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Ceux que l’on met au monde

posted by Anne 9 octobre 2012 39 Comments

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…ne nous appartiennent pas.

C’est le titre d’une chanson de Lynda Lemay, comme me l’avait rappelé très justement Madame Renard dans son commentaire sur ce vieil article.

Cette chanson raconte la tristesse et l’impuissance d’une maman dont l’enfant est handicapé. Dieu merci ce n’est pas mon cas, mais il n’empêche que le titre me parle comme jamais.

Notre enfant, celui qu’on porte pendant 9 mois. On l’imagine, on l’idéalise parfois, on le met au monde et puis on se dit qu’il va nous aimer et nous chérir toute sa vie, parce qu’après tout on est sa mère et que l’amour filial est inné, non ?
Il y a aussi toutes ces choses qui paraissent pourtant simples en théorie, comme « l’instinct maternel », le fameux, celui dont on nous jure qu’il sera naturel et qui s’avère plus surprenant et compliqué que prévu.

Moi par exemple, je ne l’ai pas ressenti tout de suite, cet instinct maternel. Mon fils, ce bébé qu’on m’a posé sur le ventre un soir de décembre, était pour moi presque un étranger qu’il m’a fallu apprivoiser au fil des jours et des mois qui ont suivi. J’ai beau l’avoir aimé très fort dès le moment où j’ai vu son visage (son profil plus exactement, une image gravée à tout jamais dans ma mémoire) je me sentais mal à l’aise, gauche et maladroite. J’ai vécu l’épreuve de la pouponnière comme un calvaire à la maternité (les chambres n’étaient pas équipées pour la toilette des bébés) et apprendre à changer une couche ou donner le bain à la vue de toutes les autres mamans fut pour moi difficile à vivre. Je n’avais pas vraiment confiance en moi. En fait, je n’ai jamais eu confiance en moi pour grand chose dans la vie, et c’est je crois mon plus gros défaut.

Et puis les mois passent et on se sent de mieux en mieux dans son nouveau rôle de maman, on se découvre un côté complètement niais et gaga devant la moindre mimique mignonne de sa progéniture… On se sent enfin utile et indispensable à quelqu’un, c’est excitant et à la fois tellement effrayant. Parce que nos enfants vont grandir, qu’il faudra les guider dans la vie tout en gardant dans un coin de notre tête qu’ils sont avant tout des personnes libres, avec ces lots de joies et de déceptions que cela comporte.

Mon fils grandit vite, trop vite. Pas encore deux ans et un caractère déjà bien trempé. Il aime être libre et tranquille, et la solitude ne semble pas trop le déranger (il joue tout seul sans problème). Je crois qu’il tient de moi cette volonté d’indépendance à tout prix, et parfois ses réactions me surprennent, me déçoivent aussi quand elles ne sont pas celles que j’attend. Souvent, je divague et m’amuse à l’imaginer dans dix ou vingt ans. J’ai l’impression qu’il sera plutôt manuel car ses gestes sont toujours précis et d’une délicatesse infinie (à 6 mois il savait tourner les pages d’un livre une à une…). Je l’imagine artiste, illustrateur, peintre ou que sais-je encore, alors qu’il sera peut-être juste un cancre à l’école, ratera son bac et deviendra mime, clin d’oeil à tous ceux qui connaissent la chanson de Lynda Lemay (oui, encore elle ! Une chanson qui raconte avec humour un garçon devenu mime alors que sa mère l’imaginait chirurgien…)

Je sais que cet article est complètement décousu, peut-être que vous ne voyez pas vraiment où je veux en venir, mais ces derniers mois j’ai connu des hauts et des bas comme toutes les mamans, et ma confiance en moi a parfois été mise à rude épreuve. J’avais sans arrêt ce sentiment idiot que mon fils ne m’aimait pas parce qu’il n’était pas vraiment du genre démonstratif, et puis tous ces gens qui me disaient « T’es bête, tous les bébés aiment leur mère ! ». Mais que voulez-vous, on ne se refait pas ! Néanmoins, je pense avoir compris une chose : il faut arrêter de douter de soi, culpabiliser sans cesse en se demandant si on fait bien ou mal, parce qu’au fond toutes ces craintes ne sont là que pour deux raisons : la peur que nos enfants ne nous aiment pas, et celles qu’ils nous déçoivent un jour.

Il faut accepter de ne pas pouvoir tout contrôler. Accepter que nos enfants fassent leurs propres choix, qu’ils aient des goûts différents des nôtres, éprouvent des préférences pour d’autres personnes. Dur de ne pas ressentir un sentiment de jalousie parfois, c’est vrai, surtout quand on manque de confiance en soi. Mais les enfants sont bien connus pour leur ingratitude, avec ou sans nous l’essentiel est qu’ils soient heureux, non ?

On ne peut pas choisir à leur place
On ne peut pas aimer à leur place
On ne peut pas souffrir à leur place

Nos enfants ne nous appartiennent pas. Ils sont le miroir de nos angoisses, nous mettent face à nos peurs, nous obligent chaque jour qui passe à nous remettre en question. Ils font de nous non pas seulement des parents, mais des personnes encore meilleures.

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Le clan des parents

posted by Anne 22 mai 2012 44 Comments

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« Tu n’as pas encore d’enfant, profite en ! »

« Tu verras, un enfant ça change la vie ! »

… Il y a encore deux ans, toutes ces phrases prononcées par ceux qui étaient déjà parents me semblaient totalement anodines et vides de sens. Elles avaient même le don de m’énerver, j’avais du mal à comprendre qu’on soit si aigris d’être devenu parents au point de décourager les autres parents en devenir. Et puis je suis devenue maman à mon tour et tout a fini par s’éclaircir. J’ai compris qu’à partir du moment où l’on bascule dans ce monde tout particulier de la maternité, les choses ne seront plus jamais comme avant… J’ai compris que toutes ces mises en garde qu’il m’était désagréable à entendre, sur le fait de profiter pleinement de sa liberté avant d’avoir des enfants, étaient finalement bien intentionnées. J’ai compris que tous ces gens n’étaient pas aigris comme je le pensais, mais peut-être juste un peu nostalgiques. Et que probablement aucun d’eux ne regrettait son choix mais avait simplement envie de s’exprimer sur les changements de vie que cela implique. C’est pourtant peine perdue car cela fait partie du cheminement que l’ont acquiert uniquement en ayant soi-même des enfants, en faisant sa propre expérience. Avant ça, c’est impossible de comprendre !

Quand on vous dit que l’arrivée d’un enfant change la vie, on a tendance à l’interpréter de façon souvent négative, on met l’accent sur la perte de temps pour soi, la perte de la liberté et de l’insouciance (mais est-on réellement insouciant quand on est adulte ?) et malheureusement trop peu sur l’immense bonheur et le flot d’amour quotidien que cela vous apporte… Se construire une vie de famille heureuse, n’est-ce pas l’un des plus jolis projets que la vie rend possible ? Certes, parmi les contraintes et les responsabilités quotidiennes qu’un enfant impose (et il y en a beaucoup !) il suffit de trouver son équilibre et de réapprendre à vivre en tant que parent. Evidemment, ce n’est pas rose tous les jours ni agréable de faire face à tant de responsabilités mais croyez-moi, le voyage en vaut la peine !

Moi, je suis heureuse d’être devenue maman. Parfois c’est compliqué et je suis un peu nostalgique de ma liberté « d’avant », et pour autant je n’ai jamais eu envie de revenir en arrière, je n’ai jamais regretté mon ancienne vie (même quand mon fils se jette par terre parce que je lui refuse quelque chose – c’est un peu sa spécialité du moment :d).

Mon article est un peu décousu, sans doute parce qu’en ce moment je me pose moi-même pas mal de questions sur mon rôle de maman et que certaines choses sont encore assez floues. Alors que je commençais tout juste à m’affirmer un peu en tant que mère, mon bébé grandit de jour en jour et ses besoins ne sont plus les mêmes. Son caractère s’affirme, sa personnalité se dessine, et moi je dois être là pour l’aider à grandir et se construire… Je vois bien qu’il ne suffit plus de le nourrir, le changer et jouer avec lui, maintenant je dois aussi l’éduquer et lui donner des repères. Et ce sont des responsabilités toutes nouvelles pour moi. Parfois ça me fait un peu peur, j’espère que l’on sera de bons parents ! Pas facile de savoir si on fait bien ou mal les choses, si on est trop ou pas assez sévère, en ce moment je ne refuse aucun conseils de tous ces parents qui sont déjà passés par là !

Hey, maintenant je me souviens d’où m’est venue l’envie de vous raconter tout ça ! La semaine dernière, j’étais invitée à l’anniversaire d’une amie avec une dizaine d’autres personnes. On s’était tous donnés rendez-vous dans un bar parisien pour 21h, et je fus la première arrivée sur place, la seule à être à (presque) à l’heure. Les autres sont tous arrivés en retard, parce qu’ils étaient allés manger au restaurant, parce qu’ils buvaient des cocktails à droite à gauche… Moi, je venais d’endormir mon fils. Vous l’avez compris, j’étais la seule à faire partie de ce fameux « clan des parents » 😉

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Des soins bébé BIO à la fleur d’oranger (TOPICREM)

posted by Anne 10 mai 2011 41 Comments

TOPICREM

Salut les copains !

Ça ne s’est pas beaucoup agité par ici ces derniers jours, et pour cause, je suis partie en vacances au paradis. Une petite semaine passée en famille, en Provence, dans un endroit simple mais fabuleux dont j’ai déjà parlé ici. C’est toujours avec le même plaisir que j’y retourne, un plaisir mille fois décuplé maintenant que nous avons un bébé ! D’ailleurs j’ai bien envie de vous raconter mes galères de jeune maman parisienne, parce que croyez-moi il y en a un paquet…

En attendant je voulais vous parler un peu des produits de la gamme TOPICREM qu’on m’a proposé de tester il y a quelques semaines, et dont je suis ravie ravie ravie !  A vrai dire j’utilisais déjà une marque bio concurrente (Natessance, pour ne pas la citer) et c’est uniquement parce que TOPICREM est une marque bio que j’ai accepté volontier d’essayer. Je suis en train de virer « maman nature bobo » mais je m’en fiche, j’assume ! Tant que je n’utilise pas les couches lavables, on va dire que je suis encore sauve (notez que je n’ai rien contre les mamans qui utilisent les couches lavables, elles sont respectables et je les admire – moi pas le temps, pas envie).

TOPICREM vient donc de lancer sa première gamme de soins pour bébé, à haute tolérance dermatologique, au délicieux parfum de fleur d’oranger. J’insiste un peu sur ce point car il est encore difficile de trouver des soins bio parfumés, et surtout qui sentent bon. Vraiment, au niveau de l’odeur les marques bio ont quand même des progrès à faire.

Mon coeur s’est mis à battre à cent à l’heure lorsque j’ai ouvert le flacon de gel nettoyant, car j’avais enfin retrouvé le produit utilisé dans ma maternité pour les bains des bébés (je l’avais noté dans un coin de ma tête et puis l’émotion, le chamboulement des hormones ont fait que j’ai fini par oublier) Tous les soirs, dans ma chambre, j’adorais mettre mon nez sur le crâne de mon bébé et respirer cette odeur que j’aime tant. Je ne vous explique pas le choc et les souvenirs qui me sont revenus lorsque j’ai à nouveau senti ce doux parfum. Faudrait m’expliquer pourquoi je suis si nostalgique alors que j’ai détesté mon séjour à la maternité. Ah oui, femme est contradictoire, dit-on.

En dehors de son parfum, la gamme de soin TOPICREM est un réel plaisir à utiliser, je suis surtout très fan de l’eau nettoyante qui me sert beaucoup en ce moment avec les fortes chaleurs, à débarbouiller mon fils et lui rafraîchir le visage. L’huile de massage est un peu (voire très) grasse (normal c’est une huile vous me direz) mais rendent les massages dix fois plus faciles. Un vrai bonheur de pouvoir chatouiller les petits petons de Martin Chou !

Jeunes mamans, vous l’aurez compris, je vous recommande chaudement ces produits (et non, je ne suis pas payée pour le faire). D’ailleurs, pour vous permettre à votre tour de tester ces soins bio, je vous propose de participer à un petit jeu en répondant à cette question :  quel label a obtenu la gamme TOPICREM bébé bio ?

La réponse se trouve ici !

Il y a 3 lots « format voyage » similaires à gagner (voire photo plus haut), qui contiennent : 1 eau nettoyante sans rincage 100ml, un lait de toilette sans rinçage 100ml, un gel nettoyant 100ml et une huile de massage 150ml (valeur de chaque lot : environ 25 euros).

Notez que tous ces produits existent aussi en GRAND format à des prix très accessibles (vendus en pharmacie).

Je vous laisse jusque jeudi soir minuit, et vous donnerai les résultats du tirage au sort vendredi ! Et oui, je sais que le délai est très court, mais que voulez-vous, c’est le jeu ma pauvre lucette 🙂

Bonne chance à toutes et pour celles qui ont eu l’occasion de tester, au plaisir de lire vos commentaires 😉

EDIT : Randomizer a parlé, voilà les gagnantes du concours par tirage au sort :

Capture d’écran 2011-05-19 à 22.10.25Les gagnantes sont donc heidi, Gazelle26 et emilie ! Les filles, merci de m’envoyer vos adresses postales via mon formulaire de contact 🙂 Merci encore à toutes pour vos participations !

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