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Dans une bulle de bonheur : l’île de Ré

posted by Anne 6 juillet 2011 59 Comments

ile de ré 1

Je m’aperçois encore une fois que fidèle à mes habitudes, je suis partie en vacances sans prévenir personne… Remarquez, c’est un bon moyen de ne pas se mettre de pression pour publier sur son blog. Si personne ne sait que je pars, personne n’attendra mon retour, et ça me laisse tout le temps que je veux pour écrire le prochain article héhéhé. De toute façon je sais bien qu’avec mon rythme de publication irrégulier, je ne suis pas attendue au tournant et c’est très bien comme ça. C’est aussi ce qui fait que j’ai toujours autant de plaisir à venir écrire ici après toutes ces années.

Cette fois, nos vacances de juin avaient une saveur toute particulière puisque ce fut nos toutes premières rien qu’à trois, avec mon amoureux et mon bébé chou qui aura bientôt 7 mois (arrêtez le temps s’il vous plaiiiiiiit !). Et nous qui d’ordinaire partions toujours à l’étranger (l’année dernière c’était l’Andalousie) cette année nous avons voulu nous faciliter un peu la vie et rester en France, pour nous permettre de voyager tranquillement en voiture et emporter tout le matériel de bébé dont nous avions besoin. D’ailleurs, si javais su j’aurais peut-être acheté un monospace. Bref.

Cette année donc, nous sommes restés en France et avions choisi d’aller se découvrir l’Ile de Ré. Je n’avais jamais posé un seul pied en Charente et le fait que ce ne soit qu’à 5 heures de route à peine de Paris me semblait être un très bon compromis.

On m’avait dit que c’était joli, et tous ceux à qui j’avais donné ma destination de vacances s’étaient exclamés, unanimes : « aaaah mais tu verras, l’Ile de Ré c’est magnifique, calme et reposant, tu vas A-DO-RER » ! Effectivement. J’ai non seulement A-DO-RÉ, mais j’ai surtout eu un ÉNORME coup de coeur, un coup de foudre immense pour cette île à l’instant même où nous avions franchi le pont de Ré. Je n’attendais pas tellement de ce voyage, j’étais fatiguée et je voulais surtout me reposer au calme loin de l’agitation parisienne et de ma voisine qui hurle sur ses enfants à longueur de journée. Je ne m’étais pas dit à l’avance que je ferais ci ou ça, visiterais tel ou tel endroit, musée ou autre, parce que je savais bien qu’avec un bébé on fait avec le rythme que celui-ci nous impose, et ce fut très bien comme ça.

Nous avions loué une toute petite maison à La Flotte, dont Juliette a souvent parlé sur son blog. Avec son petit port pittoresque, ses maisons blanches aux volets verts délavés par la mer, ses petites boutiques charmantes, ses bistros à l’ambiance locale et conviviale sur la digue, c’est sans doute le village le plus charmant de cette île. Bien sûr, j’ai adoré le village de Saint-Martin (le plus grand et sans doute le plus connu de l’Ile) mais il y a à la Flotte, un charme et une ambiance à la fois vivante et ultra reposante qu’on ne retrouve nulle part ailleurs.

la flotte 1

port la flotte

la flotte port

Le port de La Flotte

Pour la première fois depuis longtemps, je me suis sentie zen et apaisée, moi qui me sentais terriblement agressée par la vie parisienne depuis quelques temps, encore plus depuis la naissance de mon fils (j’en ai déjà parlé ici). Pour la première fois depuis longtemps, je me suis sentie bien ailleurs que chez moi. Les boutiques de fringues ne m’ont pas manqué (enfin bon, j’ai quand même jeté mon dévolu sur les boutiques de déco, faut pas pousser !) je n’ai pas eu envie de faire les soldes (pas de soldes sur l’Ile de toute façon ! La saison touristique démarrant à peine, les commerçants ne bradent pas leur stock). Pour la première fois depuis longtemps, je me suis sentie prête à quitter Paris. Ça fait longtemps que je dis vouloir vivre ailleurs, mais je sais bien qu’au fond je n’étais pas prête à quitter mes amis, mon environnement. Maintenant, je sais que je serais capable de tout plaquer pour m’installer ailleurs… Je me suis surprise à envier les propriétaires de notre location, d’anciens parisiens qui du jour au lendemain ont tout lâché pour s’installer à La Flotte, et ne l’ont jamais regretté alors que bizarrement, ils ne sont pas si vieux.

chat la flotte

rose tremieres deux

porte verte la flotte

roses trémières

ile de ré velo

Les ruelles de La Flotte

Je craignais le côté un peu « prout prout » de l’Ile, car on m’avait souvent dit que c’était un endroit un poil snob. Alors c’est vrai, les hébergements et l’immobilier y sont très chers, mais pour le reste, je n’ai pas trouvé les restaurants hors de prix, et j’y ai fait de très belles rencontres humaines. Nous n’avons pas ressenti de froideur particulière, bien au contraire, ni de dédain ou que sais-je encore (les clichés ont vraiment la vie dure, c’est dingue … ça m’attriste vraiment). Partout où on allait, il y avait toujours des gens bien intentionnés pour nous complimenter sur la beauté de notre progéniture (c’est vrai, mon fils c’est le plus beau !) nous dire à quel point il est sage, chose qui évidemment n’est pas prête de nous arriver à Paname City.

ile de ré saint martin 3

saint martin

ile de ré huitres
st martin

Saint-Martin de Ré (j’ai aussi mangé des huîtres pour la première fois)

Je crois que ce qui m’a touchée aussi, c’est le côté sauvage préservé de l’Ile qui m’a un peu rappelé MON cotentin. Ses plages sauvages, ses marais salants, ses oiseaux dont les espèces sont protégées, ses pistes cyclables… Mon seul regret est celui de ne pas avoir pu louer de vélo pour découvrir l’ile de façon plus étroite, notre fils étant encore trop petit pour les sièges de vélo, y compris les petites remorques tractables. Et rien que pour cette raison, je sais déjà que j’y retournerai prochainement.

Bon, je sens qu’avec mon roman j’ai du perdre la moitié de mon lectorat, mais peu importe, j’avais plein de choses sur le coeur à raconter… ! Je n’ai pas abordé le sujet de la déco réthaise, je garde ça pour un autre billet à venir très prochainement (avec en plus quelques bonnes adresses) !

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Le charme andalou # Séville

posted by Anne 27 juillet 2010 57 Comments

rue seville

Voilà au bas mots trois semaines que je suis rentrée d’Espagne, et chaque jour qui passe je me dis qu’il va bien falloir que je me décide à poster mes photos sur ce blog. Mais parler de ses vacances, ça paraît simple mais lorsqu’il faut coucher tout ça par écrit, c’est beaucoup plus compliqué ! La tête encore pleine de souvenirs, on ne sait jamais vraiment par où commencer, ni quels points aborder, si on doit faire des thèmes, parler de chaque ville-étape qu’on a traversée…

Je crois que je vais simplement me limiter à vous faire part de mes impressions globales sur ce voyage, et surtout, de ce que j’ai aimé.

Parce que oui, je l’ai aimé, cette Andalousie. Pourtant, j’ai hésité à partir, à trois mois de grossesse passés, j’avais toujours des nausées  24h/24 (faut quand même avoir sacrément la poisse) et je me voyais donc mal vadrouiller à travers les montagnes andalouses avec notre voiture de location !
Finalement, j’ai pris mon courage à deux mains et nous avons maintenu notre voyage, et puis ça faisait quand même 6 mois que toutes nos étapes et hôtels étaient réservés donc j’aurais eu bien mal au coeur de devoir tout annuler !

L’amoureux, mes nausées et moi, sommes donc partis pour un périple de 18 jours sur les routes andalouses, avec pour principales étapes : Séville (4 jours), Cordoue (2 jours), Sierra de Cazorla (3 jours – un parc naturel protégé dans les montagnes), Grenade (2 jours), Malaga (2 jours), Ronda (2 jours) et Cadix (3 jours). – Vols sur Transavia (Paris/séville/Paris) + location de voiture –

Quelques mots sur Séville tout de même, qui fut la première et principale étape de notre voyage, et sans doute une des plus belles. Son immense cathédrale est vraiment impressionnante, on peut monter jusqu’à la Giralda (qui est en fait un minaret) avec de là haut, un magnifique panorama sur toute la ville. Bon évidemment je ne suis pas montée hein ! 100 mètres de marches à grimper, avec mon estomac barbouillé de femme enceinte et sous 40 degrés, no way ! (donc merci à Hubert pour la photo souvenir, pendant que de mon côté je tentais vainement de ne pas m’endormir sur un des bancs de l’église tellement il faisait chaud).

seville vue du ciel

Notre hôtel, que j’avais choisi par sa situation centrale – en plein dans le barrio de Santa Cruz, quartier hautement touristique de la ville – était un hôtel d’architecture andalouse traditionnelle, qui nous a rappelé notre riad à Marrackech. Un patio central avec une fontaine, des chambres tout autour sur deux ou trois étages et de la mosaïque en céramique artisanale sur les murs intérieurs, qu’on appelle là bas des « azulejos », le tout surmonté d’une jolie terrasse de laquelle on apercevait la cathédrale.

giralda terrasse

Beaucoup d’hôtels centraux en Andalousie sont construits de cette façon, et la plupart du temps, fort bien tenus. La déco est parfois un peu kitsch mais globalement ces hôtels typiques sont relativement bon marché pour un pays européen, surtout si l’on prend le temps de bien chercher, et de s’aider du fameux Guide du Routard (je ne voyage jamais sans lui).

Ce que j’ai surtout aimé à Séville, et qu’on retrouve dans presque toutes les villes andalouses, c’est cette omniprésence de verdure et de jardins absolument splendides ! Chaque quartier possède son parc, et c’est vraiment agréable de s’y balader et y faire des pauses à l’ombre sous les arbres. Les habitants passent eux-même énormément de temps dans ces jardins, il y passent en vélo, s’embrassent sur les bancs, y promènent leur chiens ou prennent leur déjeuner. C’est vraiment ce que je regrette le plus à Paris, qu’on ne puisse pas profiter de davantage de verdure, et surtout, de ce style de vie méditerranéen que j’adore.

jardin1

chaises jardins

J’ai particulièrement aimé les jardins de l’Alcazar (palais fortifié construit par les Omeyyades d’Espagne à partir de 884 et inscrit au patrimoine mondial de l’humanité) vraiment magnifiques, d’ailleurs sans vouloir en faire des tonnes je ne crois pas avoir déjà vu des jardins aussi beaux que ceux-là dans une autre ville. Bon, il est vrai que je n’ai pas fait le tour du monde non plus mais c’est un fait, ces jardins sont majestueux : une végétation exotique, des fontaines cachées un peu partout, de jolis bancs en mosaïques…

alcazar

alcazar fontaine

J’ai eu un gros coup de coeur aussi pour l’architecture arabo-andalouse de la ville, d’un blanc étincelant mais très colorée à la fois, avec ses fleurs partout aux fenêtres et des bougainvilliers à rendre jaloux celui qui se trouve sur mon appui de fenêtre parisien (si si, c’est possible de faire pousser un bougainvilliers à Paris !)

rouge seville

bougainvilliers

maisons seville

Ma seule vraie déception, ce fut la place d’Espagne que j’avais très envie de voir mais qui était en travaux. Heureusement elle n’était pas complètement fermée au public donc nous avons quand même pu nous y promener et faire quelques photos, mais c’est vraiment dommage qu’on n’ait pu l’admirer dans toute sa splendeur car elle reste vraiment un des joyaux de Séville.

place d'espagne

Parmi les autres balade à faire à Séville, il y a celle qui longe le fleuve Guadalquivir et de ses ponts qui mènent tout droit au quartier de Triana, quartier ouvrier populaire de la ville où paraît-il, on peut écouter du flamenco toute la nuit. Selon le Routard c’est un truc à faire absolument mais pour cela il faut être couche-tard, ce qui est loin d’être mon cas ! D’ailleurs à ce propos, j’ai eu beaucoup de mal à me faire au rythme de vie andalou, il m’a fallu au moins une semaine pour réguler mon estomac de crève-la-dalle française sur leurs horaires de repas, à savoir 14h voire 15h pour le déjeuner et 22h pour le dîner, si bien qu’au départ nous étions souvent les seuls ploucs à commander à manger. Mais comment font-ils ?!  Le fait d’être enceinte et nauséeuse ne m’a clairement pas aidée, c’est sûr mais tout de même, qu’est ce qu’ils mangent tard ces espagnols !

fleuve

Bon et pour finir ce billet un peu longuet, c’est vrai que je n’ai pas abordé la question cruciale du shopping, mais sachez que Séville reste quand même une grande ville avec  son lot de Zara, Mango et cie, et plein d’autres marques branchées avec des prix un poil plus bas qu’en France, surtout en ce qui concerne les chaussures. Pour les fringues, j’ai presque envie de dire que c’est kif-kif , j’avais pourtant ouï dire que Zara en Espagne était moins cher qu’en France mais honnêtement, je n’ai pas remarqué de réelle différence (peut-être faut-il attendre les soldes ?).

Mais ce que je retiens surtout de la ville, c’est une vraie douceur de vivre, et très peu de circulation (essentiellement des vélos, scooters et les traditionnelles calèches touristiques !), d’innombrables jardins, et pour moi Séville reste vraiment une ville idéale pour un week-end à deux si on veut profiter tranquillement du soleil et de tous les charmes de la vie andalouse !

Notre hôtel à Séville : Casas de Santa Cruz // 210 euros les 3 nuits avec petit-déj (pas donné donné mais correct pour la prestation et situation géographique impeccable – quartier historique)

Suite au prochain épisode… (dans lequel on parlera de Cordoue, de Grenade, de tapas et de flamenco !)

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Le blues des vacances

posted by Anne 5 juillet 2010 52 Comments

plage

– Quand l’avion du retour se pose sur une piste d’atterrissage mouillée. Prendre un taxi pour rentrer chez soi et regarder la pluie tomber sur le pare-brise, la tête pleine de souvenirs.

– Ouvrir la porte de son appartement, avoir l’étrange impression de ne plus y être chez soi.

– Poser sa valise, sortir son bikini encore humide. Trier son linge en faisant des petits tas, lancer plusieurs machines à laver d’affilée. Regarder le tambour tourner, triste.

– Vider son sac à mains, y retrouver du sable de cette plage paradisiaque, découverte par hasard au gré d’une balade. Repenser à ce parasol violet acheté sur place, unique souvenir rapporté dans ses bagages.

– Filer chez Monoprix, remplir son frigo vide. Ou de désespoir, laisser son estomac se reposer après tant de churros et crèmes glacées avalées. Décider finalement d’aller faire ses courses une autre fois, manger des pâtes.

– Voir son bronzage péniblement acquis s’estomper au fil des jours. Se tartiner quand même de crème après-solaire, avec espoir.

Mais aussi….

– Retrouver ses amis et rencontrer leur bébé, né pendant notre absence. Passer une agréable soirée et raconter ses vacances inoubliables.

– Remercier son frère d’avoir tant bien pris soin du chat et d’avoir cuisiné pour nous.

– Retrouver le chat, le câliner. Se dire qu’il nous a drôlement manqué.

– Trier ses photos, les regarder. Se souvenir. Être déjà nostalgique de toutes ces merveilles appréciées par notre regard, des belles rencontres humaines, de ce pays inconnu par lequel on s’est laissé surprendre.

– Rêver à ses prochaines vacances. Repartir, vite.

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Le Tilleul, le Cerisier, et les Lauriers de Provence…

posted by Anne 1 juillet 2009 31 Comments

piscine-2

Dites donc les amis, ça fait bizarre de revenir écrire ici après tous ces jours d’absence !

Bon alors c’est vrai, j’aurai pu vous prévenir que je partais en vacances, mais j’avais mille et une choses à boucler avant le départ, et puis ensuite je pensais trouver le temps de donner des nouvelles mais le côté « vacances nature » et sans ordi l’a emporté (enfin si on veut car je suis quand même partie avec mon Macbook, on ne se refait pas hein !).

Pardon pour tous ces billets que vous avez écris et  que je n’ai pas lus ni commentés, ni vos commentaires ici auxquels je n’ai pas répondu, je promets de me rattraper très vite…

Oui parce que figurez-vous que ces vacances dans la belle famille m’ont bien requinquée, dix jours en Provence et hop, c’est reparti !

Alors je vous arrête de suite : pas de vacances au bord de la mer dans une station balnéaire branchée (St trop’,  genre), mais simplement quelques jours passés à Forcalquier, un village magnifique des Alpes de Haute Provence (au passage certainement le département le moins peuplé de France). J’adore cette région, ce n’est pas tout à fait la mer, ni tout à fait la montagne… Les paysages des Alpes du sud s’y mélangent  à la garrigue, et la lumière y est toujours magnifique, surtout l’hiver lorsque le soleil se couche dans les vallées.

Mais ce que j’aime par dessus tout là bas, c’est le jardin familial. Mes beaux-parents sont à la retraite mais tiennent des gîtes qu’ils louent en saison (ils gèrent ça très bien d’ailleurs, on ne se rend pas compte mais c’est un VRAI travail), et passent donc l’essentiel de leur temps à entretenir leur jardin, un des plus beaux endroits que je connaisse, et d’où la vue y est absolument splendide…

jardin-terasse

fleurs

citadelle

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papillon

piscine

Site des Lauriers de Provence

A très vite pour d’autres photos et peut-être quelques bilans de tests « beauté » !

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