Maman, nom féminin

Chroniques de maman
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Ça fait longtemps que je ne vous ai pas parlé de Martin.

Pourtant, lui et moi on n’a jamais été aussi proches. Même s’il nous a fallu 5 ans pour réussir à nous comprendre.

Je me souviens qu’il y a deux ans, je vous confiais avoir mis du temps (quasiment 3 ans) à me sentir légitime en tant que mère. Je ne sais pas pourquoi mais je n’arrivais pas à dire « je suis la maman de Martin » sans avoir l’impression de mentir ou que les mots ne sonnent faux dans ma bouche. Autant je trouvais tout à fait naturel le fait de m’occuper de lui (et de l’aimer) autant j’avais l’impression d’être une escroc de la maternité aux yeux de la société. Y compris ceux de mon entourage, notamment mes parents, qui m’ayant élevée pendant 20 ans de dur labeur^^, connaissaient mon manque d’intérêt total pour la cause maternelle et les enfants en général. Et qui ont du trouver un peu étrange que je devienne maman à mon tour. Je me disais « fais gaffe Anne, pour l’instant tu arrives à faire illusion mais bientôt les gens verront que tout ceci n’est qu’une vaste blague »… La blague étant que j’étais la pire maman du monde, bien sûr, voire même de l’univers. Maintenant, j’ai compris que le plus difficile fut de laisser partir la petite fille que j’étais. Accepter que mes parents ne soient plus que mes parents, mais qu’ils deviennent grand-parents. Accepter de vieillir. Accepter de mourir un jour. Accepter d’être heureuse.

Ce manque de bienveillance envers moi-même me laisse aujourd’hui sans voix. Car heureusement, je vois les choses désormais sous un autre angle, beaucoup plus indulgent. On dit souvent que le temps apaise les esprits, c’est vrai, en tout cas il m’a permis de prendre beaucoup de recul. J’ignore encore ce qui m’a pris d’être aussi injuste alors que pour tant de gens, le fait que je sois la maman de Martin était non seulement normal mais totalement indiscutable. Le jour où vous donnez naissance à un nouveau-né, vous êtes sa maman, point barre. Personne ne peut remettre votre situation en cause. Mais la suite, c’est votre problème. Que vous vous en sentiez légitime ou pas, c’est une autre histoire que personne ne peut régler à votre place.

Si je prends mon courage à deux mains pour vous en (re)parler aujourd’hui, c’est parce que je suis encore pleine de regrets. Aucune mère ne devrait s’infliger cela, la société se charge déjà très bien de nous faire culpabiliser (l’allaitement VS le biberon, l’accouchement « naturel » VS la péridurale …). C’est déjà tellement compliqué de trouver sa place qu’un peu d’indulgence envers soi-même n’a jamais fait de mal de mal à personne… non ?

En soi, mon aventure de maman n’avait pas spécialement bien commencé (en écrivant cette phrase je me dis « mais Aaaaaaaanne, mais arrête d’être si dure… ») mais c’était sans compter un autre « petit » problème : j’avais l’impression que mon fils ne m’aimait pas. Oui je sais, c’est horrible, d’ailleurs si j’arrive à l’écrire aujourd’hui, c’est parce que je sais que ce n’était pas vrai et que oui, mon fils m’aimait (et m’aime toujours) mais que j’étais tellement persuadée du contraire, que cela m’a rendue aveugle et surtout trop CONNE pour que je puisse m’en rendre compte.

Et puis il y a quelques semaines, Martin m’a offert le plus beau des dessins. Et sur ce dessin, j’ai vu tout ce que j’avais refusé de voir pendant 5 putain d’années.

Aujourd’hui, je sais qu’il s’agissait d’un problème de confiance en moi que je n’avais pas réglé et dont j’ai payé (un peu) les conséquences dans ce qui aurait du être mon plus beau rôle, celui de maman. Je m’en veux beaucoup d’avoir laissé cela gâcher mes premières années avec mon fils. Mais en même temps, je sais que si nous avons maintenant ce lien si spécial, c’est « grâce » à ce mauvais démarrage que nous avons surmonté lui et moi.

Ce qui m’amène à aborder un autre point hyper tabou dont les mamans parlent peu en général : la préférence pour l’autre parent. Car mon fils a longtemps montré une nette préférence pour son père, peut-être même dès les premières semaines, du moins le pensais-je (j’ai su par la suite qu’un nouveau-né de cet âge n’éprouve rien de spécial – il peine déjà à reconnaître les visages … – mais qu’il a surtout des besoins : besoin d’être nourri, changé, câliné). Simplement, j’étais tellement terrifiée et persuadée d’être une bad mother que je me suis naturellement effacée, comme je sais si bien le faire quand je doute de ma personne, c’est à dire à peu près tout le temps. Ne croyez pas que j’ai baissé les bras trop vite, j’ai toujours pris mon rôle à coeur. J’ai même gardé mon fils à la maison pendant 9 mois avant de reprendre le travail… 9 mois ! Ce qui est plutôt pas mal pour une mère qui ne se sent pas légitime dans son rôle de mère… (esprit de contradiction, où es-tu ?). Vous savez, même si j’ai parfois été un peu jalouse de la complicité entre Martin et son père, je m’en suis toujours réjouie. Mon seul regret, c’est d’avoir été trop longtemps spectatrice de milliers de petits bonheurs auxquels je n’ai pas forcément pris part, parce que je me suis laissée ronger par la culpabilité et l’angoisse.

Alors jeunes mamans ou futures mamans, ne soyez pas trop dures avec vous-mêmes (déjà, essayez d’être plus sympas avec vous que je ne l’ai été avec moi, ce qui ne devrait pas être trop difficile…). Et surtout, si vous sentez que vous perdez pied dans votre rôle de mère, n’hésitez pas à en parler à une personne de confiance, cela peut être un professionnel ou tout simplement une amie bienveillante… C’est important de savoir exprimer sa souffrance au bon moment.

Je vous embrasse !

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Anne

Je m'appelle Anne et je suis maman d'un petit garçon de 3 ans. Parisienne depuis dix ans, je vis sur les hauteurs de Montmartre. Dans la vie je suis aussi directrice éditorial du site hellocoton. Vous pouvez me suivre sur Twitter, Pinterest, Hellocoton et Facebook.

44 Commentaires

  1. Ton article est vraiment touchant! J’ai parfois l’impression que les filles préfèrent leur père également, mais j’ai aussi une relation particulière avec elles, des gestes ou des discussions que lui n’a pas. Finalement, la relation diffère, et ça ne peut être qu’enrichissant!

    Profite bien de cette jolie relation que tu as avec lui!

    • Oui, je crois que chaque relation est différente et que l’enfant s’adapte surtout à la personnalité de chacun de ses parents !

  2. Zut, ca me fait sincèrement mal au cœur pour toi.
    Mais quelle sincérité et courage d’affronter ces 2 vérités qui dérangent.
    Et surtout heureuse de voir que ca n a pas empêché une belle complicité.

    • Oh, ne sois pas triste pour moi … J’ai quelques regrets c’est vrai, mais je pense que cela ne m’a pas empêchée d’être heureuse et de construire une relation « normale » avec mon fils (enfin j’espère^^). C’est juste que parfois j’aurais aimé savoir lâcher la pression, être moins exigeante et profiter davantage de l’instant présent… C’est une belle leçon de vie les enfants, si un jour j’ai la chance d’en avoir un 2ème j’en profiterai certainement davantage !

  3. Quel article! C’est touchant de lire quelque chose de si personnel, et d’un peu tabou, c’est vrai!
    C’est difficile , je trouve , d’avoir confiance en soi en tant que maman dans une société où qui qu’on fasse, ce n’est jamais assez bien. On se met la pression parce que nous sommes dans une société de compétition je crois.
    J’ai moi aussi eu quelques soucis de confiance en moi avec les enfants. La césarienne, les petits pépins, ont été autant de choses contre lesquelles j’ai pesté, autant de prétextes de souffrance psychologique, mais je sais bien qu’au fond ça m’arrangeait d’avoir ces choses pour me détourner de mes peurs personnelles!
    Merci en tout cas pour ton témoignage, c’est toujours intéressant de mettre de telles expériences en perspective!

    • J’ai souvent entendu dire que la césarienne n’était pas un acte anodin, j’ai des amies qui l’ont très mal vécue et en ont souffert pendant très longtemps… Comme quoi, chaque histoire est différente mais ce que nous avons toutes en commun (ou presque) c’est ce manque de confiance en soi. C’est dommage, on est souvent trop dures avec nous-mêmes alors que nos enfants eux, sont loin d’être aussi exigeants ! Ils ont juste besoin de sentir qu’on les aime, c’est tout !

  4. Sabrina a écrit

    Très bel article qui me donne envie de te prendre dans mes bras et de te serrer très fort ! Bravo pour ton courage. Moi je remercie toutes les blogueuses qui écrivent sur leur expérience de mère et qui mettent des mots sur le mal-être de milliers d’autres mamans. Ça fait tellement de bien de vous lire ! On se sent beaucoup moins seule…

  5. <3 tu m'as mis les poils. C'est vrai ce que tu dis, on culpabilise vraiment beaucoup trop pour des tas de choses. Et aussi qu'on peut ressentir de la jalousie envers l'autre parent, je vis la même chose avec Esteban qui idolâtre son père…j'en ai souffert mais j'essaie de faire de mon mieux pour trouver ma place. C'est un sujet qui n'est pas souvent abordé, ça c'est sûr. Bisous <3

    • Tu sais, au fond je crois que l’un n’empêche pas l’autre… Ton fils peut très bien idolâtrer son père et déborder d’amour pour toi ! La preuve, j’ai l’impression qu’il est très protecteur avec toi… Et puis les garçons ont sans doute besoin d’avoir des repères masculins, j’imagine que la présence d’un père les rassure et les aide à se projeter dans le futur…

  6. Je suis tout à fait d’accord avec toi Anne, en parler, c’est très important. Il faut se faire aider.
    Sur un de tes précédents billets sur le sujet, je t’avais dit avoir mis autant de temps à me sentir pleinement maman. Et aujourd’hui je peux t’avouer que moi aussi durant les 2 premières années de vie de mon fils, j’ai cru qu’il ne m’aimait pas.
    Je ne culpabilise plus et profite pleinement de l’instant. On ne referra pas le passé. Le tout Anne est d’avoir pris conscience de l’essentiel. Heureuse que tu sois heureuse avec ton petit Martin.

    • Oui, je m’en souviens très bien et je crois que cela m’avait beaucoup soulagée ! Ça fait du bien de savoir que nous sommes nombreuses à ressentir ces sentiments contradictoires dont on peut difficilement parler en société. Tu as raison, on ne refait pas le passé mais ce n’est pas grave, je suis contente d’avoir pris conscience de « mes erreurs » (qui n’en sont pas vraiment je pense) j’ai beaucoup appris sur le monde en général depuis 5 ans et c’est aussi grâce à Martin 😉

      des bises

  7. Louloute a écrit

    Merci beaucoup de ce partage, qui vient à point nommé me concernant tellement il fait écho à mes éprouvés et peurs actuels moi qui suis toute jeune maman…

  8. myriam_hmd a écrit

    Trop touchant ma chère Anne. Contrairement à toutes les bloggleuses que j’ai pu suivre tu es de loin celle que je préfère car tu n’hésites pas à ouvrir ton coeur et te confier sur tes doutes, tes faiblesses, tes craintes. Mais c’est justement cette sincérité et ce naturel qui nous touchent et qui fait de toi une si belle personne. Je suis sûre que tu es une magnifique maman. Myriam

  9. Ton article est très touchant ! Bravo pour cette merveilleuse prise de conscience et ce chemin difficile que tu as su parcourir dans l’acceptation de toi-même ; tu es une super- Maman ! =)

  10. Je trouve qu’il faut du courage pour se livrer et ces confidences prouvent que tu as pris du recul. Tu as l’air d’être une super maman pleine de tendresse et aimante… finalement c’est tout ce qu’on demande à une maman, non?
    Je me souviens de ce jour, le lendemain de la naissance de mon fils où je suis allée le récupérer à la pouponnière et où j’ai dit « je suis la maman de Roméo », j’ai senti cette phrase résonner dans tout mon corps et provoquer des vibrations de la tête au cœur, comme si le dire à haute voix était un aveu. C’est à ce moment précis où je suis devenu maman.
    PS: tu devrais modifier l’âge de Martin dans ta petite présentation en bas de page 😉

    • Oui, tu es la 10ème personne à me le dire pour la bio, j’ai tellement honte (mais je ne sais pas le faire toute seule…. LOL)

      J’aurais adoré pouvoir dire avec fierté que j’étais la mère de mon fils à la maternité… Au lieu de cela, je ne me sentais pas du tout à ma place et j’ai hyper mal vécu mon séjour… J’étais hyper soulagée de rentrer à la maison parce que je me disais que si je m’occupais mal du bébé, personne ne le saurait (avec le recul je trouve ça con, je n’étais pas plus nulle qu’une autre mais je me sentais vraiment débutante !)

      • En meme temps je t’ai déjà envoyé un message pour l’âge de Martin dans la bio donc je suis peut etre la seule personne qui te harcèle avec ça!! 😉
        On est toutes des mamans débutantes et pas juste quand nos bébés naissent mais pour toute notre vie. Pour moi tâtonner et essayer de faire aux mieux c’est être une bonne mère… (enfin peut etre que j’essaye de me rassurer comme ça!) Bon week end.

  11. En tant que maman, ton article m’a beaucoup touché ! En tout cas de la manière dont tu parles de ton fils et ce que je ressens en te lisant quotidiennement, je vois beaucoup de douceur en toi. Je me suis toujours dit que tu étais une chouette maman et je n’en doute pas, j’en suis sûre. On est souvent meilleures mamans qu’on ne le pense. Des fois je me sens nullissime dans mon rôle de mère et puis en fin de journée je les entends me murmurer « bonne nuit maman, t’es la meilleure des mamans de toutes la terre ». Le plus important c’est pas comment on pense être mais plutôt la manière donc eux nous portent dans leur coeur. Profite de cette complicité que tu as avec ton fils et oublie le passé. Mais c’est une belle prise de conscience qui va t’aider à profiter encore plus à fond de ton petit Martin.

  12. Ah, la reconnaissance de nos enfants, il n’y a rien de mieux c’est vrai ! Le passé est oublié, j’ai réussi à faire mon deuil 🙂 Et malgré tout, je suis très nostalgique des premiers mois, j’avais adoré rester à la maison avec lui et j’en ai beaucoup profité… Je n’en avais tout simplement pas conscience à l’époque.

    Merci en tout cas pour tes mots réconfortants

  13. Tita a écrit

    Ton message me touche et me parle terriblement: le manque de confiance et la culpabilité.

    Je souhaite être maman et je n’ y arrive pas. Et, je me dis que c’est de ma faute et que de toutes les manières je serai une mauvaise mère.

    C’est rare qu’une bloggeuse se livre de la sorte, et je te remercie de cet échange, cela fait du bien.

  14. Quelles paroles poignantes, Anne ! Nous pensons que de nos jours on idéalise beaucoup trop la maternité et que cela rend les choses TRES difficiles pour les jeune mamans.
    A notre époque, par exemple, qu’on allaite ou qu’on donne le biberon, personne n’en avait rien à faire, aucune pression sur nous. La péridurale, si nous avions la chance qu’un anesthésiste soit présent, il ne serait venu à aucune de nous l’idée de la refuser. La diversification commençait à 2 mois (et voyez comme vous être devenues grandes et belles !). Bref, moins de choix et moins de culpabilité !
    Mais nous allons vous confier un secret, Anne, un jour, dans très longtemps, vous tiendrez dans vos bras un petit bout qui sera votre petit-enfant ! Et là, ce sera le début d’une aventure incroyablement magique, sans responsabilité ni remise en cause, faite uniquement de bonheur !
    En attendant, le dessin de Martin rayonne lui-aussi de bonheur !
    Autumn et Espelette,
    alias les Mamies Staras

  15. chantal (chantou64) a écrit

    Très bel article, tu as le courage de réveler tes failles et c’est ce que j’aime en toi . J’ai eu egalement ce sentiment de ne pas être aimé par mon fils mais je me rends compte avec le temps que c’était du au fait que nous devenons parent du jour au lendemain sans experience et cela peut faire peur surtout si l’on manque de confiance en soi. C’est ce que j’ai vécu pour ma part. Maintenant il a 12 ans , c’est un préado qui se confie à moi , je me dis que je n’ai pas trop mal réussi !!! Quant à la 2ème qui va avoir 6 ans , on ne se pose plus ces questions !!!
    Maintenant c’est du passé, profite. Bises

  16. C’est très touchant d’oser te livrer ainsi et de permettre à d’autres de mieux vivre leurs doutes. Je pense qu’hélas le soucis de confiance/estime de soi peut faire beaucoup de mal dans une relation parent/enfant des 2 côtés. Quand tu dis : il aime plus son père j’entends surtout j’aimerai qu’il m’aime encore plus pour compenser le vide en moi. J’espère que tu as retrouvé un peu de paix grâce à ce magnifique dessin plein d’amour !
    Bisoux
    Ps : un gros merci car tu avais raison… (tu m’avais fait la remarque à Paris un soir chez Eamimi) je suis devenu coach. J’adore ça et quand je te lis je réalise à quel point l’être humain est malheureux alors qu’il a tellement de choses. C’est donc un PS triste (sur le monde qui nous entoure) et positif car je suis heureuse d’apporter ma pierre.
    Un dernier bravo : tu avais vu juste !!

  17. Qu’est-ce qu’il est joli, cet article ! 🙂
    (commentaire super constructif, je sais, mais je voulais le souligner, plutôt que de repartir sur la pointe des pieds après ma lecture, sans rien dire…)
    Bises

  18. Anne, tes mots sont tellement touchants… Quel chemin parcouru, en 5 ans !
    Ah, la confiance en soi… il y aurait tellement de choses à raconter. Vaste sujet. Surtout pour bon nombre de mamans.
    Et pourtant, quand tu te retournes sur ces fameux moments que tu as vécu avec ton Matin, tant et tant de délicieux souvenirs doivent te revenir en tête. Parce que, tout simplement, au-delà des interrogations qui te taraudaient, durant ces années, le fil de l’amour était là, ferme et tendre à la fois, tissant un lien indestructible.
    Voilà, désormais, tu en es là. Ce beau billet en témoigne. Avec une merveilleuse relation avec ton garçon ; c’est magnifique.
    Beau chemin de vie, Anne ! 2016 est une année qui débute bien.
    Il en fait, du cran, pour écrire ces lignes.
    Bises.

  19. C’est joli tout ce que tu dis.. et bizarrement ça me parle. Beaucoup.
    Je suis en train de faire ce travail moi aussi, pour préparer en quelque sorte l’arrivée de ce futur bébé que je ne porte pas encore.
    Ca fait du bien de te lire.
    Tu me manques tu sais 🙂

  20. Même si je ne suis pas encore maman, cet article me parle parce que je pense que nous avons un caractère similaire. Je ne sais pas comment je serai, mais je travaille deja sur ce fameux problème de confiance qui me pourrit la vie alors j’ai bon espoir ! Parce que faut bien l’avouer, l’idée de devenir maman me donne tres envie et me fout les jetons à la fois…!

  21. Aude a écrit

    Je n’ai pas pas l’habitude de laisser des commentaires sur des blogs mais je tenais à vous remercier pour cet article dans lequel je me suis tant reconnue. Il est réconfortant – et déculpabilisant ! – de voir que cette expérience est vécue par d’autres mères et qu’elle se finit bien. Merci beaucoup et plein de bonheur avec Martin !

  22. Vanessa a écrit

    Je ressens la même chose sur le fait que mon fils ne m’aime pas, il a 2 ans et demi et il est dingue de son père. Je suis vraiment heureuse de leur relation mais j’ai du mal par moments à trouver ma place !D’ailleurs il ne m’appelle toujours pas maman mais « Ava » (surnom qu’il donne aussi à ses grands-mères) alors qu’il dit papa depuis longtemps maintenant ! Et puis les gens me font remarquer qu’il adore son père et qu’il n’en a que pour lui cela me met mal à l’aise car je n’ai pas confiance en moi ! C’est un article qui me rassure un peu merci !

  23. louisa a écrit

    Le lâcher prise …pas si facile que ça, mais cet article est un beau pied de nez au mal que l’on peu s’infliger parfois !

  24. Flo a écrit

    Bravo pour ton courage d’avoir écrit cet article ! C’est tellement tabou et curieusement nous sommes nombreuses à avoir eu cette peur…
    Heureuse maman de 4 Bonheurs, je me suis accrochée à cette phrase magnifique que m’avait dit ma belle-soeur à la naissance de mon petit, devenu grand : « tu sais que tu es la maman idéal pour ton bébé, il n’en veut pas une autre, c’est toi qui veut ! »
    Et oui heureusement, le papa aussi est adoré par nos enfants ! Quelle chance nous avons d’avoir des enfants qui nous témoignent tellement d’amour !!!!

  25. tilae a écrit

    Chère Anne,
    Je me retrouve souvent dans tes mots, mais la je dois dire que ton article me touche particulièrement. J’ai moi aussi été cette maman pour ma fille, et j’ai mis du temps à accepter tout ce que ca signifiait (ne plus seulement être la fille de ma mère mais aussi la mère de ma fille tout ça…). c’est ma seconde grossesse qui a tout changé, et qui m’a permis de tout reconsidérer. L’arrivée de mon fils m’a permis de reprendre le lien avec ma fille et enfin, j’ai trouvé ma place (que ma fille ne m’avait jamais niée d’ailleurs).

  26. Un article que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire… J’ai débuté dans la vie avec M. aussi en la refusant complètement autant dans la grossesse que dans l’accouchement prématuré. Pas de stress à l’avoir laissé à la maternité pendant que je rentrais, assez dégoutée quand elle est rentrée et qu’elle ne faisait que pleurer. Déçue qu’elle prenne autant de place autant par ses pleurs, que ses problèmes d’enfants prématurés. Je l’ai totalement abandonné, lui en ai voulu de m’avoir fait abandonner tous mes projets pro… (Oui en fait, avec du recul les circonstances de la vie on fait que l’on a du favoriser la carrière de Mr et fort heureusement vu sa réussite!). Mais malgré tout ça, ma puce s’est accrochée à moi, n’a voulu que moi, nous a mené une vie d’enfer pendant 2 ans avec des crises de peur d’abandon, de manque de confiance. J’ai maudit ce passage de ma vie où il fallait qu’elle soit complètement scotchée à moi sans quoi, on trouvait tes d’énormes problèmes avec les amies, les tatas, la crèche. Et un jour j’ai ouvert les yeux sur tout l’amour qu’elle me porte et qu’au final je lui porte. Toute cette complicité entre nous, ce lien plus que particulier que peu de personnes peuvent comprendre. Et depuis ce jour, ma petite a bien grandit, elle a de plus en plus confiance en elle et moi en moi. On avance maintenant ensemble chacune à notre rythme dans nos nouveaux projets de la vie et je peux le dire… Je suis heureuse et regrette surtout d’être passé à coté de tout ça! Nous avons toutes biens des histoires totalement différentes mais avec au final des points en commun… Et j’encourage toutes les mamans aussi à se faire surtout confiance et e… la société qui veut bien nous enfermer dans des rôles qui parfois on besoin de déborder pour le bien être de tous! Merci Annouchka c’était très touchant!

  27. cla a écrit

    Voici un article plein de sincérité, probablement difficile à écrire mais mettre des mots sur une difficulté permet aussi d’avancer.
    Nous sommes certainement nombreuses à douter…
    En ce qui me concerne, j’ai du mal à m’épanouir dans mon rôle de mère, et ce, 4 ans après la naissance de ma fille. L’attachement à mon enfant est fort mais j’ai parfois le sentiment d’étouffer, d’avoir besoin de vivre sans enfant. Je regarde les mères qui s’investissent pour leurs enfants, prennent leur mercredi pour s’occuper d’eux et je mesure la difference. Alors,j’essaye de faire bouger les lignes pour trouver le bon équilibre; de m’accorder encore un peu plus de moments rien qu’à moi pour apprécier dadvantage les moments en famille.

  28. Anne-Sophie a écrit

    Que ton billet est beau et touchant Anne et raisonne pour beaucoup d’entre nous même si chaque vécu est forcèment différent. La société nous culpabilise beaucoup dans nos rôles de mère et de femme en général ce qui engendre un sacré manque de confiance en soi la plupart du temps. Oser en parler et s’ouvrir sur de nombres sujets tabous liés à la maternité force respect et admiration. Avec mon petit garçon âgé aujourd’hui de 3 ans et demi j’ai ressenti durant quelques mois ces sentiments que tu évoques et je les ai surmontés en laissant doucement les choses naturelles se faire sans forcer ni tenter d’aller trop vite. Avec ma fille qui a juste un mois et demi je vis les choses diffėremment avec un peu plus d’expėrience tout en sachant que rien n’est jamais acquis. Cela prend du temps de devenir mère, il n’y a pas de date butoir imposée. Cela prend du temps de caler nos rythmes pour être à l’unisson avec nos enfants et quand cela se produit, que d’ėmotion et de bonheur. Mais tout cela reste difficile et parfois long alors demeurons bienveillantes envers nous même pour ne pas trop « avoir mal ». Merci Anne pour ton article plein de sincérité une fois de plus qui donne envie comme disait l’une d’entre nous de te serrer dans nos bras!

  29. Super article, Anne ! C’est top d’avoir pu t’ouvrir ainsi et partager tes doutes et difficultés.

    Je me souviens qu’on avait parlé des enfants durant mon stage chez Hellocoton. Maintenant, à presque 29 ans, je sens bien que l’horloge tourne mais je ne me sens toujours pas prête. Je ne sais pas où je pourrais caser un bébé dans mes journées si remplies (un 9h – 18h minimum avec très peu de flexibilité c’est pas super compatible avec la vie de famille). J’ai peur de tout : j’ai peur de la grossesse, j’ai peur de l’accouchement, j’ai peur de la vie avec un bébé, j’ai peur des pressions extérieures (je sais déjà que je ne pourrai jamais allaiter pour raisons médicales, ça me fera un bon argument pour clouer le bec de celles qui voudraient me faire culpabiliser mais me connaissant ça ne m’empêchera pas de culpabiliser quand même…). Bref, on me dit toujours qu’on n’est jamais prêt pour avoir un enfant mais ça ne me rassure pas, parce que tout le monde réagit différemment à ce grand changement et moi j’ai peur de mal réagir. Quand on me dit « on n’est jamais prêts » j’entends « mais on le devient » et je me dis « et si on ne le devient pas ? »

    Donc voilà pour le moment je n’en ressens ni le besoin ni l’envie, mais je ne peux m’imaginer à 50 ans sans enfants par exemple. On est toujours pleines de contradictions, n’est-ce pas 😉

  30. Bonjour Anne, merci pour ce témoignage touchant. Je me suis un peu reconnue aussi…. Forcément ça fait un peu culpabiliser, tout ce temps d’incompréhension , mais on aurait pu s’en rendre compte à leur 18 ans!
    Tu es une maman formidable!

  31. Laura a écrit

    Je me reconnais tellement dans cet article..à 34 ans..un petit bout et un entourage en plus qui t explique que tu aurais dû faire un 2e pour ne pas que le premier s ennuie..mere indigne ? 🙂

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