Mes 4 conseils pour survivre au post-partum

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annouchka postpartum

Loin de moi l’idée de vous raconter que je gère parfaitement bien cette période si désagréable qu’est le post-partum, mais comme je suis en plein dedans, j’avais envie de partager certaines petites choses avec vous… histoire de me donner aussi un peu de courage au passage !

On parle assez peu de cette (courte heureusement !) étape qui suit l’accouchement, sans doute pour ne pas effrayer les femmes enceintes ou les nullipares (Coucou la rédaction de Madmoizelle, ça va tu n’es pas trop HORRIFIÉE par ce que je raconte ?). Certaines diront que c’est un mal pour un bien, histoire que l’on se focalise avant tout sur la grossesse et ses jolis moments plutôt que sur l’après, qui n’est pas toujours paillettes et coeurs dans les yeux au dessus du berceau. Là dessus, je rejoins assez l’avis de Johanna mais il est vrai qu’après la naissance de Martin, j’avais vraiment très mal vécu mon séjour à la maternité. Je me souviens que je l’emmenais prendre son bain à la pouponnière en m’agrippant au berceau roulant comme si c’était un déambulateur. Je me sentais très faible, j’avais du mal à marcher et surtout, j’avais terriblement honte d’être dans cet état. Cela me faisait culpabiliser car je ne me sentais pas assez en forme pour m’occuper correctement de mon bébé. Sans parler du retour à la maison qui avait été assez brutal puisque j’avais fondu en larmes à peine passé la porte de mon appartement, parce que mon chéri n’avait pas eu le temps de faire le ménage^^… Ah, les hormones ! Moi qui pensais être un peu soulagée après mon accouchement, je ne m’attendais pas à subir autant de dommages collatéraux. Car la liste des « petits » maux suite à un accouchement peut être longue : points de suture qui font mal (suite à une déchirure, une épisiotomie ou pire, une césarienne), contractions qui perdurent pour remettre l’utérus en place (que l’on appelle « les tranchées » et que j’ai pu expérimenter dès la première fois), hémorroïdes, mal de dos, jambes qui flageollent suite à une péridurale trop dosée… Et je ne parle même pas des fameuses montées de lait qui font mal, que l’on allaite ou pas, surtout si on n’allaite pas d’ailleurs, comme ce fut le cas pour moi (aïe aïe aïe !!). Bref, après le marathon de la grossesse, tu t’attends à être libérée délivrée mais QUE NENNI, il faut encore te coltiner plein de petits trucs bien relous, sans parler des kilos en trop et du manque de sommeil qui peuvent te faire déprimer complètement !

Oui mais… la bonne nouvelle c’est que tout cela est temporaire. Ça dure quelques jours ou quelques semaines et puis ça finit par passer. Les douleurs s’estompent, on retrouve peu à peu sa mobilité, son énergie malgré les nuits trop courtes (merci les hormones qui aident à tenir !) et on se réconcilie peu à peu avec son corps même s’il porte les vestiges d’une grossesse hédoniste… Pour ma part, j’ai encore 5 kilos de trop, un petit ventre mou et des poignées d’amour mais ça va, pour le moment je le vis bien. Je me dis que ce corps m’a donné deux beaux enfants et que même s’il n’est pas parfait, il mérite que j’en prenne soin. Et je sais que dans quelques mois, il me le rendra bien !

Actuellement, je vis beaucoup mieux ce second post-partum que le premier, parce que je savais à quoi m’en tenir et que j’ai pu m’y préparer psychologiquement, un peu comme quelqu’un qui se prépare à une épreuve sportive. Cela peut sembler bête mais ça a très bien fonctionné pour moi ! Je voulais éviter un accouchement trop médicalisé parce que je pensais que je récupérerais plus vite (même si j’ai finalement eu une péridurale à 30 minutes de pousser sur la table d’accouchement^^ EPIC FAIL). Et je pense que le fait de rester très active pendant toute ma grossesse, y compris jusqu’au bout pendant mon accouchement m’a vraiment aidée à mieux accepter les jours difficiles qui ont suivi. Car je n’ai jamais eu l’impression de subir quoi que ce soit mais plutôt d’accompagner les évènements tels qu’ils se présentaient. Cette fois, je ne suis restée que 48h à la maternité et comme j’étais un peu moins assommée par l’effet « premier bébé », j’ai réalisé que toutes les mamans avaient l’air de revenir d’une séance intensive d’équitation et qu’elles se servaient TOUTES du berceau en mode déambulateur… Je me suis sentie tellement moins seule !

J’ai conscience d’avoir eu un accouchement idéal, sans complication, mais dans le cas contraire ne voyez surtout pas cela comme un échec et soyez bienveillante avec vous-même. Encore une fois, le post-partum c’est pénible mais ça ne dure pas éternellement.

Bon, et puisque je suis moi-même en train de nager dans cette période si particulière et à la fois si merveilleuse (c’est  siiii doux de s’occuper d’un nouveau-né !) qu’est le post-partum, je me permets de partager avec vous mes 4 impératifs pour garder le cap et entrevoir l’avenir sous un jour meilleur 🙂

☆ Ne restez pas trop seule et … sortez !

Quand le congé maternité du papa se termine, rien de plus désagréable que de se retrouver toute seule à la maison avec son bébé en mode zombie, avec l’impression désagréable d’être spectatrice de la vie des autres. Je ne suis pas spécialement pour les visites à la maternité ni les jours qui suivent (on est épuisée) mais personnellement à partir de la troisième semaine j’ai ressenti le besoin de voir du monde. Même si on est totalement accaparée par son nouveau-né, c’est important de pouvoir échanger avec des adultes et de pouvoir libérer sa parole. Pour ma part, j’essaie d’organiser des petits cafés à la maison avec des amies de temps en temps et surtout de sortir au moins une fois par jour (ou tous les deux jours dans le pire des cas). Rassurez-vous je ne fais rien d’extraordinaire, je sors une petite heure pour faire quelques courses, aller à la pharmacie ou aller chercher Martin à l’école et cela me fait un bien fou. Je n’ai pas encore pris le temps de faire une vraie sortie en soirée juste pour moi (sans enfant) mais cela viendra très bientôt, le temps que nous trouvons notre rythme à la maison.

Je sais que les premières sorties avec un bébé ne sont pas forcément évidentes, surtout quand il s’agit d’un premier bébé. Préparer le bébé et ses petites affaires s’apparente parfois à une prépa marathon et c’est normal, surtout au début. Je me souviens que pour Martin, j’étais complètement flippée à l’idée de sortir, je me demandais comment j’allais faire si jamais il avait faim en pleine rue ou s’il salissait sa couche en cours de route… Ça me stressait horriblement et j’appréhendais beaucoup le regard des gens (qui s’en foutent religieusement hein…). Avec Basile, j’improvise sur le moment et je me moque bien de ce que peuvent penser les gens !

☆ Prenez soin de vous, respectez votre corps

C’est sans doute le point que j’ai moi-même le plus de mal à suivre, mais c’est vraiment important de ne pas (trop) se laisser aller. Je ne trouve pas vraiment l’énergie ni le temps de me maquiller en ce moment, je me contente donc du strict minimum : je prends une super douche le matin entre deux biberons, je me tartine de crème « raffermissante » en attendant un miracle et j’enfile mes fringues chouchous du moment (le pull bleu Des Petits Hauts que vous voyez en photo). Et roule ma poule. Je ne me sens pas encore au top et pour le moment j’ai fait une croix sur la mode, les talons et le reste, mais je sais que l’envie de m’habiller reviendra très vite.

Ce n’est pas évident d’affronter son corps post-grossesse dans le miroir mais je me force chaque jour à le regarder, et si possible avec bienveillance. Je n’aime pas voir toute cette cellulite sur mes cuisses, ce ventre mou et cette peau flétrie, mais je pense que c’est une étape nécessaire pour pouvoir avancer et commencer à se prendre en main. Il faut savoir que tant que l’on n’a pas commencé ses séances de rééducation périnéale et abdominale, le corps a du mal à retrouver ses marques et sa fermeté. Retrouver son corps d’avant prend du temps et c’est normal. En attendant, faites vous plaisir et offrez vous une nouvelle crème pour le corps, un soin visage chez l’esthéticienne… Bref, chouchoutez vous un peu ! Je rêve pour ma part d’un SPA ou même simplement de prendre un bain chez moi, j’attends donc avec impatience les 8 semaines d’interdiction réglementaire pour éviter tout risque d’infection.

☆ N’essayez pas votre jean slim d’avant grossesse le premier mois, ni même le deuxième… 

Est-ce vraiment nécessaire de vous faire un dessin ? En ce qui me concerne, j’ai rangé tous mes vêtements d’avant-grossesse dans des housses quand nous avons commencé nos travaux et je ne les ai toujours pas ressortis. Je sais que c’est tout sauf agréable de devoir remettre ses vêtements de grossesse après un accouchement et qu’on aimerait bien jeter son jean de grossesse à la poubelle. Vous n’êtes d’ailleurs pas obligée de le remettre et vous pouvez préférer les robes dans un premier temps. En ce moment, je porte un jean de grossesse qui m’était un peu trop petit quand j’étais enceinte et c’est parfait, je ne nage pas dedans et mon ventre n’est pas comprimé.

Avant l’accouchement, je me suis achetée ce legging post-grossesse Mamalicious. Je trouve que c’est une super alternative car le ventre est gainé comme il faut grâce à la taille haute (ça planque un peu les bourrelets) et cela évite de remettre ses jeans de grossesse qu’on ne peut plus voir en peinture, tout en faisant une transition vers nos jeans « d’avant ». J’essaierai de vous montrer ce que donne ce legging porté dans les jours qui viennent sur Instagram, c’est promis !

☆ Profitez A FOND de votre petit bébé ❤︎❤︎❤︎❤︎

Ça peut sembler idiot comme conseil, mais on oublie à quel point le congé maternité passe vite. J’ai eu la chance de garder Martin 9 mois avec moi avant de reprendre le travail et pourtant, j’avais l’impression de ne pas avoir vu le temps passer et j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps en le laissant à la nounou. Je sais que je n’aurai pas forcément cette chance avec Basile alors je le chouchoute et le câline autant que je peux (ça tombe bien, c’est un bébé qui a des besoins intenses de câlins <3).

C’est difficile de jongler entre les siestes du bébé et les tâches ménagères ou administratives ô combien passionnantes, alors autant remettre ça à plus tard et garder son petit bout au creux de son cou. Personnellement, je n’aime rien de plus au monde que la chaleur d’un nouveau-né posé contre moi, et je sais aussi à quel point ces moments sont éphémères et infiniment précieux. Il faut donc en profiter et se donner le droit de procrastiner et de se reposer un peu…. En tout cas, moi je n’ai jamais moins culpabilisé de ne rien faire d’autre que materner en ce moment !

PS : n’hésitez pas à me rejoindre sur Instagram où je poste quotidiennement mes aventures de maman mais pas que 🙂 

 

 

 

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Anne

Je m'appelle Anne et je suis maman d'un petit garçon de 3 ans. Parisienne depuis dix ans, je vis sur les hauteurs de Montmartre. Dans la vie je suis aussi directrice éditorial du site hellocoton. Vous pouvez me suivre sur Twitter, Pinterest, Hellocoton et Facebook.

27 Commentaires

  1. Pour Roméo j’avais très mal vécu le post partum… J’envoulais à la terre entière de ne m’avoir rien dit de cette drole de transition… J’ai fait la totale, fatigue, points, mal etre et puis montée de lait tardive apres 2sem de medoc et retour de couches à 1 mois pile. J’en suis sortie anémiée et dégoûtée. Pour Mona, je l’ai super bien vécu. J’etais en forme olympique, l’accouchement avait été ultra rapide et simple, l’homéopathie a super bien marché pour la montée de lait et puis surtout j’etais préparée à ce moment. J’ai quand même fait un gros contre coup de fatigue env 6 sem apres sa naissance… Mais c’est assez normal, il ne faut pas sous-estimer une naissance, c’est une vrai epreuve pour le corps et le mental… Bon courage à toi et tu as bien raison, le principal est de continuer à prendre soin de soi… Et à s’aimer même, ça ne fait pas de mal!!

    • Arf, je me méfie du coup de fatigue, pour Martin ça m’était tombé dessus deux mois après… Malheureusement pour moi, l’homéopathie n’a pas fonctionné pour la montée de lait et franchement, c’était assez horrible, je ne pouvais même plus baisser les bras (j’en rigole maintenant mais j’ai passé 48h en enfer^^).

  2. « toutes les mamans avaient l’air de revenir d’une séance intensive d’équitation »… que j’ai ri ! Très joli article même si je ne suis pas concernée encore, j’en suis presque à envier le postpartum…!

  3. Paquerette a écrit

    Merci beaucoup sur ce joli post. Je m’y retrouve beaucoup.
    Par exemple, le jour où je suis rentrée de la maternité. On a posé les sacs, je me suis assise dans le canapé. Et mon mari est allé… nettoyer les feuilles dans le jardin. Ahem, j’ai dû lui expliquer que là tout de suite il y avait d’autres priorités et j’ai pleuré un bon coup 🙂
    Pareil pour le rapport à mon corps. J’ai un ventre mou (et gros), mes seins ont fondu comme neige au soleil, et je ne mets que des robes (et encore pas n’importe quelles robes car j’en ai certaines qui me serrent trop la taille).
    D’accord aussi pour sortir tous les jours ! rien d’extraordinaire non plus mais au moins prendre l’air tous les deux et marcher dehors.
    C’est vrai que le post-partum est dur, et c’est vrai aussi qu’on ne nous y prépare pas. Mais comme tu le dis si bien, ça se vit mieux la deuxième fois 🙂 dans mon cas, je profite beaucoup mieux de mon deuxième petit bébé et je culpabilise moins quand la maison est en vrac mais que j’ai pu câliner mon bébé pendant des heures.

    • Ahah, j’imagine bien ta détresse en rentrant à la maison 🙂 Parfois nos hommes ne se rendent pas compte que l’on a vraiment besoin d’eux, beaucoup pensent que la maternité est naturelle pour nous et qu’on sait tout gérer mais c’est faux, ils ignorent que leur présence est rassurante et hyper importante !

  4. Très juste! J’ai eu la chance de ne pas avoir de post partum trop difficiles, et je les ai plutôt bien vécus, mais il me semble que quelques mois – et mieux même, quelques années – après, on garde quelques souvenirs mais on oublie assez vite les « détails » comme les tranchées, les lochies, le manque de bains et d’énergie… La clé sans doute c’est celle que tu donnes – prendre du temps pour soi, autant qu’on peut (même par de tout petits plaisirs) et surtout…relativiser, et ne pas trop se mettre la pression. Il faut profiter de ces premiers moments avec bébé, qui sont irremplaçables, mais pour le reste…Il faut se laisser du temps. (hors baby blues, évidemment! là il vaut mieux éviter de laisser traîner, et en parler!)

    • Bizarrement moi je n’avais pas oublié les détails de mon post-partum et j’appréhendais vraiment de revivre ces moments… Mais bon, pas le choix, quand on fait un bébé il faut passer par là 🙂
      Effectivement, je n’ai pas abordé le sujet de la dépression post-partum mais dans tous les cas, c’est impératif de se confier et de ne pas culpabiliser, tu as raison !

  5. Merci pour ce bel article. Je n’ai pas encore écrit le mien car j’attends de trouver la juste mesure en pesant mes mots pour ne pas effrayer les nullipares (mot épouvantable).

    Tu as raison : il faut se voir avec bienveillance, remiser les jeans d’avant-grossesse dans des housses et patienter encore un peu. J’avais sorti les miens un peu tôt mais je les ai rangés. Comme toi je porte un jean de grossesse un peu petit, un boyfriend Jean un peu large. Je reporte des jupes et des robes car j’ai les jambes fines qui font illusion, on oublie de voir les poignées d’amour 😉

    Se reposer avec son bébé contre soi c’est tellement unique et éphémère…. Profitons-en !

    • C’est vrai que « nullipare » est un mot vraiment moche… Je suis contente que tu aies remisé tes jeans au placard… Car tu es magnifique et c’est important d’être à l’aise dans ses fringues, les journées sont bien assez fatigantes comme ça 😉 (et avec ta morphologie toute fine, dans quelques semaines tes kilos se seront envolées sans que tu ne t’en rendes compte !)

  6. Lilou a écrit

    J’ai un souvenir difficile du post-partum de mon 2eme enfant arrivé fin octobre. Mon fils (le 1er ) est né en mars et cela m’a semblé plus simple de sortir, les jours rallongeaient et le temps était au beau fixe. Même si mon fils dormait peu la journée (et oui j’ai cru au mythe que les bébés dormaient beaucoup : c’est peut-être vrai mais pas les miens), j’ai un souvenir pas trop difficile de cette période. En revanche pour ma fille, je pense que j’ai souffert (et bien qu’elle ait 3 ans) je ne garde pas un bon souvenir de la période. Elle souffrait de coliques, il faisait moche, les jours étaient courts… et même en ayant appliqué plus ou moins les conseils du post, je ne peux pas dire que cela fut franchement heureux malgré le bonheur que j’éprouvais d’avoir ce nouvel enfant.
    Quant au corps, je suis plutôt plus mince qu’avant mes grossesses (en gros passée d’un 38 à un 36) mais soyons honnêtes il n’est plus le même qu’avant. Mais c’est le cycle de la vie et c’est normal
    Et il y a une chose qu’on partageait avec les copines c’est le conseil du pédiatre Grandsenne qui dit qu’en gros il faut 100 jours pour que le nourrisson devienne un bébé (mise en place de la digestion, du sommeil) et globalement ca s’est avéré vrai.

    Bref c’est sympa que tu partages cette tranche de vie car ces petits conseils peuvent faire du bien

    • C’est vrai qu’un « bébé de printemps » c’est très agréable, les beaux jours sont déjà là et c’est plus facile de sortir quand il fait 18 degrés que 8 ! Mon grand est né en décembre mais j’avais adoré cette naissance à une semaine de Noël 🙂 J’avais l’impression qu’on me l’avait déposé sous le sapin, et l’hiver ne m’avait pas semblé spécialement long, j’étais trop occupée pour m’en rendre compte… Mais une naissance en octobre c’est différent, ça fait un long cap à passer (en plus en plein milieu il y a le mois de novembre que je déteste littéralement !).

  7. Tu fais bien de l’écrire, parce qu’on se sent nombreuses dans le même cas sans le savoir.Je suis plutôt pour l’expliquer aux futures mamans et leur dire que tout ne sera pas tout beau tout rose, mais aussi aux futurs papas, parce qu’ils faut bien qu’ils comprennent eux aussi.Je me souviens de cette épreuve post partum il y a 7 ans.
    J’ai eu une super grossesse, un accouchement impeccable, mais alors le « après » comment dire…j’ai accouché à 5H30 et à 15h j’avais déjà du monde dans ma chambre..tous les jours de 13 à 20h c’était le défilé.Tu n’oses pas dire non, en tout cas pour ma part, mais si c’était à refaire, ce serait nettement différent!!!!!!
    J’avais mal partout, je voulais allaiter mais je n’arrivais pas à me concentrer parce que j’avais de la visite sans arrêt, je marchais en canard, les montées de lait m’ont donné un air de lolo ferrari, douloureux mais tellement douloureux…
    je voulais dormir la nuit et certaines venait me réveiller pour me dire « mais madame il faut réveiller votre fille elle n’a pas tétée depuis 4 heures! » bref…un épisode magique mais je vivrais très nettement différemment si c’tait à refaire c’est évident!je t’embrasse bien fort et à bientôt pour un tea time 😉

  8. Ju a écrit

    Il est beau ton article, j’aurais aimé le lire en 2008 après mon premier accouchement 😉 Je me souviens avoir fondu en larmes dans la mini salle de bain de la maternité (avec grand miroir EN FACE de la douche !). Non mais ce corps ! Et ce ventre tout vide ! Quelle horreur ! (et ce bébé qui était tellement le mien DEDANS et qui me semblait tellement étranger à présent, mais pourquoi tous ces pleurs ?!). Bonjour la chute d’hormones et la perte TOTALE de confiance en soi. Des copains déjà parents avaient prévenu mon amoureux qu’une jeune maman de 3 jours c’est HYPE fragile (et ça pleure beaucoup), alors il est resté très zen et prévenant !
    Pour le 2e du coup, je m’attendais tellement à vivre la même chose que le 3e jour, je me suis regardée dans la glace, j’ai senti une boule monter, j’ai pleuré une micro-seconde et j’ai ri toute seule: je savais que ça allait le faire, tout allait bien en fait.
    Et pour la 3e… pfiou, alors oui, je peux confirmer que les tranchées te passent l’envie d’en avoir un autre, c’est en effet de pire en pire (pour moi en tout cas, et j’en avais eu au premier aussi), mais là j’ai vraiment profité à fond, et j’ai bien fait, elle vient de fêter ses 3 ans, ton billet me ramène à une période définitivement terminée pour moi. Comme ça je peux confirmer: c’est dur mais CA PASSE ! Faisons-nous confiance et faisons passer le message, merci encore pour ce billet plein de bienveillance. Bon courage à toi dans cette période si riche et ambivalente.
    (Et ton bébé est trop chou 🙂

  9. delphinette a écrit

    C’est tellement ca !
    merci pour ce post, qui résume très bien ce qu’est cette période pas facile a vivre a chaque fois..
    j’aurais adoré le lire avant les naissances de Lucie (4 ans) et de Martin (3 mois) !
    Et je m’arrête la, moi aussi ! pas capable d’en faire plus ! (et faut encore les élever après…!)

  10. Ah ah, tellement vrai tout ça… Et tu as oublié les saignements, ces putains de saignements ! J’en ai eu pendant 6 mois non stop la 2e fois ! J’ai eu des frayeurs, je pensais faire des hémorragies, après j’ai imaginé le pire, j’ai fait un frottis, etc. Enfin bref…. Et puis j’ai eu 2 césariennes, et effectivement on s’en remet difficilement. Surtout que la première fois c’était en urgence après un accouchement bien merdique, ça m’a épuisée, j’ai mis beaucoup de temps à m’en remettre (et je n’ai jamais oublié, contrairement à l’expression « on oublie vite »….) (mais heureusement que c’était pour la première finalement, avec un papa en congès 15 jours qui s’est occupé de tout). Et comme toi, mon retour à la maison la 2e fois a été gachée par cette découverte d’une maison pas rangée du tout, j’étais dégoutée… Mais bon, fallait bien s’occuper de la 1ère, donc la maison c’était pas la priorité… Enfin bref, je n’en aurai pas de 3e ! 😉 Bon courage à toi pour la mise en place de la vie à 4, pas toujours facile facile…

  11. Magali a écrit

    Bonjour Anne,
    très bons les conseils dispensés! Petite astuce contre les tranchées, un pain de glace (coldpack) ça aide vraiment, surtout qu’ à chaque accouchement l utérus bien entraîné se rétracte plus vite et plus fort.
    Quand aux kilos et au corps distendu il faut être très très bienveillante, ç ‘est en effet un incroyable effort fourni pendant 9 mois et à à naissance.
    Quant aux papas je suis tout à fait pour un conge paternité de 3 semaines juste après la naissance. Il est indispensable qu’ ils nous aident et surtout estiment « la charge » apportée par un nouveau-né.
    Et enfin cajoler. Mais ça c est fou, cette odeur on s’éprend pour toujours non? Moi pour mes 2 garçons j ai tellement aimé ces parentheses câlins. Bises

  12. C’est si bon de lire ces quelques lignes. Je me rappel également avoir beaucoup stressé pour ma première, l’idée de sortir seule était une montagne de questions et de doutes. Aujourd’hui je me dis que c’est si « facile » et voilà que notre deuxième pointa le bout de son nez d’ici 3 mois et que je me demande de nouveau comment faire avec deux enfants en si bas ages… (ma première n’a que 15 mois) ! Avec du recul je me dis que j’y suis arrivée une fois et que je vais bien m’en sortir une seconde ! 😉
    Je te souhaite de profiter de chaque instant car ca passe en effet beaucoup trop vite ! 🙂

  13. Je crois que j’ai déprimé pendant presque 1 an, moi…
    Je riais en regardant le sketch de Florence Foresti sur la maternité, mais c’était un rire jaune, tant elle le raconte bien!
    Beaucoup de bonheur à ta famille qui s’agrandit! Et beaucoup d’amour à toi!

  14. Merci pour cet article très instructif, Anne 🙂

    J’ai 35 ans, pas encore d’enfants. J’espère en avoir…Voilà pourquoi je range soigneusement cert article dans les favoris 😀 afin qu’ils puissent servir dans un futur proche ( je croise les doigts 🙂 )

    J’ai été opérée, il y’a quelques semaines, afin d’être débarrassée de gros fibromes qui réduisaient à zéro toutes vélléités de grossesses.
    Il y’a de grands chances que si j’ai un jour, je tombe enceinte, l’accouchement se fasse par césarienne…Je ne m’en étais pas inquiétée outre mesure, étant déjà immensément soulagée d’être opérée avec succès, mais maintenant, quand je lis ce que toi et les autres mamans dîtes au sujet de la césarienne, je suis morte de trouille, lol.
    Bon, on verra bien au moment venu 🙂 (s’il y’a moment venu, d’ailleurs).

    En tout cas, tu as l’air plus rayonnante et je suis contente que tu vives cette période post-grossesse mieux que la première 🙂

  15. C’est en lisant les blogs,e n voyant mes amies devenir maman , que je me dis que ce n’est pas si naturel que ça d’être une mère.

  16. Valery Anne a écrit

    Coucou Anne,
    Quel plaisir de te lire encore et toujours.
    Décidément que de vérités.
    J’aurai aussi aimé lire ce post avant mon accouchement car de questionnements ensuite : est-ce normal ces douleurs ? SUIS-je normale ? Est-ce que « tout ça » va s’arrêter un jour ?
    J’ai beaucoup ri lorsque tu parles du berceau comme d’un déambulateur…. j’étais pareil. Impossible ou presque de marcher sans ! Et la trouille (mêler à la très forte envie de se laver, hein !!) d’aller prendre une douche et toucher « là où il s’est passé tellement de choses ». Des douleurs dont on dit qu’elle passe en quelques jours….les anti-inflammatoires et anti-douleurs qu’on veut nous faire arrêter trop vite :-/
    Bref, moi il m’a bien fallu plus d’un mois pour ne plus avoir de douleurs (ou presque) ! Après il faut effectivement s’habituer à ce nouveau corps qui finalement aura beaucoup évolué en 9 mois…. ce ventre vide, mais pas tellement plat pour autant…
    La cellulite sur les cuisses effectivement (d’ailleurs si tu as une astuce pour qu’elle parte plus vite, je prends !), beurk !
    Il y a l’apprentissage ensuite de la vie avec ce petit être qu’on connaît à la fois tant et si peu ! Je me pose tellement de questions avec ce bébé « tout neuf »… que dois-je faire pour son bien être ? Pourquoi pleure-t-il alors qu’il a mangé, qu’il est propre, qu’il n’a pas de fièvre et qu’on s’est fait plein de câlins ?
    Je rajouterai donc un 5ème conseil (si je peux me permettre) : SE FAIRE CONFIANCE !
    En tout cas Noé a 1 mois 1/2 et ce n’est que du bonheur !
    Je sais que je recommencerai malgré une grossesse et un accouchement difficiles.
    Le plus dur : laisser déjà mon tout petit bébé dès ce lundi (la joie d’être profession libérale !)… j’en pleure déjà 🙁 mais je fais attention d’être joyeuse avec bébé car j’ai bien compris que ces petits-être, si parfaits, étaient au demeurant de vraies « éponges » à émotion !
    Bonne continuation Anne ainsi qu’à toutes les autres mamans.

  17. Me projeter en tant que maman n’est pas du tout d’actualité, et pourtant je t’ai lue jusqu’au bout, et j’ai appris des choses. Belle semaine à vous, jolie Anne, joli Basile.

  18. may a écrit

    Merci pour cet article. L’arrivée de bébé est prévue pour fin mai et j’appréhende un peu cet « apres ». Pour l’instant je profite du congés, de pouvoir encore me mouvoir (assez) facilement et de tous ces moments en tête à tête avec mon ventre qui bouge qui bouge!
    J’ai eu des echos de mes copines, globalement qu’on n’était pas assez prévenue, assez préparée, et donc je trouve ça super d’avoir des retours de plusieurs personnes, proches et moins proches, car chaque grossesse est différente. Merci pour ton article. J’espère savoir le moment venu être indulgente envers moi même.

  19. Un très bon article pour les mamans et futurs mamans, merci de partager avec nous votre expérience. Personnellement, j’ai souffert un tout petit peu et surtout de chute de cheveux mais sinon ça va mon mari m’aide pour tout le reste 🙂 et heureusement parce que quand je regarde mes amies elles galèrent :/

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