
En attendant, je comprends ta frustration. J’ai moi aussi des tas de choses à faire à titre perso et j’ai beau de ne pas procrastiner, je n’y arrive pas toujours par manque de temps.
Allez courage, cette période est un passage dont on gardera forcément de beaux souvenirs plus tard.

Cécilia

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Anne 9 février 2018 at 11:15

Oui, la difficulté quand tu es accaparée par tes enfants (malades ou non d’ailleurs) c’est qu’il faut être très productif sur un laps de temps très court. Et ça demande une organisation et une énergie que l’on a pas toujours !
Je ne suis pas jalouse non plus des parents qui ont de la famille à côté mais je rêve de quelques jours sans médicaments à donner ou de rendez-vous à prendre en urgence chez le médecin.
Je ne me souviens pas que Martin ait été aussi malade au même âge (mais il n’allait pas à la crèche) par contre il a tout attrapé à la maternelle… je me souviens d’avoir passé des semaines entières à le garder à la maison 🙂
Bref, tant mieux si ta fille n’est pas malade, c’est une vraie chance et autant de temps de gagné sur autre chose ! Ça permet de passer des moments plus agréables en famille.

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Louna 9 février 2018 at 11:18

Ahah ! Tu parles à la mère qui vient de devoir poser 3 jours de congés enfant malade d’affilée et qui n’en peut plus de ce télétravail forcé et de ces deux journées en une. Bon, et on en parle, des nuits chaotiques depuis plus de trois mois, qui s’étaient enfin apaisées et qui, la gastro étant passée par là, sont à nouveau complètement perturbées ?
Je n’en peux pluuuuuuuuuuuuus !

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Anne 9 février 2018 at 5:34

La gastro c’est l’horreur, il faut une semaine entière pour s’en remettre ! Courage !

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Carine 9 février 2018 at 12:07

Même ressenti de mon côté avec en bonus la nounou qui ne peut pas venir à cause de la neige 🙂 Pour mieux vivre les frustrations, j’ai 2 astuces en plus des soirées babysitter
1) prendre une journée RTT avec le papa. Double avantage l’enfant est gardé comme d’habitude (il n’est pas perturbé dans sa routine) + pas de frais de babysitter et les restaurants gastro sont plus abordables pour le déjeuner.
2) avoir un grand projet : cette année un voyage au Japon avec bébé histoire de s’évader du quotidien

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Anne 9 février 2018 at 5:35

Ici aussi la nounou qui fait nos sorties d’école / crèche est malade, donc pas là (du coup j’ai encore fait une journée très raccourcie aujourd’hui…). Le RTT en commun avec le papa c’est une super idée, merci pour le tuyau !

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MissBrownie 9 février 2018 at 12:47

Je touche du bois car cette année les microbes semblent moins présents. Même le taux d’absentéisme des profs de mes ados est ridicule par rapport à la même période l’année dernière.
En tout cas, je compatis pour avoir bien connu ces années infernales.

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Anne 9 février 2018 at 5:36

En tout cas ton billet de ce matin m’a bien fait rire, moi non plus je n’arrive jamais à prendre un bain tranquille !

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MissBrownie 9 février 2018 at 9:08

Quand T-Biscuit et Chupa étaient encore petits (jusqu’à 5 ans je pense peut-être 4), je les laissais entrer dans la salle de bain, ça m’a laissé un peu de répis 😉

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Marie Kléber 9 février 2018 at 5:06

Les enfants malades ce n’est jamais une sinécure Anne. Entre les maux de l’hiver, la fatigue, l’impression que le chaos n’en finira jamais…
Mais tout passe en effet. Les enfants grandissent et les choses évoluent.
Toutefois prendre du temps pour soi est essentiel. J’essaye désormais de me faire une soirée tous les 15 jours – mes parents habitent à côté ce qui rend les choses plus simples aussi. Le réveil avant tout le monde est un gain de temps inestimable également!
Doux weekend à vous 4.

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Anne 9 février 2018 at 5:39

Franchement, on est habitués aux longs hivers à Paris mais plus que jamais il me tarde d’être en mai ou juin quand les températures seront plus clémentes ! Merci pour ton soutien en tout cas !

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Céline 9 février 2018 at 5:07

Ah, il est cool, ton article, merci Anne !
Pour ma part, il y a plein de trucs en commun avec toi, et d’autres, non. En fait, j’ai une crèche de tarés qui me prennent Camille même avec n’importe quelle maladie. (Même avec un plâtre, un rhume, et une varicelle carabinée, tu vois.) Le côté chouette de ça, c’est que je n’ai jamais pris de jour enfant malade, et que je me suis sentie soutenue par l’organisme qui gardait Camille, je me sentais moins seule. Le côté moins chouette, pour le vivre depuis septembre, c’est qu’en fait, d’une part, quand tu bosses en plus, c’est super dur, je ne compte plus les semaines où je me suis sentie très proche du burn out parce que j’avais tout le travail à gérer (ce qui est sur place, le côté crevant, et ce qui va avec et qui est à faire à la maison) PLUS un enfant malade en bonus le soir et la nuit. L’autre inconvénient, c’est qu’il choppe vraiment TOUT, parce que comme tout le monde y va quelle que soit la maladie, c’est la grande foire aux microbes. Je me dis qu’il s’immunise, allez. Mais sinon, comme toi, je n’ai pas d’SOS grands parents à disponibilité, et je cumule parce que je vis dans un coin sans baby sitter accessible, ni amie à moins de 50 km qui pourrait venir me soulager (ou juste venir boire un café), et ça, ça craint un peu.
Bref. S’organiser avec le papa, c’est essentiel, mais souvent, je suis tétanisée à l’idée d’avoir un 2ème enfant, et je me demande comment tu fais. Et je pense souvent à toutes les mamans, même d’un seul enfant, et je me dis qu’on ne dit pas assez combien c’est dur, c’est tellement ancré dans l’inconscient collectif que ça devrait être une routine, du bonheur, que ça se fait parce que tout le monde le fait, et que quand même, on va pas se plaindre, tout ça…
Je me suis un peu éparpillée mais merci beaucoup d’exprimer cette légitime frustration, ça fait du bien de lire ça en tant que maman ! 🙂

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Anne 9 février 2018 at 5:46

Alors, figure-toi que notre crèche prend aussi les enfants malades, sauf en cas de coqueluche, bronchiolites et autres maladies sévères. Je l’ai souvent déposé avec un petit 38/38,5 de fièvre sans aucun souci. Le problème c’est qu’il commence à être vraiment fatigué et en un mois il a eu une espèce de grippe avec des pics à 40 pendant 3 jours, suivie d’une gastro qui n’est pas tout à fait terminée et là il semble avoir encore attrapé un truc puisqu’il tousse et que son nez coule comme une fontaine (et bien sûr, il est encore fièvreux…). Comme Camille, je pense qu’il attrape systématiquement tout ce qui passe dans cette crèche… C’est le jeu, on ne peut tout avoir ! Mais pour moi ça devient dur de le voir malade, je peux compter sur les doigts d’une main les semaines où je ne suis pas allée consulter le médecin.
J’ai la chance d’avoir une nounou qui fait la sortie d’école et la crèche à 16h30 et sans elle, je ne sais pas comment on ferait ! En soi, c’est pas tellement le fait d’avoir deux enfants qui est compliqué à gérer mais les imprévus qui s’invitent alors que t’es déjà débordée. Et comme tu l’as si bien écrit dans ton commentaire, le boulot lui, s’accumule sans que tu ne réussisses à en voir le bout… c’est ultra stressant, culpabilisant et frustrant !

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Anju 9 février 2018 at 5:13

Tu reviens sur un point important que je lis de plus en plus: se lever lus tôt, pour être prête quand lui se lève.. ça me fais très envie, mais j’aime trop mon lit, le dilemme infernal quoi ! Je me rappel aussi souvent que je vais regretter sa période de petite enfance, donc j’en profite, des fois en ralant, le plus souvent en riant aux éclats avec lui!

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Vanessa 9 février 2018 at 5:15

Coucou Anne,
Ton texte agit un peu comme un pansement sur ma propre frustration. Merci 😉
La phase « microbes » s’éloigne un peu à la maison. On y a eu droit en novembre-décembre-janvier (moi aussi d’ailleurs) et là, je croise très fort les doigts parce que ça fait trois semaines que nous sommes enfin tranquilles. Par contre, je ne m’en sors plus entre les nuits toujours chahutées, le travail, les tâches du quotidien et le fait que pour le moment, il est super curieux, touche-à-tout et grimpe sur tout. Du coup, je n’ai plus une minute pour le moindre projet perso (le blog par exemple) et je suis complètement frustrée. C’est terrible, parce que je me réjouis qu’il grandisse pour récupérer un peu de liberté, mais j’ai ce sentiment ambivalent qu’il faut aussi profiter un maximum de chaque période. On a connu ça avec les aînés, on sait que ça passe très vite. Mais parfois, c’est difficile, vraiment.
Courage à toi !

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Sabine - De Carton et d'Étoiles 9 février 2018 at 5:46

Merci pour ces mots Anne !
Te dire à quel point je comprends ce que tu ressens : j’ai du dire 4 fois « attends je lis quelque chose » à l’un de mes 3 enfants (4, 9 et 12 ans), moucher le petit dernier et monter une voiture Duplo durant ma seule lecture de ton article !
J’ai passé cet hiver a récupérer l’un de mes 3 enfants malades quasiment tous les lundis (je suis freelance et je bosse chez moi donc dans l’imaginaire collectif je suis disponible pour le 1er rhume venu…). Et pourtant mon dernier a 4,5 ans et c’est bien fini la période bébé qui me manque.
Hauts les coeurs et vive les baby-sitters !

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Debobrico 9 février 2018 at 5:53

Je crois qu’il n’y a aucune honte à dire qu’on en a marre et j’irais même plus loin, je crois même qu’il faut le dire à ses enfants quand ils nous saoulent. Typiquement en ce moment j’ai une tonne de boulot alors que la fatigue de la grossesse s’installe doucement, que rien n’est prêt à la maison pour le bébé… Bref je suis un chouille irritable et irritée… Et les enfants me gonflent très vite, les cris, le fait de devoir répéter, ou juste qu’ils soient là alors que j’ai envie d’aller me coucher à 17h! Objectivement je sais qu’ils sont très sages, calmes et autonomes et que c’est sûrement un peu injuste pour eux qu’ils me gonflent si vite, mais justement je leur explique bien que c’est comme ça, que je suis vite énervée, que ce n’est pas contre eux mais que je n’arrive pas à être plus patiente..
Et en fait ils se montrent plutôt comprehensifs… Oui je leur decernerai une palme… Dès que je serais moins saoulée 😉

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Manon 9 février 2018 at 6:26

Coucou Anne !
Alors moi, je le dis tout de suite, je n’ai pas tous ces soucis et j’ai beaucoup de temps devant moi avant des les avoir (si j’ai la chance un jour d’avoir des enfants) mais je trouve ça courageux, beau utile de ta part de partager tout ça, ça démythifie tout ce qu’on peut imaginer sur la vie de parents « waouh avoir des enfants c’est trop cool! » tout en y laissant sa part de beauté ! Je t’envoie donc tout le courage du monde et je te fais des gros gros bisous ❤

Reply
Deb 9 février 2018 at 6:42

C’est marrant (enfin, pas vraiment finalement) mais c’était l’un des premiers articles de mon blog (https://seayouson.com/2017/12/27/la-frustration-parentale/). Je crois même que c’est cette frustration qui m’a donné envie de l’ouvrir ce blog. Et j’ai découvert que j’étais loin d’être la seule à ressentir ce ras-le-bol parfois: l’article est le plus lu et de loin par rapport aux autres. Et encore, j’ai du bol: je vis au soleil depuis plusieurs mois, je n’ai pas eu droit à l’interminable hiver franco-belge, et mon fils n’est, du coup, que rarement malade. Et pourtant, parfois, j’en ai marre d’avoir le temps de rien, d’avoir mille idées mais aucune minute pour les concrétiser.. J’ai quand même l’impression que les 2 ans d’Ezra ont été un cap. Il est plus autonome, il commence à pouvoir s’occuper un peu seul, à savoir nous expliquer ce qu’il veut. Et du coup, je trouve ça plus facile. Ou alors j’ai accepté mon sort? Je ne sais pas! Quoiqu’il en soit: COURAGE avec ces putains de microbes!

Reply
Julie Olk 9 février 2018 at 7:44

Tu n’as pas tord… Ce n’est pas toujours avouable.
Charlie est tombé malade fin janvier pour la 2nde fois dans le mois et est encore malade en ce moment même. Début février ça m’a fait pester… Sincèrement je ne lui en veux pas et je ne voudrais être nulle part ailleurs qu’avec lui quand il est malade (cette nuit il avait 40,7 C°!) mais je reconnais que ce qui me frustre (et même me culpabilise un peu) c’est de voir la liste de tâches s’allonger et de rien pouvoir faire pour l’en empêcher. J’ai fait le bilan sur janvier… Tiens toi bien, je n’ai eu que 4 journées normales !!!
tout ça pour te dire bon courage 😉

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JULIA 10 février 2018 at 10:08

Merci beaucoup pour cet article, j’avoue que c’est un sentiment qui me connais et tu as su poser les mots sur mes maux (nos maux à toute en faite)
Courage à nous 😀

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Margot 10 février 2018 at 6:05

Merci. ça fait du bien de savoir qu’on n’est pas seuls! Ici on varie: bronchite, rhume, rhyno, conjonctivite, dents, le tout non stop. Et oui, c’est dur!

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Picou 11 février 2018 at 10:41

Comme tu dis, ça ne se dit pas, mais je crois qu’on a aussi le droit d’avouer que même sans maladies, avoir des enfants est par essence frustrant, car on met quand même forcément certaines parties de soi entre parenthèses, en suspens, au moins profisoirement, au profit du bien être et de l’épanouissement de nos enfants. Alors, oui, on est parfois frustrées, plus ou moins profondément, plus ou moins longtemps, et c’est uns sentiment à mon sens normal, et inévitable, même lorsqu’on crie toutes haut et fort qu’être mères et le bonheur de nos vies…On ne peut pas – et ne doit pas – se sacrifier entièrement à son enfant, c’est normal et sain qu’on soit parfois en rogne de ne plus sentir de temps pour nous, juste pour nous, à organiser comme on en a envie. C’est humain, d’autant plus dans la société qui est la notre, où même s’il reste beaucoup de chemin à faire, les femmes peuvent s’épanouir à la fois à la maison et au travail. Il est important à mon sens d’arriver comme tu le fais à se garder des « soupapes » pour faire relâcher la pression et prendre soin de notre moi intérieur ; crucial pour nous, mais aussi pour nos proches qui ne nous sentirons que plus épanouie et à l’écoute, lorsqu’on peut se permettre ce luxe (et tu as raison, parfois, s’en est un). Mais accroches toi aussi à cette idée que tu soulèves, et dont tu as l’expérience avec ton grand : à un moment, ça se calme, et on peut souffler déjà un peu mieux, avec un poids allégé sur les épaules. Je te souhaite que les microbes cessent vite de t’ajouter du poids supplémentaire ; d’ici là, prenez soin de vous et courage!

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Desperate Houseman 11 février 2018 at 11:19

Courage Anne et bravo pour le réveil + tôt. Malgré mon organisation militaire ça a été la seule chose sur laquelle je n’ai pas rogné quand les filles étaient petites (et même encore maintenant). Faut dire que j’ai pas besoin de me coiffer . Allez + que 3 hivers comme ça et ça ira mieux

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maman nouille 12 février 2018 at 9:02

Avec un petit qui est rentré en crèche en septembre et un grand en maternelle,c’est aussi la foire au virus. Je redoute de regarder mon téléphone au travail den peur d’avoir encore un message e la crèche ou de l’école,je redoute la fièvre du lundi soir. Et même quand c’est suffisamment bénin, le nez bouché du petit pourrit mes nuits depuis septembre.

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MIRABAUD 15 février 2018 at 8:31

et moi ce sera « paroles de grand-mère »
J’aimerais beaucoup avoir 30 ans de moins, me regarder complaisamment dans le miroir, courir avec aisance, mais aurai-je vraiment envie de revivre 4 années, sans dormir pour cause de bébés malades ou grincheux….. 4 ans, je dis bien puisque j’ai eu 2 enfants assez rapprochés et peu dormeurs….. Que n’aurai-je donné pour une nuit de sommeil ???? A mon époque, je ne pouvais compter ni sur mes parents, ni sur ma belle-mère…..
Alors, forte de cette expérience, j’ai décidé que mes belles-filles ne vivraient pas ces mêmes désagréments…..
Nous sommes de jeunes retraités, super actifs qui courront la planète lorsque nous le pouvons…. Nous nous occupons de nos petits-enfants, durant tous les congés scolaires; Nous nous apprêtons à les emmener au ski… à tour de rôle car nous en avons 6.
Nous n’habitons pas à côté d’eux mais dès que le besoin s’en fait ressentir, ou que nous sentons que nos enfants sont fatigués, nous leur proposons de venir les aider, ou de leur permettre de faire un break , en France ou à l’étranger…. les autres grands-parents, sont, sur place, et contribuent beaucoup à les aider…..
je peux dire que nos enfants ont beaucoup de chance..!. ils le reconnaissent, du reste…..et nous, nous avons de superbes relations avec nos petits-enfants ! J’ai toujours dit à mes belles-filles qu’elles doivent s’accorder du temps pour elle, pour leur couple et je ferai tout, pour les y aider…. Il faut dire aussi, qu’elles ont des maris formidables…!
Allez, je ferme les valises et partons réceptionner les petits-enfants au train.

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Sacha 19 février 2018 at 1:05

Ca fait un bien fou de lire ce genre d’article, on se sent moins seule, entre le tas de vêtements qui s’amoncellent et la machine à laver qui tourne ( il m’arrive d’en rêver… C’est dire). Pour moi le plus frustrant, ce n’est ni le énième rdv chez ton pédiatre qui fait que tu connais par coeur le motif de son papier peint, ni les pipettes de sérums que tu trouves jusque sous ta couette, ni les nuits hachées depuis…. qu’il est né finalement. Non le plus dur pour moi ce sont les regards, les sous-entendus de certains collègues et ta hiérarchie (masculine et féminine ) qui soupirent parce que : c’est fou à quel point ton bébé est toujours malade !!!

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Maman BCBG 22 mars 2018 at 8:41

Ah c’est fou comme du coup cet article me parle 😉
La frustration c’est usant sur le long terme…
On a déjà du te le dire des milliers de fois, mais il y a clairement une différence entre la deuxième et la première année de crèche… on divise les maladies par 4 au moins (le nez coule d’octobre à mars, mais c’est moins handicapant)
Et la troisième année c’est royal : mon fils a été malade une seule fois de mémoire…
Donc courage, ce fichu printemps va bien finir par arrive, et tu pourras souffler un peu… (et Basile aussi !!)

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Julie 30 juillet 2021 at 10:32

J’accoucherai dans deux mois de mon premier bébé et cet article m’a fait fondre en larmes. En vous lisant, ça a l’air horrible de devenir maman, de subir sa vie, et d’être dans le chaos et l’épuisement constant .
Je n’entends que ça autour de moi: « tu verras tu seras crevée tout le temps, tu auras peine le temps de te laver, ton enfant sera tout le temps malade, tu n’arriveras pas à suivre au travail, ta maison sera tout le temps sale et en désordre, etc »
Moi qui me baladais naïvement sur ce blog pour trouver de chouettes inspirations et une belle énergie pour vivre mon postpartum sereinement et afin d’apaiser mes angoisses c’est encore pire! Mais quelle horreur! C’est tellement déprimant de vous lire! Je vais gentiment quitter ce blog et continuer à pleurer dans mon coin.

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Pauline 14 mars 2022 at 7:47

J’espère que ça va mieux depuis…
Bon courage en tout cas et force à tout le monde !

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