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Ceux que l’on met au monde

posted by Anne 9 octobre 2012 39 Comments

martin

…ne nous appartiennent pas.

C’est le titre d’une chanson de Lynda Lemay, comme me l’avait rappelé très justement Madame Renard dans son commentaire sur ce vieil article.

Cette chanson raconte la tristesse et l’impuissance d’une maman dont l’enfant est handicapé. Dieu merci ce n’est pas mon cas, mais il n’empêche que le titre me parle comme jamais.

Notre enfant, celui qu’on porte pendant 9 mois. On l’imagine, on l’idéalise parfois, on le met au monde et puis on se dit qu’il va nous aimer et nous chérir toute sa vie, parce qu’après tout on est sa mère et que l’amour filial est inné, non ?
Il y a aussi toutes ces choses qui paraissent pourtant simples en théorie, comme « l’instinct maternel », le fameux, celui dont on nous jure qu’il sera naturel et qui s’avère plus surprenant et compliqué que prévu.

Moi par exemple, je ne l’ai pas ressenti tout de suite, cet instinct maternel. Mon fils, ce bébé qu’on m’a posé sur le ventre un soir de décembre, était pour moi presque un étranger qu’il m’a fallu apprivoiser au fil des jours et des mois qui ont suivi. J’ai beau l’avoir aimé très fort dès le moment où j’ai vu son visage (son profil plus exactement, une image gravée à tout jamais dans ma mémoire) je me sentais mal à l’aise, gauche et maladroite. J’ai vécu l’épreuve de la pouponnière comme un calvaire à la maternité (les chambres n’étaient pas équipées pour la toilette des bébés) et apprendre à changer une couche ou donner le bain à la vue de toutes les autres mamans fut pour moi difficile à vivre. Je n’avais pas vraiment confiance en moi. En fait, je n’ai jamais eu confiance en moi pour grand chose dans la vie, et c’est je crois mon plus gros défaut.

Et puis les mois passent et on se sent de mieux en mieux dans son nouveau rôle de maman, on se découvre un côté complètement niais et gaga devant la moindre mimique mignonne de sa progéniture… On se sent enfin utile et indispensable à quelqu’un, c’est excitant et à la fois tellement effrayant. Parce que nos enfants vont grandir, qu’il faudra les guider dans la vie tout en gardant dans un coin de notre tête qu’ils sont avant tout des personnes libres, avec ces lots de joies et de déceptions que cela comporte.

Mon fils grandit vite, trop vite. Pas encore deux ans et un caractère déjà bien trempé. Il aime être libre et tranquille, et la solitude ne semble pas trop le déranger (il joue tout seul sans problème). Je crois qu’il tient de moi cette volonté d’indépendance à tout prix, et parfois ses réactions me surprennent, me déçoivent aussi quand elles ne sont pas celles que j’attend. Souvent, je divague et m’amuse à l’imaginer dans dix ou vingt ans. J’ai l’impression qu’il sera plutôt manuel car ses gestes sont toujours précis et d’une délicatesse infinie (à 6 mois il savait tourner les pages d’un livre une à une…). Je l’imagine artiste, illustrateur, peintre ou que sais-je encore, alors qu’il sera peut-être juste un cancre à l’école, ratera son bac et deviendra mime, clin d’oeil à tous ceux qui connaissent la chanson de Lynda Lemay (oui, encore elle ! Une chanson qui raconte avec humour un garçon devenu mime alors que sa mère l’imaginait chirurgien…)

Je sais que cet article est complètement décousu, peut-être que vous ne voyez pas vraiment où je veux en venir, mais ces derniers mois j’ai connu des hauts et des bas comme toutes les mamans, et ma confiance en moi a parfois été mise à rude épreuve. J’avais sans arrêt ce sentiment idiot que mon fils ne m’aimait pas parce qu’il n’était pas vraiment du genre démonstratif, et puis tous ces gens qui me disaient « T’es bête, tous les bébés aiment leur mère ! ». Mais que voulez-vous, on ne se refait pas ! Néanmoins, je pense avoir compris une chose : il faut arrêter de douter de soi, culpabiliser sans cesse en se demandant si on fait bien ou mal, parce qu’au fond toutes ces craintes ne sont là que pour deux raisons : la peur que nos enfants ne nous aiment pas, et celles qu’ils nous déçoivent un jour.

Il faut accepter de ne pas pouvoir tout contrôler. Accepter que nos enfants fassent leurs propres choix, qu’ils aient des goûts différents des nôtres, éprouvent des préférences pour d’autres personnes. Dur de ne pas ressentir un sentiment de jalousie parfois, c’est vrai, surtout quand on manque de confiance en soi. Mais les enfants sont bien connus pour leur ingratitude, avec ou sans nous l’essentiel est qu’ils soient heureux, non ?

On ne peut pas choisir à leur place
On ne peut pas aimer à leur place
On ne peut pas souffrir à leur place

Nos enfants ne nous appartiennent pas. Ils sont le miroir de nos angoisses, nous mettent face à nos peurs, nous obligent chaque jour qui passe à nous remettre en question. Ils font de nous non pas seulement des parents, mais des personnes encore meilleures.

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39 Comments

Clyne 9 octobre 2012 at 2:29

Pfiou, profond ce billet 😉
C’est très beau ce que tu dis à la fin…

Je pense aussi que les parents aiment toujours leurs parents. Il n’y a qu’à voir comment certains enfants s’acharnent à leur plaire alors que ce ne sont pas forcément de gentils parents avec eux. Bref.

En revanche, je t’avoue que le volet « ne pas tout contrôler », je pense que j’aurais du mal. Parce que je suis une grande contrôleuse et que j’ai des idées très arrêtées sur l’éducation de mes futurs enfants et la vie que j’aimerais leur donner.
Je me doute bien que je ne pourrais peut-être pas tout mettre en place comme je le voudrais mais je sais que j’essaierai de coller au mieux à ce que je me suis « fixé » (et souvent je me dis que si j’ai un enfant qui a une maladie ou un problème grave… et bah je serais encore plus affectée car mon besoin de « perfection » sera rudement mis à l’épreuve…).

Reply
suzanne 9 octobre 2012 at 2:39

Je suis passée par ce genre de réflexions ces dernières semaines, puisque je cherchais une nounou pour mon fils.
Je me suis rendue compte que ça me crevais le coeur de devoir bientôt le laisser à des étrangers toute la journée pour retourner travailler. C’est un peu bête, je suis sure qu’il sera très bien chez sa nounou…mais je serai un peu jalouse de l’affection qu’il pourra avoir pour elle, c’est certain…

Et mon homme de me dire : « on n’est pas faits pour vivre avec nos enfants toute notre vie… »

Dure réalité!

Reply
Vanessa in Wonderland 9 octobre 2012 at 2:40

Ton texte st si beau, si touchant… C’est une aventure incroyable que l’on vit là n’est-ce pas ? Mon fils, c’est mon trésor, ma volonté, ma caféine du matin. Pourtant, comme toi, ce n’était pas gagné, et ça ne l’est toujours pas. Moi ce qui m’angoisse, c’est de perdre le contact à l’adolescence, que la communication se coupe, qu’il me rejette et me crache sa haine à la figure… Ça me terrifie, si tu savais !

Reply
LMO 9 octobre 2012 at 2:41

Je le trouve très juste, ton article.
Tu sais que je doute aussi beaucoup de moi, même en tant que maman. Alors je te comprends très bien!
Et je ne suis pas sûre que « tous les enfants aiment leurs mamans », certains les aiment parce qu’ils sont obligés, pour « survivre » et les détestent une fois adulte parce qu’elles n’ont pas été de vraies mamans. Parce que certaines mères n’aiment pas leurs enfants…
Je le sais et ça m’angoisse parfois. J’essaye de tout donner à mes filles, mais, et si j’étais une mauvaise maman? Si je les faisais souffrir sans le vouloir et si elles m’aimaient parce qu’elles y sont obligées?

Bon, c’est un peu idiot, je ne suis pas un monstre et j’aime sincèrement mes filles.

Mais bon, c’est juste pour dire que je ne trouve pas la peur si idiote que ça et que je la ressens souvent aussi. 🙂

Reply
Knit Spirit 9 octobre 2012 at 3:27

Bon, j’ai la larme à l’oeil. Il est très beau ton article. Je n’ai pas d’enfant mais tout ce que tu écris me touche malgré tout.

Reply
Anne Claire 9 octobre 2012 at 3:35

Très juste, et très touchant encore une fois … Et puis cette chanson, comme beaucoup d’autres de Linda Lemay, elle m’a toujours émue (j’ai en tête Je suis Grande, notamment).
Je me pose les mêmes questions, je vois dans les yeux de Clotilde qu’elle ne regarde pas comme elle regarde les autres, que je suis la seule, avec son père, à pouvoir la calmer quand elle pleure, et ça fait du bien, mais c’est aussi une très grande responsabilité.
Parfois, c’est stupide comme reflexion, mais je trouve ça étrange qu’il y ait autant de parents, qu’autant de personnes veuillent des enfants, c’est quand même une responsabilité enorme, je suis toujours étonnée de voir qu’autant de personne se lancent, sures d’elles. Et puis après, je me dis que, comme moi, ils ne se rendaient pas compte de l’importance qu’ils auraient pour leurs enfants, je pense vraiment qu’on ne peut pas se l’imaginer, ca m’étourdit parfois cette responsabilité, pas facile quand on doute toujours de soi d’avoir une petite personne « à charge » …
Si je suis si nostalgique de ma grossesse, c’est parce qu’à l’époque je sentais que je pouvais la protéger de tout, la faim, le froid, et que cela suffisait. Viendra un jour ou ses camarades de classe se moqueront peut etre d’elles, un garçon lui brisera peut être le coeur, heureusement, j’ai quelques années pour m’armer, et même s’ils grandissent vite, cela nous laisse le temps de prendre de l’assurance de notre côté …

Reply
Anne-Sotte 9 octobre 2012 at 4:10

C’est marrant, à chaque fois que tu écris un article sur ta vie de maman, tu le trouves « décousu ». Moi je ne trouve pas qu’ils le soient. Plein de choses te passent par la tête et tu ne sais peut-être pas comment les exprimer, mais nous les comprenons bien, surtout quand on est maman comme toi. Et comme je ne sais plus quelle expression le dit, plus un enfant grandit, plus il s’éloigne de nous… C’est dur à avouer, mais c’est vrai qu’on ne fait pas des enfants pour se les garder pour soi, mais pour qu’ils grandissent, affirment leur personnalité, et vivent leur vie. En espérant que notre part dans leur vie sera toujours grande… Donc oui, toutes les questions que tu te poses, on se les pose toutes. Moi aussi j’ai mes déceptions avec ma fille pas bien câline, sale caractère, qui me frappe et me répond (à 2 ans !!!), mais à côté de ça, y a quand même plein d’instants de bonheur, de rigolade, de chansons… et c’est ceux-là auxquels je me raccroche quand je doute.
Quand à ma façon de gérer les choses, son éducation et tout ça, j’avoue que j’essaie de ne pas trop me poser trop de questions, de le faire au feeling, comme ça vient, on verra bien… ce qui est certain, c’est qu’ « avant j’avais des principes, maintenant j’ai un enfant ». ca, je le constate tous les jours ! 😉
Mon commentaire est un peu décousu aussi… 😉

Reply
KRiSS 9 octobre 2012 at 4:34

<3

Reply
Trois Fois Rien 9 octobre 2012 at 5:04

Très joli article… Une réflexion comme celle-ci ne peut venir que d’une maman en or ! (Et ton article n’est absolument pas décousu !)

Reply
Katia 9 octobre 2012 at 5:09

Tu sais quoi, je mets ton article dans mes favoris, et je reviendrai sûrement le lire d’ici quelques temps, quand ma baby à moi sera âgée de quelques mois et que je saurai sans aucun doute encore mieux comprendre ce texte… 🙂

Reply
christelle is flabbergasting 9 octobre 2012 at 5:32

Mais quel texte ! (bon j’avais fait un long commentaire, mais j’ai tout effacé… tes mots sont si justes, si touchants !) <3

Reply
Ety 9 octobre 2012 at 5:32

En tant qu’enfant , personne, et étudiante en psychologie, j’aime beaucoup ce que tu dis là, et je pense que pas assez de parents se disent tout ça!

Reply
Nathalie - L'heure d'été 9 octobre 2012 at 5:39

Non, ton article n’est pas décousu, il est très parlant, au contraire. Il atteint directement le cœur. Il faut prévenir avant de faire des choses comme ça ! 😉
Je pense que le lâcher prise, l’acceptation de ne pas tout contrôler… avouons-le, ce qui est bien évidemment impossible, est compliqué. Je le sens très bien en moi…. parfois, j’y parviens… et parfois, cette petite boule de stress revient au fond de mon être. Le tout étant de s’en rendre compte pour prendre le temps de respirer et de faire baisser la pression que l’on se met souvent involontairement, sans y penser. Elle vient nous chatouiller à certains moments de la vie, puis monte imperceptiblement si nous n’y prenons pas garde. C’est ainsi que j’aime bien me dire parfois que je suis heureuse de ne pas avoir prise sur la Vie… c’est sans doute la clé pour en profiter pleinement, jour après jour.
Tout ce que je sais, c’est que j’ai eu une vie avant et après a) la connaissance de mon mari b) la naissance de mes deux enfants. Rien ne s’est fait de façon magique, mais cette rencontre avec ces deux petits bouts que j’ai portés m’a enrichie à tout jamais et m’a apportée une multitude de bonheurs intenses (ainsi que mal au dos, mais ceci est une autre histoire ! 🙂 ).
Merci pour ce très bel article qui m’a profondément émue.
Surtout, ne tangue pas trop quand tu te poses des questions en tant que Maman : c’est en gardant confiance et énergie que tu navigueras au-delà des doutes.
Belle soirée, Nathalie

Reply
working mum 9 octobre 2012 at 6:42

très très beau et juste

Reply
Mathilde 9 octobre 2012 at 6:56

Très beau billet, on s’y retrouve. Bravo.

Reply
larcenette 9 octobre 2012 at 7:54

Je n’ai pas d’enfant, mais si un jour j’en ai un, je pourrais sans doute écrire ce genre de notes. Parce que les enfants sont tous de futurs adultes et que ton rôle à toi de parent, c’est de lui donner les meilleures armes pour pouvoir affronter la vie plus tard…

En tout cas, il en a de la chance le petit Martin d’avoir une maman comme toi 🙂 <3

Reply
alameresi 9 octobre 2012 at 8:07

Superbe billet… On s’y retrouve toutes… Cette phrase de Dolto, reprise par Lynda Lemay j’y ai pensé hier quand je me suis sentie impuissante face à la détresse de ma plume (rapport à un souci à l’école). A bientôt

Reply
madamezazaofmars 9 octobre 2012 at 10:00

Un soir de bad trip comme ce soir, a cause des enfants justement, voir qu’on est pas toute seule a douter, a culpabiliser, mais a faire de son mieux aussi, ça fait du bien. Surtout quand c’est si joliment écrit

Reply
The Green Geekette 9 octobre 2012 at 10:25

Très joli article, et même si je n’ai pas encore d’enfants, je comprend ce que tu ressens… et j’ai d’autant plus « peur » de ne pas savoir lâcher mes enfants quand il le faudra…

Quand je vois déjà comment je suis protectrice avec ma petite soeur, des fois je me demande comment je ferai. J’essaye toujours de l’aider au maximum, quand elle a besoin d’aide pour son devoir d’anglais, même à 5500 km et avec 6h de décalage je me rend dispo pour elle…

J’ai envie qu’elle soit heureuse et qu’elle réussisse alors oui des fois, j’aurais presque envie de faire à sa place, et pourtant je sais que ce ne serait pas l’aider… Du coup oui, qu’est ce que ça sera avec ma progéniture?

Réponse dans quelques années, mais en attendant crois moi je suis sûre que tu es une super maman, une maman avec ses doutes et son manque de confiance en elle certes, mais une maman forte qui ne veut que le meilleur pour son enfant. 🙂

Reply
lexou 10 octobre 2012 at 8:11

je pleure…voila tout

Reply
cricrimam 10 octobre 2012 at 11:27

Excellent article (pas du tout décousu). C’est vrai qu’avant d’avoir des enfants, on a souvent des idées bien arrêtées et après, on s’adapte.
Ne t’inquiète pas trop non plus, deux ans est un âge assez difficile (cela dépend des caractères bien sûr), où il commence à vouloir faire tout seul, dire non. Il reviendra vers toi. La période « bébé » est finie et cela n’est pas toujours facile pour la maman. La relation parents/enfants est faite de hauts et de bas toute la vie mais il y a plein de moments qui ne sont que du bonheur et à tous les âges. Il faut s’adapter à leur évolution et puis on est aussi tellement fière de les voir grandir, les « premières fois » sont si émouvantes.

Reply
Alphonse 10 octobre 2012 at 11:47

Je n’ai pas d’enfant, mais ton texte est beau, il m’a touchée, et j’avais juste envie de te le dire. Voilà!

Reply
Covima 10 octobre 2012 at 11:50

Mince mon commentaire d’hier a disparu ! si tu l’as en double, tu supprimeras 🙂
Superbe billet, qui résume parfaitement les doutes et les questionnements auxquels fait face chaque maman, je pense. Si on ne se posait pas de question, que l’on ne se remettait pas en cause, ce ne serait pas tout à fait normal, non ? Il y a des choses que l’on maîtrise un peu au début de la vie de notre enfant, et puis après, au fur et à mesure de sa croissance, de son développement, de l’évolution de son caractère (avec les héritages familiaux, le passé inconscient, ce genre de choses…) on se rend compte qu’on ne maîtrise pas tout. Et puis il y a aussi ce que la vie leur réserve, en bien comme en mal. J’aime bcp ton billet ; Lynda Lemay a le don de me faire pleurer sur certaines chansons ; comme Isabelle Boulay sur « ma fille ». Et j’ai tout de suite pensé au poème de Khalil Gibran quand j’ai lu ton titre ♥

Reply
La Journaliste IT Pink & Green 10 octobre 2012 at 12:17

Avant Lynda Lemay c’est Khalil Gibran qui a beaucoup écrit à ce sujet (le fameux arc et les flèches vivantes). Pas évident à accepter. Pas évident à faire. Mais c’est tout à fait ça.

Reply
Ninie Pouce 10 octobre 2012 at 4:13

D’où le fait que je suis persuadée qu’il faut être bien avec soi avant de créer un petit être dans le genre. Très beau texte !

Reply
biboulandandmamsstory 10 octobre 2012 at 4:22

Tout à fait ok avec ton post! Je suis tellement fusionnel avec mon Bibou… que je sais que ton article est pleins de vérité mais il me tellement peur aussi

Reply
DeboBrico 10 octobre 2012 at 7:35

C’est un tres joli billet!!! Moi aussi j’ai longtemps eu peur que mon bébé ne m’aime pas (Il faut dire que je suis une angoissée chronique d’etre mal aimé) surtout qu’il n’etait pas tres demonstratif, je disais à tout va que j’etais triste car il n’etait pas calin… Et puis il m’a fait mentir, depuis quelques temps, il me fait pleins de calins et crie des « maman je t’aime à la folie » à longueur de journée!! Sur ce coup là il m’a vraiment surprit! Alors oui des fois nos bébés nous décoivent, mais des fois ils sont bien au dela de nos ésperances!!!

Reply
Mama'nonyme et Ses Merveilles 10 octobre 2012 at 9:55

« Ils font de nous non pas seulement des parents, mais des personnes encore meilleures. »
C’est bien vrai 🙂

J’adore Lynda Lemay, je suis une grande fan et tout ses textes sont pleins de sens et de vérités…

Reply
FleurDeMenthe 11 octobre 2012 at 11:00

Et bien, c’est un article pas décousu du tout je trouve, et plein de sincérité… Très touchant.

Reply
Olivia 11 octobre 2012 at 11:02

Oui l’art de la vie c’est un équilibre hors en amour on a du mal à se limiter pour le trouver justement.
Sans enfant à moi je sais déjà que l’amour rend meilleur… j’espère un jour pouvoir ressentir ce flot d’amour dont tu parles

Reply
Anne 11 octobre 2012 at 2:06

@ Clyne : justement, c’est parce qu’on a des idées bien arrêtées comme tu dis qu’on finit par être déçu. En fin de compte tu t’aperçois vite qu’il va falloir que tu adaptes ta façon de faire au caractère de ton enfant, avec plus ou moins de réussite. L’essentiel au fond c’est de leur transmettre des valeurs qui sont importantes pour toi (la politesse, le partage etc…) et le reste finalement est assez secondaire… Je suis un peu comme toi, très exigeante sur pas mal de points mais les enfants (surtout quand ce sont les tiens) t’apprennent vite à lâcher du lest dans bien des domaines ! Moi-même j’ai beaucoup changé ma façon de vivre et de faire, ce qui était important pour moi avant (voire indispensable – comme un appartement bien rangé car je suis assez maniaque) ne l’est plus du tout aujourd’hui !

@ Suzanne : exactement, mais finalement ils font très vite la distinction entre les deux (nounou / famille) Je n’ai pas vraiment ressenti ce « crève-coeur » car j’ai passé 9 mois à la maison avec mon fils (tout en essayant de travailler en même temps, mission quasi impossible) et j’étais presque soulagée de pouvoir retrouver un semblant de vie sociale. Cette séparation est finalement saine et nécessaire, et tu verras qu’il te montrera tous les soirs que toi seule est sa vraie maman 😉

@ Vanessa In Wonderland : je suis d’accord avec toi, de toute façon à l’adolescence il y aura forcément des moments difficiles, un manque de communication, des déceptions mais il reste encore quelques années pour y penser et s’y préparer ! (ouf !)

@ LMO : j’ai envie de croire que toutes les mères aiment leurs enfants, peut-être pas toute de la même manière mais malheureusement il doit bien avoir quelques exceptions 🙁 Se demander si on est une bonne mère, c’est déjà en être une non ? En plus je pense que les enfants savent très bien faire la part des choses entre ce qui est bien est mal, et comprennent très vite que si on leur interdit quelque chose ou qu’on ne va pas toujours dans le sens, c’est avant tout parce qu’on les aime et qu’on veut le meilleur pour eux.

@ Knitspirit : merci Gaëlle <3

@ Anne-Claire : "je suis grande, je suis raisonnable, je donne l'exemple, je suis responsable"… Finalement ces paroles font écho à ton dernier article et cette lourde responsabilité qu'on a sur le dos. Effectivement certains se posent moins de questions, je crois que les origines culturelles ou la classe sociale peuvent beaucoup influer dans la décision de faire un enfant. Finalement je trouve ça bien, tout le monde n'est pas angoissé par le fait de devenir parent et c'est plutôt rassurant, même si je me pose quand même des questions quant à l'avenir de nos enfants dans le contexte actuel plutôt rude (et ça ne va pas s'arranger).

@ Anne-Sotte : ça me rassure finalement de voir que je ne suis pas la seule à douter. Mon fils aussi me répond, me tape parfois, et je sais maintenant que c'est l'âge qui veut ça et pas parce qu'il ne m'aime pas. Mais comme je le disais à LMO plus haut, ils savent faire la distinction entre le bien et le mal et sont conscients qu'on leur fixe des limites par obligation et pour les armer au mieux dans leur vie future.

@ KRISS : Merci <3

@ Trois Fois Rien : roooh, mais MERCI !

@ Katia : je suis sûre que toi aussi tu vas nous écrire de très beaux billets ! (j'ai hâte de les lire en tout cas !! hiiiiii)

@ Christelle is flabbergasting : ça m'arrive souvent aussi 😉 Merci en tout cas !

@ Ety : je sais pas, je pense qu'en tant que parents ont se pose forcément ce genre de questions, ou alors on s'en pose d'autres mais on ne peut pas rester indifférent quant à la question de leur éducation (mais je suis peut-être trop optimiste ?)

@ Nathalie - l'heure d'été : tu as raison, ne pas pouvoir tout contrôler c'est aussi recevoir parfois de belles surprises et une façon d'en profiter pleinement. Je doute peut-être beaucoup parce que c'est mon premier enfant, j'espère être plus confiante dans les années à venir, si la famille s'agrandit (ce que j'espère bien évidemment…). Merci pour tes gentils mots en tout cas, ils me font du bien.

@ working-mum : merci, ça me semblait un peu flou mais finalement pas tant que ça apparemment 😉

@ Mathilde : merci !

@ larcenette : c'est ça, en fait il faut arrêter d'en attendre trop d'eux, ils ne sont pas là pour nous aimer (enfin si, un peu quand même) mais pour suivre leur propre chemin et mener une vie heureuse. Mais ça fiche un peu les jetons de savoir que la vie de ton enfant sera plus ou moins réussie en fonction des bases que tu lui auras donné ! Merci en tout cas.

@ alameresi : je ne savais pas que c'était de Dolto, tu me l'apprends 🙂 J'ai lu ton article et il m'a beaucoup touchée, finalement il fait un peu écho à ce que je disais, dur de ne pas pouvoir protéger son enfant de toutes les agressions extérieures. Malheureusement ça fait aussi partie de leur apprentissage de la vie, l'essentiel est qu'ils sachent qu'on est là pour les comprendre et les écouter même si la communication est parfois difficile.

@ madamezazaofmars : oui ça fait du bien ! c'est pour ça que je n'ai jamais eu honte d'exprimer mes doutes, je lis suffisamment de blogs de mamans pour savoir que je ne suis pas la seule à me poser toutes ces questions (d'ailleurs, qu'est ce qu'on ferait sans les blogs, hein ? :d)

@ The Grenne Geekette : c'est tentant de les accompagner dans tout ce qu'ils accomplissent mais les laisser faire leur choix (et se casser la figure parfois) fait partie de leur apprentissage de la vie. Mais je suis d'accord, la vie est un peu rude, surtout dans le contexte actuel. On vit une drôle d'époque ou le danger est malheureusement partout, j'aime mieux ne pas y penser !

@ lexou : oh ben non ma biche, c'était pas le but 😉

@ cricrmam : oui j'ai eu beaucoup de mal à laisser partir mon bébé, mais maintenant j'apprécie qu'il grandisse et de souffler un peu, c'est agréable finalement cette indépendance, ça laisse un peu plus de temps pour soi. En tout cas il ne se passe pas une journée sans qu'il me fasse rire, c'est un âge vraiment chouette je trouve !

@ Alphonse : merci ! et j'en profite pour te dire que j'aime beaucoup ton univers (ton blog) j'espère que ta nouvelle vie à Londres te plait un peu plus (en tout cas je t'envie, si tu savais !)

@ Covima : j'ai reçu une éducation avec des belles valeurs et je me dis que c'est une chance car les choses me semblent finalement assez faciles, j'ai de bonnes bases sur lesquelles m'appuyer grâce à mes propres parents. Mais je sais que pour d'autres c'est bien plus difficile (certains ont eu une enfance compliquée, le passé peut alors ressurgir comme tu le mentionnes bien) et ça m'aide beaucoup à relativiser ! Je ne connais pas le poème dont tu parles, je vais aller voir ça ! (et moi aussi j'aime Lynda Lemay, je l'ai vue plusieurs fois en concert, dont une dernière fois quand j'étais encore enceinte ;))

@ La Journaliste It Pink & Green : oui, c'est ce que j'ai appris, je vais aller lire ça, merci !

@ Ninie Pouce : c'est certain, ceci dit on apprend beaucoup de la vie en même temps que nos enfants, ce sont eux qui nous montrent le chemin.

@ biboulandmamasstory : merci ! c'est normal d'avoir peur, et c'est aussi pour ça que j'ai ouvert ce débat, je trouvais intéressant et rassurant d'avoir l'avis d'autres mamans 😉

@ DeboBrico : ahah, on dirait que tu parles de moi 🙂 Ce que tu me dis me rassure tellement, merci !

@ Mam'nonyme et Ses merveilles : moi aussi, très grande fan ! Même si je pleure à chaque fois… Elle est pour moi la seule artiste capable d'écrire des textes aussi vrais et poignants de nos jours.

@ FleurdeMenthe : merci !

@ Olivia : tu as tellement raison, tout est question d'amour finalement 😉 Moi aussi j'espère que tu trouveras cet amour dont tu parles (mais tu es une vraie belle personne, c'est tellement rare que je ne m'inquiète pas vraiment en fait ;))

Reply
obiwanseb 11 octobre 2012 at 3:30

Je te reconnais bien là, Martin chou a bien de la chance d’avoir une maman comme toi… 🙂

Reply
Eve 12 octobre 2012 at 10:40

texte touchant et émouvant
Marius m’a déjà dis qu’il aimait son papa et pas moi, si si je t’assures.
Mais c’était pour me provoquer je penses. Sale gosse ! 🙂

Reply
Clyne 15 octobre 2012 at 4:50

Merci pour tes conseils oh sage Annouchka, je t’appellerai quand je serai dans le doute alors 😉

Reply
Madame Renard 16 octobre 2012 at 7:01

C’est un très beau post.. Tu dis avec justesse les craintes que tous les parents rencontrent un jour dans leur vie de parent..
Lynda l’a dit avec beaucoup de justesse dans la chanson qui a inspiré ce post d’ailleurs :

« Ceux que l’on met au monde
Ne nous appartiennent pas
C’est ce que l’on nous montre
Et c’est ce que l’on croit
Ils ont une vie à vivre
On n’peut pas dessiner
Les chemins qu’ils vont suivre
Ils devront décider

C’est une belle histoire
Que cette indépendance
Une fois passés les boires
Et la petite enfance
Qu’il ne faille rien nouer
Qu’on ne puisse pas défaire
Que des noeuds pas serrés
Des boucles, si l’on préfère

Ceux que l’on aide à naitre
Ne nous appartiennent pas
Ils sont ce qu’ils veulent être
Qu’on en soit fier ou pas
C’est ce que l’on nous dit
C’est ce qui est écrit
La bonne philosophie
La grande psychologie…  »

(Je met un extrait pour ceux qui ne la connaissent pas)

Reply
angel 17 octobre 2012 at 10:20

bravo …
Tout est dit !
Je vis un relation si forte avec mon fils d 4 ans et que j’ai peur de ne pas voir grandir …
Tout cela me parle très fort
Parent l’un des plus beaux métiers pour moi quand on peut l’être …

Reply
axl 20 octobre 2012 at 11:15

D’une maman à une autre, merci…

Reply
Marie kléber 7 décembre 2015 at 2:37

Ton billet me parle énormément. Comme le dit Khalil Gibran « vos enfants ne sont pas vos enfants, Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même […] Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas. »
Pas évident de s’improviser maman du jour au lendemain. Ca demande parfois du temps. Comme toi, j’ai eu des doutes à une époque  » et si mon enfant ne m’aimait pas? « . Ils se sont dissipés avec le temps, quand lui et moi sommes devenus plus complices, heureux d’être tous les deux.
Merci pour tes mots Anne.

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Pourquoi il faut oser parler de la déprime de grossesse - Le blog d'Annouchka 7 octobre 2016 at 7:19

[…] que vous allez ressentir un flot d’amour à la naissance de votre bébé etc etc… Ce n’est pas toujours vrai et le lien avec votre enfant peut mettre du temps à se […]

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