ChroniquesChroniques de maman

Tout ce que le congé parental m’a appris

posted by Anne 12 septembre 2017 38 Comments

Voilà plusieurs semaines que ce billet mûrit doucement dans ma tête et pourtant, j’ai eu un mal fou à m’installer devant cet ordinateur pour l’écrire. Cette fois, les mots ne me viennent pas facilement. Pire, j’ai un mal fou à mettre de l’ordre dans mes idées, comme si mon cerveau n’était plus capable de fonctionner autrement qu’en mode « maman » totalement dévouée à sa progéniture. Ces derniers mois de maternage intensif m’ont mis la tête à l’envers, ils ont profondément modifié ma manière de penser et d’appréhender le monde qui m’entoure. Ils m’ont poussée dans mes retranchements. Maintenant je peux vous le dire, je suis passée à deux doigts du burn-out parental. Je l’ai vu me guetter d’un peu trop près, sournois et silencieux, attendre la moindre faille de ma part pour me tomber dessus. Et c’est avec un soulagement certain que j’ai repris le chemin du travail et en quelque sorte, ma liberté de femme.

Ne vous méprenez pas, je ne suis pas « tombée de haut ». Après la naissance de Basile en février dernier, j’ai choisi en toute connaissance de cause de prendre quelques mois de congé parental, comme je l’avais fait il y a 6 ans pour Martin. Je l’avais déjà vécu une fois, je savais que ce serait difficile, avec des hauts et des bas comme le veut l’histoire de la vie. Pour autant, je suis convaincue d’avoir fait le bon choix et je ne regrette rien. Je considère que pouvoir me consacrer à mon bébé les six premiers mois de sa vie fut une énorme chance pour moi. Je dis bien « pour moi », car je ne sais pas dans quelle mesure la présence en continu de la maman peut influer sur le développement ou le bien-être de son bébé. D’autant plus que j’ai fait le choix de ne pas allaiter. Je n’ai aucune connaissance scientifique en la matière et ne m’aventurerai certainement pas à tirer des conclusions sur la nécessité de rester auprès de son bébé en sachant que ce n’est pas toujours possible. Un bébé a besoin il me semble d’être rassuré, nourri, changé, protégé, mais j’ai bien conscience que n’importe quelle personne bienveillante aurait pu se substituer à ma présence.

Je l’ai déjà écrit ici, ces parenthèses dans nos vies sont des moments précieux qu’il faut chérir et je suis heureuse d’avoir pu être là à chaque étape marquante de la vie de Basile : ses premiers sourires, sa première dent, ses premiers chagrins, son premier rhume. Je l’ai porté, câliné plus que de raison, je me suis tellement shootée à son odeur que le sevrage en est douloureux. J’étais là aussi pour l’année de CP de Martin, la fameuse, celle où tout change. J’étais là à 16h30 devant la grille de l’école avec ma poussette, me demandant parfois si tout cela était réel, tant cette image de maman sur tous les fronts ne m’avait jamais ressemblée. J’étais là pour suivre ses devoirs et l’écouter me raconter ses histoires. J’étais là aussi pour les sorties scolaires. Pendant 6 mois, j’ai été cette maman presque parfaite et archi-présente mais mon dieu, comme ce fut épuisant…

Je vais être honnête avec vous, malgré mon état d’épuisement actuel cela reste très difficile pour moi de tourner cette page de la maternité. Une petite voix me dit que ce congé parental était sans doute le dernier. Oh, je sais bien qu’il ne faut jamais dire jamais, je vous entends déjà me dire « allez Anne, un petit troisième ! ». D’ailleurs, à l’heure où je vous écris, je suis bien incapable d’affirmer quoi que ce soit avec certitude. Faire naître mes enfants est ce qui m’est arrivé de plus beau et de plus dingue dans ma vie. Et si je devais faire un bilan de ce probable dernier congé parental de mon existence, voici ce que ces longs mois de totale abnégation* m’ont appris :

petit rappel de la définition du mot abnégation ^^ : sacrifice total au bénéfice d’autrui de ce qui est pour soi l’essentiel 

Dormir, c’est pour les faibles

D’ailleurs je ne dors plus, c’est plus simple ! Plus sérieusement, bébé oblige j’ai donc renoué avec les nuits TRÈS hâchées, couplées avec des journées sans sieste. Inutile de vous faire un dessin de ma tronche, d’ailleurs vous avez sans doute remarqué que je ne me montre plus trop ici ni sur Instagram. J’avais oublié à quel point le manque de sommeil peut diminuer nos capacités intellectuelles ou physiques et être destructeur dans nos vies. La fatigue, surtout lorsqu’elle est intense et prolongée sur la durée peut vous mener tout droit au burn-out. Vous avez beau puiser dans vos réserves, tenter de vous maintenir en forme par tous les moyens (en buvant des litres de café comme je le fais) en faisant du sport (comme je ne le fais pas) en gobant des tonnes de vitamines et autres compléments alimentaires, rien ne remplacera JAMAIS un bon sommeil. Vous devez vous dire que je n’ai pas inventé l’eau chaude, que c’est une évidence et pourtant… Combien d’entre-vous qui lisez cet article rafraîchissent encore leur feed Instagram ou Facebook à minuit passé ou au beau milieu de la nuit ? Ne laissez pas votre corps ni votre cerveau s’épuiser pour rien, si vous n’avez pas de bébé à consoler ou à nourrir la nuit, DORMEZ. Oubliez tout ce qui est dit sur le Miracle Morning, si vous suivez ce blog depuis longtemps vous savez déjà ce que j’en pense (ne cherchez pas l’article, j’ai fini par l’effacer à force de me faire insulter)

La patience, mère de toutes les vertus

Ahhhh la patience… Une qualité qui ne me caractérise pas du tout et pourtant … Il m’a fallu affronter mes démons pour supporter les sollicitations continues des mes enfants. Des biberons à donner toutes les deux heures, des couches à changer par dizaines, des pleurs à consoler (parfois sans succès), des « mamaaaaaans » à tout bout de champ. Des tâches considérées comme peu gratifiantes, qui pour moi ont été un plaisir puis ont fini par me lasser un petit peu ces derniers temps, faute d’avoir su trouver le bon équilibre (mais j’y reviendrai plus bas). Ces six derniers mois ont passés vite et m’ont semblé une éternité à la fois, tant les journées ont été répétitives. Avec Basile, j’ai réalisé à quel point il était facile à l’époque de ne m’occuper que d’un seul enfant (et dire que je me trouvais débordée…) et combien le passage à deux enfants pouvait venir chambouler un équilibre familial si durement acquis. La patience n’est pas mon fort mais j’ai appris à renoncer à une foule de petites choses qui ne sont pas vitales à l’instant T, comme boire mon café chaud, feuilleter un magazine, écouter de la musique ou tout simplement ne penser à rien, du moins ne plus penser au panier à linge qui déborde de vêtements de bébé, tâchés de purée de carottes. Avoir des enfants autour de soi, c’est remettre à plus tard certaines de nos envies et certains de nos besoins. C’est se sacrifier pour autrui (la fameuse abnégation). C’est l’apprentissage de la patience, particulièrement quand les enfants sont en bas-âge, particulièrement quand on les a 24h/24 avec soi (et ce point change tout). Se dire qu’il reviendra, ce jour où l’on pourra siroter un verre avec des copines en terrasse, nos enfants assis sagement à côté de nous, le nez dans leur bouquin ou plutôt dans leur téléphone. C’est long, mais il y a de la lumière au bout du tunnel, je le vois rien qu’avec Martin qui a enfin atteint l’âge de raison. La patience est mère de toutes les vertus… en attendant, il faut serrer les dents.

La solitude, un besoin essentiel

Je suis une personne très introvertie qui a un besoin vital d’être seule. Il n’y a que par la solitude que je parviens à me reposer et à me ressourcer. Ces moments sont essentiels pour moi au point que si je ne parviens pas à me réfugier dans cette solitude, je me fatigue très vite et je deviens irritable. Je ne supporte jamais très longtemps les moments en groupe, les soirées bruyantes où tout le monde parle en même temps… Je suis sensible au bruit et au mouvement. Je suis chiante, en gros. Il n’y a qu’avec mes enfants que je suis capable d’aller au delà de mes limites. Vous me direz que j’ai choisi de les avoir et qu’ il est de mon devoir de les supporter. J’en conviens, l’évidence est qu’ils ont besoin de moi, je ne peux donc pas me barrer à la plage quand ça me chante. Et surtout je les aime, je ferai toujours mon maximum pour répondre à leurs besoins. Mais disons le clairement, ça me demande parfois de gros efforts. Pendant mon congé parental, j’aurais payé très cher pour être seule ne serait-ce que deux heures, sans enfant accroché à mes basques. A ce stade, même regarder une mouche voler dans le silence m’aurait fait plaisir.

Cet été, alors que je culpabilisais encore de ce besoin d’être seule, quitte à même le faire passer avant des moments en couple, j’ai lu cet article très juste qui m’a fait un bien fou. En tant que mamans, on nous (se) met déjà une énorme pression. Mais quand on peut enfin se débarrasser de nos enfants quelques heures en les confiant à une baby-sitter, il faudrait obligatoirement se consacrer à son chéri et sortir dîner en amoureux… Pour ma part, je ne fonctionne pas dans cet ordre. J’ai ce besoin d’être seule pour recharger mes batteries et enfin être disponible pour l’autre. Ce n’est pas un manque d’amour, ce n’est pas un désintérêt pour l’autre, c’est juste une incapacité de ma part d’être disponible pour l’autre si je suis très fatiguée. Et c’est tout simplement humain. Voilà pourquoi je regrette de ne pas avoir su trouvé le bon équilibre pendant cette demi-année en tant que mère au foyer.

Se faire aider ne fait pas de nous une mauvaise mère

Je dirais même l’inverse, se faire aider fait de vous une maman plus reposée et donc disponible et épanouie. Ne me demandez pas pourquoi j’ai refusé toute l’aide que m’ont offert mes amis car je n’en sais rien. J’ai des copines adorables qui se sont proposées de garder Basile quelques heures mais j’ai toujours décliné. J’aurais eu l’impression de manquer à mon devoir et de renoncer. Mon côté perfectionniste m’a sans doute empêché d’avouer que oui, j’avais besoin de souffler un peu. Au delà de ça, il y avait sans doute cette fierté très inconsciente d’être la seule à pouvoir comprendre et consoler Basile, dont les premiers mois de vie ont été ponctués de pleurs et de douleurs. Bref, une petite voix m’a laissé croire que je n’avais pas le droit de « l’abandonner » à quelqu’un d’autre, que je devais être avec lui coûte que coûte. Et ce besoin incontrôlable, viscéral que j’avais de l’avoir avec moi. Ça m’a surtout coûté un épuisement maternel. Avec le recul, je regrette de ne pas avoir confié Basile à une baby-sitter quelques heures de temps en temps, même en journée, pour m’octroyer un peu de liberté et m’adonner à d’autres activités futiles comme le shopping, le cinéma, ou aller voir cette expo qui me faisait envie depuis des mois. J’aurais de toute évidence été moins fatiguée et surtout plus patiente avec Martin, qui a lui aussi un peu souffert de tout ça et ne méritait pas une maman aussi fatiguée et peu disponible pour lui.

Plus que jamais pendant un congé parental, il est important de s’octroyer des moments pour soi. On a beau le dire, le répéter encore et encore, quand on a la tête dans le guidon ce n’est pas facile de s’organiser. Si c’était à refaire, je laisserais ma culpabilité de côté pour m’offrir davantage de moments pour moi. Tant pis si Basile pleure pendant deux heures, tant pis si la baby-sitter galère un peu. Je sais maintenant à quel point cet équilibre m’est essentiel et que je ne peux pas m’épanouir à 100% dans la maternité.

L’existence sociale par le travail

J’ai toujours clamé haut et fort mon admiration pour les mamans au foyer. Je savais déjà à quel point élever ses enfants et tenir une maison à plein temps demandait une énergie folle. J’ai d’ailleurs eu tout le loisir de le redécouvrir et dans mes pires moments de lassitude, après avoir rempli le lave-vaisselle pour la deuxième fois de la journée, la seule chose qui me faisait tenir était que je savais que je reprendrai le travail à une date précise. Cette échéance était mon issue de secours, la date de ma libération. Le fait d’en connaître son existence m’a permis de rester sereine et de profiter pleinement des moments présents avec mes enfants.

J’ai pu constater ces derniers mois à quel point notre place dans la société était liée au travail. A quel point le statut de « mère au foyer » peut inspirer du mépris à certaines personnes ou pire, une totale ignorance. Durant mes 6 mois de congé parental, il m’est arrivé de rencontrer des gens qui ont stoppé net toute conversation en apprenant que je ne travaillais plus (même momentanément) pour m’occuper de mes enfants. J’imagine aisément quels ont été leur aprioris, sans doute ont-ils pensé que je n’avais rien d’autre à raconter que le contenu des couches de mon bébé. Comme si je n’avais jamais rien fait d’autre dans ma vie ou que je n’avais pas d’autres centres intérêts. Excusez-moi mais nous sommes toutes des femmes, mamans ou non, avec des connaissances, des idées, des projets, des besoins, des envies, des rêves… qui ne sont pas toujours en lien avec nos enfants ! Peu de gens manifestent de l’intérêt pour les mamans au foyer exceptées les mamans au foyer elles-mêmes, du moins dans le milieu dans lequel j’évolue, à savoir le petit monde parisien. J’ai réalisé combien ces femmes pouvaient parfois se sentir seules et exclues. A vous, les mères au foyer, j’ai envie de vous dire à quel point vous êtes admirables. Ce que vous faites est noble et très difficile, ne laissez jamais personne vous faire croire que vous n’êtes rien sous prétexte que vous ne travaillez pas !

Difficile pour moi de conclure cet article sans vous dire à quel point cette nouvelle expérience de la maternité m’a chamboulée, j’ai sans doute appris plus en 6 mois que ces dernières années. Bien sûr, la naissance de Martin avait déjà fait de moi une mère mais celle de Basile, par les difficultés que j’ai rencontrées, m’ont prouvé une fois de plus que l’on ne cesse jamais d’apprendre dans la vie, quels que soient les chemins que nous prenons. Et que surtout nous disposons de ressources insoupçonnées !

Je vous laisse méditer là dessus et m’en vais de ce pas écrire le prochain billet 🙂

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38 Comments

Nathalie, Poisson Plume 12 septembre 2017 at 6:34

Comme ton billet va faire du bien à de nombreuses mamans, en congé parental ou pas, d’ailleurs.
Ta façon d’évoquer l’amour mêlé à la fatigue, le manque de sommeil (cette chose sournoise qui nous grignote chaque jour un peu plus quand on en manque), la culpabilité de penser parfois à prendre un peu de temps pour soi, juste un peu… sans oser franchir le pas… Le manque de reconnaissance de certaines personnes…
Bref. Un témoignage tout en pudeur… mais également sans fard.
Excellent mois de septembre, Anne ! Je te souhaite en premier lieu le bonheur d’avoir un peu plus de sommeil.
(Bonne reprise !)

Reply
Anne 13 septembre 2017 at 10:03

Merci Nathalie, écoute je pense qu’on est sur la bonne voie ! Pas de réveil cette nuit pour la première fois ! Dingue, je me suis même demandée si le petit était toujours dans son lit 😀

Reply
Bébé est Arrivé ! 12 septembre 2017 at 6:44

Ta sincérité me touche et comme je te comprends. Je pense que j’aurais été dans le même état de faiblesse psychologique dans ces conditions. Le sommeil est vital pour moi.
Ton article fait aussi écho à celui de Clarisse (Les délices de Framboise) publié aujourd’hui qui parle également du manque de considération des mamans au foyer. Il serait temps que notre société pose un regard un peu plus bienveillant sur ces femmes qui assument ce rôle difficile et parfois si ingrat de maman au foyer.

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Anne 13 septembre 2017 at 10:04

Merci pour tes mots, je cours de ce pas lire l’article de Clarisse (merci de le partager avec moi)

Reply
Anne 12 septembre 2017 at 7:43

Tout ceci est tellement vrai!
La maternité nous pétrit de sentiments contradictoires (besoin de solitude/impossibilité d’être loin d’eux, besoin de sommeil/force surhumaine pour les veiller toute la nuit… besoin de reprendre du poids/impossibilité d’arrêter l’allaitement, comme je l’ai vécu).
Heureusement qu’on découvre l’amour inconditionnel aussi!

Reply
Anne 13 septembre 2017 at 10:05

C’est vrai, c’est assez surprenant cette dualité permanente mais on finit par s’y habituer. Je crois qu’il n’y a pas de situation idéale, à part travailler à mi-temps peut-être, histoire d’avoir un peu de temps pour profiter de ses enfants tout en ayant une activité à côté. Mais tout le monde ne peut pas se le permettre et surtout il y a encore pas mal d’entreprises qui refusent !

Reply
Madamezazaofmars 12 septembre 2017 at 7:52

Un très bel article avec cette ambivalence que toute les mères en congé parental connaissent. Je me retrouve dans ce grand besoin de solitude, pas facile à trouver c’est vrai et Merci pour tes mots sur les mères au foyer qui non ne sont pas des bulots <3

Reply
Anne 13 septembre 2017 at 10:06

J’imagine qu’avec une famille nombreuse les moments de totale solitude sont extrêmement rares ! 😀

Reply
Charlotte 12 septembre 2017 at 7:57

C’est un sujet qui -il me semble- n’est pas souvent abordé et ça fait du bien de se retrouver un peu dans l’expérience de quelqu’un d’autre !
Pour ma part, je suis restée 13 mois avec mon fils qui vient tout juste de rentrer à la crèche. Habitant en Allemagne, il n’aurait de toutes façons pas pu y aller plus tôt (sauf exception, les crèches acceptent les enfants à partir de 1 an). Ici la situation est normale et le jugement se fait presque dans l’autre sens : « Il n’a qu’un an et il est déjà à la crèche ? » – « Tu n’as pris qu’un an de congé mat’? ». C’est fou car, lorsque je suis en contact avec mes amis et ma famille française c’est tout le contraire.
Finalement, en dehors du jugement de ceux qui nous entourent, le plus important est de savoir ce qui est bon pour nous (nos enfants et nous-même !). Il vaut mieux une maman un peu moins présente et épanouie qu’une mère à la maison et au bout du rouleau ! Une chose est sûre, sans mes beaux-parents en relai et un bébé hyper facile à vivre (comme ton premier il me semble ? Le mien a d’ailleurs le même prénom !), je n’aurais jamais passé une aussi belle année !
Maintenant, qu’une hâte, reprendre le boulot !

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Anne 13 septembre 2017 at 10:10

J’ai souvent entendu dire qu’en Allemagne il était mal vu de ne pas élever ses enfants les 2/3 premières années. Pour un pays européen plutôt en avance sur son temps et économiquement très développé, j’avais trouvé ça très surprenant ! Est-ce qu’il existe quand même des nounous qui gardent les bébés ou pas du tout ?
En tout cas je te rejoins sur le fait que l’essentiel est de faire ce qui semble le mieux pour nous, mais il me semble quand même important de pouvoir avoir le choix, ce qui n’est pas toujours le cas malheureusement 🙁
Sinon oui, mon aîné était très calme et archi facile à vivre, je l’avais gardé 9 mois et j’en garde un très beau souvenir ! Avec Basile j’ai adoré cette période aussi même si elle fut infiniment plus fatigante… Mais je me dis que c’est peut-être une question d’âge aussi, j’ai quand même 6 ans de plus !

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DeboBrico 12 septembre 2017 at 8:00

C’est fou la maternité à quel point la maternité est faite de contractions! C’est un bien joli bilan malgré tout puisque tu en tires du positif et Basile aussi très certainement. Je te souhaite une reprise douce et sereine.
(par contre j’étais certaine que Martin était de la même année que Roméo… et donc rentrait en CE1 cette année, il est de 2011 en fait?)

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Anne 13 septembre 2017 at 10:13

Oh oui, c’est un bilan très positif et cela nous a permis de créer un vrai lien entre nous tous et une belle harmonie. Je pense que cela aurait été plus long si j’avais travaillé dès la fin de mon congé maternité. Le rythme aurait sans doute été trop speed pour Martin qui a eu du mal à trouver sa place les premiers temps (j’imagine que c’est normal mais bon, ça me rassurait de savoir que je serais là toutes les vacances d’été par exemple).
Sinon oui, Martin est bien au CE1 cette année, comme Roméo, il est de la fin de l’année 2010 (c’est donc le plus jeune de sa classe)

Reply
LMO 12 septembre 2017 at 8:50

Pour quelqu’un qui dit avoir du mal à structurer ses idées, je le trouve bien agencé et intelligent ton billet! 🙂
Je me reconnais dans plusieurs de tes points, notamment le sommeil (call me marmotte), le besoin viscéral de solitude (j’ai longtemps culpabilisé avant d’admettre que oui, c’est comme ça, j’ai besoin de me retrouver SEULE pour recentrer mes idées… Et comme toi je suis une chieuse que le bruit exténue rapidement), et dans le besoin de s’accomplir autrement que par ses enfants. J4adore mes enfants et devenir mère est mon plus beau rôle, mon plus bel accomplissement. J’ai néanmoins également besoin de temps pour moi, rien que pour moi, pour faire un truc qui ne servira à rien d’autre qu’à moi (là encore, non sans culpabilité, mais c’est devenu vital…)
Bon retour à toi au travail et courage pour les premiers jours sans Basile. Je sais à quel point le paradoxe est fort au début, on est heureuse de reprendre une « vie normale » mais la séparation peut être une déchirure… (Je dis « peut » parce que ce n’est pas toujours le cas et c’est tant mieux!)

Reply
Anne 13 septembre 2017 at 10:15

Ah ben merci, mais je t’assure que c’était très fouilli dans ma tête, tant mieux si tu as trouvé ça très clair 🙂
J’imagine qu’avec quatre enfants tu dois souvent t’arracher les cheveux et que les moments de solitude sont d’autant plus précieux (tu arrives à en avoir quand même ?)
Quant à la séparation avec mes enfants, elle est dure mais elle était nécessaire. Je ne suis vraiment pas faite pour rester à la maison, j’ai du mal à m’épanouir dans des activités agréables quand je suis chez moi (je passe mon temps à faire du ménage !!)

Reply
daphné @ Be Frenchie 12 septembre 2017 at 10:38

Un bébé est un tel chamboulement; je crois qu’on vit toutes avec cette ambivalence, même si on met souvent nos propres désirs de côté pour faire au mieux pour nos enfants.

Oui, avoir du temps pour soi est sûrement le plus grand des luxes quand on est maman. Passer ne fusse qu’une soirée, seule à la maison sans contraintes fait un bien fou.

Bon retour au travail Anne !

Reply
Anne 13 septembre 2017 at 10:16

Oh oui, les moments rien qu’à soi sont importants… Mais encore faut-il essayer dans ces moments là de ne pas regarder des photos de ses enfants toutes les deux minutes 😀

Reply
magali 13 septembre 2017 at 8:10

Bonjour Anne (et j’espère que la rentrée ne fut pas trop difficile),
Je suis en Suisse allemande et j’ai deux garçons rapprochés, (5 et 6.5 ans). En Suisse allemande les gardes d’enfants sont très très chères et dans le canton de Zurich ou nous habitons, mon second est rentré en jardin d’enfants il y a 3…semaines. Donc tes sentiments je les partage totalement, je les comprends parfaitement. C’est la première fois depuis 6ans et demi que j’ai toutes mes matinées de libres (ils étaient à la crèche 3 jours par semaine, je travaille 40% comme infirmière puericulutrice donc aussi les WE, soirs, nuits etc…). Et j’ai des sentiments si ambivalents comme toi. J’ai le sentiment d’avoir été extrêmement privilégiée d’avoir pu prolonger mes congés mater par des congés sans solde (suisse allemande TRES patriarcale) pour rester avec eux 8 mois, j’ai le sentiment de ne sortir la tête de l’eau que depuis 2-3 ans depuis que le second comprend « attends 5 min, maman arrive! ».
Cela demande tellement d’investissement physique (grossesse accouchement, manque de sommeil, porter, nourrir, changer), tellement d’investissement et surtout de force psychique (résister aux pressions extérieures, tenir son cap), c’est épuisant vraiment. MAIS ces goûters à 3, ces sorties piscines ce sont des trésors, des souvenirs, pour eux et pour moi. Et comme tu dis je me suis découvert une endurance et une force que je n’aurais JAMAIS soupçonnées.
Je dis à toutes les mamans de jeunes enfants que ces années de petites enfance sont des années d’équilibriste ou l’on marche sur un fil, ou tout change, bouge très vite et surtout il est extrêmement important de marcher avec son(sa) partenaire, de tout réévaluer, rediscuter avec lui(elle).
Pour la place de la mère, femme au foyer, c’est honteux, vraiment. Et c’est si restreint et dépendant de l’endroit ou l’on vit.
Ma mère était mère au foyer, extrêmement active bénévolement (ce sont souvent elles les cœurs des assoc) et s’est faite traiter de feignasse toute sa vie. Moi ici à 40% j’entends régulièrement que ma place serait avec eux…
Bises et surtout bravo (et Basile et Martin sont tellement mignons!!!!)

Reply
Anne 13 septembre 2017 at 10:21

Dis donc c’est fou cette différence culturelle entre la France et la Suisse allemande (j’ai cru comprendre que l’Allemagne fonctionnait sur le même modèle patriarcal). Bravo pour ces 6 années à temps plein, ça demande une telle énergie et tu soulignes parfaitement l’investissement physique que cela exige. Les grossesses, le post-partum, porter son bébé les premiers mois, sont des moments merveilleux mais rudes pour le coeur. J’ai d’ailleurs mis beaucoup plus de temps à me remettre de cette seconde grossesse !
Et là où je te rejoins totalement c’est sur la nécessite d’échanger et de communiquer avec son partenaire. Le mien m’aide déjà énormément mais il a su renforcer sa présence lorsque j’ai exprimé l’épuisement qui me gagnait ces dernières semaines. A deux, c’est effectivement plus simple !

Reply
Anju 13 septembre 2017 at 8:38

Comme ce billet est criant de vérité! On nous répète effectivement de lâcher prise, de prendre du temps pour soi. mais ce n’est pas facile de déconnecter, de laisser son bébé tout neuf alors qu’il a un RGO, et de ne pas culpabiliser. Je me souviens que même sortir dans la rue seule était pour moi une épreuve: et si il pleures, si je dois l’allaiter en public..et si et si..
Avec un seul enfant, j’arrêtai pas de me dire « tu verras quand t’en auras deux, tu ne pourras plus te rendormir le matin avec lui pour te reposer »..et rien que ça, ça m’angoisse déjà, moi qui suis si détestable si je n’ai pas mon cota de sommeil..
Belle reprise, et plein de courage et de force aux mamans au foyer!

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Anne 13 septembre 2017 at 10:24

Oh oui, l’appréhension des sorties j’ai connu ça avec mon premier bébé, j’avais l’impression que tout le monde allait me détester s’il se mettait à pleurer dans la rue ou à réclamer à manger ! Maintenant je change des couches n’importe où, sur les bancs ou sur les marches des églises et je me dis que j’ai été drôlement bête de m’occuper du jugement d’autrui (et surtout les gens s’en fichent complètement, la plupart du temps ils ne te remarquent même pas).
Rassure-toi, même avec deux enfants tu trouveras le moyen de te reposer. A la naissance de Basile, mon chéri prenait en totalement en charge les deux enfants pour que je puisse dormir. Il y a toujours des solutions ne t’inquiète pas !

Reply
blandine 13 septembre 2017 at 8:58

J’espère que le rythme de la reprise est bien repris et que vous ne courrez pas trop après le temps!

Je trouve ton article très clair mais ça m’interpelle de ne pas entendre parler de ton conjoint. Peut-être est-ce une volonté de sa part de ne pas être mentionné sur ce blog, dans un souci d’intimité? Je n’ai ni enfant ni désir d’enfant, ceci explique peut-être cela, mais quand je lis/entends parler de la petite enfance comme d’un sujet uniquement féminin, j’avoue que ça me donne envie de me faire ligaturer les trompes.
D’ailleurs, être parent au foyer est bien mieux vu dans les pays scandinaves, où le congé parental est pris par les parents des deux sexes.
J’espère que cette remarque ne va pas déclarer une guerre des commentaires t’obligeant à virer le post, et je suis bien consciente que tu n’es pas responsable de l’absence d’égalité entre les sexes en France en 2017 😉

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Anne 13 septembre 2017 at 10:35

Effectivement, je n’ai pas trop parlé de mon amoureux dans cet article mais j’ai déjà beaucoup écrit sur lui (mon blog existe depuis dix ans maintenant) et dit à quel point j’avais besoin de lui. C’est un papa merveilleux et dans son temps, qui n’a pas honte de poser une journée de RTT pour gérer un enfant malade. Mais la réalité, c’est que lorsque tu es en congé parental, ton mari, aussi investi soit-il, travaille et n’est donc pas là physiquement pour s’occuper des enfants et te relayer. Tu as raison, la parentalité n’est pas qu’une histoire de femmes mais en France nous avons encore du chemin à faire pour casser cette image de « maman à la maison, papa au travail » ! Mais il faut rester optimiste, la génération des papas d’aujourd’hui est quand même bien plus investie que celle de nos ancêtres 😉 On avance…

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matinbonheur 13 septembre 2017 at 9:00

Ca me parle tout ça, puisque j’envisage un congé parental pour mon troisième enfant et que je viens de coucher quelques réflexions.

J’ai ce besoin de solitude (que j’ai réussi à assouvir grâce au miracle morning, je n’avais à un moment que ce créneau de libre pour être seule !) et je l’accepte puisque ma qualité de présence est ensuite bien meilleure si je suis ressourcée.

Avec le temps, j’apprends à m’octroyer des moments seule, sans forcer sortir (je peux être dans mon jardin, dans ma chambre ou la salle de bain), même si les enfants sont là, le papa gère et tout le monde respecte et a compris mon besoin formulé d’être tranquille une heure ou deux.
A voir comment on gère avec un bébé en + 😉

Reply
Anne 13 septembre 2017 at 10:37

Je pense que si tu y arrives avec deux, tu y arriveras avec trois 😉 Il paraît que le 3ème bébé ça n’est que du bonus et que c’est surtout le passage de 1 à 2 qui est compliqué à gérer… Je te laisse tester pour moi 😀

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Céline L 13 septembre 2017 at 9:53

Très bel article! J’ai pris un congé parental pour les 2. Autant pour le premier, j’étais au bord du burn out parental, autant pour le deuxième je ne me suis pas sentie fatiguée, pourtant c’était aussi un petit dormeur qui réclamait beaucoup mes bras et papa avait de très longues journées de travail. J’étais mère au foyer, mais je mettais mon fils ainé à la cantine tous les jours et mon cadet à la crèche dès 7 mois de temps en temps pour avoir du temps libre pour moi. Sans culpabiliser et les enfants adorent ces moments sans moi. . La différence avec toi, c’est que je n’ai pas ce besoin d’être seule, mais de voir du monde autre que mes enfants, et de parler d’autre chose.

Reply
Anne 13 septembre 2017 at 10:38

Ah mais j’aime voir du monde aussi, c’est ça qui est paradoxal. C’est juste que cela me demande davantage d’efforts que les personnes plus extraverties. Et tu as raison, ne pas parler de ses enfants ça fait tellement de bien ! 😀

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Christelle 13 septembre 2017 at 10:33

Tu décris parfaitement çe qui m’est arrivé pendant mon congé parental, et même au-delà. Je me retrouve surtout dans ton besoin de solitude …. j’en ai énormément besoin aussi, ainsi que de calme et de silence … plutôt incompatible avec la vie de maman de deux enfants … je me suis rendu compte que si je ne me dbrouillais pas pour me ménager mon minimum vital de solitude, j’allais exploser. Je suis, comme toi, passée très près du burn out maternel … et tu as entièrement raison quand tu parles de l’arrivée du deuxième enfant. C’est hyper difficile, on a à peine réussi à trouver une routine familiale, à redormir, à voir ce qui fonctionne, que tout est chamboulé et on se retrouve sans une miniute à soi ( la première grossesse, le premier enfant, c’était tellement simple, finalement !). Merci pour cet article, que je vais partager aux copines …

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Anne 13 septembre 2017 at 10:42

C’est la première année qui est très difficile, le temps que tout le monde trouve sa place et que le bébé grandisse, trouve son rythme… En attendant, c’est un long tunnel de fatigue et d’incertitudes ! Et je suis d’accord avec toi, un seul enfant c’est tellement simple et pourtant je ne reviendrai en arrière pour rien au monde <3
Merci pour tes mots et courage à toi aussi ! Un jour nos enfants deviendront ados et la petite enfance nous manquera peut-être, qui sait ?

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Madame Bobette 13 septembre 2017 at 11:06

Un très bel article déculpabilisant et qui rappelle bien le tiraillement entre vouloir rester avec bébé et reprendre le travail. Oui c’est une chance de pouvoir s’arrêter, on profite de plein de bons moments, on est là pour ces enfants mais pour nous, en tant que femme, ça peut parfois aussi être compliqué et je veux bien te croire quand tu dis que le burn-out parental te guettait. Je pense que je serais incapable de m’arrêter à temps complet… Un temps partiel par contre je le referai sans hésiter! Après on verra ce qu’un futur potentiel bébé 2 me fera faire pour lui 😉

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Melle Blanche 13 septembre 2017 at 11:18

Pour moi ce n’est pas 6 mois mais 6 ans, alors imagine un peu la tête déconfite de ceux qui l’apprennent.
Et je ne compte plus le nombre de fois où l’on me branche sur ma future retraite.

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Cleophis 13 septembre 2017 at 12:56

Un billet très émouvant et réaliste sur le congé parental et l’impact qu’il peut avoir dans nos vies de femmes. Par la force du destin, je suis restée à la maison pour les 5 premières années de ma fille et 3 premières de mon fils. Au bout du tunnel, j’étais heureuse de pouvoir prendre enfin le chemin du travail, même si j’ai dû m’habituer à ne plus faire de sieste (ah ah!). Je sais que je ne le referai pas et je dis toujours que jamais je ne garderai mes petits-enfants H24 comme certaines grands-mères le font pour économiser sur l’assistante maternelle ou la crèche, même si je serai ravie de les avoir de temps en temps. S’occuper d’enfants en bas âge est un vrai travail et j’admire les femmes qui en font leur métier ou qui choisissent de rester au foyer.
Néanmoins, avec le recul, je suis vraiment contente d’avoir pu passer ces années avec eux. Alors qu’aujourd’hui je cours et je ne les vois qu’une heure par jour en semaine, je me dis que le lien que nous avons créé tous les trois est très fort et qu’il le restera à l’avenir. C’est génial d’avoir pu accompagner toutes leurs premières fois et même si ce fut parfois difficile, je ne regrette rien au final.

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Escarpins et Marmelade 13 septembre 2017 at 2:28

Merci pour ta sincérité et pour le partage de ce moment de ta vie, intense, plein d’amour et de fatigue! Je ne peux te dire qu’une chose: ça passé! le bout du tunnel n’est pas loin,:-)

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Estelle 13 septembre 2017 at 2:35

Superbe billet ! J’aurais pu l’écrire tellement je me suis retrouvée… actuellement en deuxième congés parental voulu celui-ci contrairement au premier (ma boite fermait donc j’étais plus au chômage) je sais combien les sentiments sont paradoxaux. L’envie de materner et toutes les difficultés qui vont avec (ah l abnégation !)La partie sur la totale ignorance ou le mépris aussi… on en parle très peu !! Et j’en ai vraiment souffert ! Les remarques les pires etant mais tu t ennuies pas trop ? Ou mais tu as que ça à faire de chercher du travail (quand je galerais au chômage avec mon bébé à m’occuper). Encore Un grand merci Anne !!!

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Maman Sur Le Fil 13 septembre 2017 at 7:27

Merci pour ce beau billet qui devrait parler à beaucoup de femmes (au foyer ou au travail)… J’ai personnellement fait le choix de rester avec mes loulous et sans m’en rendre compte, cela fait déjà 6 ans que je suis à la maison. Mes enfants sont tous scolarisés depuis 1 ans maintenant et de retrouver des moments pour moi, seule, a été salutaire… Quand je les avais à plein temps, j’ai été obligée de privilégier des temps de solitude plutôt que des temps à 2 ou en famille… Sinon, je n’aurais pas tenu… Bref, je ne regrette rien, j’ai passé des moments merveilleux mais c’est épuisant moralement…

J’espère que le rythme de travail n’a pas été trop dur à retrouver !

Virginie

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Princesse Momo 14 septembre 2017 at 4:09

Merci pour ce billet qui fait du bien et m inquiète aussi. J ai vécu ce que tu décris pour mon premier et là je suis enceinte de mon deuxième. Et ce qui m a fait le plus repousser ce projet, c est le passage de un à deux justement. J aurais aimé avoir ton retour d expérience là dessus, ce qui t as semblé (plus) difficile et les éventuelles astuces et solutions pour gérer au mieux ce cap je redoute. Encore merci pour ta sincérité.

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Lucky Sophie 14 septembre 2017 at 9:47

C’est un grand regret que j’ai eu pour mes 2 premiers enfants, ne pas avoir pu prendre de congé parental (pour mon aînée, ça n’existait pas encore au premier enfant et pour mon 2e c’était le seul moyen de garder mon job !), au 3e j’ai savouré de ne pas avoir à confier la garde de mon enfant si petit à 2 mois et demi, même si effectivement cela nécessite de trouver en soi des ressources insoupçonnées de patience pour l’enfant et de confiance en soi vis-à-vis du regard des autres qui bossent, eux, et te le font bien sentir !
Bon courage pour la reprise !

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papa au foyer 19 septembre 2017 at 8:23

Papa en congé parental de 5 enfants (11-9-7-5 et 2 ans), je me retrouve dans ce magnifique billet mais le regard extérieur pour un papa en congé parental est bien différent et suscite beaucoup de compliments alors que tellement de femmes souffre de ce manque de considération. A croire de s’occuper de ses enfants pour un homme relève de l’exploit.
Et comme ce fut si bien évoqué, cette turpitude intérieure, cette solitude, en attente du retour du conjoint pour « souffler », ce besoin de se consacrer du temps à soi. Mais quel joie d’écrire ces lignes en regardant mon dernier dormir paisiblement

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Lilou 19 septembre 2017 at 4:03

Bonjour, merci pour ce témoignage très touchant. Tu exprimes bien ce que j’ai moi-même pu ressentir à la naissance de mon 2ème enfant. J’avais en plus un sentiment d’enfermement lié au fait que ma fille soit née fin octobre (avec des journées courtes et du temps pourri). J’avoue qu’il y a un point de ton témoignage qui me semble manquer c’est la place de ton compagnon. Pour ma part, j’avais choisi de souvent prendre une demi-heure/une heure pour moi lorsqu’il rentrait du boulot. Au final, je faisais souvent un tour au Monoprix (oui c’est palpitant) mais au moins ça me permettait de m’aérer quotidiennement et de ne pas avoir d’enfants collés aux basques. Et pour, ma deuxième, comme j’avais ma nounou, il m’est arrivé de donner les deux quelques heures pour aller chez le coiffeur ou aller déjeuner. Ca ne durait pas longtemps car ma fille pleurait beaucoup, je l’allaitais et j’avais l’impression que j’étais la seule à pouvoir la « gérer »… Bref, ce sont des moments parfois difficiles mais pour lesquels 4 ans après, je garde une certaine nostalgie (sans pour autant oublier que je ne les ai pas toujours bien vécus).
Bon courage pour ton nouveau rythme.

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