Mes 4 conseils pour survivre au post-partum

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Loin de moi l’idée de vous raconter que je gère parfaitement bien cette période si désagréable qu’est le post-partum, mais comme je suis en plein dedans, j’avais envie de partager certaines petites choses avec vous… histoire de me donner aussi un peu de courage au passage !

On parle assez peu de cette (courte heureusement !) étape qui suit l’accouchement, sans doute pour ne pas effrayer les femmes enceintes ou les nullipares (Coucou la rédaction de Madmoizelle, ça va tu n’es pas trop HORRIFIÉE par ce que je raconte ?). Certaines diront que c’est un mal pour un bien, histoire que l’on se focalise avant tout sur la grossesse et ses jolis moments plutôt que sur l’après, qui n’est pas toujours paillettes et coeurs dans les yeux au dessus du berceau. Là dessus, je rejoins assez l’avis de Johanna mais il est vrai qu’après la naissance de Martin, j’avais vraiment très mal vécu mon séjour à la maternité. Je me souviens que je l’emmenais prendre son bain à la pouponnière en m’agrippant au berceau roulant comme si c’était un déambulateur. Je me sentais très faible, j’avais du mal à marcher et surtout, j’avais terriblement honte d’être dans cet état. Cela me faisait culpabiliser car je ne me sentais pas assez en forme pour m’occuper correctement de mon bébé. Sans parler du retour à la maison qui avait été assez brutal puisque j’avais fondu en larmes à peine passé la porte de mon appartement, parce que mon chéri n’avait pas eu le temps de faire le ménage^^… Ah, les hormones ! Moi qui pensais être un peu soulagée après mon accouchement, je ne m’attendais pas à subir autant de dommages collatéraux. Car la liste des « petits » maux suite à un accouchement peut être longue : points de suture qui font mal (suite à une déchirure, une épisiotomie ou pire, une césarienne), contractions qui perdurent pour remettre l’utérus en place (que l’on appelle « les tranchées » et que j’ai pu expérimenter dès la première fois), hémorroïdes, mal de dos, jambes qui flageollent suite à une péridurale trop dosée… Et je ne parle même pas des fameuses montées de lait qui font mal, que l’on allaite ou pas, surtout si on n’allaite pas d’ailleurs, comme ce fut le cas pour moi (aïe aïe aïe !!). Bref, après le marathon de la grossesse, tu t’attends à être libérée délivrée mais QUE NENNI, il faut encore te coltiner plein de petits trucs bien relous, sans parler des kilos en trop et du manque de sommeil qui peuvent te faire déprimer complètement !

Oui mais… la bonne nouvelle c’est que tout cela est temporaire. Ça dure quelques jours ou quelques semaines et puis ça finit par passer. Les douleurs s’estompent, on retrouve peu à peu sa mobilité, son énergie malgré les nuits trop courtes (merci les hormones qui aident à tenir !) et on se réconcilie peu à peu avec son corps même s’il porte les vestiges d’une grossesse hédoniste… Pour ma part, j’ai encore 5 kilos de trop, un petit ventre mou et des poignées d’amour mais ça va, pour le moment je le vis bien. Je me dis que ce corps m’a donné deux beaux enfants et que même s’il n’est pas parfait, il mérite que j’en prenne soin. Et je sais que dans quelques mois, il me le rendra bien !

Actuellement, je vis beaucoup mieux ce second post-partum que le premier, parce que je savais à quoi m’en tenir et que j’ai pu m’y préparer psychologiquement, un peu comme quelqu’un qui se prépare à une épreuve sportive. Cela peut sembler bête mais ça a très bien fonctionné pour moi ! Je voulais éviter un accouchement trop médicalisé parce que je pensais que je récupérerais plus vite (même si j’ai finalement eu une péridurale à 30 minutes de pousser sur la table d’accouchement^^ EPIC FAIL). Et je pense que le fait de rester très active pendant toute ma grossesse, y compris jusqu’au bout pendant mon accouchement m’a vraiment aidée à mieux accepter les jours difficiles qui ont suivi. Car je n’ai jamais eu l’impression de subir quoi que ce soit mais plutôt d’accompagner les évènements tels qu’ils se présentaient. Cette fois, je ne suis restée que 48h à la maternité et comme j’étais un peu moins assommée par l’effet « premier bébé », j’ai réalisé que toutes les mamans avaient l’air de revenir d’une séance intensive d’équitation et qu’elles se servaient TOUTES du berceau en mode déambulateur… Je me suis sentie tellement moins seule !

J’ai conscience d’avoir eu un accouchement idéal, sans complication, mais dans le cas contraire ne voyez surtout pas cela comme un échec et soyez bienveillante avec vous-même. Encore une fois, le post-partum c’est pénible mais ça ne dure pas éternellement.

Bon, et puisque je suis moi-même en train de nager dans cette période si particulière et à la fois si merveilleuse (c’est  siiii doux de s’occuper d’un nouveau-né !) qu’est le post-partum, je me permets de partager avec vous mes 4 impératifs pour garder le cap et entrevoir l’avenir sous un jour meilleur 🙂

☆ Ne restez pas trop seule et … sortez !

Quand le congé maternité du papa se termine, rien de plus désagréable que de se retrouver toute seule à la maison avec son bébé en mode zombie, avec l’impression désagréable d’être spectatrice de la vie des autres. Je ne suis pas spécialement pour les visites à la maternité ni les jours qui suivent (on est épuisée) mais personnellement à partir de la troisième semaine j’ai ressenti le besoin de voir du monde. Même si on est totalement accaparée par son nouveau-né, c’est important de pouvoir échanger avec des adultes et de pouvoir libérer sa parole. Pour ma part, j’essaie d’organiser des petits cafés à la maison avec des amies de temps en temps et surtout de sortir au moins une fois par jour (ou tous les deux jours dans le pire des cas). Rassurez-vous je ne fais rien d’extraordinaire, je sors une petite heure pour faire quelques courses, aller à la pharmacie ou aller chercher Martin à l’école et cela me fait un bien fou. Je n’ai pas encore pris le temps de faire une vraie sortie en soirée juste pour moi (sans enfant) mais cela viendra très bientôt, le temps que nous trouvons notre rythme à la maison.

Je sais que les premières sorties avec un bébé ne sont pas forcément évidentes, surtout quand il s’agit d’un premier bébé. Préparer le bébé et ses petites affaires s’apparente parfois à une prépa marathon et c’est normal, surtout au début. Je me souviens que pour Martin, j’étais complètement flippée à l’idée de sortir, je me demandais comment j’allais faire si jamais il avait faim en pleine rue ou s’il salissait sa couche en cours de route… Ça me stressait horriblement et j’appréhendais beaucoup le regard des gens (qui s’en foutent religieusement hein…). Avec Basile, j’improvise sur le moment et je me moque bien de ce que peuvent penser les gens !

☆ Prenez soin de vous, respectez votre corps

C’est sans doute le point que j’ai moi-même le plus de mal à suivre, mais c’est vraiment important de ne pas (trop) se laisser aller. Je ne trouve pas vraiment l’énergie ni le temps de me maquiller en ce moment, je me contente donc du strict minimum : je prends une super douche le matin entre deux biberons, je me tartine de crème « raffermissante » en attendant un miracle et j’enfile mes fringues chouchous du moment (le pull bleu Des Petits Hauts que vous voyez en photo). Et roule ma poule. Je ne me sens pas encore au top et pour le moment j’ai fait une croix sur la mode, les talons et le reste, mais je sais que l’envie de m’habiller reviendra très vite.

Ce n’est pas évident d’affronter son corps post-grossesse dans le miroir mais je me force chaque jour à le regarder, et si possible avec bienveillance. Je n’aime pas voir toute cette cellulite sur mes cuisses, ce ventre mou et cette peau flétrie, mais je pense que c’est une étape nécessaire pour pouvoir avancer et commencer à se prendre en main. Il faut savoir que tant que l’on n’a pas commencé ses séances de rééducation périnéale et abdominale, le corps a du mal à retrouver ses marques et sa fermeté. Retrouver son corps d’avant prend du temps et c’est normal. En attendant, faites vous plaisir et offrez vous une nouvelle crème pour le corps, un soin visage chez l’esthéticienne… Bref, chouchoutez vous un peu ! Je rêve pour ma part d’un SPA ou même simplement de prendre un bain chez moi, j’attends donc avec impatience les 8 semaines d’interdiction réglementaire pour éviter tout risque d’infection.

☆ N’essayez pas votre jean slim d’avant grossesse le premier mois, ni même le deuxième… 

Est-ce vraiment nécessaire de vous faire un dessin ? En ce qui me concerne, j’ai rangé tous mes vêtements d’avant-grossesse dans des housses quand nous avons commencé nos travaux et je ne les ai toujours pas ressortis. Je sais que c’est tout sauf agréable de devoir remettre ses vêtements de grossesse après un accouchement et qu’on aimerait bien jeter son jean de grossesse à la poubelle. Vous n’êtes d’ailleurs pas obligée de le remettre et vous pouvez préférer les robes dans un premier temps. En ce moment, je porte un jean de grossesse qui m’était un peu trop petit quand j’étais enceinte et c’est parfait, je ne nage pas dedans et mon ventre n’est pas comprimé.

Avant l’accouchement, je me suis achetée ce legging post-grossesse Mamalicious. Je trouve que c’est une super alternative car le ventre est gainé comme il faut grâce à la taille haute (ça planque un peu les bourrelets) et cela évite de remettre ses jeans de grossesse qu’on ne peut plus voir en peinture, tout en faisant une transition vers nos jeans « d’avant ». J’essaierai de vous montrer ce que donne ce legging porté dans les jours qui viennent sur Instagram, c’est promis !

☆ Profitez A FOND de votre petit bébé ❤︎❤︎❤︎❤︎

Ça peut sembler idiot comme conseil, mais on oublie à quel point le congé maternité passe vite. J’ai eu la chance de garder Martin 9 mois avec moi avant de reprendre le travail et pourtant, j’avais l’impression de ne pas avoir vu le temps passer et j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps en le laissant à la nounou. Je sais que je n’aurai pas forcément cette chance avec Basile alors je le chouchoute et le câline autant que je peux (ça tombe bien, c’est un bébé qui a des besoins intenses de câlins <3).

C’est difficile de jongler entre les siestes du bébé et les tâches ménagères ou administratives ô combien passionnantes, alors autant remettre ça à plus tard et garder son petit bout au creux de son cou. Personnellement, je n’aime rien de plus au monde que la chaleur d’un nouveau-né posé contre moi, et je sais aussi à quel point ces moments sont éphémères et infiniment précieux. Il faut donc en profiter et se donner le droit de procrastiner et de se reposer un peu…. En tout cas, moi je n’ai jamais moins culpabilisé de ne rien faire d’autre que materner en ce moment !

PS : n’hésitez pas à me rejoindre sur Instagram où je poste quotidiennement mes aventures de maman mais pas que 🙂 

 

 

 

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Basile, mon Joli Coeur

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Seulement 3 semaines se sont écoulées depuis ta naissance mais j’ai l’impression que cela fait déjà six mois.

J’ai écrit ce dernier article en t’attendant, un peu dans la précipitation car tu es né le lendemain après-midi. Je sentais que ta naissance était imminente. Dans mon ventre, tu remuais encore plus qu’à l’accoutumée. Tu as peut-être senti que j’avais besoin d’être rassurée et tu as voulu me prévenir doucement de ton arrivée.

J’ai laissé passer la soirée, fébrile et grelotante, puis la nuit, parce que je ne voulais pas réveiller ton grand-frère qui dormait si bien. Chaque contraction me rapprochait doucement de toi alors j’ai serré les dents jusqu’au petit matin, avant de filer à la maternité.

Comme pour Martin, j’ai eu la chance de vivre un accouchement idéal et respectueux de mes choix et de mes envies. A aucun moment je n’ai eu l’impression de subir quoi que ce soit. Avec ton papa, nous avons pu profiter du joli jardin de la maternité jusqu’à la dernière minute, avant que je ne me décide à monter en salle de naissance, un peu en catastrophe. Il était temps, car tu es arrivé une heure après, nous laissant à peine le temps de réaliser que nous allions enfin voir ton visage. C’est Inès qui t’a mis au monde et je n’oublierai jamais sa voix si douce, sa présence ô combien rassurante et ses encouragements dont j’avais tellement besoin. Sache que les sage-femmes font un métier admirable et extraordinaire et que je ne les remercierai jamais assez.

Tu es né dans la même salle que ton grand-frère, baignée de soleil, à la même heure. Cette impression de « déjà vu », même heure, même endroit, six ans plus tard, était à la fois extrêmement troublante et très rassurante. Je me suis sentie comme dans une bulle protectrice même si j’ai parfois douté de moi. Pendant quelques minutes, j’ai perdu pied et pensé que je n’arriverais jamais à te mettre au monde… Et puis j’ai senti ta petite tête, ton épaule droite, puis la gauche, le cordon qui glissait le long de moi et puis enfin, j’ai vu ton visage et entendu ton premier cri.

Bienvenue au monde mon Joli Coeur.

 

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En t’attendant

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Dans quelques petits jours, tu seras enfin parmi nous. Mais comme l’avait déjà fait ton grand-frère, tu as décidé toi aussi de prendre ton temps et de te faire beau pour ta première sortie.

Et moi, en t’attendant …

J’ai fait, défait et refait cent fois ma valise de maternité. Déjà un mois qu’elle nous attend sagement dans un coin de notre chambre et que je la regarde tous les jours, en me demandant « pourquoi l’ai-je préparée si tôt ? ».

J’ai monté, descendu, remonté cent fois la Butte Montmartre, de la rue Lepic jusqu’à la place du Tertre, sans oublier les escaliers menant au Sacré-Coeur, espérant que tu aurais toi aussi envie de découvrir à quel point cet endroit est joli. Je te promets plein de belles balades en famille dans ce quartier si cher à mon coeur.

J’ai lutté, parfois en vain, contre des nuits d’insomnie. Résignée, j’ai regardé les 6 saisons de la géniale série « Call the Midfwife » (SOS Sage-femmes) sur Netflix et j’ai été passionnée par cette saga qui se déroule dans un quartier populaire de Londres. J’ai adoré suivre les aventures de ces sage-femmes et nonnes aux grands coeurs et toutes ces mamans qui ont donné la vie dans les années 50, parfois dans des conditions difficiles. J’ai mesuré ma chance d’accoucher en 2017 et eu encore plus hâte de te rencontrer, en voyant tous ces petits bébés naître par centaine, même dans une série télé.

J’ai lavé, repassé, plié et rangé soigneusement tes petits vêtements. Tes gilets en laine tricotés par tes mamies, tes petits chaussons et les pyjamas portés par ton grand-frère il y a 6 ans. Comme j’ai hâte de te voir remuer dedans !

J’ai fondu en larmes quand j’ai appris que nos travaux auraient du retard et que ta chambre ne serait pas terminée à temps pour t’accueillir. J’avais tellement envie que tout soit parfait. Finalement, j’ai installé ton berceau dans notre chambre à nous et t’ai préparé un petit cocon, dans lequel tu te sentiras sûrement encore mieux.

J’ai eu le temps d’engloutir tout ce qui se trouvait dans notre placard de cuisine… Moi qui ne suis pas gourmande pour un sou, j’ai eu des envies sucrées, comme pour t’apporter un peu de douceur. Et puis toi et moi, on n’est plus à un kilo près, si ?

J’ai bichonné encore un peu plus ton grand-frère. Je sens bien qu’il t’aime déjà mais qu’il a un peu peur de toi. Et qu’il s’inquiète pour moi, aussi.

J’ai caressé tes petits pieds sur le côté droit de mon ventre en pensant que c’était peut-être la dernière fois que je ressentais tes petits coups si familiers. Tes petits coups qui m’auront souvent fait mal et pourtant, je n’ai pas envie que nos corps soient séparés. Mais j’ai déjà pleinement profité de toi et il faudra bien te partager avec ton papa et ton grand-frère. Et le monde qui t’attend désormais.

 

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Ses petits coups si familiers

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Parmi les merveilleux cadeaux de la grossesse, il y a bien évidemment le plaisir de voir son ventre s’arrondir joliment au fil des mois. Je trouve cette métamorphose du corps vraiment magique et je ne m’en lasse pas ! Croyez-moi, j’aurais bien profité de ses 9 mois pour admirer mon gros bidon sous toutes ses coutures et je l’aurais caressé, chouchouté et huilé plus que de raison. Et puis, bien sûr, il y a ce plaisir immense de sentir son bébé bouger au creux de soi. Ça, c’est encore plus dingue !

Ce sont des sensations difficiles à décrire à quiconque n’a pas eu la joie de les ressentir un jour. Pour ma part, j’ai eu la chance de sentir bouger mon bébé assez tôt lors de ma première grossesse, à 17 SA (soit 3 mois et demi de grossesse) et j’en garde un très beau souvenir. Nous étions en vacances en Andalousie et je me souviens exactement à quel moment j’ai ressenti les premiers coups de pieds de Martin : nous étions en train de diner en terrasse à Grenade, avec au loin, l’Alhambra en guise de décor… Difficile de faire plus romantique non ?  Les quelques jours précédents, j’avais cru ressentir comme des petites bulles de savon qui éclataient dans mon ventre et mon intuition était la bonne… C’était bien mon tout petit bébé que je sentais bouger ! A part quelques coups de pieds un peu douloureux vers la fin de ma grossesse, rapidement soulagés par un ostéopathe (mon bassin avait probablement bougé un peu, rendant les mouvements du bébé un peu désagréables) je n’avais cessé d’adorer le sentir remuer.

Pour cette grossesse, les choses ont été légèrement différentes, surtout à partir du 6ème mois ! Si j’ai bien senti le bébé bouger encore une fois très tôt (à 2 mois et demi cette fois-ci, il paraît que c’est possible pour une 2ème grossesse) ses petits coups sont devenus parfois désagréables voire franchement douloureux vers la fin du 6ème mois. Je me souviens pourtant avoir posté cette photo sur Instagram où je disais que ce bébé me semblait calme et doux comparé à son grand-frère… Ahahahaha à ce stade là j’étais loin d’imaginer que j’hébergerais un petit boxeur pendant 9 mois ! Car il faut bien le dire, ce petit coquin m’aura pas mal secouée ! Peu avant la fin du 6ème mois, il est descendu très bas dans mon bassin tout en étant assis en siège, rendant douloureux ses moindres petits coups de pieds. J’ai commencé à ressentir comme des décharges électriques dans le pubis de jour comme de nuit, au repos ou non… en fonction des horaires de gymnastique de monsieur. Cette sensation d’avoir le bassin en permanence branché sur des électrodes n’a jamais disparu et à 17 jours du terme je les ressens toujours ! Cela aura donné lieu à des situations un peu comiques où je me suis mise à pousser des grands « ouille aïe ouille » de surprise (et de douleur) au beau milieu d’une réunion, dans le bus ou dans n’importe quel endroit avec plein de gens qui se demandaient si je n’étais pas un peu débile…

Je ne sais pas si ces douleurs sont la conséquence du gabarit de Joli Coeur (apparemment costaud et bien au dessus des courbes), de mon utérus légèrement assoupli par la première grossesse, ou tout simplement parce que je suis plus sensible que la moyenne, mais il m’est arrivé de passer des nuits blanches entières avec la sensation que mon bassin était branché sur du 220 VOLTS ! Ah, et puis qui a dit qu’une fois que le bébé s’était enfin retourné (la tête en bas droit vers la sortie) qu’il bougeait beaucoup moins faute de place ? Parce que mon petit Joli Coeur n’a que faire de cet adage, il continue à se relaxer comme bon lui semble (enfin surtout comme il le peut j’imagine^^). Bien sûr, il n’a plus la place de remettre ses fesses vers le bas mais en revanche, il change encore régulièrement de côté en poussant les murs de sa petite maison, à savoir mes côtes et mes poumons. Et ce que je trouve vraiment magique, malgré qu’il me fasse mal, c’est qu’à chacun de ses mouvements je devine ce qu’il est en train de faire. Quand il commence à remuer ses pieds et ses mains très fort, je sais qu’il va essayer de changer de côté et mettre son dos soit à gauche, soit à droite, soit contre le mien. Quand il met son dos à gauche, c’est confortable et je peux sentir ses petits pieds tous ronds remuer sous mes doigts à droite. Quand il met son dos contre le mien, vers l’arrière, mon ventre me démange et j’ai l’impression que mon nombril va se déchirer. Et enfin, quand il décide de placer son dos à droite, c’est la position la moins confortable pour moi et celle que je redoute le plus. Dès qu’il remue, il appuie sur le nerf sciatique de ma jambe gauche, me la paralysant complètement. Ça n’est pas forcément douloureux, c’est juste étrange et désagréable et ça me fait beaucoup rire car dans ce cas je ne peux plus marcher pendant plusieurs secondes !

A chaque fois, je me dit « bon sang, qu’est ce que ça remue, il y a de la vie là dedans ! » et puis je pense à Renaud et sa chanson « En cloque », je me dis « c’est un jardin, une fleur, un ruisseau », et puis je finis par en oublier que parfois les petits coups si familiers de mon bébé me font mal. Parce qu’ils me rassurent, parce que grâce à eux je me sens plus vivante et utile que je ne l’ai jamais été. Et je mesure la chance que j’ai de pouvoir vivre cette expérience un peu folle que beaucoup d’autres femmes et même des hommes m’envient. Comme pour Martin, je sais que ces sensations vont beaucoup me manquer après l’accouchement et que je ressentirai encore longtemps des petits coups fantômes…. Histoire de ne jamais oublier !

 

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