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« Vous ne donnez pas ce que vous êtes »

posted by Anne 1 avril 2014 25 Comments

Annouchka

L’autre jour, je suis allée voir un ostéopathe pour soigner une douleur dans le dos qui traine depuis la naissance de mon fils, et qui commence à devenir handicapante au quotidien.

Cet ostéopathe pratique une médecine un peu spéciale jusqu’alors inconnue pour moi : l’étiomédecine

J’avais déjà eu l’occasion de tester l’ostéopathie, notamment pendant ma grossesse (ce qui m’avait d’ailleurs énormément soulagée) mais jamais l’étiomédecine. L’ étiomédecine est encore peu pratiquée, attention donc à ne pas vous mettre entre les mains de n’importe qui. C’est un procédé thérapeutique dont le but est de rechercher les causes des souffrances ou des symptômes pour mieux les traiter, grâce aux énergies. Euh oui, vu comme ça ça semble assez spirituel, je vous l’accorde. En gros le but est de créer un pont entre le corps et l’esprit de l’homme pour lui permettre de retrouver un certain équilibre physique et émotionnel. C’est terriblement d’actualité finalement, combien parmi nous ont des douleurs diverses et variées à cause du stress ? D’autant plus quand les examens médicaux ne montrent rien de probant. On appelle ça la somatisation.

Concrètement la séance d’ étiomédecine se passe ainsi : le patient est allongé sur la table de soin et l’ étiopathe lui prend son pouls, car c’est là que se trouve le point d’appui qui réagit le plus lorsque le patient confronté à certaines émotions. C’est le Réflexe Auriculo Cardiaque. En plus de la prise de pouls, mon ostéo fait des gestes assez étranges (du genre je secoue la tête bizarrement avec un truc bizarre dans la main, bref tout cela est très bizarre et pendant quelques secondes j’ai cru que j’allais ne jamais pouvoir m’arrêter de rire). Mais comme m’a dit l’ostéo ce jour là : « ce n’est pas parce que c’est abstrait pour vous que ce n’est pas RATIONNEL ». Ce que je sais, c’est que la séance a failli ne pas se faire à cause de mon état émotionnel à ce moment là. Un problème d’énergie ressentie ou je ne sais pas trop quoi, je n’ai pas bien compris mais j’ai juste retenu cette phrase : « ça ne fonctionne pas encore sur vous, il y a quelque chose qui bloque car vous ne donnez pas ce que vous êtes ».

Vous ne donnez pas ce que vous êtes.

Je n’arrivais pas à partager ma souffrance, il ne pouvait donc rien ressentir. On est repassé à une séance d’ostéopathie classique, avec manipulations du corps.

Pendant quelques minutes je me suis demandée ce qui clochait chez moi. Je me sentais un peu bizarre, comme si j’étais vidée de l’intérieur. Et puis je me suis mise à parler, parler, parler. Je me suis mise à parler de moi alors qu’il ne m’avait rien demandé. J’ai raconté ma vie, j’essayais de me justifier sur ce que je venais d’entendre. J’ai dit que je mettais un mur devant moi pour me protéger. Parce que je suis trop sensible et que laisser parler mes émotions, ça me joue toujours des tours. Ça me rend souvent maladroite. Si je ne dressais pas ce grand mur devant moi je passerais ma vie à me plaindre. Je blesserais des gens, je ne serais pas toujours gentille. En plus les gens penseraient que je fais toujours la gueule, et patati et patata…

Et pourtant…Moi qui ai toujours eu l’impression de rester telle que je suis, tout le temps. Je n’ai pas l’impression de tricher avec les gens, je suis toujours honnête, transparente. Je fais partie de ces ultra sensibles, ces gens dans lesquels on peut lire comme dans un livre ouvert. Du moins le pensais-je.

C’est un peu comme si j’avais reçu une gifle ce soir là, et cher ostéo bizarre, je t’en remercie.

C’est vrai, il m’arrive souvent de tricher. D’essayer d’être positive, tout le temps, optimiste, tout le temps, souriante tout le temps.

Je ne pleure jamais en public, même si j’en ai terriblement envie et que je sens cette boule d’émotion qui monte dans la gorge. Je me suis revue deux jours auparavant avec lui dans cette même pièce pour une séance avec mon fils qui était alors en pleurs, malade comme un chien depuis plusieurs jours. J’étais à bout de nerfs, j’avais ravalé mes larmes parce que j’avais senti que si je les laissais couler, il n’y aurait pas de demi-mesure et que j’allais m’effondrer en plein milieu de son cabinet. La  t’il vu, ce jour là ? J’aurais pleuré et puis quoi ? J’aurais eu honte sûrement un peu, il se serait dit « elle est fatiguée la pauvre », ça m’aurait soulagée, j’aurais séché mes larmes et je me serais sans doute sentie mieux. Est-ce que ça valait la peine, encore une fois, d’enfouir toutes ces émotions au fond de moi comme si elles n’avaient pas existé ?

Vous avez l’impression de tricher, vous ? De refouler vos émotions pour rester cette personne imperturbable dont tout le monde envie la force de caractère ?

On m’a longtemps reproché mon côté grande gueule. Ma froideur et cette façon que j’avais d’exprimer mon désaccord en toutes circonstances, à n’importe qui. Jusqu’à 20 ans, peut-être 25,  je n’avais peur de rien. Je n’avais aucune limite, je disais à peu près tout ce qui me passait par la tête, sans trier. Dix ans après je me dis que j’ai du en blesser des gens, beaucoup.

Aujourd’hui je cherche toujours à meubler des blancs dans les conversations. J’ai tellement peur que les gens soient mal à l’aise avec moi que moi même je fais tout pour les mettre à l’aise. Mais est-ce vraiment utile, finalement ? Mon père l’autre jour m’écoutait raconter je ne sais plus quelle histoire, et au bout de 5 minutes de monologue il m’a regardée, consterné, et il m’a dit : « ma fille, tu te poses trop de questions ».

Je suis sortie de chez l’ostéo à la fois vide et pleine, j’avais l’impression de planer. Mon ventre a fait des bruits bizarre toute la soirée. J’avais mal à la tête.

J’ai beaucoup moins mal au dos depuis une semaine, même si la douleur n’a pas complètement disparu. J’ai prévu de refaire une nouvelle séance, 100% étiomédecine cette fois, afin de vraiment pouvoir ressentir (ou non d’ailleurs !) les effets de cette médecine parallèle.

PS : j’ai 20 ans tout pile sur la photo. 

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25 Comments

Zelda 1 avril 2014 at 2:43

Très bel article qui pose beaucoup de questions !
Je vois aussi un ostéopathe un peu bizarre, je me demande si ce n’est pas justement l’étiomédecine qu’il pratique parce que pareil que toi, je ressors toujours dans un état second et cela pousse à reconsidérer ma manière d’être habituelle. Un jour, lors d’une séance alors que je ne pensais pas du tout à ça avant, ni pendant, mais plus à mes douleurs articulaires, il m’est venu une phrase très clair dans l’esprit, « pourquoi est ce que je me sens bloquée et que j’ai l’impression de ne jamais pouvoir faire ce que je veux ? » Cette phrase m’est venue en pleine séance et j’ai eu des larmes qui ont coulé !! Du coup, après la séance j’ai aussi beaucoup réfléchi à cette phrase qui dans mon cas était très vraie. Elle explique peut être même mon état de santé, cette impression d’être bloqué physiquement finalement viendrait du fait que je me sens bloquée, que j’ai l’impression de ne pas pouvoir aller vers où je voudrais ! C’est assez dingue, donc je comprends tout à fait ton expérience, et rien que ta prise de conscience est énorme déjà ! Gros bisous et cette photo est magnifique, quel sourire !!!

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Almonds and nuts 1 avril 2014 at 2:52

Beaucoup de choses me viennent à l’esprit après cette lecture…
Déjà, ta première séance: avec ton fils. Peut-on craquer devant son enfant, la personne à qui on est supposé montrer comment vivre? Ma mère a toujours été un roc devant nous. Il y a aussi beaucoup de pudeur dans ma famille, qui fait qu’on ne se plaint pas, on n’exprime pas ses sentiments. La première fois que je l’ai vue pleurer, j’ai été très mal à l’aise. Je ne savais pas quoi dire, ni même quoi faire, moi qui trouve souvent comment consoler les gens… le blanc :(.
Et puis, cette photo! J’ai 24 ans, et je me demande ce que je penserai en voyant ma photo dans 10, 15, 25 ans… je me pose toujours cette question quand je vois ces photos sur des blogs. Tu en penses quoi, toi?
Sinon, l’ostéo, je ne comprends pas pourquoi ce n’est tjs pas reconnu et pris en charge par la Sécu :(. Ca fait tellement de bien à mon dos endolori… je ne connaissais pas l’étiomédecine! Bon courage avec tes douleurs, j’espère que tu vas t’en sortir 🙂

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Anne 1 avril 2014 at 3:12

@ Zelda : alors attention, normalement si ton ostéo pratique l’étiomédecine il est censé de te le dire, mais de toute façon il n’y a pas de manipulation avec cette technique, simplement une prise de pouls et la verbalisation des symptômes (tu t’en serais rendue compte je pense). Ce qui est fou, c’est que beaucoup gens disent qu’ils ont souvent pleuré en sortant d’une séance chez l’ostéo. C’est là qu’on voit à quel point corps et esprit ne font qu’un, et que l’un ne tourne pas bien si l’autre va mal. Et que prendre le temps de s’occuper de soi, c’est important car ça peut influer sur toute notre vie, surtout notre vie sociale.

@Almonds and nuts : j’en ai discuté avec l’ostéo justement, et selon lui c’est plutôt une bonne chose que cette médecine ne soit pas remboursée par la sécu. Car étant donné les prix pratiqués, cela oblige à ce que les ostéo soient compétents. Si la sécu rembourses les soins ostéo, on risque de se retrouver avec des séances vendues au rabais, et pratiquées à la chaine, ou mal pratiquées. Et pour répondre à ta question sur ma photo, quand je la regarde je me dis que finalement je suis la même, avec quelques centimètres de joues en moins 🙂

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Aline - La Homemade Box 1 avril 2014 at 3:13

Super intéressant cet article!
Il y a deux mois, une amie m’a parlé de cette médecine qu’est l’éthiopathie qui sert à mettre le point sur les blocages émotionnels inconscients ou non. Je lui demande qu’une fois qu’on comprend d’où viennent ces blocages, comment les libérer?
Elle me dit que parler de ses blocages suffit à ce que la maladie se libère d’elle-même, juste en s’exprimant, nos peurs, nos émotions refoulées, etc…

Bref, j’ai trouvé ça super intéressant. D’autant plus que je m’intéresse depuis quelques années à la médecine chinoise qui prône justement ce type de médecine qui consiste à voir les maladies comme les conséquences d’une source émotionnelle non-libérée.

Mon amie qui m’a parlé de cette médecine avait fait un stage pour apprendre à décerner le fluide (le pouls dans ton article, je crois) qui permet d’être en contact avec l’esprit et que celui-ci nous réponde par oui ou par non.
Elle m’a appris la méthode mais je n’arrive pas du tout à trouver ce fluide… Cela lui a pris quelques mois pour assimiler la méthode alors je garde espoir! ^^’

Je suis sûre qu’un jour, l’osthéopathie sera une médecine reconnue. =)

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Olivia Michel 1 avril 2014 at 3:37

Très beau et touchant billet…

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Zelda 1 avril 2014 at 3:38

C’est sûr que c’est important de prendre du temps pour soi, essentiel même ! On est tout le temps en train de courir à droite et à gauche, on essaie de donner le change avec les autres, mais au fond de soi, on sent bien que c’est difficile parce que notre stress est enfoui ! C’est là justement que ton article est intéressant dans le sens, où l’on peut s’autoriser à montrer un peu ses failles et ses faiblesses, c’est déjà prendre un peu de temps pour soi. Parce que même le fait de craquer un peu (comme tu le dis) permet d’évacuer la pression et d’aller mieux. Et même le fait de voir simplement comment on fonctionne permet de libérer des choses et de l’énergie ! (mon ostéo ne me manipule jamais, mais c’est vrai que je ne l’ai pas vu me prendre le pouls non plus). Bises

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MissBrownie 1 avril 2014 at 3:44

Et bien tu as bien fait de l’écrire ce billet 🙂
De mon côté, j’évite les médecins au maximum alors bon, je n’ai pas trop d’expérience à raconter 😉
La dernière fois que j’ai eu très mal au dos, un peu de repos et un long bain chaud m’ont bien aidé.

Bisous

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Miss Blemish 1 avril 2014 at 4:27

Ton article m’a touchée car je m’y suis retrouvée. Pendant longtemps j’ai essayé de ne rien laisser transparaitre de mes émotions pour ne pas qu’on puisse m’atteindre par ce biais. Aujourd’hui je n’ai plus peur ou honte de dire que j’ai été blessée/peinée/touchée par une situation car j’ai compris qu’il n’y avait pas à en rougir et que tout était dans la façon de faire partager ses émotions. En disant « j’ai eu mal » on donne la chance à la personne en face de comprendre notre ressenti et d’essayer de faire plus attention la prochaine fois qu’une situation similaire se présentera.
En revanche, j’essaie toujours de faire très attention à ce que je dis pour ne pas blesser, ne pas heurter, ne pas faire de peine. J’essaie vraiment, je ne réussis pas toujours, parfois on est maladroit malgré soi. Mais je ne crois pas que cela me rende « fausse », je suis très honnête sur ce que je ressens, j’essaie juste de toujours le dire d’une façon et à un moment où mon message pourra être reçu et compris.
Je me suis également retrouvée dans l’hypersensibilité. Je pense faire partie des hypersensibles. Pour moi… mais aussi pour les autres. Je suis extrêmement réceptive aux émotions d’autrui et parfois, c’est difficile. Je suis étudiante en médecine, à l’hôpital tous les matins et donc, je suis confrontée au quotidien avec des sortes de douleurs que je n’ai jamais expérimentées mais plus encore qui me sont jusqu’à conceptuellement étrangères. Et dans ma projection sur les peines de mes patients, dans cette tentative de comprendre et de ressentir, je ne peux que tomber à côté car chacun vit les choses de façon intimement différente. On me dit beaucoup, et surtout des non médecins/non paramédicaux qu’il faut « se blinder ». Je ne crois pas, pas entièrement. La frontière est mince entre le médecin humain et compatissant et le médecin enfermé dans son cynisme. Comme pour tout je crois que c’est une question d’équilibre et qu’en matière d’émotions il faut se souvenir qu’il n’y a ni tort ni raison. Chacun développe les mécanismes de défense dont il a besoin à un instant T qui évoluent au fil du temps et des épreuves.
Merci pour ce bel et juste article.
Bises

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Vanessa 1 avril 2014 at 5:03

Je ne connais pas du tout l’étiomédecine. Je crois bien que c’est la première fois que j’en entends parler, mais ça m’intéresse vraiment.
Bref… Est-ce que tu sais que les gens hyper-sensible comme toi ont souvent une intelligence au-dessus du lot, qui rend leur perception du monde un peu différente ?
Cela dit, (et sans rapport), je me retrouve dans certaine partie de ton récit : je suis souvent maladroite avec les gens parce que j’ai toujours peur de dire quelque chose qui serait mal interprété, de blesser. Du coup, tout en parlant, je me pose 1001 questions et puis je perds le fil et, parfois, je dis des trucs bizarres.
Je sais que je fais ça parce que j’ai un niveau de confiance en moi très bas, et que j’ai peur de faire quelque chose qui pourrait déplaire et donner cette image que j’essaye de cacher. Je suis en permanence en train de me demander ce que les gens pourrait penser… Du coup, je n’ose pas vraiment être moi-même. Parfois, je me sens un peu prise au piège de tout ça…
Le coup de meubler les blancs, ça me ressemble aussi beaucoup. Je ne supporte pas le malaise des silences.

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LMO 1 avril 2014 at 5:07

Je ne connais pas du tout ce mode de thérapie!
C’est marrant parce que moi aussi j’ai l’impression que l’on lit en moi comme dans un livre ouvert… Et ça me laisse toujours perplexe quand on me dit que je suis mystérieuse!

Et c’est rigolo parce que, comme pour la maniaquerie, j’étais un peu comme toi, toujours à dire ce que je pensais, jamais de pleurs en public, toujours cette façade… Et puis il y a eu un changement, je n’arrive plus jamais à m’arrêter de pleurer quand j’en ai besoin (ce qui me fait vraiment honte, c’est clair, mais j’ai remarqué que ça ne durait jamais très longtemps quand je laisse les vannes s’ouvrir…), je n’arrive plus à faire semblant d’aller bien quand ça n’est pas le cas…
C’est plus reposant pour moi, mais j’ai tellement peur d’être un poids pour ceux qui doivent me supporter…

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hellau 1 avril 2014 at 5:36

bonsoir Anne,
voilà un post auquel je ne peux m’empêcher de réagir, tellement qu’il me parle…je me lis et me vois…
j’ai rdv demain soir avec mon osthéo justement…depuis un peu plus de 2 ans maintenant j’ai pris cette « petite » habitude de l’appeler… c’est parti d’un pincement discal; et « bizarrement » depuis que nous sommes suivis pour une PMA, après les échecs des inséminations et fiv, la 2° datant de 3 semaines, une douleur réapparait au bas du dos…la douleur physique et morale semblent bien liées en effet…ok, j’ai du forcer cette fois ci encore sur le jardinage, moyen de défoulement après toutes ces émotions… je sais qu’il va me « réparer » espérant ne pas y retourner trop tôt…et espérant ne pas craquer devant lui…même si cela ferait du bien aussi de me laisser aller…mais la peur de montrer ma faiblesse du moment, par pudeur ou je ne sais quoi d’autre… Vivement demain 😉

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MissBrownie 1 avril 2014 at 5:39

Ah oui, et sinon, la somatisation, j’y crois à fond !

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Madame 1 avril 2014 at 8:16

J’aime beaucoup la faciathérapie aussi, une forme différente, plus douce de kinésithérapie qui soigne différents maux. Je me retrouve dans ton portrait et je n’ai malheureusement pas toutes les clés, j’essaie juste de me protéger, mettre plus de distance, me concentrer sur les essentiels. Courage !

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olivia 1 avril 2014 at 10:16

Ta seance ressemble à ce que l’on a vécu avec clyne notamment et son ostheo magique.
Les seances sont intenses et oui la base c’est le lacher prise.
moi j’ai continue avec mon energeticienne qui va encore plus loin et j’adore. Je vis ma vie et mon corps différemment depuis.
pour ce qui est du lacher prise j’y arrive avec mes amies et mon amoureux le restedu temps je cherche un peu plus à contrôler même si mes nouvelles croyances me prouvent que non l’intuition et l’instinct cela fonctionne bien mieux 🙂

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christine 2 avril 2014 at 11:13

Je crois que nous sommes beaucoup à avoir un paraitre pas toujours en accord avec notre être.

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madamezazaofmars 2 avril 2014 at 11:22

Je trouve tes mots très émouvant et c’est une grande force que beaucoup n’ont pas que de prendre du recul sur soi.
Bonne prochaine séance alors 😉

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marie 2 avril 2014 at 1:38

tes mots sont très justes et je crois que tu décris ce que beaucoup de gens sont. Je pense qu’il est normal de ne pas toujours tout dire en société et donc de masquer certaines émotions. comme tu le dis pour ne pas blesser mais aussi car tu ne connais pas les gens et ils pourraient te trouver étrange… Moi je suis hypersensible et je dis souvent assez directement ce que je pense. Sans vouloir blesser les gens… mais ça arrive. et donc je me sens très coupable et j’ai souvent envie d’en pleurer… Mais je suis contente aussi d’être comme cela. De ne pas dissimuler mes doutes et mon incompréhension quand un ami me raconte quelque chose et que je sens qu’il ne dit pas tout. Quand des gens t’attaquent l’air de rien et que tu leur dis que tu sais ce qu’ils font. Quand tu pointes un dysfonctionnement et que tout le monde le sait mais que personne ne veut se l’avouer. Alors oui c’est difficile. je me trompe aussi. je me pose beaucoup de questions. mais c’est le seul rapport au monde que je peux avoir ! Mais oui parfois je triche un peu. Comment mes parents pourraient entendre que j’ai envie de mourir 2 fois par jour ? comment ma soeur pourrait entendre que j’ai souffert de son côté parfait, alors que c’est quelqu’un de super ? comment mon meilleur ami pourrait entendre que ses décisions du moment n’ont pas de sens et qu’il va droit dans le mur ? Alors oui on s’érige quelques murs. A toi de voir ce qui important de dire et ce qui est mieux de laisser de côté pour en parler à un moment plus opportun, sans rancune ou énervement, avec des mots mieux choisi. ou décider de ça ne te regarde pas finalement et qu’il faut lâcher prise ?

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Ninie Pouce 2 avril 2014 at 6:37

Je suis pareille que toi, pas une larme ne passe le seuil de mes paupières en public et pourtant Dieu sait que j’en ai des larmes à écouler. Même devant ma psy ou mes plus proches amis, je n’y arrive pas. Même face à moi-même, je n’y arrive pas, je ravale tout. Je somatise, j’ai mal partout. Comme toi, je suis allée voir une ostéo bizarre qui n’a pas voulu me manipuler non plus car ça venait de trop loin, elle m’a donné un traitement de fond avant d’entamer une quelconque manipulation énergétique. Mon amie qui manipule aussi m’a dit qu’elle sentait une autre personne (la vraie moi) derrière tous ces murs que j’érige entre mon moi profond, et le reste. Je n’arrive pas non plus à sortir tout ce qui ne va pas.
Le conseil que je te donne, c’est de bosser dessus. Moi j’ai tardé et aujourd’hui, je suis arrêtée par mon médecin tellement je suis fatiguée. Je suis plus capable de bosser toute la journée, et même en arrêt, je dors très mal, je fais des crises d’angoisse, je suis souvent complètement à l’ouest, je suis incapable de faire le deuil de ma mère ou d’avoir un petit copain…
Par contre, je sais que je suis à un seuil de mon existence, où une énorme porte est sur le point de céder. Alors continue dans cette voie toi aussi !!!
Et continue à écrire, il parait que c’est salvateur 🙂

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working mum 2 avril 2014 at 10:01

je me retrouve un peu dans ton texte, t’as fait déjà un bon pas, courage 🙂

Reply
Anne 3 avril 2014 at 1:40

@Aline – La Homemade Box : merci pour ton commentaire, et il est vrai que souvent le fait de verbaliser ses souffrances peut faire du bien… Après il y a toujours le moyen d’entamer une thérapie chez un psy, mais cela prend encore plus de temps, et surtout c’est bien plus engageant (une séance tous les 2 mois ne suffit pas par exemple).

@ Zelda : tu as raison, et montrer ses failles peut aussi changer le regard que les autres ont sur nous et leur donner les clés pour s’adapter au mieux à notre façon d’être. Mon ostéo ne me manipule pas tant que ça en fait, parfois il pose juste les mains à un endroit par exemple, et cela suffit à localiser la douleur et trouver les connexions qui font que celle-ci existe et obtenir des réponses.

@ Missbrownie : merci 😉 malheureusement j’ai essayé les bains mais ça n’a pas marché… C’est une douleur qui est là depuis longtemps, et j’aimerais vraiment éviter de devoir prendre des anti-inflammatoires. Je me suis remise au sport, on verra bien !

@ Miss Blemish : tu as raison, la clé de la communication c’est non pas de se taire, mais choisir le bon moment pour exprimer ce que l’on a à dire. Et parfois je n’ai pas le temps de prendre le recul nécessaire pour le faire et là je deviens vite maladroite. Puisque tu me parles de ton futur métier, j’ai toujours pensé que seuls les gens hyper sensibles étaient capables de travailler dans le médical. Car selon moi ils sont les seuls à pouvoir ressentir certaines choses et avoir l’empathie et la dévotion nécessaire pour remplir leur rôle (même si je sais que dans la réalité ce n’est pas forcément le cas, certains n’ont aucune vocation et ne sont pas forcément plus humains que les autres). Ma maman est infirmière, on aborde souvent ce sujet. Elle fait ce métier depuis 30 ans, elle devrait être blindée et pourtant elle n’a jamais réussi à s’endurcir… Elle a toujours eu ce besoin d’exprimer ses émotions. Je ne sais pas si on se blinde vraiment un jour quand on choisit ce genre de métier de toute façon 😉

@Vanessa : je ne sais pas si je suis plus intelligente que les autres mais en tout cas il est clair que j’ai trop tendance à vouloir réfléchir à leur place, ce qui souvent me paralyse. Je me retrouve en tout cas quand tu dis que le fait d’être émotive te fait souvent dire des propos un peu décousus, incompréhensibles pour certains et pourtant très clairs dans ta tête 🙂 Je crois qu’il faut accepter d’avoir nos propres convictions, de faire notre propres choix en sachant qu’on ne peut pas plaire à tout le monde. Difficile hein ? (parce qu’au fond ce qu’on veut c’est être aimé, du moins ne surtout pas être rejeté)

@ LMO : ben pourtant t’es une super maman 🙂 Et puis moi je te trouve tellement attachante avec ta sensibilité. C’est aussi ce que j’aime bien chez toi, ce côté très « brut » dans tes émotions. Tu balances tout, et je trouve ça très décomplexant et salvateur pour les autres.

@ Hellau : je vous souhaite vraiment, à tous les deux, de pouvoir réaliser ce projet qui vous tient tellement à coeur. J’espère que ta séance chez l’osthé t’a fait du bien.

@ Madame : je ne connais pas du tout la faciathérapie, ça m’intrigue !

@ Olivia : je crois qu’on ne peut pas s’autoriser à lâcher prise avec grand monde finalement, si ce n’est notre entourage proche qui est près à nous accepter telle que nous sommes vraiment, mais dans la vie en société malheureusement ça ne fonctionne pas comme ça, hélas ! En tout cas, toi tu as un instinct hors du commun et une capacité à mettre les gens à l’aise que je n’ai rencontré chez personne d’autre. C’est bête, mais à mes yeux tu es une personne très spéciale 😉 <3

@ christine : oui, la société nous l'impose malheureusement (ou heureusement ? :d) Tu imagines le cirque si on se laissait tous aller ?

@ madamezazaofmars : merci ma zaza 😉

@ Marie : tu as raison je crois qu'il faut être moins dur avec soi et accepter de pouvoir se tromper, de mal agir parfois, de blesser quelqu'un parfois. Car cela peut arriver même lorsqu'on met toute notre énergie à ce que ce ne soit jamais le cas. On ne peut pas tout contrôler. Et puis surtout, je crois qu'il faut parfois laisser les autres autour de nous faire leur propre cheminement, sans chercher à provoquer les choses. Ta soeur comprendra peut-être un jour qu'elle t'a involontairement fait du mal, ton ami regrettera peut -être de ne pas t'avoir écoutée ce jour là etc etc… Ce sont des choses qu'on ne peut pas empêcher, et cela ne doit pas nous pourrir la vie pour autant (ce qui ne veut pas dire que l'on est égoïste, mais c'est un très très long travail à faire sur soi !)

@ Ninie Pouce : tu m'as l'air bien partie en tout cas ! L'important c'est de prendre du temps pour faire des choses qui te font plaisir, il faut que tu t'autorises à profiter de la vie et être heureuse. Ça ne veut pas dire que tu deviens égoïste mais juste que tu t'autorises à vivre pour toi. Repose-toi bien en tout cas 😉

@ working-mum : mercy beaucoup 🙂

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andara violette 6 avril 2014 at 6:02

J’ai souvent fait appel a l’osteo … Pour des soucis de dos. Je suis une boule de nerf, comme toi je triche 😉 je meuble les blancs dans les conversations …
Dur dur de vouloir être forte.
Je ne connais pas l’etiopatie enfin juste de nom.
Tu nous diras si ça fonctionne sur le long terme ?
Bises

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Lexou 10 avril 2014 at 8:57

Il y a des fois, souvent, ou je me dis…mais écrit elle sur elle même ou sur moi ;)?!!

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aude 21 avril 2014 at 8:06

hello, comme je me reconnais dans tes propos…c’est fou…je me fais souvent mal au crane moi-meme avec mes pensées qui m’arrivent par demies douzaines à l’esprit, je n’aime pas non plus les silences et aime mettre les gens à l’aise…bref si on se connaissait je pense qu’on s’entendrait bien :)! biz (ps : j’aime bcp ton blog !) aude

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Comment survivre aux nausées de grossesse - Le blog d'Annouchka 22 novembre 2016 at 8:41

[…] vous en ai déjà parlé il quelques temps, j’ai eu la chance de rencontrer un ostéo qui pratique une technique particulière : l’étiopathie. L’étiopathie ne cherche pas […]

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Anne M 30 mai 2017 at 12:39

Bonjour
L’étio m’a aidé pour arrêter la cigarette … mais il est parti à l’étranger et je ne sais plus où aller sur Paris
je me souviens d’une séance où en ressortant j’avais l’impression d’être une plume joyeuse.. une chape de plomb m’avait été retirée.
Depuis que je fais du Pilates toutes les semaines (gym douce) je ne vais plus aussi souvent chez les kiné.
L’ostéo je le réserve maintenant pour les douleurs aigües (2 fois par an), alors qu’avant le Pilates c’était pratiquement tous les mois.

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