
En ce moment, c’est séquence nostalgie le soir à la maison. Un peu épuisés par les journées bien rythmées par notre baby chou, on évite d’allumer la télé et on s’amuse à regarder nos photos souvenirs de voyages et des petits bouts de notre vie “d’avant”, même si on préfère mille fois notre nouvelle vie à 3 (moins insouciante mais plus riche !).
Je me suis rendue compte en triant mes photos d’Andalousie que je n’avais parlé que de Séville alors que je vous avais promis une suite. Je vous ai littéralement plantés alors que je n’ai eu de cesser de m’émerveiller à chaque nouvelle étape de notre autotour.
Grenade la superbe et son pittoresque quartier arabe, une ville bourrée de charme en effervescence permanente, au rythme de ses habitants, de ses étudiants (beaucoup d’étudiants Erasmus si j’en crois la multitude de langues entendues sur place) de ses marchés à chaque coin de rue, ses terrasses animées même la nuit… Grenade n’a pas ce côté bien propre et lisse favorable au tourisme comme Séville, on s’y sent moins en sécurité, mais elle a l’air tellement plus “vraie”. A Grenade on trouve des tags sur les murs, quelques papiers par terre, mais on sent que cette ville possède un coeur qui bat vraiment. Nous ne nous sommes pas risqués le soir dans son célèbre quartier gitan, un peu freinés dans nos ambitions par nos guides (Routard et compagnie) qui déconseillaient d’y flâner passée une certaine heure, mais si j’avais su !



(Un peu intruse la photo ci-dessus mais c’est juste pour dire qu’à Grenade, on trouve plein de très beaux bijoux en argent et que le bracelet du milieu sur le présentoir du haut est le mien ahaha !)

C’est sur les hauteurs de la ville que se trouve l’Alhambra, majestueux témoin de la présence arabe en Espagne. Si j’avoue avoir été quelque peu déçue par les lieux en le visitant, c’est encore sur la colline de l’Albaicin qu’on le voit le mieux, rouge et entier, avec en prime un superbe panorama de la Sierra Nevada en arrière-plan si par chance le ciel est dégagé. Une merveille qui se laisse regarder le soir au soleil couchant. Et certainement un de mes plus grands souvenirs de ce voyage.




Mais mon vrai coup de coeur, celui qui a fait que ce voyage restera pour moi inoubliable, c’est la ville de Cadix, à l’extrême sud de la région. Je ne connaissais d’elle que la chanson de Luis Mariano, mais sur place ce fut un enchantement. Comme à Séville, je fus une de fois de plus séduite par les milles et un jardin, les fontaines par centaines, et un sentiment de quiétude qui ne nous a jamais quitté. La promenade dans le parc qui longe la totalité de la digue et permet d’admirer la mer tout en marchant sous les bougainvilliers est un vrai bonheur que je n’ai trouvé nulle-part ailleurs.



Et puis sa plage, en plein centre-ville et paradoxalement très propre (les cadixois sont respectueux de leur patrimoine) aux milliers de parasols multicolores ringards mais furieusement rétro. Avec ses façades d’immeubles en arrière-plan aux couleurs délavées par l’océan, on pourrait presque fermer les yeux et s’imaginer à La Havane.



Nous avons eu la chance de rester plusieurs jours à Cadix, et de pouvoir pousser plus loin pour visiter les alentours. Notamment les “pueblos blancos”, beaux villages blancs perchés pittoresques où le temps semble s’être arrêté. A part des chats, nous ne croisions personne mais il faut dire que les températures étaient accablantes !


Voilà, je ne sais pas si ça se fait d’écrire un récit de voyages des mois plus tard, comme ça à froid, mais ça permet d’avoir un meilleur recul et d’apprécier encore plus ses propres souvenirs.
Au retour je n’arrêtais pas de dire que ce voyage avait été complètement gâché par mes nausées de grossesse. Ce fut vraiment difficile, je ne pensais qu’à manger toute la journée, et en plus je n’avais pas le droit au vin ni à la charcuterie ni aux crudités. Ça limitait considérablement mes choix à table !

La mort dans l’âme, je n’ai pas pu goûter au jambon Serrano ni à la bonne sangria toute fraîche ! A chaque fois je devais me rabattre sur des choses plus simples, malheureusement souvent à base de friture (sous 40 degrés, je défie quiconque d’apprécier…). C’est officiel, je dois y retourner pour déguster tout ça !
Pour lire ou relire mon article sur Séville, c’est par ici…




























