Chroniques

Nos plus belles années

posted by Anne 21 juin 2017 52 Comments

Le mois dernier, sur la route de nos vacances en Bretagne, nous sommes tombés en panne de voiture. Je vous laisse imaginer la galère quand nous nous sommes retrouvés coincés en pleine campagne avec un pneu crevé, dans le noir, à 200 km de notre lieu d’arrivée, SANS ROUE DE SECOURS (ben oui sinon c’est trop facile, hein). Etonnement, j’ai réussi à garder mon calme jusqu’à ce que le garagiste venu nous dépanner nous annonce qu’il n’a pas de roue de rechange et qu’il ne sera pas livré avant 2 jours minimum. Le bébé dort dans son cosy, Martin reste adorable malgré la fatigue, mais moi je fulmine : on va devoir prendre un taxi et nous n’aurons pas de voiture pendant les 3 prochains jours. Dommage, on avait prévu de découvrir la Bretagne. Comme nous ne restons que 5 jours sur place, nous n’aurons que 2 jours pour nous déplacer et visiter les environs…

Le garagiste me met hors de moi. Il est jeune mais pourtant un peu rustre, il me rappelle le profil type de ces gars de mon Cotentin qui n’ont jamais rien connu d’autre que la campagne. Il ne semble non seulement pas très content de nous voir (j’imagine qu’à minuit, il avait sans doute un autre programme que celui de venir dépanner une famille avec deux gosses) et m’avoue qu’il nous a fait rentrer à l’intérieur uniquement parce que nous avons un bébé… Sans complexe, le mec doit laisser les gens se geler les miches dehors la plupart du temps. Bref, ce genre de situation, c’est évidemment TOUT ce que je déteste, ce que nous détestons tous évidemment . Dans le taxi qui nous emmène enfin à destination, j’envoie un SMS à ma maman pour me plaindre. Je ne le fais pas souvent car je n’aime pas qu’elle se fasse du souci. Mais je suis fatiguée, j’ai besoin d’un peu de réconfort. Je veux juste arriver vite dans ce fameux camping 5 étoiles que j’ai réservé et dormir. C’est alors que ma maman, d’ordinaire si angoissée me répond : « ma chérie, il n’y a rien de grave. Profite de tous ces moments, tu vis tes plus belles années ».

Tes plus belles années.

C’est pas grave si le petit nous empêche de dormir. C’est pas grave si le grand écrabouille une framboise sur son nouveau t-shirt blanc (blanc, non mais quelle idée aussi…) C’est pas grave si le grand est chiant et que tous les soirs, c’est le même cirque pour se laver les dents. C’est pas grave si la maison est devenue un jardin d’enfants géant. Au moins c’est une maison qui vit . Oui, je suis fatiguée. Je n’ai plus l’énergie ni le corps de mes 20 ans, je ne prends plus tellement soin de moi, je voyage moins et surtout différemment et puis j’ai peur, souvent. Mais je m’amuse tellement plus qu’avant, je suis tellement heureuse d’avoir mes enfants, de les voir grandir, de partager tous ces moments en famille avec la complicité de mon amoureux que oui, ce sont mes plus belles années. Ce ne sont sans doute pas les plus insouciantes ni les plus reposantes, mais qu’est ce qu’on s’amuse, tous ensemble. Depuis la naissance de Martin, il n’y a pas un seul jour où je ne souris pas. Je peux passer une journée horrible, mes enfants réussiront toujours à me faire sourire, parce qu’ils ont ce don de vous remettre sur le droit chemin du bonheur.

Ça fait longtemps que nous avons quitté la maison, mon frère et moi. Et pourtant, mes parents ont souvent évoqué cette nostalgie qu’ils ressentaient et la difficulté qu’ils avaient eu à nous voir partir. Ça doit être tellement difficile. J’avoue qu’il m’arrive de penser à ce jour où mes enfants s’en iront à leur tour et de me dire « ah, ce sera bien, enfin on sera peinards ! ». Mais je sais aussi que cela voudra dire que j’aurai 20 ans de plus, des rides sur le visage, un corps encore plus fatigué et que peut-être, mes plus belles années seront derrière moi. Ou peut-être pas. La vie ne s’arrête pas le jour où nos enfants nous quittent, ni quand on devient un peu vieux. Mais quand même, il y a cette petite voix qui me murmure dans l’oreille qu’il faut en profiter et en profiter maintenant. Pas hier parce que c’est déjà trop tard, pas demain parce que c’est trop tôt. Il m’a fallu du temps pour le comprendre mais aujourd’hui j’ai la certitude que les mille et un petits bonheurs sont à saisir dans le quotidien, aussi difficile soit-il.

 

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52 Comments

Madame Bobette 21 juin 2017 at 11:23

Profiter, c’est mon maître mot même si j’ai encore du mal à le mettre en application parfois!
Je trouve que le message de ta maman est tellement plein de bon sens et d’amour que j’aimerais bien en recevoir un comme ça un jour pour me rebooster si besoin 😉

Reply
Anne 23 juin 2017 at 9:01

Ma mère est du genre très stressée mais ce qui est paradoxal c’est qu’elle peut aussi avoir un côté très optimiste et voir le bon côté des choses. Je lui dis rarement quand ça ne va pas mais si je le fais, je sais qu’elle trouvera toujours les bons mots pour me réconforter et me fait voir les choses sous un angle plus positif !

Reply
Escarpins et Marmelade 21 juin 2017 at 12:43

Très joli Message Anne, emprunt de nostalgie et d’amour….

Reply
Anne 23 juin 2017 at 9:01

Merci Frau !

Reply
Elodie 21 juin 2017 at 12:53

C’est toujours un plaisir de te lire…. Tu sais que « c’est pas grave » c’est que nous répond Arthur à chaque fois que quelque chose ne tourne pas rond (ou qu’il fait une bêtise, n’écoute rien du tout) ? Et ça marche à chaque fois, on lui répond qu’il a raison, et que tout cela n’est pas bien grave.
Profitons de ces 20 belles années devant nous !

Reply
Anne 23 juin 2017 at 9:01

Mais bien sûr qu’il a raison ! (même si sur le moment t’as juste envie de hurler hein, c’est clair^^)

Reply
Picou 21 juin 2017 at 1:12

Oh comme je partage ton point de vue! Je reste persuadée qu’il faut garder un peu de recul sur nos journées difficiles, d’ailleurs dès que ça va mieux on les oublie vite…Tant qu’il n’y a pas de situations graves, ces petits désagréments s’oublient vite et ce qui reste c’est le plaisir d’être ensemble et de se construire en tant que famille. Ca passe si vite, qu’il faut je crois en saisir la valeur et ne pas la perdre de vue…Le bonheur réside dans ces petits moments tout simples, les bons comme ceux que l’on surpasse. Elle me paraît pleine de sagesse, ta maman!

Reply
Anne 23 juin 2017 at 9:02

Oui, et puis la vie nous paraîtrait si triste sans eux maintenant ! Et pourtant il y a des jours où j’aurais bien envie de m’enfuir très très loin, SEULE… 😀

Reply
DeboBrico 21 juin 2017 at 1:22

hey tu m’as fichu les larmes. C’est exactement ce que je ressens cette dernières années, même si râle, si je fatigue, je le sens toujours ce sourire au fond du coeur qui me murmure de profiter, parce que ces moments je vais secrement les regretter, je vais y repenser avec nostalgie et aussi avec un sourire un peu niais.
J’en suis convaincue, ce sont mes plus belles années, et puis il ne tient qu’à nous que tout le reste de notre vie ne soit plus que nos plus belles années après tout!

Reply
Anne 23 juin 2017 at 9:03

C’est sûr, dans 20 ans on dira nous aussi à notre mari « tu te souviens, quand les enfants étaient petits…. » avec de la nostalgie et des étoiles dans les yeux… Rien que le fait de penser à ce moment me donne envie de pleurer et d’en profiter encore et encore !

Reply
Sarah Ymum 21 juin 2017 at 1:27

Très beau billet… Qui résume avec de si jolis mots ce que je ressens souvent. Je pensais écrire ce commentaire tranquillement, mais la sieste ne s’est pas « encore » invitée, je jongle, je cours, j’endors la première, la seconde se réveille, la première saute de son lit… Bref.
Te lire me fait vraiment du bien car ces années sont effectivement magiques, mais souvent dépassés par le quotidien et les nuits difficiles, il est facile de se laisser aller à espérer qu’ils grandissent un peu. Mais le jour où ils posent le pied à terre, ils nous jettent un petit regard si fier, et ne font plus que s’éloigner, chaque jour un peu plus. Alors merci pour ce message, profitons, de nous, d’eux, maintenant, tels qu’ils sont, et tels que nous sommes.

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Anne 23 juin 2017 at 9:05

Ah oui, la gestion « ping pong » des enfants c’est vraiment un truc que j’ai découvert avec l’arrivée du 2ème… toujours en train de jongler ! C’est vrai, on souhaite toujours qu’ils gagnent en autonomie un peu plus vite, moi-même je râle souvent sur le grand qui ne sait toujours pas faire ses lacets ni mettre un bouton à 6 ans et demi. Mais je sais qu’il le fait un peu exprès pour qu’on s’occupe de lui et au fond moi je ne bouscule pas non plus pour lui apprendre…

Reply
Jo Ridée Rieuse 21 juin 2017 at 4:24

J’ai sans doute l’age de ta maman et je confirme, ce sont les plus belles années. Mais j’ai maintenant une petite fille de 6 ans et une autre à venir. Les belles années recommencent, j’avoue être plus fatiguée qu’à 30 ans pour suivre la demoiselle mais il reste ce lien invisible et indestructible d’une famille.

Reply
Anne 23 juin 2017 at 9:05

Oh oui, et tu verras l’arrivée de la 2ème va te combler encore plus !

Reply
Anne 21 juin 2017 at 6:02

C’est tellement vrai! Mais, soyons honnête, on ne le réalise souvent qu’après… On a beau me dire que le temps n’a pas de valeur, qu’il faut arrêter de courir et profiter, je me laisse si souvent emporter que j’oublie de savourer ces petits moments de rire et de bonheur.
Tu le dis si bien!

Reply
Anne 23 juin 2017 at 9:07

Oh que oui ! J’ai la chance d’être en congé parental pour quelques mois et cette pause a été salvatrice, elle m’a fait comprendre combien j’avais couru ces dernières années et que je n’avais pas suffisamment profité du grand parce que je pensais toujours au boulot… C’est vraiment important de prendre le temps de se poser de temps en temps pour réfléchir à tout ça !

Reply
bapt 21 juin 2017 at 10:31

C’est tjs un immense plaisir de te lire Anne. Cela fait bien longtemps que je n’ai pas laissé de commentaires mais je prends soin de te lire le plus régulièrement possible. La fluidité de tes billets, la poésie qui s’y dégage et ce sentiment presque effrayant de lire exactement presque à chaque fois ce que l’on ressent comme si tes mots parlaient directement à notre coeur et notre âme me laisse souvent sans voix,… ! J’ai souvent peine à commenter et du coup préfère « égoïstement » conserver tes mots pour y repenser plus tard. Tes deux derniers billets font vraiment écho en moi mais ce fut le cas de bien d’autres. Le titre de ton dernier billet a fait remonter en moi toute la nostalgie et l’ émotion ressenties il y a qq années à la vision de ce si beau film italien nos « meilleurs années ». Un titre bien proche et une façon de dérouler la nostalgie qq peu commune. Merci en tout cas rien que pour cela…

Reply
Anne 23 juin 2017 at 9:08

Oh la la, ton commentaire me touche, tu ne pouvais pas me faire plus plaisir ! J’essaie vraiment d’écrire les choses telles que je les ressens en me disant que nous sommes certainement nombreuses à vivre la même chose. Et ça me fait du bien de partager tous ces moments avec vous et de pouvoir partager ensemble nos expériences ! J’ai tellement appris via ce blog et il m’apporte tellement ! Merci de me lire et de me suivre, sincèrement.

Reply
Distrayante 22 juin 2017 at 8:12

Je ne me reconnais pas là dedans car je ne suis pas maman, et pourtant… ça me touche quand même. J’aime ce côté « tout n’est pas rose, mais ça va quand meme, c’est la vie ».

Reply
Anne 23 juin 2017 at 9:09

Et oui, cela s’applique à tout le monde ! Carpe Diem comme disait l’autre 😉

Reply
matinbonheur 22 juin 2017 at 8:12

Quand je regarde les photos de ces cinq années je ne vois pas mon agacement, ma lassitude écrasante certains jours.
Je nous vois heureux, je nous vois famille.

Je pense que j’oublierai les nuits pourries, les cris, l’impatience, les tee shirts tachés, la tonne de linge à laver, le bordel dans les chambres…. mais pas les expériences vécues ensemble.

Et tout ce temps que je nous offre, comme le plus beau trésor, le plus beau cadeau que je puisse nous faire, ça je sais que c’est un de mes meilleurs choix.

Reply
Anne 23 juin 2017 at 9:10

il y a dix ans, je me souviens avoir lu dans un magazine l’ITW d’une célébrité (dont j’ai oublié le nom mais c’était une femme) qui disait « on devrait toujours avoir des petits enfants chez soi, les enfants ce sont les vie »… A l’époque j’étais loin d’imaginer ce que cela voulait dire vraiment mais ça m’avait pourtant beaucoup marquée. Elle avait tellement raison… <3

Reply
Maman Sur Le Fil 22 juin 2017 at 12:15

Le message de ta maman est plein de bon sens et ton billet tellement vrai ! Et pourtant, sur le coup, j’aurais sûrement fulminé d’une réponse pareille !

J’essaie de profiter au max, de lâcher de plus en plus de lest dans cette optique mais j’espère que cela ne m’enlève pas le droit de me plaindre, c’est un luxe trop précieux pour mois… On peut profiter tout en râlant un peu quand des poisses nous tombent dessus, non ?

Blague à part, je n’ai pas hâte de voir mes loulous quitter le nid…

Merci pour ce joli billet tout en douceur

Virginie

Reply
Anne 23 juin 2017 at 9:12

Oh non, rassure-toi ça ne m’empêche pas de râler tous les jours parce que je suis fatiguée et que j’en suis à ma 3ème lessive de la journée… ! C’est bien normal, on a besoin aussi de mettre des mots sur ce qui nous pèse au quotidien. Il faut essayer de trouver le juste équilibre, c’est pas facile de ne pas s’oublier en chemin… Tu sors un peu de temps en temps ? Nous on a pas encore sauté le pas de prendre une baby-sitter car Basile est encore petit mais je sors assez souvent avec des amies le soir et ça me fait vraiment du bien !

Reply
Lilou 22 juin 2017 at 1:34

Je ne sais pas si ce sont nos plus belles années (étant un peu plus vieille, 42 ans, et ayant 2 enfants de 6 et presque 4 ans en octobre) mais je sais que ces premières années avec les enfants sont les plus joyeuses que j’ai vécues. J’ai aimé avoir la vingtaine et la trentaine sans enfant (j’étais déjà avec mon compagnon); j’ai aimé cette liberté, la possibilité de voyager et de sortir beaucoup, les relations nouées avec les amis, le développement professionnel. Mais être maman d’enfants jeunes me fait éprouver un bonheur incroyable même si j’ai j’avoue avoir moins d’énergie que par le passé (et avoir galéré comme tout parent de jeunes enfants). Et je savoure mais j’ai tendance à pense que chaque période a une saveur particulière.. Enfin, wait and see

Reply
Anne 23 juin 2017 at 9:14

Je pense aussi que toutes les étapes de la vie sont belles… Wait and see, comme tu dis !

Reply
M 22 juin 2017 at 2:35

Tes mots sont si justes. Merci 🙂
Une jeune maman un peu débordée… 🙂

Reply
Anne 23 juin 2017 at 9:14

Merci 😉

Reply
Marie B 22 juin 2017 at 3:45

J’aime beaucoup ton billet !!
Elle a raison ta maman, on est fatiguées, on n’a pas de temps pour nous, mais ce sont nos plus belles années ! De la même manière qu’on les voudrait plus autonomes plus vite, mais que plus tard on regrettera le temps où ils avaient besoin de nous… <3
Et puis vous vous souviendrez plus tard de cette escapade, qui deviendra une anecdote familiale 😉

Reply
Anne 23 juin 2017 at 9:14

Oh c’est sûr qu’on s’en souviendra ! On s’est installés dans le noir à 4h du matin… les enfants se sont évidemment levés à 7h et nous on était décalqués pendant tout le séjour 😀

Reply
Céline 22 juin 2017 at 4:59

Oh là là. Merci Anne.

Reply
Anne 23 juin 2017 at 9:15

Mais avec grand plaisir !

Reply
Loulou_1st 22 juin 2017 at 5:41

Tu as tellement raison… et pourtant je l’oublie trop souvent happée par le quotidien.
Allez je me motive et je vais essayer de profiter de ces moments uniques! Merci pour ce joli billet

Reply
Madamezazaofmars 22 juin 2017 at 8:45

J’aime tes mots, si joliment posé s, si vrais aussi et je te lis toujours avec plaisir parce que je sens une grande sincérité derrière tes mots, et une certaine nostalgie pas faite pour me déplaire
Et puis tes photos <3
Et tu vois le temps c'est comme les petits bonheurs simples, ça se trouve…

Reply
Anne 23 juin 2017 at 9:16

Merci pour ton petit mot… Moi qui aie eu tellement de mal à m’arrêter de travailler, j’ai enfin pris le temps de réfléchir à tout ça et cette pause a vraiment été salvatrice. Aujourd’hui je ne vois plus les choses de la même manière et je suis beaucoup plus sereine… Il y a des erreurs que je ne referai sans doute pas et c’est très bien comme ça.

Reply
magali 22 juin 2017 at 8:56

Oh Anne, c’est tellement vrai. Tu sais j’ai malheureusement été très malade de septembre dernier à mars dernier (cancer du sein) et pendant le traitement comme depuis la fin, une phrase ne me sort pas de la tête: que la vie est belle et que je veux vivre. Et comme tu l’écris nous avons vécu notre quotidien mais selon une autre perspective, celle des petits bonheurs. Oui la chimio, la fatigue et compagnie, mais oui au gateau fait ensemble, oui à la purée maison faite par les garçons pour moi, oui au promenade au parc après les rayons.
Je ne dis pas qu’à coté rien n’est grave, non. Il y a pleins d’épisodes inutiles (la panne), desagréables (le garagiste), je m’énerve encore souvent. Mais si on change la perspective, vous étiez ensemble dans un endroit magnifique et dans 10 ans tu en riras.
(et maintenant j ‘espère que vous avez une roue de secours!)

Reply
Anne 23 juin 2017 at 9:19

Oh je suis navrée pour ta maladie, j’espère que tu te sens mieux. J’imagine comme ce genre d’épreuve te bouscule et te fait comprendre que l’essentiel est devant toi, maintenant tout de suite et qu’il faut vraiment prendre le temps de savourer. Ça doit être tellement difficile à vivre !

Reply
Maman louve 22 juin 2017 at 10:04

C’est si agréable de te lire…si doux, c’est exactement ce que j’avais besoin de lire là tout de suite maintenant, alors merci pour tes jolis mots, comme toujours, si bien posés.

Reply
Anne 23 juin 2017 at 9:19

Je t’en prie, je te renvoie la balle… je me retrouve si souvent à travers tes mots !

Reply
ManonN 23 juin 2017 at 6:52

J’ai pris l’option bonus petits-frissons-et-yeux-mouillés à la lecture de ton billet. J’aime ce que tu racontes là et je suis tout à fait d’accord. Je suis contente aussi que tu aies retrouvé ta plume. Cette vie est chouette, chouette, chouette !
Plein de bisous. J’espère qu’on se verra pendant l’été.

Reply
Anne 23 juin 2017 at 9:20

Oh merci Manon… En ce moment il y a tellement de choses que j’ai envie d’exprimer ! je t’embrasse ! et merci d’être là 😉

Reply
Vanessa 23 juin 2017 at 8:52

Quelle jolie réflexion qui nous force à relativiser. Ta maman a bien raison, il faut en profiter, parce qu’on ne sait jamais de quoi demain sera fait. Pourtant, qu’est-ce que je peux râler… les tâches sur les t-shirts tout neufs (et blancs aussi, parce que bon, c’est joli le blanc), c’est les mêmes que chez toi. Et les jouets qui traînent… Et les phrases que je répète en boucle à l’heure de la douche, du repas ou du coucher… Mais c’est pas si grave, c’est vrai. Je vais tenter de m’en rappeler, ça apaisera un peu notre quotidien.

Reply
Anne 23 juin 2017 at 9:22

Bah oui, c’est joli le blanc ! Mais apparemment la couleur du tee-shirt n’intéresse que nous 😀 J’ai cru comprendre qu’en ce moment tu étais fatiguée alors je tiens à te rassurer, c’est pareil pour moi. Les journées sont épuisantes, comme toi je découvre le quotidien « ping pong » à devoir jongler entre deux enfants qui n’ont jamais les mêmes besoins au même moment et c’est loin d’être évident ! Courage, nos bébés vont grandir et gagner en autonomie, je suis certaine que ce sera plus simple au fur et à mesure que les semaines vont passer !

Reply
Lucie 23 juin 2017 at 8:56

Merci pour ton article, je m’y retrouve tellement. J’essaie de prendre du recul également, quand me sens trop fatiguée et débordée, je me dis oui mais on est super heureux et on se marre alors tant pis pour le sommeil, les bouquins que je ne lis pas et toutes les choses que je laisse de côté, l’essentiel est là et il faut en profiter 😉

Reply
Anne 23 juin 2017 at 9:23

Oh moi non plus je n’ai pas réussi à lire un bouquin depuis un an, tu me rassures !

Reply
Virginie Neleditesapersonne 23 juin 2017 at 8:56

C’est vraiment ce que je ressens et ce que je me dis souvent : profite Virginie, regarde tes enfants; c’est le meilleur moment ! Je me dis aussi que je risque de regretter – ou du moins d’être nostalgique – de tous ces moments quand ils seront partis; alors même si cela ne m’empêche pas de râler parfois (souvent); et bien j’ai conscience aussi que ce sont les moments les plus précieux que nous sommes en train de vivre …! Merci pour ce bel article qui nous rappeler d’en profiter !! Et tes photos sont superbes, la Bretagne c’est ça ? J’adore…

Reply
mesange_paris 23 juin 2017 at 11:33

Merci Anne pour ce très bel article qui rejoint tout à fait ce que je ressens et que je me dis chaque jour. Qu’est-ce que c’est dur de manquer de sommeil, d’enchaîner parfois les galères mais qu’est-ce que c’est beau de vivre tant d’aventures avec nos enfants et de pouvoir sourire et rire au milieu des situations les plus improbables parce qu’ils nous font une petite moue ou nous disent une phrase complètement incongrue mais trop mignonne.
Et surtout, merci à nos formidables mamans de savoir nous rappeler cela avec des mots tout simples!

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Les Délices de Framboise 23 juin 2017 at 4:19

C’est vraiment un très joli billet (comme d’habitude d’ailleurs), tu choisis toujours très bien tes mots. Il émane une certaine douceur et pudeur dans ta façon de raconter ta vie avec les tiens.
Comme beaucoup je crois, les journées ne sont pas toujours faciles, on ne dort pas beaucoup avec les enfants, parfois ils râlent, parfois on en a marre mais il faut aussi savoir se rendre compte que nous sommes des chanceux et que plus tard, on regrettera de ne pas avoir assez profiter des moments avec eux. Chacun de leur sourire ou rire est magique.
Je t’embrasse

Reply
Karine 23 juin 2017 at 11:09

Très beau texte, je savais qu’il me parlerait juste en lisant le titre.
Chaque jour j’ai cette « nostalgie du moment présent » comme je l(avais expliqué dans un article sur mon blog. Chaque jour j’ai du mal à supporter les « ça passe trop vite » car ej ne le sais que trop bien et préfère me tourner vers les gens qui voient les choses différemment, de manière plus positive : comme toi.
En effet ce sont certainement nos plus belles années. Je me sens bien plus épanouie, équilibrée et surtout plus confiante en moi-même, depuis que j’ai des enfants. J’ai en revanche des moments de doute, de crainte, de peur… mais c’est inhérent à la maternité.
Ta maman a su trouver les mots justes, et simples.
Quand je commence à m’énerver pour des choses pas-très-graves-mais-quand-même, comme quand mes enfants ont jeté des dizaines de mouchoirs dans le jardin du voisin du rez de chaussée hier, j’essaie de relativiser et de pas me laisser submerger par la colère.
Bref, merci pour tes jolis mots ! J’aimerais oser me lancer et écrire ce genre de texte, plus intime. Mais les récits personnels sont les plus universels.

Reply
Melle Blanche 26 juin 2017 at 11:18

J’ai une façon très optimiste de relativiser : je ne suis pas malade, je suis en France, j’ai une carte bancaire donc il n’y a pas de souci. – rires –
Je suis la dernière d’une très grande famille et j’ai pu voir ce qui compte dans la vie. Ca donne des choix de vie pas toujours compris, sauf par ceux qui savent ce qui est essentiel.
Le quotidien et se projeter à court terme me suffisent. Le long terme, aucune idée de si je serai là. Autre façon de voir les choses quand les chirurgiens ont mis la raclée à la faucheuse.

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blandine 30 juin 2017 at 11:00

et voilà pourquoi cela reste un plaisir de te lire 😉 C’est précieux d’avoir ce recul et d’arriver à sortir la tête du guidon, je te souhaite de le conserver et de continuer à profiter de la vie./

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julie 4 juillet 2017 at 8:30

Comme c’est bon de te lire de si bon matin (au petit dej), mon ainé joue, mon bébé dort et mon conjoint ne travaille pas aujourd’hui…. tellement rare !!! Ah j’adore cet article, ma maman aurait réagi exactement de la même façon… L’ambivalence d’être parent, c’est tellement beau, ça engendre tellement de joie et de bonheur mais en effet c’est aussi parfois difficile, épuisant, stressant et moi aussi j’ai de temps en temps envie de partir en courant pour avoir un moment seule au calme. Je n’y pensais pas mais ta maman a sans doute raison alors je vais me la répéter cette phrase dans les moments difficiles ! Tot comme celle du moment « je suis un caillou lisse, tout glisse sur moi »
Belle journée

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