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Pourquoi il faut oser parler de la déprime de grossesse

posted by Anne 7 octobre 2016 73 Comments

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J’ai vraiment (mais vraiment) hésité à publier cet article car je ne voulais pas qu’il y ait de malentendu et que vous me pensiez déprimée alors que ce n’est pas du tout le cas. Pour tout vous dire, je suis assez fatiguée depuis la rentrée, mais en revanche, ce dont je suis sûre, c’est que je ne pensais pas que cette seconde grossesse me rendrait si heureuse. Cette grossesse n’a rien, mais alors RIEN à voir avec la première qui m’avait laissé un goût amer, au point d’avoir attendu 6 ans pour me lancer à nouveau dans l’aventure de la maternité.

J’ai donc failli laisser tomber cet article que j’avais commencé à rédiger, je n’avais pas envie de remuer des mauvais souvenirs ni de parler de choses négatives. Souvenez-vous, j’avais dit que je n’allais certainement pas me priver d’être heureuse durant ces 9 mois (ni ceux qui suivent d’ailleurs !). Mais ces derniers jours, j’ai à nouveau entendu certaines de ces petites phrases assassines qui m’avaient tant blessée il y a 6 ans. Sachez Mesdames, que si vous êtes enceintes et que votre grossesse se passe bien sur le plan médical, que votre bébé n’a pas d’anomalie, se développe bien et que ni sa santé ni la vôtre ne sont en jeu : vous n’avez pas le droit de vous plaindre. Quel que soit votre état de fatigue, votre niveau d’anxiété, même s’il est très élevé, vos douleurs, vos nausées incessantes… Vous n’avez pas le droit de vous plaindre parce qu’il y aura toujours quelqu’un pour vous rappeler la chance que vous avez d’être enceinte, alors qu’autour de vous tant de femmes ont des difficultés à procréer et donneraient n’importe quoi pour être à votre place. Alors pardonnez-moi, je vais être un peu abrupte et très directe avec vous : dire cela n’améliore malheureusement pas la fertilité des femmes et ne sert absolument à rien, si ce n’est à faire culpabiliser davantage la femme enceinte qui gère comme elle le peut ses propres angoisses. Pour autant, je sais ce que le désir d’enfant représente quand il n’est pas comblé. Je sais combien ce manque peut vous grignoter au point que certaines n’en guérissent jamais vraiment. Pour l’avoir observé dans ma famille très proche, je connais hélas trop bien les dégâts que cela peut causer, y compris sur l’entourage. C’est juste que pour moi, le désir d’enfant et le fait de devenir mère, le chemin pour y arriver – à savoir la grossesse et l’après-accouchement – sont deux choses totalement différentes qu’aucune femme ne peut réellement anticiper.

Samedi dernier, tandis que j’avais invité des amis à diner et que l’on parlait justement de nos enfants, ma grossesse fit l’objet de toutes les attentions. Et sans que je ne dise quoi que ce soit pour introduire le sujet, mon amie m’a dit texto : « Quand j’étais enceinte d’A, j’ai vécu 9 mois d’angoisse parce que j’avais peur de ne pas l’aimer ». Vous ne pouvez pas savoir comme cela m’a soulagée. Encore plus quand elle m’a confié que le lien avec son fils avait mis du temps à se construire. Ça m’a vraiment motivée à venir développer davantage la question ici.

D’autant plus que vous êtes assez nombreuses à m’avoir demandé de m’exprimer un peu plus sur la déprime de grossesse que j’ai vécu lorsque j’étais enceinte de Martin, et que j’ai évoqué à demi-mot récemment sur Instagram. Sur les blogs ou ailleurs, je vois quelques commentaires passer et je sens que la question intéresse et que les langues se délient enfin. A l’époque, je n’en avais pas trop parlé sur le blog parce que je n’avais pas réellement conscience de ce qui se passait. La plupart des billets que j’ai écrits à cette période étaient d’ailleurs positifs (et même peu niais^^) la preuve qu’une part de moi était quand même contente de tout ce qui arrivait. Je ne mentais pas en disant que j’étais heureuse à l’idée de devenir maman, cette perspective me réjouissait vraiment. En revanche, je m’étais assez vite rendu compte que quelque chose clochait et que je ressentais un mal-être sur lequel je ne parvenais pas à mettre de mot. Un mal-être qui allait au delà de l’état imputable à celui de la femme enceinte, qui de base, est un peu chamboulée et se pose beaucoup de questions. C’est seulement 3 ans après la naissance de Martin, après un début chaotique dans mon apprentissage de la maternité, que j’ai compris que j’avais finalement fait une vraie déprime de grossesse. Je le réalise d’autant plus maintenant que je suis à nouveau enceinte et que les choses sont radicalement différentes.

On entend souvent parler de la dépression post-partum (c’est à dire après la naissance du bébé) puisqu’elle est aujourd’hui reconnue et beaucoup moins tabou que par le passé. Elle reste malheureusement encore un truc un peu honteux dont on n’aime pas trop parler, même si j’ai l’impression que la société est un peu plus clémente avec celles qui font une dépression après l’accouchement. Et je ne parle pas du simple baby-blues « qui donne envie de te pendre dans la douche », mais d’une vraie dépression post-partum, celle qui t’empêche de t’occuper de ton bébé correctement et de te connecter à la vie réelle. Oui, c’est une souffrance terrible et c’est pour ça qu’il faut en parler. En revanche, on parle rarement, voire quasiment jamais de la dépression de grossesse. Si une future maman se sent mal dans ses pompes, c’est forcément à cause de ses hormones ! Si le bébé est désiré et attendu, jamais il ne viendrait à l’idée qu’une femme enceinte puisse être déprimée (et parfois même de manière inconsciente, comme ce fut le cas pour moi). La femme enceinte a le droit d’être chamboulée par ce qui lui arrive, d’avoir des coups de mou mais c’est tout. Elle est forcément heureuse puisqu’elle s’apprête à jouer le plus beau rôle de sa vie : celui de maman (sortez les violons… si vous saviez comme je déteste ce genre de phrase hyper bateau et tellement réductrice). Mais soyons honnête, la grossesse est un petit tsunami auquel on est rarement préparées.

Pourquoi c’est important d’en parler ?

Tout simplement parce qu’une déprime de grossesse mal prise en charge voire pas du tout est une véritable petite bombe à retardement. Elle peut facilement vous faire perdre pied, surtout si comme moi, vous êtes anxieuse de nature et manquez cruellement de confiance en vous. Elle peut être dévastatrice et gâcher totalement vos premiers moments avec votre bébé. J’ai envie de pleurer rien que de vous l’écrire, mais cela fut le cas pour moi. Le fait d’avoir mal vécu ma grossesse m’a empêché de me sentir légitime en tant que mère pendant très longtemps. J’avais beau être la maman d’un merveilleux petit garçon, une part de moi était convaincue qu’elle ne méritait pas d’être aimée par son fils. La suite, vous la connaissez : j’ai longtemps pensé, à tort, que j’étais une piètre maman et que mon fils ne m’aimait pas. J’ai énormément souffert de m’être infligée toute cette culpabilité et grâce à une longue thérapie, j’ai découvert que je souffrais d’un mal bien connu que je n’avais pas du tout soupçonné : les angoisses de séparation .

Pourquoi j’ai fait une déprime de grossesse ?

Avec le temps et beaucoup de recul, j’ai réussi à mettre le doigt sur tout ce qui avait pu déclencher chez moi une déprime de grossesse et dont voici les principaux symptômes :

  • une très forte anxiété surtout à partir du 2ème trimestre
  • des difficultés à me projeter dans « l’après », à préparer l’arrivée du bébé sur le plan matériel
  • une tristesse inexplicable, permanente
  • une culpabilité permanente (lié au fait de ne pas être heureuse alors que j’étais enceinte)
  • le repli sur moi-même, un sentiment de solitude
  • l’impression d’être déconnectée de la réalité

Quant aux causes de tous ces symptômes, elles ont été pour ma part :

✮ L’isolement, le manque de vie sociale 

Quand j’ai appris que j’étais enceinte, il y a 6 ans, nous travaillions encore à notre compte et avions un bureau dans Paris. A l’époque nous étions indépendants et je pouvais travailler de chez moi si j’en avais envie, bien que je le faisais rarement (je préfère travailler en équipe). Lorsque les nausées ont débarqué, au début du 2ème mois, j’ai préféré rester à la maison pour bosser et me reposer au cas où j’en ressentais le besoin. Cela m’évitait de prendre les transports en commun avec l’estomac au bord des lèvres. Qui a envie d’aller au bureau avec une envie de vomir ? Personne. Je me disais que je retournerai au bureau une fois que je me sentirai mieux, malheureusement les nausées n’ont jamais disparu et ce fut le début du cercle infernal : je ne suis jamais retournée au bureau et j’ai travaillé de chez moi pendant toute ma grossesse, seule avec mon chat. Bien sûr, il m’arrivait de sortir avec des copines, mais ces sorties furent de plus en plus rares. Pour certaines personnes, cette solitude temporaire n’aurait eu que peu de conséquences, pour moi elle n’a fait que renforcer mon repli sur moi-même et mon mal-être.

✮ L’incompréhension et l’impuissance de l’entourage

Je me sentais clairement en décalage avec le bonheur qui aurait du m’envahir et le bonheur réel que je ressentais. Pour ne rien arranger, il y avait un énorme fossé entre l’enthousiasme de mon entourage face à l’arrivée du bébé, et le mien, beaucoup plus mesuré. On croit souvent que la future maman est naturellement prête puisqu’elle porte son bébé mais il n’en est rien. C’est paradoxal, mais parfois elle est celle qui a le plus besoin d’être aidée. Moi par exemple, j’étais vraiment à la ramasse concernant la maternité et pas du tout calée en matière de puériculture. Je ne comprenais RIEN quand on me parlait de « Trio nacelle », « d’ écharpe de portage », de « liniment » et cie…  Je me sentais assommée par cette question purement matérielle et toute cette liste de choses nécessaires à l’arrivée d’un bébé. Sans compter l’entourage et la famille qui dès l’annonce de votre grossesse, croit bien faire en vous refilant le matos bébé qui a déjà servi aux frères-soeurs-cousins et ne fait qu’apporter encore un peu plus de confusion. Pour moi, ce fut beaucoup « trop » d’un coup et n’a fait que générer du stress supplémentaire.

✮ Les nausées qui ont duré 9 mois

Comme je le disais, mes nausées ont duré jusqu’à l’accouchement. Bien sûr, j’ai survécu mais j’ai regretté la prise en charge totalement nulle à ce niveau. Le corps médical se contentant bien souvent d’un « c’est normal madame, ça finira peut-être par passer (ou pas) », « accrochez-vous, c’est désagréable mais c’est pour la bonne cause, « c’est une bonne maladie » etc etc… Je ne leur en veux pas forcément, d’autant plus que souvent les traitements médicaux pour calmer les nausées de grossesse restent inefficaces. Et surtout, je crois qu’on ne peut pas comprendre ce que c’est réellement que d’avoir envie de vomir 9 mois non-stop sans l’avoir vécu. Ni à quel point ça peut rendre fou.

✮ La peur de devenir maman 

Cette peur peut prendre des proportions considérables quand on est une personne exigeante, perfectionniste et qui manque de confiance en soi. Cette peur « de mal faire » a duré très longtemps chez moi, environ jusqu’aux 3 ans de mon fils. Je ne parle pas d’une simple peur de ne pas savoir changer une couche ou de donner un biberon, mais bien de la peur de ne pas aimer son enfant comme on le devrait, de savoir le protéger comme on le devrait. Si seulement on cessait de nous dire que l’instinct maternel est inné, que vous allez ressentir un flot d’amour à la naissance de votre bébé etc etc… Ce n’est pas toujours vrai et le lien avec votre enfant peut mettre du temps à se construire.

✮ La peur d’aimer trop fort, de la séparation et de la mort 

C’est justement là que ça devient intéressant, car paradoxalement, la peur de devenir maman et de ne pas aimer son enfant peut être liée à des angoisses de séparation : on a peur de s’attacher parce que l’amour fait mal. On a peur d’aimer son enfant parce que s’il venait à lui arriver quelque chose, on n’y survivrait pas. Garder ses distances, même de manière inconsciente, est parfois un réflexe de protection pour ne pas souffrir.

✮ Le futur papa qui se sent impuissant 

Vous remarquerez que j’ai assez peu parlé de mon amoureux dans ce billet, c’est dire à quel point cette déprime de grossesse fut une source de solitude pour moi. Pourtant, je crois que s’il m’avait fallu encore une preuve de son amour, elle m’a été donnée à ce moment précis. Mon amoureux m’a énormément protégée, a géré l’arrivée du bébé comme un chef (c’est d’ailleurs lui qui avait installé la chambre du bébé lorsque j’en étais incapable). Il fut tout de suite un papa merveilleux et je ne le remercierai jamais assez de m’avoir autant épaulée sans jamais me juger. Car je sais que ce fut difficile pour lui de ne pas me sentir tout à fait heureuse ni sereine. Rappelez-vous toujours ceci : votre conjoint peut vous aider, vous écouter, vous entourer de sa présence, mais il n’est ni médecin ni psychologue. N’hésitez jamais à parler à un professionnel de vos angoisses si vous en ressentez le besoin. Je pense que ce qui a limité les dégâts, pour ma part, c’est d’avoir consulté un psychologue à la maternité à partir du 6ème mois. Pouvoir confier ses doutes et ses craintes à un professionnel bienveillant sans me sentir jugée fut vraiment salvateur pour moi. Je vous recommande donc vraiment de le faire si vous en ressentez le besoin, que vous soyez enceinte ou non d’ailleurs…

Je ne regrette pas d’avoir attendu 6 ans pour accueillir un nouveau bébé, c’est le temps qu’il m’a fallu pour me sentir prête à une nouvelle grossesse et tant pis pour l’écart d’âge qu’auront nos enfants. Ce n’est pas important. Ce qui compte c’est que je suis une maman comblée qui regarde son ventre pousser avec des étoiles dans les yeux. Et ce qui est merveilleux, c’est de pouvoir partager ces moments avec mon fils (et le papa bien sûr !). Si vous saviez comme nous l’aimons déjà, ce petit bébé, et à quel point nous avons hâte de le rencontrer.

 

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73 Comments

Angela 7 octobre 2016 at 8:22

J’ai connu bcp d’angoisse pendant ma grossesse .. Mais surtout elle a été difficile car j’ai eu des nausées pendant tt sa durée. Des nausées qui m’ont épuisé et empêchée de dormir et de boire. J’ai été hospitalisée 2 fois… À bout de force et tiraillée entre l’envie que ses nausées cessent et me réjouir d’avoir ce bébé tant attendu… Je ne me suis jamais intéressée au monde des bébés avant alors le choix des poussettes, des couches, du matériel… J’étais perdue et peu intéressée .. Face à d’autre maman super pro qui pouvaient me parler des portes bébés et connaissaient la différence entre un cosy et un « cocoona machin » .. Je me sentais nulle et pas prete ..
Les conseils aussi m’ont vraiment gonflés surtout ceux pour mes nausées.. J’ai tout essayé, rien n’a marché.. J’avais juste envie qu’on me comprenne et qu’on soit gentil.. Mon conjoint était désemparé.. La seule qui a su me rassurer et ne pas me conseiller c’est ma mère .. Parce qu’elle n’a pas vécu la grossesse.. Mes parents nous ont adoptés… Elle n’a pas cherché à savoir pourquoi, comment, quand ça aller passer.. Elle a juste ete la et c’est ce dont j’avais besoin.. Le fameux « ça passe au deuxième semestre » ou  » c’est dans la tete » m’ont bcp blessé… Desolee pour le pavé mais cette grossesse à ete dure et je n’ai pas ete « la femme enceinte belle et épanouie » et pour ces raisons, notamment, 4 ans apres je je n’ai envie de recommencer et je ne sais pas si cette envie reviendra (et je culpabilise de penser ça).
La période post grossesse à ete aussi très compliquée .. Allaitement, maternage .. Mais c’est un autre sujet
Merci en tout cas de t’être livrée ainsi ..

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Anne 12 octobre 2016 at 12:42

Deux hospitalisations, ma pauvre ça a du être tellement dur ! C’est vrai que les personnes n’ayant pas vécu la grossesse sont parfois les plus rassurantes… car il n’y a pas cette tentation de comparer deux expériences qui peuvent être très différentes. Les nausées c’est vraiment très difficile à supporter, je n’ai heureusement pas eu besoin d’être hospitalisée mais j’en ai suffisamment souffert pour pouvoir te comprendre. Quant à l’envie d’un nouveau bébé, laisse la venir tout simplement et ne culpabilise surtout pas si elle ne revient pas ! J’ai longtemps cru moi-même que je ne voudrais pas d’autres enfants et puis un jour ce fut tout simplement une évidence 😉

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Celine / Shalima 7 octobre 2016 at 8:26

Très bel article, Anne, quel chemin parcouru, et bravo d’en parler de façon si sincère et touchante ! Tout plein de bisous pour la suite !

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Anne 12 octobre 2016 at 12:43

Merci ma petite Shalima <3

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Lili 7 octobre 2016 at 8:40

Merci mille fois pour cet article si vrai qui joue aussi un rôle de prévention important 🙂 Je ne suis pas maman mais je ressens beaucoup de malaise voir de rejet quant au fait de l’être un jour (et pourtant j’ai 26 ans…) ! Bref, ton article est aussi poignant que nécessaire car malheureusement la société actuelle réduit la maternité et la grossesse à bonheur : point barre. Le reste c’est taboo et si on a le malheur de penser le contraire « nous ne sommes pas normales » ! J’ai été ravie de te lire et merci 🙂 Alicia

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Anne 12 octobre 2016 at 12:45

Oh rassure-toi, pendant longtemps j’ai culpabilisé moi-aussi de ne pas être attirée par les enfants… Je me suis décidée à l’aube de mes 30 ans avec l’impression de me jeter dans le vide 🙂 Je ne regrette évidemment pas mon choix car ce fut une très belle aventure mais je comprends tout à fait que cela puisse faire peur ou qu’on n’en ressente tout simplement pas l’envie… 26 ans, tu as encore le temps d’y penser, alors profite et vis pour toi, il n’y a aucun mal à cela !

Reply
Matinbonheur 7 octobre 2016 at 8:43

J’ai été pleine d’angoisses et de douleurs pour ma 1ere grossesse et le lien, aujourd’hui fort, avec mon fils a mis du temps à se construire. Bebe prematuré/maman prématurée…
Le papa assurait et je culpabilisais encore plus, j’avais l’impression de ne pas savoir m’occuper de ce bebe, mon bebe qui pleurait beaucoup beaucoup alors que je pensais que c’était inné et que quelque chose clochait chez moi.
Ma 2e grossesse, tres rapprochée, m’a permis de vivre l’experience de façon tres differente, avec plus de serenité, quelques doutes biensur (est ce que j’y arriverait avec 2 alors qu’avec un seul je rame?!), et la naissance de ma fille m’a permis de m’epanouir dans la maternité et de prendre confiance petit à petit avec mes deux enfants. Et j’avais acquis les bases côté puériculture entre temps 😉
Comme quoi c’est tout un cheminement …

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Anne 12 octobre 2016 at 12:48

C’est très difficile d’accueillir un bébé prématuré… Premièrement pour tout ce que cela implique sur le plan médical (ce sont des bébés fragiles, parfois en souffrance) et pour les parents qui ne sont pas forcément prêts (l’est-on réellement un jour, d’ailleurs ?). En tout cas je suis heureuse de lire que ta 2ème grossesse se soit bien passée, tu as raison, chaque grossesse est différente et nous fait gagner en confiance en nous.

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Violaine 7 octobre 2016 at 9:02

Je trouve qu’on ne rappelle pas assez à quel point chaque grossesse est différente.
Entre le troisième mois et jusqu’au 8ème mois de ma grossesse, j’étais complètement épuisée. Physiquement tout était parfait, je n’ai eu aucun désagrément de la grossesse : ni nausée ni rien, mon bébé était en parfaite santé ! D’ailleurs je n’ai eu aucune contraction avant le grand jour.
Mais je rentrais du boulot à 17h et je me couchais direct. Je me relevais pour manger avec mon chéri et je me recouchais. Tous les jours. Au boulot, ça n’allait pas : j’avais un temps de trajet monstrueux (1h, 3 changements), ma classe était au 3ème étage et mes élèves aussi monstrueux que mon trajet (des cm1). Tous les soirs en rentrant je pleurais. Et j’ai une collègue qui m’a dit « mais ta classe n’est pas si terrible » « mais ça va » parce qu’elle vivait bien sa grossesse…mais pour moi c’était trop. Aux rdv de suivi, quand on me demandait comment ça allait, je fondais en larmes… Si bien qu’au 5ème mois j’ai été complètement arrêtée. Je savais que la déprime passerait en n’allant plus me torturer au travail, et ça a été le cas, par contre j’ai continué à hiberner jusqu’au 8ème mois ! Tout le monde me disait de sortir plus etc, mais j’avais réellement un gros besoin de dormir. Et je me suis écoutée. Finalement je ne regrette pas parce qu’au 9ème mois j’ai commencé à courir partout ! Mon corps était prêt. Et l’accouchement s’est bien passé (j’avais une bonne réserve d’énergie du coup ma fille est sortie rapido hihi).
Comme toi j’ai consulté la psy de la maternité juste avant d’accoucher parce que j’étais morte de trouille. J’avais un choix important à faire : césarienne ou voie naturelle pour un bébé en siège. Elle m’a beaucoup aidé à prendre la décision de tenter la voie basse, et je n’ai pas regretté. (En plus mon accouchement a été super, moi qui avait peur de ne pas savoir comment pousser…)
Je pense que l’entrée dans la maternité c’est vraiment compliqué surtout parce qu’on a l’impression que tout repose sur nos épaules : le sacro saint rôle de la mère…c’est beaucoup de pression. Mais on fait de son mieux. Ce qui m’a aidée : me dire que beaucoup l’ont fait avant moi, et que je ne suis pas plus bête qu’une autre 🙂 Mais bon je suis aussi perfectionniste et du coup les débuts avec bébé ont été très durs et je m’en veux beaucoup pour certaines choses. On plonge dans l’inconnu et c’est compliqué !
Je te souhaite une belle grossesse Anne, profite de chaque instant <3

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Anne 12 octobre 2016 at 12:51

C’est vrai qu’on n’est pas toutes égales sur le plan physique : certaines femmes enceintes pêtent le feu (bon, elles sont peu nombreuses quand même^^) quand d’autres sont tout simplement épuisées…. Tu as eu raison de t’écouter et tant pis si les autres ne l’ont pas forcément compris. Parfois, il faut savoir être un peu égoïste et s’affranchir du regard des autres !

En tout cas merci beaucoup pour ton petit mot, je me sens tellement moins seule 😉

Reply
Camille 7 octobre 2016 at 9:07

Merci pour ton témoignage! je pense aussi qu’on ne parle pas suffisamment des difficultés que beaucoup de femmes rencontrent pendant la grossesse ou après. Pour ma part j’ai souffert de stress post-traumatique après l’accouchement et il m’a fallu plus d’1 an pour comprendre l’origine de mon mal-être et commencer a aller mieux.
J’admire beaucoup ton parcours et le fait que tu puisses aujourd’hui te relancer dans cette aventure de manière beaucoup plus sereine!

Reply
Anne 12 octobre 2016 at 12:52

Merci beaucoup Camille et j’espère qu’aujourd’hui tout se passe bien pour toi !

Reply
Eulalie 7 octobre 2016 at 9:14

Je trouve ton témoignage très courageux et d’une utilité publique !!!

Merci de te livrer sur ce sujet délicat et personnel. La grossesse est trop souvent entourée d’un gros nuage « tout rose tout bisounours ». En réalité, c’est un équilibre fragile, que ce soit sur le plan physique et psychologique, et les gens l’oublient trop souvent. La fameuse phrase « oh ça va, la grossesse n’est pas une maladie » me fait sortir de mes gonds (mais surement parce que la dernière fois qu’on me la dit, c’était la veille de mon accouchement en urgence pour prééclampsie et début du marathon néonat, hmhm).

Je te souhaite plein de bonnes choses pour cette seconde grossesse, qu’elle soit réparatrice (et je suis sure qu’elle le sera)..
Quand on sait qu’on peut parler des choses, tout va souvent beaucoup mieux !

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Anne 12 octobre 2016 at 12:54

Cette phrase m’énerve tellement moi aussi ! Ce n’est pas une maladie pour les plus chanceuses, pour certaines cela peut être à l’origine de complications importantes comme ce fut le cas pour toi. Et même quand la grossesse se passe bien, 9 mois c’est quand même super long quand on ne se sent pas au top de sa forme, lourde ou fatiguée !

Reply
DeboBrico 7 octobre 2016 at 9:22

C’est un article très touchant! Je te trouve courageuse d’oser parler de tout ça car c’est vrai la pression de la société est trop forte! Je n’ai pas été déprimée enceinte, je crois que j’ai juste continué à être moi, ni plus ni moins, et bien ce n’était pas assez pour les « autres ». Quand on est enceinte il faut qu’on se formate à l’image de la mère enceinte un peu niaise et épanouie, et surtout qu’on ne soit plus que ça!! C’est très réducteur et déstabilisant. C’est comme les phrases come « tout va completement changer avec ce bébé » « tu vas completement changer ». J’ai longtemps eu l’angoisse de devoir completement m’abondonner pour devenir mère…. Aujourd’hui je sais que c’est faux, et je dis aux futures mamans « oui tu vas changer, tu vas devenir toi en mille fois mieux! »… c’est ce que j’aurais voulu entendre et c’est ce que je ressens aujourd’hui.
Ah et pour finir, si ça peut te rassurer j’ai 7 ans d’écart avec ma soeur et je crois que je ne connais pas de soeurs plus proches que nous deux!!

Reply
Anne 12 octobre 2016 at 12:57

Ah oui, justement moi aussi j’ai ressenti cette forte pression en tant que nouvelle mère. J’avais l’impression de ne plus avoir le droit d’être moi et de devoir tout sacrifier pour mon bébé… Heureusement, mon chéri m’a poussée à sortir, voir du monde, faire du shopping toute seule… Ces moments de liberté précieux m’ont aidé à me retrouver un peu. Et tu as raison, je me sens tellement meilleure aujourd’hui ! J’adore la maternité aussi pour cette raison… Indépendamment de l’amour que tu ressens pour ton enfant, cela te pousse dans tes retranchements et fait de toi une personne plus forte !

Reply
mamanlouve 7 octobre 2016 at 9:26

C’est un très beau billet et en effet on parle très peu de ce sujet car la grossesse est censée être merveilleusement bien vécue. Je me souviens que je choquais beaucoup les gens à dire que je n’aimais pas être enceinte. Je n’ai pas vécu ce que tu as traversé mais je sens bien que cette grossesse est très différente et que je me sens beaucoup plus épanouie.
Je suis heureuse que tu sois bien dans ta grossesse, en tout cas sache que ça se voit à l’extérieur ! Je t’embrasse! Flore

Reply
Anne 12 octobre 2016 at 12:58

Oui, on te sent très épanouie et c’est un plaisir pour moi de vivre cette grossesse en même temps que toi 😉

Reply
Allie 16 décembre 2016 at 7:36

"Compound Crisis will need to receive significant ataietnon."Cletr to the point message. I am not good with language but start to understand that clear language and subsequent action is far more important. Arohanui

Reply
Anne-Laure 7 octobre 2016 at 9:26

Quel joli billet, sincère et touchant!
Pour avoir traversé beaucoup de choses similaires à ce que tu racontes je me retrouve dans tes mots! Même si chaque histoire est bien sûr différente!
Ce qui est fou c’est que je suis parfois nostalgique de cette période de la grossesse, un peu ancrée dans une bulle hors du temps, alors que j’ai dégusté comme toi en terme de grossesse pas sympathique! Toutes les émotions et cette magie qui en émane <3

Je te souhaite une grossesse des plus heureuses et épanouissantes <3

Reply
Anne 12 octobre 2016 at 1:02

Je me souviens très bien de tes jolis billets, je m’étais d’ailleurs beaucoup reconnue dans ce que tu vivais et notamment ce corps qui change. Pour moi ce fut très déroutant aussi (et ça l’est tout autant pour cette 2ème grossesse d’ailleurs, même si je suis beaucoup plus bienveillante avec mon corps d’aujourd’hui).
Et c’est bien normal de ressentir de la nostalgie, malgré tous les aléas, la grossesse reste une période unique dans la vie.

Reply
lowett 7 octobre 2016 at 9:44

C’est très courageux d’avoir écrit tout ça. Et c’est super utile. J’en parlais encore récemment avec des collègues, tous les deux papas dont un tout récemment. Je disais à mon collègue V, dont le bébé doit rester 2-3 semaines à l’hôpital car prématuré (mais pas en couveuse fermée) que sa femme avait au moins la chance d’être bien entourée suite à l’arrivée du bébé. 2-3 semaines avec l’aide des infirmières lui permet de s’adapter. Je n’ose imaginer le désarroi de certaines après l’accouchement, quand 2 jours après tu te retrouves seule chez toi avec le bébé…

Mon collègue F, qui a deux petites filles, a alors répondu suite à ça : « mais vous les femmes, vous avez quelque chose, c’est inné en vous, le bébé naît et voilà vous êtes prêtes, vous êtes capables de vous endormir en quelques secondes dès que le bébé s’est endormi mais au moindre bruit vous vous réveillez », etc. Je n’ai pu que dire un gros « non » pour en avoir tant entendu autour de moi pour qui la maternité n’a pas été une évidence, que ce soit dès la grossesse ou lors de l’accouchement. Mon autre collègue a d’ailleurs dit que la voisine de chambre de sa femme refuse de voir son bébé… Chaque fois que les infimières arrivent avec le bébé, elle dit « non, pas tout de suite, pas maintenant, gardez-le encore un peu ».

C’est super important de parler de tout ça donc merci beaucoup pour tous tes témoignages. La maternité ne m’attire toujours pas mais plutôt que de me faire peur, lorsque certaines partagent leurs doutes, ça me rassure. Mille fois plus que celles qui ont « la grossesse parfaite » ou « l’accouchement parfait » (auxquels je ne crois pas vraiment puisque c’est ce qui me fait le plus peur).

Je suis super heureuse pour toi que cette 2ème grossesse se passe bien 🙂

Reply
Anne 12 octobre 2016 at 1:06

Nan mais ces clichés sur les femmes qui sont naturellement douées pour la maternité, ça m’énerve tellement… Les femmes d’aujourd’hui travaillent autant que les hommes, ont une vie sociale active, des projets… Il y a un vrai décalage entre notre corps qui est programmer pour enfanter et nos envies réelles, notre capacité à assumer ce nouveau rôle de maman. Pour certaines, c’est très difficile et il faudrait vraiment que la société évolue sur ce point. Quand tu vois que celles qui ne veulent pas d’enfants sont montrées du doigt, tu te dis qu’il y a encore du chemin à faire… Merci pour ton petit mot Laura !

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Corinne (Couleur Café) 7 octobre 2016 at 9:52

Je comprends parfaitement ce que tu as ressenti, pour l’avoir moi-même vécu lors de ma seconde grossesse. Ma première grossesse a été un vrai bonheur, mais la seconde a failli nous coûter notre vie de couple. J’avais une relation fusionnelle avec mon fils, et j’avais une peur panique de ne pas aimer ma fille à naître. Je n’avais pas assez de temps à lui consacrer,, alors que je parlais régulièrement avec mon fils alors même qu »il était encore dans mon ventre. Il est nécessaire que l’entourage sache le problème et le comprenne pour bien nous assister. Pour ma part, mon mari n’a pas compris, et au fil de la grossesse, puis plus tard après la naissance, on s’est petit à petit éloignés l’un de l’autre. C’est un problème à affronter en couple et surtout pas seule. Il faut que le conjoint sache écouter, entendre, comprendre et épauler, sinon la solitude vient encore ajouter au mal être. C’est vrai que c’est impressionnant d’avoir eu deux grossesses qui se sont passées de manière si différente, mais finalement, nos enfants aussi sont loin d’être pareils 😉

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Anne 12 octobre 2016 at 1:07

Je crois que c’est assez courant, ces couples qui s’éloignent après la naissance d’un enfant. L’important, comme tu dis, c’est de savoir le repérer, en prendre conscience pour pouvoir en discuter et rétablir la communication avant qu’il ne soit trop tard… Je suis heureuse de lire que cela a fonctionné pour vous 😉

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Céline Online 7 octobre 2016 at 9:53

Très joli billet. Merci d’en parler =)

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Les Mamies Stars 7 octobre 2016 at 11:14

Merci pour cet article, Anne ! Il peut nous aider à comprendre des jeunes femmes de notre entourage. Ma propre fille, heureuse maman de jumeaux après avoir attendu longtemps d’être enceinte, dit encore avoir détesté sa grossesse de bout en bout. Je pensais qu’elle faisait surtout allusion aux maux exacerbés dus à une grossesse gémellaire et à un entourage médical en-dessous de tout. Je me demande maintenant s’il n’y avait pas un mal plus profond, passé malheureusement inaperçu alors que toute la famille nageait dans le bonheur. Quoiqu’il en soit, pour cette raison entre autres, elle a décidé de ne pas remettre le couvert. Par contre, le lien avec ses enfants s’est fait immédiatement, malgré une naissance plus que difficile. En tout cas, merci vraiment d’avoir parlé de ce sujet peu connu.
Espelette

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Anne 12 octobre 2016 at 1:11

Ça doit quand même être difficile de s’imaginer avec des jumeaux pour une première grossesse. Je pense que j’aurais moi-même été terrifiée car c’est un sacré challenge ! J’imagine que le « serai-je à la hauteur » est décuplé quand on attend deux bébés et que pour certains parents, l’angoisse de ne pas y arriver prend le pas sur le plaisir… Mais c’est chouette si tout s’est bien passé ensuite, comme quoi l’un n’empêche pas l’autre 😉

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Les Mamies Stars 12 octobre 2016 at 5:20

Non, non, elle n’a jamais craint d’avoir de jumeaux, ni eu peur de ne pas y arriver. Elle a détesté l’état de grossesse de A à Z, elle a eu très mal au ventre du début à la fin et l’impression que le corps médical n’en avait rien à faire, que seuls les enfants comptaient, pas elle. Il faut bien passer par la grossesse pour avoir des enfants, mais ne pas dire que c’est un état merveilleux ; ça l’est pour les unes, pas pour les autres. Et c’est différent pour la même femme d’une grossesse à l’autre.

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Xyn 7 octobre 2016 at 11:17

Actuellement dans mon neuvième mois de grossesse, j’ai hate d’accoucher car depuis le 5ème mois j’ai développée un trouble anxieux qui m’a conduit à la dépression puis l’hospitalisation.
Je me retrouve sur beaucoup de points de ton article, car c’était une grossesse désirée et passée l’euphorie du premier trimestre je n’ai pas senti la deprime s’installer et j’ai réagit tard.
Et tout comme tu le dis
-je m’en veut de pas bien vivre ma grossesse
-je me suis désintéressée de beaucoup de choses liées à la grossesse tellement mon mal être était grand
-j’appréhende l’après qui arrive à grand pas et ne suis pas sereine encore…

Mais ce genre d’article me redonne une lueur d’espoir car oui on peut aller mieux… je travaille ça avec des professionnel… mais je le cache, c’est tellement tabou..

Par contre pour un deuxième enfant à l’heure d’aujourd’hui c’est inimaginable pour moi… mais quand je vois que tu as su replonger dans la grossesse aussi sereinement j’espère aussi changer d’état d’esprit.

En tous cas merci <3

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Anne 12 octobre 2016 at 1:15

Ton témoignage est très touchant et je te remercie de partager ton expérience avec moi. Je suis désolée que tu n’aies pas vécu une grossesse idéale mais le fait d’avoir pu en parler à des médecins est une très bonne chose. Et j’imagine que tu seras suivie aussi après ton accouchement (moi je ne l’ai pas fait et je le regrette, je pense que cela m’aurait beaucoup aidée à relativiser certaines choses).
En tout cas, ne culpabilise surtout pas, cela ne fait pas de toi une mauvaise mère, bien au contraire ! Je te souhaite une très belle fin de grossesse et quand ton petit bébé sera dans tes bras, ne te laisse pas gagner par la culpabilité. Il sera de toute façon en confiance avec toi parce que tu es sa maman 😉 Profite tout simplement de ces beaux moments car crois-moi, ils sont uniques et le temps passe beaucoup trop vite ! Je t’envoie plein de bonnes ondes !!

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Pauline 7 octobre 2016 at 12:02

Un immense MERCI pour ce billet tellement chouette… Je suis au tout début de ma première grossesse et je crois que tu viens de mettre des mots sur tout ce que je ressens. C’est assez fou, et tu ne peux pas imaginer le bien que ça m’a fait de lire tes lignes.
Je vais tâcher de souffler un peu, d’être patiente et d’en parler aux personnes qui sauront me rassurer pour éviter que tout ça ne prenne de l’ampleur. Parce que ce bébé n’est pas là par hasard après tout 🙂
En tout cas je te suis depuis longtemps et je suis ravie de voir que ta 2eme grossesse se passe à merveille ❤️
Je t’embrasse

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Anne 12 octobre 2016 at 1:18

Tu sais, pour me rassurer mon médecin m’avait dit « votre bébé vous aime, il vous a choisie pour que vous soyez sa maman »… C’est presque anodin mais ça aide tellement à avoir confiance en soi ! C’est normal d’avoir peur et de ne pas forcément se sentir à la hauteur mais un bébé attend surtout qu’on lui donne de l’amour… Et je suis sûre que tu seras une merveilleuse maman ! N’hésite pas à clarifier les choses avec ton entourage et à te confier aux personnes en qui tu as confiance, c’est important !

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Delfie 7 octobre 2016 at 12:24

Oh merci de lever les tabous … Ca a été un tsunami aussi pour moi …
Et j’ai connu une solitude qui m’a brisée … J’ai du consulter pendant longtemps. Mon fils a 6 ans et j’espère trouver la force d’affronter une nouvelle grossesse …

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Anne 12 octobre 2016 at 1:20

Merci pour ton petit mot et ne te mets surtout pas la pression 😉

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Escarpins et Marmelade 7 octobre 2016 at 12:25

Article très intéressant, qui a le mérite de dire les choses telles qu’elles sont, sans tabou.
Je n’ai jamais aimé être enceinte, cet état de privations de m’a pas du tout plu. Mis à part le fait de sentir mon bébé bouger dans mon ventre, je n’ai rien aimé de la grossesse, ce qui ne m’empêche pas d’aimer mes deux enfants plus que tout 🙂

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Anne 12 octobre 2016 at 1:20

Voilà, tu as tout dit ! merci 🙂

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lilidesacy 7 octobre 2016 at 1:23

Ton article est très touchant et raisonne fort en moi. J’ai toujours cru que j’allais adorer être enceinte. J’ai toujours voulu être enceinte, cela m’intriguait et j’en rêvais depuis très longtemps. Et puis c’est arrivé, sans difficulté, je suis tombée enceinte d’un petit garçon. J’ai du mal à dire aujourd’hui que je n’ai pas aimé ça. Comme si c’était contre nature, comme si cela voulait dire que je ne parviendrais pas à aimer assez mon fils. J’ai été angoissée toute la grossesse : peur de le perdre pendant, peur de le perdre après, peur de sa mort, de sa maladie, tout le temps. Deux des mes amis ont vécu la mort de leur fils de 5 mois alors que je venais de tomber enceinte et cet évènement m’a traumatisé. Je ne me sentais en plus pas du tout entourée alors qu’on a tendance à dire que les femmes enceintes son choyées mais je ne l’ai pas ressenti comme ça. D’abord, mon mec avait déjà connu une première grossesse, celle de son ex femme et donc ne s’extasiait pas plus que ça. Ensuite, mon gyneco était très médical et se foutait bien de mes questions existentielles. Enfin, moi aussi, je me suis sentis très isolée : peu d’amis là où je vis et dans mon boulot, on me traitait comme du bétail, l’essentiel étant que je tienne le plus longtemps possible, ma grossesse étant considérée comme un handicap plus qu’autre chose. Bref, j’ai compensé tout ça en achetant : j’ai TOUT acheté. Tout ce qui était conseillé par tel blog, tout ce qui me semblait indispensable pour mon bébé, j’ai passé un nombre de commandes incroyables et je me suis carrément endettée pour ça. Je suis devenue control freak et je pouvais peter un câble à l’idée de ne pas avoir tel lange à l’arrivée du bébé. Comme si le fait d’accumuler aller lui montrer mon amour pour lui. Comme si ça allait m’aider à ce que ça se passe bien. Mon accouchement a été merveilleux et si j’ai fait un baby blues je n’ai pas fait de dépression post partum. Mais j’ai toujours l’impression qu’Arthur m’aime moins que les autres et ma peur de le perdre peut me faire pleurer n’importe quand. J’ai clairement perdu pied pendant ma grossesse et je te remercie aujourd’hui de parler si bien de ce sujet intime et ô combien tabou. Je suis ravie de voir qu’on peut vivre une 2ème grossesse beaucoup mieux qu’une première. Je t’embrasse !

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Anne 12 octobre 2016 at 1:26

Merci infiniment pour ton témoignage… Tu soulèves d’ailleurs un point important : quand on est enceinte il faut savoir penser à soi et apprendre à s’écouter, tant pis si l’entourage n’est pas sur la même longueur d’ondes que toi !
Ton fils est encore petit mais tu verras qu’avec le temps, au fur et à mesure qu’il maîtrisera le langage, il saura mieux communiquer ses sentiments pour toi et te dire combien il t’aime… Car il t’aime, c’est certain !!

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Nathalie, Poisson Plume 7 octobre 2016 at 1:34

Ah, ce fossé parfois grand entre une situation vécue et l’enthousiasme général…
Je pense que ton article aidera certaines mamans ou futures maman : alors surtout, j’espère que tu seras heureuse d’avoir décidé en définitive de publier ce billet.
Tiens, avant de te quitter, une petite anecdote : quand je le peux, pour des personnes proches, je me permets désormais d’offrir à la naissance quelque chose pour le bébé… associé à quelque chose pour la maman (pardon pour les papas ! ^^). Juste histoire de lui faire un clin d’œil et de lui dire : prends soin de toi. Dans tous les sens du terme. Physiquement et moralement.
Bon vendredi, Anne !

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Anne 12 octobre 2016 at 1:30

Je ne regrette effectivement pas d’avoir publié ce billet, c’est tellement libérateur… Impudique, peut-être, mais je m’en fiche. Je n’ai aucun tabou sur le sujet car je sais que trop de femmes souffrent de la pression sociale et des exigences qu’elles s’imposent à elles-même. Pour moi ce billet c’est un gros câlin collectif, une envie de rassurer voire même d’aider certaines à se confier aux bonnes personnes… Car je sais que cela peut tout changer !
Et je reconnais bien là ton côté attentionné, à vouloir chouchouter les jeunes mamans… Je crois que j’aurais adoré t’avoir comme amie dans la vraie vie ! Merci Nathalie, pour ta fidélité, ta bienveillance et tout le reste <3

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Nana 7 octobre 2016 at 2:07

Tu as vraiment le don de coller la chair de poule quand tu écris 😉
Et c’est top de lire enfin des articles « vrais » sur la grossesse et pas seulement des trucs mièvres qui te font croire que tout ça est une période merveilleuse et trop géniale.
Finalement, chacune a le droit de vivre cette période comme elle le veut (enfin, surtout comme elle le peut) et c’est nul de culpabiliser les futures mères chaque fois qu’elles osent se plaindre/ dire ce qui ne va pas etc…. Comme si ce n’était pas déjà assez de chamboulement comme ça.

Bref…. Je te souhaite une très belle seconde grossesse et je t’envoie plein de bonnes ondes pour que les nausées ne te suivent pas jusqu’au bout.

Bises

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Anne 12 octobre 2016 at 1:31

Tu as tout dit, je n’ai rien à ajouter 😉 Des bises à toi aussi !

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Cess 7 octobre 2016 at 2:17

Simplement merci, merci pour cet article, et félicitations pour tout le chemin parcouru.
Bonne grossesse et plein de bonheur à vous 4 !

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Anne 12 octobre 2016 at 1:31

Merci Cess !!

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Parigote 7 octobre 2016 at 3:08

Je suis tellement contente de lire ce type de billet. Ci juste, ci vrai.
(Les rares fois où j’ai parlé du fait que je détestais être enceinte, j’ai reçu ensuite une avalanche de mails alors bon courage ^^)
J’ai vraiment détesté être enceinte. Ca ne se jouait pas sur le même plan que toi, pas du côté de la déprime et des mêmes questionnements. Moi, ça a été la porte ouverte à une explosion de l’anxieté, l’anxiété que ma fille soit handicapée, et ça a pris la forme de la trisomie (je n’ai jamais su pourquoi, cette maladie précisément alors que dans mon ancien taf, j’avais pléthore de maladie à craindre ^^). Et c’était horrible, je voyais des enfants handicapés partout, je lisais « tri » dans la rue, mon cerveau complétait avec « somique ». Je voyais le logo handicapé partout. Le débordement de joie quand on te pose ton enfant sur toi à l’accouchement ? Ben moi, la première chose que j’ai fait en regardant ma fille, c’était de vérifier qu’elle n’était pas trisomique. Je me souviens m’être forcée à pleurer pour montrer que j’avais ce débordement d’émotion (avec le recul, je me dis que c’était vraiment con). Et pareil, j’ai mis du temps à m’attacher à elle. Mais la différence avec toi, c’est que grâce à ma formation, je savais que ça finirait pas venir, du coup j’ai évité la culpabilité. Et aussi, j’ai su m’entourer de professionnel, pendant et après la grossesse : psy, sage-femme, kiné, pmi…
Et aujourd’hui, je sens que je recommence à regarder les femmes enceintes dans la rue, je sens ce désir pointer de nouveau le bout de son nez. Mais quand je m’imagine enceinte, je me dis que je ne survivrai jamais à 9 mois d’angoisses. J’aurais trop l’impression de jouer à la roulette russe, prendre le risque d’avoir un enfant handicapé, de gâcher la chance d’avoir échappé une première fois aux mailles du filet. (Ouai comme tu vois l’angoisse est belle et bien là, tapie, mais bien là).
Et puis, ce dernier trimestre où j’avais l’impression d’avoir 90 ans… J’adore être maman, mais enceinte, non clairement pas…

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Parigote 7 octobre 2016 at 3:11

Ha oui et ton anecdote sur les produits de puériculture ça m’a bien fait marré ! Je me souviens avoir appelé ma meilleure amie, déjà maman de 2 enfants, complètement en crise de larme parce que je ne comprenais pas pourquoi il fallait 10 body et 10 pyjamas pour la mater. J’avais pas compris qu’on mettait les body sous les pyjamas. Bah ouai personne ne nous le dit merde !

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Anne 12 octobre 2016 at 1:32

Moi à la maternité je me suis retrouvée à cours de pyjama… je n’en avais pas pris assez et bien sûr les couches ont débordé (j’en rigole aujourd’hui parce que je m’en suis tellement voulue à l’époque alors que franchement, on s’en fout un peu non ??)

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Marie Kléber 7 octobre 2016 at 3:56

Je suis tout d’abord heureuse de lire Anne que cette deuxième grossesse se passe merveilleusement bien. Comme quoi il faut du temps pour se remettre de certaines choses et je crois que ce temps est nécessaire pour nous (et pour le petit-être que tu portes aujourd’hui).
C’est vrai que dès que nous sommes enceintes, les gens vivent presque notre grossesse en parallèle – sourires et paillettes semblent de rigueur. Alors que parfois en nous c’est la débâcle.
Ma grossesse a été douloureuse du fait de ma situation dans laquelle je me trouvais. Mais je peux toutefois dire que dès le départ j’ai ressenti un immense bonheur et une immense peur à l’idée de devenir maman. Ces sentiments contradictoires étaient difficiles à comprendre pour moi. J’ai été très bien entourée par une pédopsychiatre et par les sages-femmes à la clinique dans laquelle j’ai accouché. J’ai mis du temps moi aussi à créer une relation avec mon enfant. Ce n’est pas toujours inné.
Merci d’en parler parce que je trouve qu’on impose encore trop de choses aux femmes qui deviennent mères et aux mamans de jeunes enfants. Comme si nos choix de vie ne devaient pas faire de vague. Sois heureuse et tais toi en quelque sorte. Alors que c’est beaucoup plus compliqué que ça.
Profite de chaque instant d’attente de ce petit deuxième et plein de belles choses pour vous 4!

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Anne 12 octobre 2016 at 1:35

Merci Marie… Je pense qu’on réduit encore trop les femmes à leur rôle inné de mères mais les temps ont changé : nous travaillons, sommes indépendantes, des femmes actives avec une vie sociale très riche… Cela n’a plus rien à voir avec l’époque de nos grand-mères qui faisaient des enfants sans trop se poser de questions et sacrifiaient leur vie professionnelles pour les élever (si tant est qu’elles imaginaient avec un travail un jour, d’ailleurs…). Bref, difficile de faire évoluer les mentalités même si j’ai bon espoir qu’on y arrive un jour !

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Frenchie au Canada 7 octobre 2016 at 4:01

Super article,m erci d’avoir partage ca avec nous. Et je suis heureuse de voir que tu t’epanouies bien plus la deuxieme fois 🙂
Je voulais juste rebondir sur une chose, je lutte moi-meme contre l’infertilite, et tes mot sur le sujet on fait monter les larmes. Mais cela ne m’empeche en rien de comprendre qu’une grossesse, meme tres desiree, peut etre difficile a vivre.
Cela ne m’empeche pas non plus d’etre pour l’avortement (un autre sujet, mais soit disant ca devrait me faire changer d’avis).
Bref, nous ne sommes pas des poules pondeuses mais bel et bien des etres humains dans toute notre complexite, et une femme ne cesse pas d’etre une femme avec une palette d’emotion autre que celle 100% positive qu’on montre tout le temps.

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Anne 12 octobre 2016 at 1:41

Tu as raison sur le fait qu’un bébé doit avant tout être désiré. Alors oui, il y aura toujours des injustices, des gens qui font plein de bébés et ne s’en occupent pas, d’autres qui avortent… Chaque histoire est différente, ce qui est important c’est d’être à l’écoute de ses désirs, tout simplement. Je te souhaite de tout coeur de tenir un jour ton bébé dans tes bras, vraiment <3

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Frenchie au Canada 12 octobre 2016 at 4:45

Merci 🙂

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Camille 7 octobre 2016 at 4:56

C’est un bel article, Anne. <3

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LMO 8 octobre 2016 at 1:16

Bravo pour cet article courageux d’une certaine manière…
Je n’ai pas connu cette dépression de grossesse, pas plus que la dépression post-partum… Mais j’ai connu les angoisses terribles de perdre mon bébé, au point de garder ma grossesse à distance. C’est ce qui m’est arrivé avec ma deuxième grossesse qui suivait une fausse couche précoce (mais traumatisante pour moi), j’avais une peur panique de perdre à nouveau ma grossesse et à la fois, je n’arrivais àas à me l’approprier…
Alors que j’avais été submergée d’un amour inconditionnel à la naissance de mon aînée, je me suis retrouvée face à une petite inconnue avec laquelle j’étais autant fusionnelle qu’étrangère, à la naissance de ma seconde.
J4ai 4 enfants, j’ai vécu différemment chacune de mes grossesses… Sans tomber dans la dépression, j’ai très mal vécu la dernière, pas vraiment prévue, et quelle culpabilité quand on est tombée enceinte sous pilule du lendemain… Devoir expliquer que non, on n’a pas souhaité avorté, que oui, on a décidé de garder la grossesse et que l’on sait que l’on aimera le bébé mais oui, on vit également très mal le fait d’être ENCORE enceinte…
LEs jugements et le regard réprobateur sont souvent les plus difficiles à vivre… Pour cette dernière grossesse, j’ai eu le sentiment de devoir prouver que je voulais vraiment de cet enfant et qu’il n’était pas qu’un simple accident. Et je culpabilisais d’autant plus de détester cette grossesse, cet état handicapant pendant 24 mois d’affilé…

Enfin bref, tu vas délier des langues grâce à cet article, alors encore bravo et merci! 🙂

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Anne 12 octobre 2016 at 1:43

En tout cas, on peut dire que tu es la démonstration parfaite que chaque grossesse est différente ! Et je me souviens en effet que tu avais mal vécu celle du petit dernier… Je n’ose imaginer dans quel état d’épuisement moral je me trouverais en étant enceinte 2 ans d’affilée avec trois enfants à gérer… t’es vraiment une wonder woman 😉

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Maman Nouille 10 octobre 2016 at 9:32

Oui c’est important d’en parler, pour soi d’abord, pour ne pas se rajouter une couche de culpabilité par dessus. Et puis pour les autres aussi, pour que certaines futures mamans se sentent moins seules.
Pour ma part, je suis loin d’avoir eu une première grossesse sereine, les angoisses étaient omniprésentes. Le lien a mis du temps à se construire avec le bébé. Mais je n’ai jamais culpabilisé. Je sais que je suis comme ça. Je regrette un peu bien sur de ne pas avoir été épanouie, de ne pas en avoir ‘profiter’ mais il ne pouvait pas en être autrement. Pour ma deuxième grossesse, j’essaie de lâcher prise d’avantage, de m’autoriser à être heureuse, mais c’est pas gagné!

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Anne 12 octobre 2016 at 1:44

Qu’est ce que j’aurais être comme toi et ne pas culpabiliser !! Heureusement, la culpabilité n’est pas une fatalité et on peut s’en défaire, cela prend juste du temps (et de l’argent aussi car une thérapie longue est parfois nécessaire… mais tellement bénéfique !).

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Céline L 10 octobre 2016 at 3:39

Bonjour Anouchka,
Grâce à ton article, je découvre que l’on peut déprimer durant sa grossesse. Et pourtant j’ai des enfants, mon entourage familial et amicale aussi a des enfants, mais jamais cette dépression de la grossesse n’a été évoquée. Alors que celle de la naissance, nous l’avons souvent traversée……

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Hello There #2 // Trois ans de blog ! - Further-West 10 octobre 2016 at 4:57

[…] J’ai aimé l’article d’Annouchka qui traite d’une manière très juste de la déprime de grossesse, la société actuelle (et passée) oblige bien souvent aux nombreuses femmes souffrant de ce mal, […]

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Anlise 11 octobre 2016 at 4:32

merci pour cet article qui me bouleverse car il résume mon parcours… j’ai également mis 6 ans pour envisager une nouvelle grossesse. A présent mes enfants ont 11 et 5 ans, je culpabilise bcp car mon ainé est si fragile et angoissé, peu sur de lui… J’ai souvent l’impression que c’est à cause de la construction difficile de ce lien entre nous.
Voilà, ma légitimité de mère n’est toujours pas acquise mais nous progressons tous les 2 et une ostéopathe fabuleuse nous a permis de d’échanger tous les deux sur le sujet.
merci pour ces mots et bonne fin de grossesse.

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Anne 12 octobre 2016 at 1:48

Ne culpabilise pas trop, ton fils a aussi son propre caractère et tu n’es heureusement pas responsable de tout ce qui est en lui 🙂 J’ai souvent pensé que mon fils était angoissé à cause de moi et finalement, en parlant avec lui, j’ai réalisé qu’il était tout simplement malheureux de me voir malheureuse. En fait, c’est lui qui se faisait du souci pour moi 😉 La preuve que le lien filial est bien plus fort qu’on ne le pense. Et je sens que mon fils est heureux et beaucoup moins craintif depuis qu’il me voit moi-même heureuse et rassurée dans mon rôle de maman !

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Mg33 16 octobre 2016 at 8:08

Moi, j’ai connu la honte d’être enceinte… Et maintenant je m’en veux tellement d’avoir eu honte !!! Mes filles ont dix mois d’écart. Quand la deuxième est née la première ne marchait pas. Quand j’avais le ventre bien rond et mon nouveau né dans les bras, j’ai mis un temps fou à en être fière. Heureusement, j’ai réussi je ne sais pas comment à dépasser tout ça et aujourd’hui, c’est pas simple, mais je suis fière d’être maman. Cela n’a pas toujours été évident. À qui peut on dire que l’on n’est pas fière d’être enceinte ?? J’ai eu de la chance, dès la naissance de ma deuxième, toutes mes craintes se sont envolées 🙂

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marie 20 octobre 2016 at 12:56

Merci de mettre les mots justes sur certaines choses encore un peu taboo je crois.
Alors la projection dans le vide, le plongeon dans la piscine, c’est tout moi.
J’ai jamais su si je voulais vraiment être maman, je voulais pas d’un schéma établi parce que c’est la suite « normale » d’un mariage, etc.
Et puis j’ai sauté le pas, en me disant « je verrais bien »…
Tout s’est super bien passé. Petit Louis a 2 ans maintenant mais je retrouve cette angoisse pour un deuxième.
Je me sens égoïste vis a vis de lui en me disant « le pauvre, il grandira sans frères et soeurs car j’ai plus envie de repasser par la case grossesse/accouchement, etc. »
J’ai encore le temps d’y penser mais ces angoisses, je les ai vécues et je crois que je les vis encore, à ma façon.
Merci pour ton billet.

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My Chuchotis 20 octobre 2016 at 3:53

Merci pour ce billet, tu as réussi à mettre des mots sur quelque chose que j’ai ressenti à la maternité, un amour super fort que je tentais d’enrayer par peur que tout s’arrête (angoisse de mort bonjour). Merci de t’être confiée sur ce sujet.
Et je rebondis sur les commentaires, mais la fameuse petite phrase « la grossesse n’est pas une maladie » m’agace car elle est vraiment à double tranchant ! Ok certes, on reste (dans le meilleur des cas) opérationnelles et la grossesse ne nous enlève pas une part de cerveau comme certains chefs peuvent le croire, mais cette phrase empêche aussi de se plaindre ou de se faire cocooner… on fait ce qu’on veut, non ? Surtout lorsqu’on a pas le choix et que la grossesse nous couche. Là ça devient une vraie maladie.

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Comment survivre aux nausées de grossesse - Le blog d'Annouchka 22 novembre 2016 at 8:40

[…] Vous noterez que je préfère en rire qu’en pleurer, je fais tout simplement partie des femmes enceintes qui n’ont pas de chance et pour lesquelles les nausées de grossesse ne disparaissent pas comme par magie à la fin du premier trimestre, comme il est coutume de l’entendre ou de le lire un peu partout. Sachez que malgré les croyances, nous sommes assez nombreuses à passer notre grossesse entière avec l’estomac au bord des lèvres. J’ai d’ailleurs reçu pas mal de messages désespérés de lectrices qui comme moi, n’en peuvent plus et cherchent désespérément un remède miracle pour faire disparaître ces satanées nausées à la noix. Car croyez-moi, avoir envie de vomir 24h/24 (au point de ne même plus pouvoir dormir) peut vous rendre complètement maboule. Pour vous donner une idée de l’enfer que ça peut être, imaginez-vous sur un bateau en pleine tempête (pas le gros paquebot hein, la petite bicoque de tonton) avec le mal de mer et votre sac à vomi à la main. Vous n’aurez évidemment qu’une seule envie : que le bateau fasse demi-tour. Sauf que l’arrivée à terre n’est prévue que dans 9 mois et qu’en attendant, il faudra bien faire avec. Voilà, en gros ça ressemble à ça. Et aussi à un lendemain de gastro-entérite. Autant dire que c’est loin d’être rigolo tous les jours et qu’il n’y a aucune honte à exprimer à quel point c’est difficile. J’ai beaucoup pris sur moi, sans doute trop lors de ma première grossesse et je l’ai assez mal vécu (j’en ai d’ailleurs parlé dans cet article très récent consacré à la déprime de grossesse). […]

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Ferreira 31 décembre 2016 at 4:57

Bonjour à vous
Un grand merci pour votre article. Il résonne en moi de manière très particulière car je m’y reconnais vraiment. J’ai vécu ma première grossesse à 36 ans. Bébé surprise qui me ravissait et me plongeait tout à la fois dans de sombres angoisses. N’ayant eu aucun désagrément de femme enceinte je n’avais pas le droit de me plaindre. Je me contentais donc de pleurer dans mon coin en espérant que ma petite fille ne le sente pas dans mon ventre et n’en souffre pas. Je sais ce que c’est de se taire pour ne pas blesser les autres, mais du coup de souffrir encore plus. Jai mis beaucoup de temps à accepter cela tout comme j’ai mis du temps à apprendre à être maman. Tout cela n’est pas une évidence. Et il fait être très indulgent envers soi pour avancer. Apprendre à se faire confiance. Apprendre à dire aux autres quand cela ne va plus…j’ai eu la chance d’être accompagnée par un amoureux/futur papa merveilleux qui a beaucoup pris sur lui pour m’aider à aller mieux. Désormais je me sens épanouie, heureuse et même prête pour un autre bébé 🙂
Je vous souhaite une fin de grossesse sereine, paisible et douce. Et une belle vie à 4 très bientôt.
Bien à vous

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9 mois, 6 ans plus tard... quand chaque grossesse est unique - Le blog d'Annouchka 20 janvier 2017 at 10:00

[…] Si on excepte les nausées handicapantes, quelques frayeurs en début de grossesse et deux ou trois passages aux urgences de Lariboisière (j’ai eu des petits saignements les deux premiers mois qui se sont avérés être des saignements dus à l’implantation de l’embryon. Rien de bien méchant mais cela arrive fréquemment, il faut le savoir) ma grossesse s’est déroulée jusqu’à maintenant sans aucun souci médical particulier : pas de diabète gestationnel, pas d’hypertension ni de menace d’accouchement prématuré. Bien sûr, je ne suis pas à l’abri de complications de dernière minute mais je suis vraiment contente d’avoir pu mener cette grossesse sans aucune contrainte ! J’ai pu vaquer à mes activités normalement, sortir, travailler jusqu’au bout… J’ai même pu continuer d’aller travailler à pieds (30 minutes de marche environ) jusqu’au 7ème mois de grossesse. Paradoxalement, même si je me suis sentie très fatiguée, je n’ai jamais cessé de m’activer… Inconsciemment, je me disais que c’était un peu « marche ou crève ». Je devais à tout prix me faire violence sinon j’allais passer ma grossesse à déprimer et je ne voulais absolument pas revivre ce que j’ai vécu il y a 6 ans (lire mon article sur la déprime de grossesse). […]

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Mademoiselle Mylène 20 janvier 2017 at 12:08

Merci beaucoup pour cet article ! Comme je l’écrivais aujourd’hui sur mon blog, je suis enceinte de trois mois et effectivement, ce n’est pas la joie. Je ne dirais peut etre pas que je suis déprimée mais je ne suis certainement pas « heureuse » comme je devrais l’être. Ca m’a fait beaucoup de bien de lire ton article qui me change des « j’ai tellement aimé être enceinte » c’est tellement beau »… blablabla 🙂

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Charlotte Atlan Rouaud 1 février 2017 at 11:09

Anne, bonjour,
Je découvre ton IG et ton blog aujourd’hui… Tout en même temps ! Je viens de dévorer quelqu’uns de tes articles, notamment celui-ci et ceux consacrés à la grossesse et tout ce qui va avec ! Gros echo pour moi… Benjamine de 30 ans qui vit une troisième grossesse, mais bien une première avec un enfant au bout. J’entame mon second trimestre de grossesse, à peine moins léthargique que le premier. Un premier vécu en vase clos chez moi ou à la Clinique car j’ai vomis plus de 3 mois non stop avec toutes les complications que cela comporte… Comme je le disais, j’entame donc ce second trimestre avec des nausées et une hypersalivation qui ne disparaissent pas et me plongent dans une lassitude et une certaine tristesse non comprise et non négligeable ! Je me retrouve dans la – non -prise en charge médicale – Corps médical dont je fais partie pourtant ! – Dans ces phrases toutes faites, ces banalités, ces clichés … Je crois que les symptômes physiques sont en grande partie responsables de cette répercution psychologique quotidienne et malheureusement parfois inversement – Peut être ou pas –
J’ai perdu une petite fille d’une malformation au second trimestre de grossesse sur ma première grossesse, puis fausse couche sur la seconde… Cela laisse de multiples arguments aux gens ( proches, soignants… ) pour mettre les symptômes de grossesse sur ce compte là… Pourtant au fond de moi, trois ans apres, je sais que le deuil est fait, que je vais bien, je ne projette rien… Mes symptômes existent et ne sont pas majorés par l’anxiété … Enfin, je n’écris pas pour me confier, mais bien pour témoigner de l’importance de ton témoignage quant aux idéaux sociétaux de la grossesse épanouie qui correspond peu à nombres de femmes ! Je débute LA grossesse de ma vie, la projection me rend très heureuse, mais cet état bien moins. Je dis meme à mon mari que je n’en revivrai pas d’autres… Cet état et ces symptôme sont un véritable enfer que moi je n’oublierai pas ! Lui temporise, et ton témoignage va dans ce sens ! Qui sait dans 6 ans …
Très belles et sereine fin de grossesse à toi, douce rencontre avec ton petit garçon et merci pour tous ces mots qui méritent d’être lus par un grand nombre.
Charlotte

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Agnès 3 mars 2017 at 1:27

Grossesse pas épanouies ici non plus, grossesse étant synonyme de mauvais moment à passer… essentiellement à cause de la fatigue et des insomnies. Quand arrivée au 2ème trimestre, tout le monde te dit que maintenant il faut profiter et que c’est la meilleure partie… alors qu’à chaque semaine qui passe le manque de sommeil te transforme de plus en plus en zombie. Je suis arrivée en fin de grossesse complètement épuisée. Mais ca fini un jour, l’accouchement est une délivrance !!!

Je dois être une des rares femmes qui attend avec impatiente la naissance afin de pouvoir dormir… car oui, je dormais mieux après, même avec un bébé qui se réveille toutes les deux heures!

J’ai eu ce problème pour mes deux premières grossesses. Maintenant, de nouveau enceinte et les même symptômes, encore amplifiés… une fatigue incommensurable, due à une grossesse géméllaire!! Ma première réaction : 2 anfants en 1 grossesse!!! Quelle chance!

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Anne 11 juin 2017 at 3:03

Bonjour. Ce témoignage fait plaisir. Je suis à un mois et demi de grossesse; et cette déprime/fatigue persistante est épuisante, et incomprise par mon entourage. Résultat, je me sens seule, peut être encore plus seule qu quand j’étais célibataire : quelle blague. Mon mec fait ce qu’il peut pour me soutenir, et pourtant. On me dit que ca passe au bout de 3 mois. J’aimerais bien car moi qui suis une jouisseuse, je ne jouis plus de rien, et j’ai l’impression d’être dans une prison asceptisée, avec paradoxelement des odeurs et des lumières trop fortes qui donnent la migraine. Évidemment, je n’ai pas le droit de me plaindre : je porte la vie. Je trouve etrang que la nature, au moment où l’on est censée se préparer à être forte pour deux, nous fragilise à ce point.

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Lolaute 15 septembre 2017 at 8:15

Merci beaucoup pour ce post…
Je me sens tellement triste et déprimée depuis quelques semaines… j’attends mon deuxième enfant et pourtant je l’ai souhaite plus que tout.
Ma première grossesse fut magique et ce malgré un accouchement difficile qui m’a hanté pendant quasiment 1 an… Mon fils est ma grande fierté il est doux calin gentil il a 4 ans. J’ai souhaité un deuxième enfant des ses 2 ans mais la papa n’étant pas prêt nous avons attendu. Cette attentz fut tres longue pour moi et nous nous disputions beaucoup à ce sujet. Une fois que nous étions en accord je ne pensais qu’à offrir un frère ou un soeur à mon fils. Malheureusement j’ai perdu un petit ange à 2 mois de grossesse et ce fut un terrible moment dans ma vie puisque j’ai débuté une grosse dépression. Je suis donc suivi par un psychologue histoire de me libérer l’esprit et d’accepter que je ne connaitrais jamais ce petit etre qui a vecu en moi. 6 mois après j’apprends que je suis de nouveau enceinte, je ressens une immense joie mais je la cache j’ai peur de ce qu’il va se passer. Je ne me sens pas du tout enceinte malgré les nausées les ecoeurements et le reste. Je l’annonce à ma famille proche mais par la suite je me cache…..
Je retarde même les rendez vous importants car je ne me sens pas enceinte. Lors de la première grande échographie on m’annonce qu’il s’agit d’un deuxième garçon alors qu intérieurement j’étais persuadée qu’il s’agissait d’une fille et je voulais une petite fille une mini moi. Mais non coup de massue j’ai pleurer toute la nuit qui a suivi je n’ai pas dormi je suis allée regarder voir mon fils dormir paisiblement afin de me convaincre qu’un ti garçon c’est top…
Mais la ça ne passe pas.. J’ai du l’annoncer au travail afin d’éviter certains produits toxiques et je dis de suite j’attends un deuxième garçon afin d’éviter la question.
Pourtant je ne pleure plus mais je suis maussade je n’ai pas faim je suis songeuse jai envie de rien et je n’arrive pas à lui parler à ce petit bout qui est en moi. Je me dis ‘et si le petit ange que j’ai perdu était une petite fille….’ ‘vais je l’aimer car pour moi mon garçon c’est mon fils c’est ma vie mais un deuxième »je ne pourrais jamais lui faire des tresses, partager un moment girly entre filles, vivre la grossesse de ma fille plus tard….’
Un milliard de question pour lesquelles je dois faire le deuil.
La déprime est là bel et bien là…
Comment faire? Lui trouver déjà son petit prénom pour ‘ladopter’?
J’ai honte je culpabilise je me sens si mal……
Je suis contente de lire que cela peut arriver à d’autres mais je me dis pourquoi moi pourquoi! Pour ma première grossesse tout à été si naturel si simple…. je voudrais me changer…

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