plage

- Quand l’avion du retour se pose sur une piste d’atterrissage mouillée. Prendre un taxi pour rentrer chez soi et regarder la pluie tomber sur le pare-brise, la tête pleine de souvenirs.

- Ouvrir la porte de son appartement, avoir l’étrange impression de ne plus y être chez soi.

- Poser sa valise, sortir son bikini encore humide. Trier son linge en faisant des petits tas, lancer plusieurs machines à laver d’affilée. Regarder le tambour tourner, triste.

- Vider son sac à mains, y retrouver du sable de cette plage paradisiaque, découverte par hasard au gré d’une balade. Repenser à ce parasol violet acheté sur place, unique souvenir rapporté dans ses bagages.

- Filer chez Monoprix, remplir son frigo vide. Ou de désespoir, laisser son estomac se reposer après tant de churros et crèmes glacées avalées. Décider finalement d’aller faire ses courses une autre fois, manger des pâtes.

- Voir son bronzage péniblement acquis s’estomper au fil des jours. Se tartiner quand même de crème après-solaire, avec espoir.

Mais aussi….

- Retrouver ses amis et rencontrer leur bébé, né pendant notre absence. Passer une agréable soirée et raconter ses vacances inoubliables.

- Remercier son frère d’avoir tant bien pris soin du chat et d’avoir cuisiné pour nous.

- Retrouver le chat, le câliner. Se dire qu’il nous a drôlement manqué.

- Trier ses photos, les regarder. Se souvenir. Être déjà nostalgique de toutes ces merveilles appréciées par notre regard, des belles rencontres humaines, de ce pays inconnu par lequel on s’est laissé surprendre.

- Rêver à ses prochaines vacances. Repartir, vite.

Rendez-vous sur Hellocoton !

chaussons

49 jours. Rien que ça.

49 jours que je n’avais pas pris le temps de venir écrire sur mon blog. Et pour une fois, je vous jure que ce n’est pas l’envie qui me manquait ! Oh que non… Même si j’ai toujours été la première à dire ô combien la blogosphère pouvait me lasser quelquefois, j’ai toujours fini par revenir, convaincue que j’avais encore bien des choses à vivre et partager avec vous.

49 jours sans écrire, et voilà que je ne sais plus comment m’adresser à vous. J’en serais presque gênée dites donc !

Je crois que ça ne sert à rien de tourner autour du pot, autant vous dire simplement que ma vie a commencé à beaucoup changer ces derniers mois.

Je vais être maman. Un petit bébé prévu pour le 10 décembre, cadeau de noël qui sera livré cette année un peu en avance par les cigognes, et je ne vous cache pas à quel point j’ai hâte de pouvoir le tenir dans mes bras. Parfois je me prends à rêver de ce moment même si je sais que le chemin est encore long. Mais qu’importe, je suis tellement heureuse.  Et pourtant, je dois bien vous avouer que je n’ai jamais ressenti d’énormes élans d’affection envers les bébés, et je ne crois pas non plus avoir cet instinct maternel inné qu’ont certaines femmes, pour lesquelles devenir maman est la chose la plus naturelle au monde.

Moi, je n’ai jamais eu beaucoup de patience. J’étais plutôt du genre à vouloir vivre ma vie un peu égoïstement sans me soucier d’un bambin à nourrir. Profiter le plus longtemps possible des petits bonheurs de la vie à deux, vivre d’amour et d’eau fraîche et pour le reste, on verra demain.

J’étais de celles qui disaient “un bébé, moi ? Jamais de la vie, non mais pouah ! Quelle horreur, franchement !!!”  (un peu extrême mais véridique :D ) puis j’ai fini par dire “pourquoi pas ? mais pas tout de suite… dans longtemps !”. Et c’est à partir de ce moment là, je crois, que j’ai fini par en avoir vraiment envie. Ce “pourquoi pas”, lancé un jour à la volée au détour d’une conversation entre copines trentenaires, et qui s’est peu à peu transformé en un désir puissant, presqu’une obsession. Aujourd’hui, je sais à quel point le désir d’enfant peut-être violent, tant il peut nous surprendre nous-mêmes.

Ce qui m’étonne un peu plus chaque jour, c’est que moi, la grande angoissée de la vie, je ne me suis jamais sentie aussi bien et aussi sereine. Certainement un grand mystère de la grossesse que la science n’expliquera jamais. Même avec ces nouveaux kilos en plus que je n’étais pas censée prendre dès le début. Même après trois mois de grossesse un peu difficiles, et de nombreuses heures passées assisse par terre, blême, sur le carrelage de ma salle de bains, je n’arrive pas à broyer du noir. Dingue ce que l’envie de pouponner est capable de vous faire endurer sans vous plaindre !

Je commence à me sentir moins nauséeuse donc je vais enfin pouvoir reprendre mes activités bloguesques avec j’espère, le même plaisir qu’avant. Par contre, je préfère vous prévenir, je pars en vacances la semaine prochaine pour trois semaines, donc je risque de ne pas être très assidue… Comment ça vous avez l’habitude ??

Rendez-vous sur Hellocoton !

Related Posts with Thumbnails