66 robe - Le blog d'Annouchka
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Quand Sandro nous prend (un peu) pour des pigeons.

posted by Anne 9 janvier 2012 93 Comments

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Je sais, c’est pas nouveau.

C’est pas comme si les fringues Sandro avaient été gratuites un jour.

J’ai bien conscience que cet article « coup de gueule » comme on aime le dire dans le jargon de la blogosphère n’est qu’un énième marronnier, mais je n’ai pas pu m’en empêcher vous voyez.

Hier soir, je surfais mollement sur le site Place des Tendances. Je n’y cherchais rien de particulier mais comme c’est les soldes dans 2 jours (sans déc !) je passais à tout hasard pour voir si quelque chose pouvait me taper dans l’oeil. Cette année je n’ai eu que très peu de temps pour faire les boutiques. Avant (d’être maman) j’y allais souvent le soir en sortant du bureau, voire même parfois le week-end mais désormais mes journées ne me laissent plus le trop de temps de flâner. A 18h je dois filer chercher mon fils chez la nounou et le samedi j’évite de faire les boutiques avec ma poussette-tank pour le bien-être de l’humanité.

Je n’avais donc pas prêté attention à la collection Sandro de cet hiver, je l’ai découverte seulement hier soir. Déjà, grosse déception : je trouve la plupart des modèles assez tristes et pas originaux pour deux sous. J’ai toujours aimé le côté chic et intemporel de cette marque, qui à mon sens avait quelque chose de plus qui pouvait PRESQUE justifier le prix élevé de ses créations. Mais la plupart des robes de cette collection sont assez banales, avec des coupes classiques ou des couleurs un peu ennuyeuses. Qu’on se le dise, j’adore le noir ou le bleu marine mais j’apprécie aussi quand des marques dites « de créateur » même de moyenne gamme, font justement un effort de créativité.

J’ai failli tomber de ma chaise quand j’ai constaté la flambée des prix ne serait-ce que par rapport à l’année dernière. 695 euros la parka, really ???  Bon c’est sûr, la capuche est en fourrure de même qu’une petite partie de la doublure, sur le devant (et pas la doublure entière, nuance… me trompé-je ?) Je m’étais offert celle de l’hiver dernier, quasiment la même si ce n’est la couleur, mais son prix (déjà élevé !) était bien en deçà, de toute façon je n’aurais jamais pu dépenser une somme aussi astronomique pour un manteau. Sans compter qu’une semaine après tous les boutons se sont fait la malle et qu’il n’y avait pas de boutons de rechange dans la doublure. Un mois plus tard, c’était aux coutures de sauter… Je ne peux pas critiquer le SAV qui a fait le nécessaire, ni les vendeuses du corner BHV qui sont adorables, mais cette expérience m’avait pas mal refroidie. Suis-je la seule à trouver que chez eux, les prix augmentent de façon considérable au fil des saisons ?

Si avant j’étais capable de casser ma tirelire pour m’acheter des fringues hors de prix parce qu’elles me plaisaient vraiment, j’y arrive de moins en moins voire plus du tout. Surtout quand Sandro veut me vendre une (triste) robe « Romance » en viscose et polyester à 225 euros pièce.

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Il y a ce seuil psychologique que je ne peux plus franchir.

Affaire de style

posted by Anne 15 octobre 2009 39 Comments

Je ne parle jamais de mode sur ce blog. Je dis toujours que moi, la mode, je ne sais pas faire… Bien sûr, j’adore faire du shopping et lire les blogs de mode est un de mes passe-temps favoris, mais je n’ai pas ça « dans le sang », comme on dit. Comprenez par là que pour créer une tenue digne de ce nom avec les fringues de mon placard, je rame.

Mais hier matin, je suis sortie en me disant que pour une fois, je me trouvais jolie. Je ne vais pas la jouer fille complexée pour qu’on vienne me couvrir de compliments et me dire que non, je suis très belle tout ça… C’est juste que souvent, j’ai l’impression de ne pas avoir de style et de porter toujours les mêmes fringues (à savoir un jean slim noir, un tee-shirt blanc, et une veste ou un gilet noir, bonjour la prise de risque !).

Après tout, je m’en fiche. Et si mon style c’était tout simplement ça. Une petite robe noire toute simple et une veste un peu stricte mais taillée dans une matière un peu sport pour désacraliser le tout. Avec des chaussures plates, évidemment. Plus le temps passe et moins je porte de talons. Je ne les assume plus, je ne me sens plus très à l’aise perchée sur 8 cm à marcher dans les rues de Paris, souvent pavées. Je préfère cent fois cette paire de derbies à lacets, trouvée un dimanche au vide-grenier de mon quartier, et que je m’obstine à porter même si Hubert les trouve moches. Certes elles sont vieilles et un peu usées, mais on dirait qu’elles ont été faites sur mesure pour mes pieds tellement je me sens bien dedans.

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Un peu abasourdie par le changement brutal de température, j’ai mis cette paire de guêtres noires en laine dans mon panier de courses chez Monoprix. Elle sont si confortables et tiennent si chaud que je ne les quitte plus… Moi qui refuse de mettre des bottes tout de suite (je ne suis pas encore prête psychologiquement !) c’est une bonne alternative pour supporter le froid de la mi-saison !

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Robe Ba&sh // collants + guêtres Miss Helen (Monoprix) // blazer Zara // sac besace Zara // derbies vintage

J’ai fais tomber mon APN hier midi dans cette même cour pavée, il est officiellement MORT (après avoir émis un bruit de choc absolument atroce). Les photos ont donc été prises avec mon iPhone, je préfère préciser histoire de justifier la mauvaise qualité des images…

Quand les vêtements rendent nostalgique…

posted by Anne 14 juin 2009 32 Comments

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A chaque changement de saison, je me décide à faire un grand rangement de ma garde-robe, une bonne occasion aussi de faire le tri. Et à chaque fois ça ne loupe pas, j’ai le cafard.

Il y a des vêtements dont je n’ai aucun mal à me séparer… Ils ne représentent rien pour moi, je les ai aimés quelques temps puis m’en suis lassée… alors je les glisse dans un sac que je donne à ma mère, qui fait ensuite le tri, les donne à la famille ou les garde pour elle. D’ailleurs, c’est non sans une certaine émotion que je la vois parfois porter mes anciennes affaires, lorsque je vais passer le week-end chez mes parents. J’aime cette idée que les vêtements retrouvent une seconde jeunesse grâce à une autre personne, plutôt que de moisir dans un placard ou finir à la poubelle.

Mais il y a ceux dont l’idée même de devoir me séparer un jour me mettrait presque la larme à l’oeil. Ces vêtements qu’on possède depuis des années et qu’on retrouve égarés et bien cachés sous des piles de vêtements soigneusement amassées. On ne veut plus les porter car ils son affreusement démodés, un peu abimés, trop petits… On aimerait bien faire de la place dans son armoire mais on ne peut se résoudre à les donner, parce qu’ils sont emplis de souvenirs du passé et représentent des moments forts de notre vie.

Il y a par exemple cette robe rose et fleurie d’une matière synthétique un peu douteuse, achetée il y a 13 ans avec mon argent de poche et que j’ai portée des étés durant sans jamais la ménager. Une fois, j’avais même cru l’avoir ruinée le jour où ma bouteille de monoï s’était renversée dessus, mais il s’avère qu’elle n’a aujourd’hui pas une seule tâche ni aucun accroc… Cette robe, c’est un peu le souvenir de tous ces étés passés quand j’avais encore l’âge de l’insouciance et des premiers amours.

Il y a aussi cette robe noire, pas non plus taillée dans une matière noble (je vais finir par croire que le synthétique est plus résistant, moi qui ne jure que par les matières naturelles), dont je me souviens avoir fait un caprice chez Pimkie peu avant mes 16 ans pour que mes parents l’achètent. Là encore, elle m’a suivi de longues années et m’a souvent dépannée  en toute occasion  : nouvel an, gala de fin d’études…

Et puis ce vieux jean, dans lequel je flotte aujourd’hui et qui est importable tant il est usé jusqu’à la corde. Je crois que c’est le seul et dernier jean que j’ai acheté si cher, je ne jurais à l’époque que par lui, et c’est surtout celui que je portais lorsque j’ai rencontré l’homme qui partage ma vie aujourd’hui. Il a beau prendre une place monstrueuse dans mon armoire,  jamais je ne pourrai le jeter.

Et pour finir, il y a ce vieux chemisier noir en dentelle, un modèle vintage des années 80 que m’avait donné la maman de mon ancien copain peu avant qu’on se sépare. Je ne le porte jamais parce qu’il est assez excentrique, mais il n’en est pas moins magnifique, et c’est je crois, le seul souvenir qu’il me reste de cette époque et de ces gens que j’avais tant aimés.

Je me demande si la pile des vêtements « à garder toute sa vie » grandit avec les années et à mesure qu’on vieillit…  Je me vois bien garder les tous premiers vêtements qu’aura porté mon bébé, ou tout un tas d’autres choses qui auront marqué une époque ou un moment clé de ma vie. C’est un brin matérialiste quand même, quelque part je me demande si ce n’est pas un peu puéril et inutile.